HAY
de ïacques Grand, évêque de Sina et vicaire apostolique de la plaine d'Ecosse. Il le remplaça quelques années après , et mourut en 1811, après avoir rendu de grands services aux catholiques de son pays. Il a laissé quelques ouvrages : Le Chrétien sincère dans la foi de Jésus-Christ, 2 vol.; Le Chrétien dévot, 2 vol.; Le Chrétien pieux, 1 vol.; un Catéchisme; La fidélité des catholiques démontrée, et la doctrine de VEcrilure sur les miracles, contre Hume et Middleton, 2 vol. Ce dernier ouvrage a été traduit en français et publié à Paris en 1808, 3 vol. in-12.
HAY (William), écrivain anglais, naquit à Glynbourn, au comté de Sussex, en 16^5. Il étudiait les lois, lorsque la petite vérole, tout en rendant son visage difforme, affaiblit tellement sa vue qu'il fut contraint d'abandonner ses études. 11 parcourut l'Angleterre, la France, la Hollande et l'Allemagne : à son retour en 1734, il fut élu membre du parlement, où il siégea pendant trente ans. Après avoir été nommé juge de paix du comté de Sussex, charge qu'il exerça aussi pendant trente années, il obtint, en 1753, l'emploi de gardien des papiers ou archives du greffe de la tour de Londres. Il mourut d'une altaque d'apoplexie, le 22 juin 1755. Il y avait six mois qu'il pleurait la perte d'un de ses fils qu'il aimait tendrement. Huit ans après, son autre fils , qui était membre du conseil suprême de Calcutta, péril dans l'Inde, assassiné par ordre de Mier-Cossim, auprès duquel il restait comme otage. Hay eut en outre deux filles, et laissa les ouvrages suivants écrits en anglais : Remarques sur les lois concernant les pauvres, et des propositions pour améliorer leur sort, 1735; 2e édition, 1751; dans cette édition, l'auteur y ajouta les décisions de la chambre des communes sur cet objet important. Essai sur le gouvernement civil, 1728 ;Mont-Caburn, 1730, poème où il célèbre les beautés champêtres du pays qui l'a vu naître; La religion du philosophe, 1753; Essai sur la laideur, 175k; dans cet écrit Hay plaisante avec beaucoup de gaieté sur sa propre figure, remercie ses collègues du parlement de n'avoir jamais rien allégué contre elle; et, en réfléchissant que, sur cinq cent cinquantehuit individus composant la chambre des communes, il n'y avait que lui seul qui portât une vilaine figure, il en conclut que la difformité corporelle est fort rare, et la beauté bien plus commune. Une traduction du poème latin l'Immortalité de Vainc , par Hawiins Browne, 1754; des traductions ou imitations de plusieurs épigrammes de Martial, 1755. Les ouvrages de Hay furent recueillis et publiés en 17%, 2 vol. in-4", aux frais de ses deux filles, par le révérend Tutte, qui les lit précéder d'une Vie de l'auteur; mas une grande partie de cette édition fut détruite dans un incendie.
HAYE (Jean de La), cordelier parisien , prédicateur ordinaire de la reine Anne d'Autriche, naquit le 20 mars 1593, et mourut le 15 octobre 1661. Il est fort connu par deux ouvrages : l'un, intitulé Biblia magna, 1643, 5 vol. in-fol., contient les commentaires de
" Gagnœus, d'Estius, de Tirin, et de plusieurs autres : compilation utile et assez bien faite ; l'autre, Biblia maxima, 1660, 19 vol. in-fol., est un recueil peu estimé. Les prolégomènes de cet ouvrage renferment beaucoup d'érudition; mais elle est mal distribuée et "souvent mal choisie : ce livre est peu commun. — Il ne faut pas le confondre avec Jean de La Haye, jésuite, mort en 1614, à 74 ans, dont on a une Harmonie évangélique, 2 vol. in-fol., et d'autres ouvrages; ni avec un autre Jean de La Haye, valet-de-chambre de Marguerite de Valois, éditeur de ses poésies. Voy. Marguerite.
HAYE (Gilbert de La), dominicain, né à Lille en 1640, se fit aimer et estimer par la pureté de ses mœurs et par la douceur de son caractère. Quoiqu'il s'adonnât beaucoup à la prédication, il sut trouver le temps de fouiller dans beaucoup d'archives des monastères des Pays-Bas, d'où il tira un grand nombre de pièces pour éclaircir l'histoire des couvents et des écrivains de son ordre. Il mourut à Lille le 17 juin 1692. On y conserve en manuscrits : Compendium historiœ provinciœ Germaniœ inferioris FF. predicatorum. Le P. Richard en a pioiité dans Y Histoire du couvent des dominicains de Lille, 1781, où l'on voit une très-bonne réfutation de la dernière histoire de cette ville, rédigée par un barbouilleur philosophiste. Bibliotheca belgodominicana. Le P. Echard a fait entrer cet ouvrage dans sa continuation des Scriptores ordinis prœdicatorum du P. Quétif, Paris. 1721, in-fol.
HA YE (Guillaume-Simon Quindart de La), ancien bâtonnier des avocats de Paris, s'est fait connaître par un ouvrage intitulé : Religion et bonheur, Paris, 1822, in-12. Il mourut dans cette ville le 18 juin 1822, dans un âge avancé.
HAYER (Jean-Nicolas-Hubert) , récollet, ancien professeur de philosophie et de théologie dans son ordre, né à Sarre! ouis le 15 juin 1708, mourut à Paris le 14 juillet 1780. Il fut un des athlètes chrétiens, qui se mesurèrent le plus souvent avec les incrédules modernes. Ses principaux ouvrages sont : La spiritualité et V immortalité de lame, 1757, 3 vol. in-12, où cette importante matière est discutée avec solidité, et appuyée de tout ce que la religion et la raison fournissent de plus lumineux. C'est un des meilleurstraités et des plus complets que nous ayons sur cette vérité consolante. Il est écrit d'un style clair, net et facile. La règle de foi vengée des calomnies des protestants, 1761, 3 vol. in-12; VApostolicité du ministère de l'Eglise romaine, 1765, in-12; Traité de Vexistence.de Dieu, in-12; Y Utilité temporelle de la Religion chrétienne, 1774, in-12; La charlatanerie des incrédules, 1780, in-12. Il composa pendant quelques années en société avec M. Soret, avocat , un ouvrage périodique, intitulé : la Religion vengée, ou Réfutation des erreurs impies, Paiis, 1757-1761, 21 vol. in-12. Il eut quelques démêlés avec Boullier, ministre à Amsterdam [Voy. Bolllier). Tous ces écrits prouvent l'activité de son zèle, et ne font pa?