HF.B
moins honneur à ses lumières qu'à ses sentiments.
HAYMON, anglais de naissance, entra dans l'ordre de Saint - François, enseigna avec réputation la théologie à Paris, dans le mu" siècle, et- devint général de son ordre. Grégoire IX l'envoya en qualité de nonce à Constanlinople , et le chargea delà révision du bréviaire et des rubriques de l'église romaine.
HAZAEL, officier de Benadad I", roi de Syrie, étouffa ce prince sous une couverture, ci régna en sa place, vers l'an 889 avant J.-C. Il tourna ensuite ses armes contre les Juifs, ravagea leur pays et entreprit le siège de Jérusalem. Joas voulant empêcher la ruine de cette ville, envoya à l'usurpateur tout l'or et tout l'argent du temple et de ses coffres, selon la prédiction du prophète Elisée. Il se retira et mourut, laissant la couronne à son lils Benadad II.
HEATCOTE ou HEATHCOÏE (Ralph), ecclésiastique et magistrat anglais, né dans le comté de Leicester le 10 décembre 1721, fut juge de paix, vicaire de Silehy, prébendier et premier vicaire de l'église collégiale de Southwell, et mourut le 28 mai 1795, laissant : Historia astronomiœ sive de ortu et progressa astronomiœ, Cambridge, 1746, in-8° ; Esquisse de la philosophie du lord Boling-. broke , 1775; V usage de la raison établi en matière de religion, 1775; plusieurs articles dans le Dictionnaire biographique anglais, en 11 volumes in-8°, 1761; réimprimé en 1784; The Yrenarch, ou Manuel du juge de paix, 1771; réimprimé en 1774 et 1781, avec le nom de l'auteur; Lettre à Horace Walpole louchant la querelle entre Hume et J.-J. Rousseau, 1767, qui fut attribuée à Walpole lui-même; Sylvaou La forêt, 1786; ce premier volume d'un recueil d'anecdotes, qui fut réimpr. en 1788, est le seul qui ait été publié.
HEATH (Benjamin), jurisconsulte anglais, fut greffier à Exeter, où il mourut le 13 septembre 1766. On cite de lui, entre autres ouvrag s : Essai de preuve démonstrative de V existence, de l'unité et des attributs de Dieu, précédé d'une courte défense de l argument communément appelés, priori, 1740 ; Notœ sive lectiones ad tragicorum Grœcorum veterum, Mschyli,etc. ,1752, in-4n, où l'auteur se propose principalement de rétablir le mèti e des poêles tragiques grecs ; Révision du texte de Shakspeare, où Von considère particulièrement les altérations que lui ont fait subir les éditeurs elles critiques les plus modernes, 1765,in-8°. — On a de son frère, Thomas Heath, un Essai d'une nouvelle traduction de Job, 1755.
HEAUVILLE (l'abbé d). Votj. Bourgeois.
HEBEL (Jean-Pierre), poète allemand, docteur en théologie, etc., né le 11 mai 1760, dans le grand-duené de Bade, perdit de bonne heure son père, et fut élevé par sa mère, femme tendre et pieuse, qui lui inspira des sentiments nobles. Obligé de travailler pendant quelques années dans les mines de fer, il fut plus tard envoyé au collège de Bâle par sa mère, qu'il perditaussi peu après; mais il eut le honneur de trouver un asile chez le
brigadier Isselin, et ensuite un père adoptif dans un prélat badois, qui lui lit achever ses études. Hébel embrassa l'état ecclésiastique, et fut vicaire d'un pasteur, puis précepteur de ses enfants. Ses connaissances philologiques le firent bientôt appeler au collège de Lœrrach, àdeui lieues oe Bâle ; depuis 1791, il fut attaché à l'instruction publique et à l'église de Carlsruhe où il resta jusqu'à sa mort, arrivée le 22 septembre 1826. Hcbel a écrit dans divers g rires : il composa pour l'éducation religieuse de la jeunesse une Histoire de la lliblc, Stuttgard et Tubingen, 1822, 2- édit., 182V; ce livre est destiné aux gens delà campagne; on reproche à cet ouvrage d'être écrit avec quelque affectation; \ .M manach populaire Badois, Carlsruhe, 1808- 1811, qu'il fit encore pour l'éducation du peuple: il en rédigeait la partie qui devait servir de lecture et d'amusement : là, sous des formes tour à tour plaisantes et sérieuses et toujours agréables, il popularisa une foule de connaissance ut. les du domaine des sciences naturelles, de l'économie politique, de la morale et de la religion. Ses articles ont été réunis en 1818 sous le titre de Trésor extrait de l'Ami des familles pour les bords du Rhin, Tubingen, in-8°. Comme poète, Hébel s'est acquis une grande illustration. On n'a cependant de lui qu'un vol. de Poésies sous le titre de Poésies allémanniques, pour les amis de la nature et des mœurs champêtres, 1803. Six éditions en ont été publiées jusqu'en 1821. C'est lapeinturedes habitudes des champs en dialecte de son pays, qu'il asu rendre gracieux : sousles dehors de la vie simple et vulgaire, il a eu le talent de placer les grands intérêts de l'humanité , les sentiments les plus touchants que puisse inspirer le chris tianisme. Hébel avait une foi vive, et dans toutes les relations de la vie il a montré la noblesse et la pureté de ses sentiments. On a dit de lui qu'il avait été le restaurateur de la poésie bucolique en Allemagne.
HEBENSTHEIT (Jean-Chrétien), né l'an 1686 a Neuenhof près de Neustadt, professa avec une grande réputation la théologie et l'hébreu à l'université de Leipzig. 11 mourut le 6 décembre 1756, laissant entre autres écrits : De Penlecoste veterum, Leipzig, 1715, in-4°; De homicidio délirante, ejusque criteriis et pœna, ibid., 1723, in-4°; De ossibus régis Edom combustis (Amos, xi, 8) , ib., 1736, in-4°; De sabbato, ante legem Mosaicam existente, ibid., 1748, in-4°; De Salomonisidololatria (ad I Reg., x, 4-8), ibid., 1755, in-4°.
HEBLK, fils de Salé et père de P. aleg, naquit l'an 1231 avant J.-C. et mourut âgé de 464 ans. Josèphe, Eusèbe, saint Jérôme, Je vénérable Bède, saint Isidore et presque tous les interprètes assurent que les Hébreux ont tiré leur nom de Héber, qui conserva la véritable religion et la première langue, nommée de son nom Hébraïque, depuis la confusion de ces mêmes langues. D'autres savants les contiedisent ; Huet, dans sa Démonstration évangéiique, a voulu démontrer que le nom des Hébreux vient du mot Héber, c'est-adire, de delà, parce qu'ils étaient venus d'au