HEC
HED
delà de l'Eupnrate. C'est en effet le sentiment le plus probable.
HÉBERT (François), d'abord curé à Versail'es, puis évêque et comte d'Agen, mort à Paris eu 1728, s'est fait connaître par des Prônes pour tous les dimanches de Vannée, Paris, 1725, 4 vol. in-12. Il écrivit en outre des Mémoires sur les événements dont il avait été témoin à la cour, tandis qu'il était curé de Versailles. Ces mémoires sont restés inédits.
HEBERT (François-Louis) , coadjuteur du supérieur général des piètres de la congrégation des eudistes , et confesseur de Louis XVI, né d'une famille honnête, vers 1733, dans la commune de Croust, aux environs de Vi-Moûtier, diocèse de Lisieux, fit ses études à Caen, et entra dans la congrétion des eudistes, spécialement dévuuée à l'instruction et à l'éducation des clercs. 11 fut d'abord professeur de philosophie, puis de théologie à Domfront, et devint ensuite préfet d'un séminaire à Caen. Appelé à Paris, en 1774-, il s'y vit bientôt porté aux premières dignités, et il s'y concilia la considération et l'amitié de tout ce qui l'entourait ; mais de toutes les vertus qui le distinguèrent, il n'en fut pas une qui le signalât autant au respect et à l'admiration des peuples, que son inépuisable et inconcevable charité.
Louis XVI le nomma son confesseur, après que l'abbé Poupart, curé de Saint-Eustache, eut prêté le serment, et ce vénérable ecclésiastique accepta sans balancer ce dangereux honneur. Il parait que ce fut de concert avec lui que le roi fit, en 1792, le projet d'un vœu et d'une prière imprimés depuis la restauration , et où respire la plus vive piété, pour demander à Dieu de prendre pitié de la France. Louis XVI avait en lui une si grande confiance, qu'au commencement du mois d'août 1792, il lui écrivait : « Je n'attends plus rien des hommes; « je vous prie d'implorer pour moi les con- « solations du ciel. » L'abbé Hébert ne quitta pas son auguste pénitent pendant la nuit du 9 au 10 août, et il n'échappa que par miracle aux massacres de ce jour. Découvert dans la maison des récollètes, rue du Bac, où il s'était retiré, il fut traîné dans la prison de> Carmes et massacré un des premiers, le 2 septembre, avec plusieurs de ses confrères. Ses vertus et sa science lui avaient attiré l'estime et la confiance de tout le clergé.
HEBRON, chef de la famille des hébronites, donna son nom à la ville d'Hébron appelée aussi Arbée. Abraham avait acheté une caverne dans cet endroit, pour en faire le sépulcre de Sara et le sien. Ce fut dans cette même ville qu'Absalon se fit sacrer roi, du vivant de son père David.
HECHT (Chrétien), né en 1698 à Halle en Saxe, fut ministre d'Esens en Ostfrise. Il mourut en 174-8, âgé de 52 ans, et laissa plusieurs ouvrages qui lui firent un nom parmi les savants. Les principaux bont : Commentais philologico-critico-exegetica de secta Scribarum; Antiquitas Harœofum inter Ju-
dœos in Poloniœ et Turcici imperii regiouibus florentis sectœ, adserla et vindicata; plusieurs Ecrits en allemand, etc. — 11 est différent de Godefroi Hecht, recteur de Lucaw en Basse-Lusace, auteur de savantes dissertations latines, etc., en assez grand nombre. Il mourut en 1721.
HEDINGER (Jean-Reinhard), né à Stuttgard en 1684, voyagea avec deux princes de Wirtemberg, en 'qualité de leur chapelain, fut professeur de jurisprudence civile et canonique à Giessen, ensuite prédicateur de la cour et conseiller consistorial. On a de lui des Remarques sur les psaumes et sur le Nouveau Testament en allemand. Il a donné aussi une édition de la Bible, avec des changements qui ont été justement désapprouvés. 11 mourut en 1754.
HÉDOIN et nonHÉDOum (Jean-Baptiste), chanoine régulier de l'abbaye de Prémontré, né à Reims en 1749, fit ses premières études dans cette ville, et s'appliqua avec succès aux mathématiques. Etant venu à Paris pour s'y perfectionner, il conçut bientôt le projet de vivre dans la retraite", et enka dans la congrégation de Sainte-Geneviève; mais il la quitta pour l'o.dre de Prémontré où il prononça ses vœux en 1774. Il fit son cours de théologie, et forma ensuite le projet de rédiger un extrait de l'Histoire philosophique de Raynai, sous le nom d'Esprit de Raynal. Après avoir terminé cet ouvrage, il le mont a à son prieur, qui lui en fit sentir le peu de convenance, et lui conseilla de le supprimer. Mais il ne tint pas compte de cet avis, et Y Esprit de Raynal parut. Il eut bientôt lieu de s'en repentir, car le garde des sceaux ordonna aussitôt des recherches sur l'auteur et l'imprimeur de cet ouvrage. Dans son embarras, le jeune religieux, qui, oufere la rigueur des lois, avait à craindre l'animadversion de ses supérieurs, s'adressa à un de ses parents, nommé Hédoin de Pons-Ludon, capitaine d'infanterie, détenu alors au château de Ham pour quelque étourderie, et Je pria de vouloir bien encore se charger de celle-là. Le capitaine eut cette complaisance, et envoya sa déclaration au censeur de la police, Pidausat de Mairobert, afin qu'il fit cesser toutes les recherches. Hédoin commit sans doute une faute, mais il la répara bien par sa conduite et les services qu'il rendit à son ordre en s'y livrant avec zèle à l'enseignement de sesjeunesconfreres.il enseigna les belles-iettres dans son abbaye , et fut nommé vers 1785 au prieuré-cure de Rethonvilliers, où il remplit les lonctions de curé jusqu'à la promulgation de la constitution civile du clergé. Il avait tellement gagné l'estime et la confiance des habitants, qu'ils voulurent qu'il fût en même temps Jeur maire. 11 mourut en octobre 1792. Ses ouvrages sont : Esprit et génie de Raynal, Paris, 1777, in-8°, et Londres (Pans), 1782, in-18; Genève, 1782, in-8°; Principes de V éloquence sacrée, mêlés d'exemples puisés principalement dans l'Ecriture sainte, dans les saimts Pères, etc., Soissons, 1787, in-12. L'évêquie de Nantes (M. Duvoisin) s'était muni de quel-
ques exemplaires de cet ouvrage pour sou séminaire, h en faisait assez de cas pour témoigner le désir qu'on le réimprimai el qu'on le mît entre les mains des aspirants à l'état ecclésiastique ; Fragmenté historique} et critifjiirssiirlii révolution: HssoQl restés inédits.
HEDWIGE (sainic , nommée aussi sainte A voie , lilii' du duc île Garinthie, épousa Henri, due de Silésie et de Pologne, dont elle eut trois lils ci trois Slles. Elle se retira ensuite, <lu consentement de son mari, dans un monastère près de Trebnitz, ou elle mit des religieuses de l'ordre de Cfteaux. Elle y finit saintement sa vie en 1843. Clément IV la canonisa en 12:i(>. L'Eglise célèbre sa fête le 17 oclobrç.
HEDWIGE, à qui Chromer et les autres historiens polonais donnent le titre de suinte, était tille de Louis, roi de Hongrie, et naquit en 1371. Cette princesse , devenue par élection reine de Pologne, en 1384, se lit principalement admirer par sa charité pour les pauvres , par ses libéralités envers les églises, par son humanité et par son aversion pour le faste. Elle épousa Jagcllon , grandduc de Lithuanie, en 1386; mais ce fut à condition que ce prince recevrait le baptême, et qu'il établirait le christianisme dans son duché, qui, depuis ce temps-là, est uni à la Pologne. Hedwige mourut à Crecovic en 1399, Agée de 28 ans.
HEGENDORF (Christophe) , théologien protestant, jurisconsulte et philologue, né à Leip/.ig en 1500, assista, en 1519, au fameux colloque qui eut lieu dans sa ville natale entre Eckius et Luther, dont il embrassa la réforme. En 1526, suivant une mode qui autorisait ces jeux d'esprit , il lut devant des compatriotes une déclamation latine à la louange de l'ivrognerie , et , en 1531, il prononça devant la nouvelle académie de Posen, un discours sur les arts libéraux, qui eut du succès. Il fut ensuite nommé professeur en droit à l'université de Franciôrt-sur-l'Oder, puis obtint une chaire de littérature à Lunebourg , avec la charge de surintendant ecclésiastique. Hegendorf mourut eu 154-0 à Lunebourg. On a de lui divers ouvrages théologiques, parmi lesquels on cite : Anlidotum adversus pestilentiam , Leipzig, 1539, in-8°; des traductions lutines de la Paraphrase de Nonnus sur l'Evangile de saint Jean; de plusieurs Homélies de saint Chrysostome; de plusieurs Harangues de Démosthènes; de deux Opuscules d'Àristote, savoir : De la brièveté de la vie ; el De la divination par les songes ; de l'Eloge de la mouche, pur Lucien. Hegendorf donna aussi des éditions , avec notes , des Comédies de Térence , des Oraisons et des Lettres familières de Cicéron. Il composa en outre pour les écoles plusieurs ouvrages dont il serait sans intérêt de reproduire ici les titres.
HÉGÉS1PPE, juif, le plus ancien historien ecclésiastique , quitta la religion de ses pères pour embrasser le christianisme , alla à Home l'an 157, et y mourut vers l'an 181. 11 est le premier auteur, après les apôtres, qui ait laissé un corps d' Histoire ecclésiasti-
ili.i
que, depuis la mort de Jésus-Christ jusqu'à son temps. Il ne nous en reste que quelques fragments dans Eusèbe > qui ont été publiés avec de savantes notes par le I*. Pierre Halloix et Jean-Ernest Crabe. Cet ouvrage était écrit avec beaucoup de simplicité « «parce « qu'il voulait, dit saint Jérôme, imiter le « style de ceux dont il écrivait la vie. » Dm h • saurait trop regretter la perte du reste de Cette histoire. Hégésippe montrait la suite de la tradition, et y faisait voir que le dépôt des vérités enseignées par Jésus-Christ avait été conservé précieusement jusqu'à son temps. Son témoignage avait d'autant plus de force, qu'il avait visité toutes les principales églises de l'Orient et de l'Occident. Les cinq livres De la ruine de Jérusalem, qu'on trouve dans la Bibliothèque des Pères et séparément, Cologne, 1559, in-8°, sont d'un autre Hégésippe, gui vivait avant la chute do l'empire d'Occident, mais après le règne de Constantin le Grand. Voy. Manillon, Mus. ItaL, t. I, p. 14; et Cwe, Hist. littér., t. 1, p. 265.
HEIDANUS (Abraham), professeur de théologie à Le.de, naquit à Frankeuthal, dans le Palalinat , en 1597. 11 s'acquit une grande réputation par ses écrits et par ses sermons. Il lia une étroite amitié avec Descartes, et mourut à Leydc en 1678. On a de lui un Corps de Théologie , en 2 vol. in-i", 1686; et Y Examen du Catéchisme des Remontrants , m-k".
HEIDEGGER ( Jean-Henri ) , théologien protestant, naquit à Baarentswyl, vidage du canton de Zurich, en 1633 II enseigna l'hébreu et la philosophie à Heidelberg , puis la théologie et l'histoire ecclésiastique à Steinfurt, et enfin la morale et la théologie à Zurich , où il mourut en 1698, à 65 ans. On a de lui plusieurs ouvrages; les principaux sont : Hisloria sacra Patriarcharum, 1667 et 1729, 2 vol. in-4°; De peregrinationibus religiosis, 1670, in-8D; Tumulus Concilii Tridentini, Zurich, 1690, 2 vol. in-4°; Historiapapatus , 168i : cet ouvrage a été traduit en français par Aubert de Vcrzé; Exercitationes biblicœ, 2 vol. , 1699; une Théologie, 1700, in-fol. Il n'y a que le premier de ces ouvrages qui ait quelque mérite aux yeux de ceux qui ne professent pas la religion de l'auteur, Heidegger a lui-môme écrit sa Vie, qui a paru après sa mort par les soins du professeur Hofmeister, Zurich, 1698, in-4".
HEIDENHEIM (Wolf-Simso.n] , juif allemand , né l'an 1757 à Heidenheim en Franconie , devint d'une habileté remarquable dans la langue hébraïque, le Talmud et la littérature rabbinique. Mais sa position peu aisée et les soins qu'il lui fallait donner à un établissement de librairie qu'il avait à Rcedelheim, près de Francfort, l'empêchèrent de publier des ouvrages d'une certaine importance. Toutefois d'excellentes éditions hébraïques sortirent de ses presses , et l'on a de lui plusieurs écrits destinés à faciliter l'étude de l'hébreu ou l'intelligence de la Bible. Tels sont : un Traité- de l'accentuation hébraïque (Mïchpat Hattamim) , 1808 , opuscule très-estimé dans son genre. L'auteur
il 3
HKÏ
HEL
avait l'orrai le projet de composer sur la mémo matière un ouvrage plus étendu, et il est regrettable qu'il ne l'ait pas exécuté; une. Traduction des prières usitées dans la synagogue, et notamment celle des [trières de la tète de la Machour, Rœdelheim , 3" édition, 1821, 9 volumes; les quarante premiers chapitres de la Genèse, accompagnés d'un Commentaire, Offenbach et Rœdelheim, 1797; une édition abrégée du Iéroth Chelomoh de Pappenlieim , Prague , 180V , modilié d'après les principes du radical bilitléral de Gesenlus. Heidenheim mourut à Rœdelheim le 23 lévrier 1832.
HEIDMAN (Christophe], luthérien, natif d'Helmstadl, mort professeur d'éloquence en 1627, est auteur de divers ouvrages. Le plus connu est Palœslina, sive Terra sancta , Hanau, 1089, in-V". 11 y a de l'érudition.
HE1LMANN (Jean-David) , savant helléniste , né l'an 1727 à Osnabruck , mort en 170V à Gœttingue , où il professait la théologie , a laissé entre autres ouvrages : Spécimen observation um guaruindaiu ad illustra* tionem Novi Testameuti ex pro/anis prrtinentium, Halle, 17V9, in-V"; Traits de parallèle entre V esprit d'irréligion d'aujourd'hui et les anciens adversaires de la relit/ ion chrétienne, en français, Halle, 175i), in-8 ; De florente litterarum statu et habita ad initia reliyionis christianœ, Halle, 1755, in-V° ; Compendium theologiœ dogmaticœ, Gœttingue, 17ul, in-8°; ibkl., 177V, in-8° : l'auteur y suit la méthode et les opinions de Baumgarten, son maître; Opuscula theologui argumenti , collegit et edidit E. J. Danovius , léna , 177V-1777, 2 vol. in-8"; une traduction , avec notes , de Thucydide, très-estimée, Lemgow et Leipzig» 1700, in-8°. La Vie de Hedmann a été écrite par C.-G. Heyne, son collègue, Gœttingue, 170V, in-fol.
HE1NS1US (Daniel) , né à Gand en 1580, d'une famille distinguée, fut disciple de Scaliger, alors professeur d'histoire et de politique à Levde. Il lui succéda dans sa chaire eu 1005, après avoir remidi , dès l'âge de 22 ans, celle de la langue grecque, et devint, en 1607 , bibliothécaire de l'académie de Leyde. Il reçut de la république de Venise la décoration de chevalier de l'ordre de Saint- Marc , devint historiographe de Gustave- Adolphe , roi de Suède , et des états de Hollande, fut secrétaire du synode de Dordrecht, et mourut , en 1055, à Leyde. On a de lui : des Traductions assez tidèles, en particulier de Maxime de Tyr; de la Poétique d'Arislote, à laquelle il a joint un Traité de la tragédie; d'Hésiode , auquel il a ajouté des notes; de Théocrite; de Moschus et de Bion; de Clément d'Alexandrie; des Remarques sur le Nouveau Testament, 10V1, in-fol.; Laus asini et alia ejusdem gêner is, Leyde, Elzevir, 1729, in-2V; un recueil de Harangues, imprimé à Leyde en 1609, in-V°. Des vers grecs et latins, parmi lesquels on distingue son poème De contemptu mortis, d'abord imprimé séparément, puis inséré dans l'édition de Leyde, 1021 , fruit d'une philosophie douce et chrétienne , rempli de grandes beautés , d'heu-
reuses imitations , de sentiments solides et profonds. On y admire surtout ces vers sur le sentiment intime du moi :
Nonne vides, quoties noi ciruumlunditur at'ra, Immensi lerga oceani, Lerranaque uojunjqua, Cum rerum obduxii specics obimbilus aer, Nec fragor impulsas aul vo\ allabiuir aures; Ut nullo intuitu mens jam defixa recedit In se>e, et vires intra se collait oinues? Ul magno liospitio politur, seque excipit ipsa,
Totain intus !
Ut gaudel sibi juncla, sibique iiilenditiir ipsa, Ipsa sibi tota incumbens, lolamque pererrans, Jmmensa, immensam spatio, longeque patenlem !
Dos éditions d'Horace avec des notes, de Térence , des tragédies de Sénèque. Il avait en effet beaucoup de savoir, et il ne paraissait rien d'intéressant sur l'étude de l'antiquité , qu'il ne se bâtât d'en enrichir sa bibliothèque.
HEINECCIUS ( Jean-Michei. ), ou mieux Heinecke, théologien saxon, né à Eisenberg, le IV décembre 167V, mort à Halle le 11 septembre 1722, fut d'abord pasteur à Goslar, puis il fut nommé inspecteur, vice-surintendant des églises luthériennes du duché de Magdebourg, premier pasteur de la paroisse de Notre-Dame, et protesseur au gymnase de Halle. On a de Heinecke : De dialectica sancti Pauli dissertatio , Helmstadt, 1698, in-V° ; Scriptores rerum germanicarurn, Francfort, 1700, 2 vol. in-fol., qui roulent sur les antiquités de Coslar et contient les anciens historiens de Charlemagne, revus par J.-G. Leuckfeld ; Nummorum Goslariensium antiqui pariter ac recentioris œvi soiidorum œque ac bracteatorumsylloge, Francfort, 1707, infol., faisant suite à l'ouvrage précédent; De veteribus Germanorum aliarumque nalionum sigillis s'yntayma, ibid., 1709, in-fol., rare et estimé ; Diatribe g encalo y ica dedomus Prussico-Brandenburgicœ ex stirpe Curolina ori- <7mî6its,Quedlimhourg, 1707, in-fol. ; De absolutione mortuorum excommunicatorum seu tympanicorum in ccclesia grœca, Helmstadt, 1701), in-V° ; Tableau de l'église grecque ancienne et moderne, en allemand, Leipzig, 171 1 , in-V°. Ce litre, loué des protestants, a excité plusieurs réclamations de la part des Grecs, et particulièrement du savant Helladius; De ministris Cœsarum Gentilium christianis, Halle, 1712, in-V". — Son frère, Jean-Théophile Heuneccius, s'est fait une très-grande réputation comme jurisconsulte.
HELD(WiLLECoi.Dj,abbédcRothenSouabe, ordre de Prémontré, et en cette qualité prélat immédiat de l'empire, naquit à Erolzeim le 0 septembre 172V, devint abbé de Roth en 1700, et mourut le 30 octobre 1789. Il avait professé dans son ordre la théologie et le droit, Ses principaux ouvrages sont : Nemesis norbertina, seu methodus corrigendi canonicos regularcs prœmonstratenses , Augsbourg, 1757, in-8u ; Jurisprudenlia universalis, ex juribus canonico, civili, romano, yermanico tam publico, quam privato, feudali cl criminali collecta, lib. v, 1708-1773 ; Droits et prérogatives des prélatur es immédiates du saint Empire, Kemplen, 1782-1785, sans nom d'auteur. On doit aussi à ses soins l'impression d'un ouvrage plein de recherches, composé
GIj
ÎILL
HLL
par Benoit Stadelhofer, aussi abbé de Roth, intitulé : Historia imperialit et exetnpti collegii Rothensis in Suevia ex monumentii domesticis et exttmis, potissimam partent ineditis.eruta, Augsbourg, in-V\
HELDING (Michel ), de la Souabe, surnommé Sidonius, parce qu'il se tilsacrcr évoque de Sidon pour être suffraganf de l'archevêque de Mayencc, travailla à V Intérim de Charles-Quint. Ce prince lui donna en récompense l'évéché de Mersburg. Holding fut employé dans diverses négociations importantes par l'empereur Ferdinand. 11 parut avec éclat au concile de Trente, et mourut en 15GI, à 55 ans. On a de lui quelques ouvrages, entre autres des Sermons dont plusieurs ont été traduits de l'allemand en latin par Surins ; un Catéchisme, etc. C'était un prélat savant et studieux, qui donnait à son cabinet le temps qu'il pouvait justement enlèvera ses fonctions pastorales. On trouve sa Vie, écrite avec beaucoup d'exactitude par un anonyme, dans le tome lir des Observationrs Huileuses, sous ce litre Michaelis Sidonii episcopi Martisburgensis Vita.
HÉLÈNE ( sainte ), mère de l'empereur Constantin, naquit vers l'an 24-7 au bourg de Drépane en Bitbynie, dans une condition obscure d'où elle se tira par les charmes de son esprit et de sa figure ; elle fut d'abord hôtelière. Constance Cldore alors garde prétorien l'épousa ; mais il la répudia, lorsque Dioclétien l'éleva à la dignité de César (-292». L'histoire ne nous apprend pas ce qu'elle devint depuis ce temps, jusqu'à ce que Constantin son fils, ayant été couronné empereur, la rappela à la cour, lui donna le titre d'Auguste, et lui fit rendre tous les honneurs dus à la mère d'un empereur. Non content de la faire respecter dans sa cour et dans ses armées, il voulut qu'elle disposU, comme il lui plairait, de l'argent de son épargne. Elle ne se servit de ce crédit que pour le bien de l'Eglise, et pour le soulagement des misérables. En l'an 325, elle visita les lieux saints, quoiqu'elle fût âgée de près de 80 ans. A son arrivée à Jérusalem, elle se sentit animée d'un ardent désir de trouver la croix sur laquelle Jésus-Christavait souffert. Les païens, en haine du christianisme, avaient mis tout en œuvre pour dérober la connaissance du lieu où le corps du Sauveur avait été enseveli. Non contents d'y avoir amassé une grande quantité de pierres et de décombres, ils y avaient encore bâti un tempie de Vénus, et profané le lieu où s'est accompli le mystère de la Résurrection, en y élevant une statue de Jupiter. Hélène, résolue de ne rien épargner pour réussir dans son pieux dessein, consulta les habitants de Jérusalem, et tous ceux dont elle espérait tirer quelque lumière. On lui répondit que si ede voulait découvrir le sépulcre du Sauveur, elle lie manquerait pas de trouver les instruments de 'son supplice. La pieuse impératrice fit aussitôt démolir et abattre la statue de Vénus, ainsi que celle de Jupiter. On nettoya la place et l'on se mit à creuser. Enfin on trouva le saint sépulcre ; il y avait auorès
trois croix, avec les clous qui avaient percé le corps du Sauveur, et le titre qui avait été attaché au haut de sa croix; mais on ne savait pas comment les distinguer, le titre étant séparé et ne tenant à aucune des trois. Dans cet embarras, saint Macaire, évèque de Jérusalem, prit le parti de faire porter les trois croix chez une dame de qualité qui était à l'extrémité ; et s'étant ensuite adressé a Dieu par une fervente prière, il appliqua séparément les croix sur la malade qui, n'ayant ressenti aucun effet des deux premières, se trouva parfaitement guérie, dès qu'elle eut touché la troisième. Sainte Hé'ène témoigna la joie la plus vive à l'occasion do ce miracle, rapporté par Sozomène, Théodoret et Rufin, qui faisait connaître la vraie croix, hlle fonda une église à l'endroit où elle avait été trouvée, et l'y dé osa avec une grande vénération, après l'avoir fait renfermer dans un étui extrêmement riche. En ayant donné une partie à l'empereur son fils, qui la reçut à Constanlinople avec beaucoup de respect, elle en envoya une autre partie à l'église qu'elle fonda à Rome, connue sous le nom de la Sainte-Croix de Jérusalem, et fit en même temps présent à cette église, du litre de la croix du Sauveur, qui fut trouvé en 14-92 sur le haut d'une arcade, renfermé dans une boite de plomb. L'inscription qui est en hébreu, en grec, et en latin, est en lettres rouges et sur du bois blanchi. Ces couleurs se sont beaucoup ternies depuis l'an 14-92. Les mots Jésus et Judœorumsonl effacés. La planche a 9 pouces de long, mais elle doit en avoir eu 12. Ce fut vers l'an 326 que sainte Hélène trouva le bois sacré, la 21e année du règne de l'empereur Constantin, et dans la 13e du pontificat de saint Silvestre. Elle mourut à Nicomédie, entre les bras de Constantin, l'an 327, à fcO ans. L'amour qu'elle avait pour l'empereui son fils, ne l'empêcha pas de lui reprocher ses fautes relie ne cessa jamais de blâmer sa précipitation à l'égard de son fils Crispe, faussement accusé.
HELGAUD en latin Helgaldus ou Helgaudus, moine français du xi' siècle, religieux de l'abbaje de Saint-Renoît-sur-Loire en 1004-, est auteur d'un Abrégé (rn latin) de la vie du roi Robert, qui a été imprimé pour la première fois enî577avec la Vie de Louis XI par Guillaum ! de Nangis, puis dans la Collection de Pithou, tome Ier, et dans celle de Duchène, tome IV, 1641. Sans cette Histoire d'Helgaud, d'ai. leurs incomplète et obscure, nous n'aurions aucun document sur les révolutions qui changèrent l'ordre de succession au trône, à cette époque où la famille Carlovingieune fut à plusieurs re rises éloignée du trône. On lui doit aussi l'Histoire de la fondation de l'abbaye de Saint-Benoît-sur- Loire au viie siècle. Helgaud mourut le28 ou le 29 août 1048.
HELI. Voy. Joachim.
HEL1, grand-prêtre des Juiis, descendant d'Ithamar, 2e fils d'Aaron, fut le septième grand-sacrificateur et le successeur d'Achibol. Comme il avait trop de faiblesse pour ses enfants, Ophni et Phiuées, qui dans les
HEL