BEL
onctions déjuges s'abandonnaient à toutes sortes d'excès, et dépouillaient le peuple, un prophète l'avertit, au nom du Seigneur, que pour le punir de son peu de courage à s'opposer aux désordres de ses fils, la grande sacriticature sortirait de sa famille ; ce qui cependant n'arriva qu'après la quatrième génération, lorsque Sadoc, de la race de Phinées, petit-fils d'Aaron, fut élevé à cette charge. Ophni et Phinées ayant été tués dans une bataille, et l'arche du Seigneur prise, Héli, au récit de cette triste nouvelle, fut saisi d'une telle douleur, qu'il tomba de son siège et mourut l'an 1159 avant Jésus-Christ, âgé de 98 ansjjl avait été juge d'Israël pendant ÎO années, et il fut remplacé parle prophète Samuel.
HELINAND. Foy.ELINAND.
HELIODORE, l'un des courtisans de Seleucus Philopator, roi de Syrie, eut ordre de ce prince d'entrer dans le temple de Jérusalem, l'an 276 avant Jésus -Christ, pour en enlever les trésors. Pendant que les prêtres invoquaient le secours du Seigneur contre ce sacrilège, Héliodore voulut entrer dans le trésor du temple, ri en fut chassé par des anges, qui le frappèrent si rudement, qu'il tomba comme mort. Le grand prêtre Onias ayant offert le sacrifice pour lui, Dieu lui rendit la santé, et lui ht dire par les mêmes anges qui l'avaient châtié d'annoncer partout la puissance de Dieu. Héliodore obéit à cet ordre, et rendit témoignage à la vérité.
HELIODORE, évê.nje de Trica, bel-esprit d'Emèse enPhénicie, vivait sous le règne de l'empereur Théodose et de ses fils ; il composa dans sa jeunesse le roman intitulé : Ethiopiques ou Amours de Théagène et de Chariclée, publié en grec et en latin, Paris, 1619, in-8"; nouvelle édition de Paris, lbOfc, 2 vol. in-8u (par M. Coray), et de Strasbourg, 1806, 2 vol. in-8° (par Mitscherlich ) :cet ouvrage forme le 2e et le 3' de la Collection des romans grecs. C'est un livre où les mœurs n'ont rien à gagner, où il n'y a pas une leçon utile à prendre, et où la perte du temps est le moindre mal qui en résulte pour les lecteurs ( Voy. Amyot). Héliodure avait publié cet écrit lorsqu'il lut fait év êque de Trica en 'f hessalie ; et on a dit qu'il avait été déposé, parce qu'il n'avait voulu ni le supprimer, ni le désavouer ; mais cela n'est pas certain. Socrate, Phot.us, ni les autres auteurs, à l'excentiondeNicéphore, ne parlent point de ce refus, ni de cette déposition. Il n'en est pas moins sûr que c'est une production qu'il doit avoir condamnée, si, devenu évèque, il eut i'esprit de son étal. Le roman d'Hëliodore est en grec; il a été traduit dans presque toutes les langues, et ei français par Amyot, par M mtlvard et par M. Quenneville.
HELVIONT (François-Mercure van), fils de Jean-Baptiste van Helmont, qui donna tète baissée dans les rêveries de Paracelse, né à Vilvorde en 1018, s'enrôla, étant jeune, dans une troupe de Bohémiens, avec lesquels il parcourut diverses provinces. On le ;>oupçouua d'avoir trouvé la pierre philosophale, parce qu'avec peu de revenus il faisait
Dictionn. de Biographie i\elig. II.
beaucoup de dépenses. Il a laissé des livres sur des matières théologiques : Alpha eti vere naturalis hebraici delineatio ; Cogitationes super quatuor priora capita Geneseos, Amsterdam, 1697, in-8°; De attribut is divinis; De inferno, etc. On voit par ces ouvrages que c'était un esprit singulier et paradoxal. Il croyait à la métempsycose. Il resta pendant une partie de sa vie chez le princo de Sultzbach, alla ensuite à Berlin, à la sol licitation de l'électrice de Brandebourg, et mourut peu de temps après à Coeln, qui fait partie de cette ville, en 1699, à 81 ans. Le célèbre Leibnitz lui fit une épitaphe qui, malgré les éloges qu'elle renferme, donne l'idée d'un enthousiaste et d'un visionnaire :
Nil paire inferior, jacet hic Helmoiitius aller, Qui junxil varias menlis ei artis opes :
Per ijuem Pylhagoras et cabbala sacra revixit Elœusque, parai qui sua cuncla sibi.
— Il y a eu un baron de van Helmont, qui était un vrai illuminé, et qui finit par se faire, quaker.
HÉLOISE, abbesse du Paraclet, célèbre par son esprit et par ses amours, mourut le 17 mai 1164, âgée de 63 ans. {Voy. son histoire à l'art. AiuiLAKD.) Nous ajouterons seulement, dit Fêler, qu'elle est la princi; aie cause de la célébrité d'Abailard, de celle surtout dont il jouit dans ce siècle, où ses amours sont à peu près un titre suffisant i oui- en faire un héros. Aussi jamais n'a-t-il été tant prôné. « Quel- « que mérite qu'Aba lard ait eu du côté de « l'esprit et du côté de la science, dit un « écrivain judicieux., on parlerait moins de « lui sans l'intrigue galante qu'il a eue avec « la belle et savante Héloïse. La beauté sin- « gulière de celte fille, l'étendue de son « génie, li connaissance de l'hébreu, du « grec et du latin, sa pénétration dans les « secrets les plus sublimes de 1 Ecriture et « de la théologie , la haute noblesse des *« Montinorenci, dont on prétenu qu'elle ti- « rait son origine : tout cela donnait du « relief à un homme pour qui elle s'était « déclarée... J'avance même hardiment que « les ouvrages de l'écoLère ont donné le « prix à ceux du maître. Qu'on en croie ce « qu'on voudra, je suis persuadé que si, en « réimprimant les ouvrages d'Abailard, on « retranchait les letires de cette héroïne, le « libraire pourrait bien se trouver chargé « du poids fâcheux de 1 édition : car on ne « peut nier que ce philosophe n'ait distillé « sur ce qu'il a écrit tout ce que la méta- « physique a de plus subtil et de plus em- « barra>sé. On ne voit pas toujours ce qu il « veut nous apprendre; il fatigue, il ennuie; « ses livres tourmentent un lecteur. » Nous avons trois Lettres d'Héloïse pleines d'âme et d'imagination, parmi celles d'Abailard. Les Epîtrcs de ces deux amants, publiées en 1016, in-i", par d'Amboise, l'ont été de nouveau à Londres, in-8°, et à Paris, en latin et en français, par dom Gervaise, ancien abbé de la Trappe, en 2 vol. in-12. Elles ont été imitées par Pope, et par différents poètes français, qui se sont disputé à l'envi la gloire
HEL
HEL
de leur donner en leur langue les charmes qu'elles ont en latin.
HELVÉTIUS (Claude- Admen), (ils de Jean-Claude-Adrien, qui était premier méde- ( in de la reine, naquit en janvier 1715. Il fit ses éludes au collège de Louis-le-Crand, sous le célèbre père Porée, qui , trouvant dans les composi ions de ce jeune élève plus d'idées el d'images que dans celles de ses autres disciplesj soigna particulièrement son élucttionj nias la triste doctrine de l'athéisme lui en Ql perdre les Fruits; il s'abandonna entièrement a ce système aussi absurde que désolant, et publia, en 1758, son livre de ['Esprit, qui fit proscril par le parlera mt de ''aris. L'auteur, depuis les désagr inents qu'il essuya a l'occasion de bel ouvrage, lit divers voyages. Revenu en France, il passa la plus grande partie de l'année a sa t ne de Vo é, où il mourut le 20 décembre 1/71. 11 avait été fermier général, et il remplit celte place av c dïgni é, honneur et désintérêts ment. Ses ouvrages sont : De l'Esprit, 1758, iu-V°, cl 3 vol. ln- 12. Cet ouvrage est compost» de quatre Discours, dont on peut réduire la substance à ces trois points principaux : tJ Que toutes nos facultés se réduisent à la sensibilité physique, et que nous ne différons des animaux que par l'organisation extérieure ; 2° que notre intérêt, fondé sur l'amour du plaisir, ou la crainte de la douleur, est l'unique mobile de nos jugements, de nos actions et de nos affections ; qu'il n'existe pas de liberté, et que les notions du juste el de l'injuste varient selon les coutumes 3" que tous les hommes sont susceptibles, au même degré, des mêmes passions, que l'éducation seule développe plus ou moins. On peut voir par là tout le matérialisme et le poison de la doctrine d'Helvétius. Le désir dj la réputation l'entraîna à faire un corps de doctrine des Opinions quïl avait recueillies dans les co'eries philosophiques. Cet ouvrage, qu'd osa présenter h la cour et à la famille royale, excita d'abord l'indignation publique : le 10 août le conseil d'Etat en révoqua par un ar et le privilège accordé le 12 mai, sur l'approbation du censeur Terrier. Effrayé de l'orage qui se préparait contre lui, H, lvélius fit plusieurs rétrac ations qui furent jugées insuffisantes, et son ouvrage, condamné par M. de Beaumont, archevêque de Paris, par une lettre ap sloliq ie du pa !C Clément Xlll, el par la faculté ue théologie de Paris, fut brûlé par arrêt du parlement, le 10 février 1759. Helvétius a été réfuté parla Sorbonne, qui, dans sa censure divisée en quatre parties, de l'âme, de la morale, de la religion, du gouvernement, rapporte sous chacun de ces titres tout ce (pie cet auteur a avancé de Condamnable. On trouve dans l'ouvrage quelques morceaux éloquents, mais en même temps tous les délires du matérialisme : il manque de méthode, et est rempli de contes indignes d'un esprit solide. Une de ses assertions favorites, qui est comme le fondement de son système, ^st que l'homme ne diîfcre des animaux que
parce qu'il a des mains, comme si le singe, (fi)i est si loin de l'homme n'en avait , as. Du reste cette erreur a été servilement copiée d'après le vie ix Ànaxagore, à qui Plutanpie reproche << d'avoir dit que la" raison « et la sagesse, la supériorité de l'homme, « viennent uniquement de ce qu'il a des mains, « et non des pattes, tandis qu'd pouvait dire, « ce qui est bien plus vrai, que si l'homme « a des mains, c'est pane qu'ui être ingé- « nieux et raisonnable devait être pourvu « d'insiruments propres à exercer son in- « dustrie. » One autre erreur d'Heivétius, et qui ne donne pas u le idée fort avantageuse de son cœur, est que l'amitié n'est qu'une affaire d'intérêt, opinion prise d'Epieurc, et réfutée comme repoussante el fié— trissante par l'o a eur romain [Acad.Quœst. I. 2, W 131, de Amie. n° 30-31, etc.). Le Bonheur, poëme en six chants, in-8", 1772, avec des fragments de quelques épitr. s. On sent assez de quel bonheur un athée peut traiter : de 280 systèmes que s tint Augustin compte sur le bonheur, on peut dire qu'Helvétius a choisi le plus mauvais. Cet ouvrage posthume et non achevé n'offre que de faibles lueurs d'inspiration poétique. La fiction en est nulle, la marche traînante, les veis sans couleur, et le poêle y déclame contre tous les cultes. Quelques mois avant sa mort, l'auteur retoucha ce poème abandonné depuis 25 ans, et Saint -Lambert le corrigea avant de le faire paraître. De l'Homme, 2 vol. in-8° : ouvrage posthume et publié par le prince Galitzin. 11 est non moins révoltant que le livre de YEsprit, dont il est le commentaire indigeste, divisé en dix sections. L'auteur était maître d'hôtel de la reine, et il avait été, comme nous l'avons dit, fermier général : son irrél gion lui fit perdre ces places. Helvétius avait des mœurs douces, et ^on caractère, porté à la bienfaisance et à la vertu, n'a pu céd r qu'avec répugnance, aux impressions funestes de l'impiété. Avant s s liaisons avec quelques faux philosophes, il faisait profession non-seulement n'être sincèrement attaché au christianisme, mais il en pratiquait les devoirs avec une piété extraordinaiie. — J'ai été témoin, écrivait le 13 novembre 1775 une personne très-digne de foi, et qui était à la cour lors de l'événement qu'elle raconte, j'ai été témoin de la perversion du pauvre Helvétius. Ce fut l'ouvrage de sa liaison avec V.... qui de pieux qu'était M. Helvétius au point d'inquiéter sa famil'e, quoique les plus gens de bien, eu fit un athée en un au de temps. Ce fut la mélromanie qui Je gagna, qui occasionna cette funeste connaissance. J'en gémis tous les jours depuis sa mort, et j'en déteste d autant plus l'auteur, à qui il serait à souhaiter ru on eût... à Paris, ce 13 novembre 1775, de S. P.— L'origmai de celte lettre était entre les mains de (homme lespwdable auquel elle a été écrite. Cependant Criram, dans la deux cme partie de ^a Correspondance i nous apprend que l'amour de la réputation surprit Helvétius au milieu de sa vie voluptueuse; il raconte ses baisons pas-
HEL
1IEL
bH
sagères, et il ajoute qu'Helvétius croyait toutes les femmes sans mœurs, parce qu'il avait passé sa vie avec des femmes telles. Un philosophe, le marquis d'Argehs; qu'on ne soupçonnera pas d'être trop favorable aux écrivains religieux, fail de la philosophie d'Helvétius et de celle de Moïse le parallèle suivant. « Elle n'est point, dit-il (celle de « Moïse), cette philosophie aride et sèche, « dont la subtilité s'évapore en raisonne- « ments, et dont les forces s'épuisent en « recherches inutiles au bonheur des hom- « mes; cette philosophie désastreuse qui, la « hache à la main, le bandeau sur les yeux, « abat, renverse , détruit tout et n'élève « rien; qui, dans son délire impie, fait son « Dieu de la matière, ne distingue l'homme « d'avec la brute que par les doigts, et, pour « le perfectionner, le renvoie disputer aux « animaux le g'and dans les forêts. » Pour compléter cet article, nous ajouterons le jug.rnent de l'auteur des Trois siècles de la littérature française : « S'il nous est permis, « dit ce critique, de faire quelques réllexions « sur le caractère d'Helvétius, nous serons « autorisé à dire que l'amour de la célé- « brité et trop de penchant à se laisser feé- « duire par des insinuations artificieuses, « ont été la vraie cause de 1 abus qu'il a fait « de ses talents.... La candeur, la bienfai- « sance, et les autres vertus de son ame, « faisaient pardonner, par ceux dont il était « connu, les illusions de sa philosophie. « Nous pouvons assurer, d'après nos propres « observations, qu'elle était dans lui une « espèce de manie involontaire, fruit de ses « premières liaisons, plutôt qu'une morgue « arrogante et systématique. Aussi M. Hel- « vétius n'adopta-t-il jamais les intrigues et « les procédés de la cabale qui avait su se « l'attacher, d'abord par adresse, et le con- « server ensuite par la juste crainte qu'il « avait d'en devenir la victime. 11 connais- « sait trop bien le stylum philosophicum, « pour ne pas s attendre à se voir accablé « de sarcasmes, pour peu qu'il eût paru se « détacher de l'étend .rd sous lequel on le « retenait captif. Il se contentait de gémir, « dans le sein de l'amitié, de l'extravagance « et des excès de tant de maniaques, qui se « faisaient gloire de l'avoir pour conf.ère. « On ne peut donc que le plaindre d'avoir eu « le courage de paraître philosophe avec tant « de risques, et la faiblesse de n'oser cesser « de l'être, avec tant de moyens d'assurer « sa gloire par d'autres bons ouvrages qu'il « était capable de donner. » La Harpe juge de même Helvétius. « C'était, dit-il, un « homme de mœurs douces, d'une société «aimable et d'un caractère bienfaisant; il « semblait faire une sorte de contraste avec « son livre do l'Esprit; et ce contraste, dont « tout le monde fut frappé, fait demander ce « qui a pu engager un honnête homme, un « homme d'esprit et de talent, à débiter avec « tant de conliance une loule de paradoxes, « où le faux des raisonnements est aussi « faciie à démontrer que l'odieux des consé-> « ouences. Il est impossible d'en assigner
« d'autre cause que l'ambition de la célé- « brité. » Voyez La Harpe, dans sa Philosophie du xvme siècle; il y réfute plusieurs des paradoxes d'Helvétius.' Avant lui, d'autres écrivains l'avaient vivement attaquéj entre autres, Gauchet et l'abbé de Lignac. (îriinm et Voltaire lui-même faisaient peu de cas des productions de ce philosophe, dont ils parlent dans leur correspondance comme d'un fatras ennuyeux. 11 est encore plus maltraité dans les œuvres posthumes du roi de Prusse, tome H. Ce prince dit, à l'occasion du livre de YHommc et de son éducation : « J'ai lu Helvétius, et. j'ai été fùché, pour « l'amour de lui, qu'on l'ait imprimé; il n'y « a que des paradoxes dans son l:vro, des « folies complètes.... Ba\le l'aurait envoyé « à 1 école pour étudier les rudiments de 'la « logique; et cela s'appelle des philosophes 1 « Oui 1 a la manière de ceux q e Lucien a « persiflés; notre pauvre siècle est d'une « stérilité affreuse en g .•anus hommes comme « en bons ouvrages. Un siècle de Louis XIV, « qui a fait honneur à l'esprit humain, il ne « nous reste q:ie la lie, et dans peu il n'y « aura lien du tout. » Les œuvres d'Helvétius, souvent réimprimées, ont paru complètes en 1795, 5 vol. in-8° et 14 vol. in-18. Le marquis de Chastellux a publié Y Eloge de M. Helvétius, in-8° de 28 pages, sans date, sans nom .d'auteur, d'imprimeur ni de lieu. M. Lemontey a inséré dans la Revue encyclop. une notice sur Helvétius, tom. XIX, p. 283.
HELV1D1US, nérésiarque duiV siècle, vivait sous le pape saint Damase.et fut disciple d'Auxence, évoque de Milan, et arien. Il soutintquela virginité n'avait rien déplus parfait que e mariage, et que la sainte Vierge, après la naissance du Sauveur, avait eu d'autres enfants de saint Joseph. Saint Jérôme jugea d'abord que le livre d'Helvidius ne méritait que le mépris; mais, à la prière de plusieurs personnes pieuses, il composa un traité où il réfute complètement les erreurs de l'hérésiarque, qui eut du reste très-peu de partisans.
HELYE (le bienheureux. Thomas), prêlre de Biville en Norman de , curé de Saint- Mau.ice, aumônier du roi saint Louis, vivait dans le xme siècle. Il se dévoua de trèsbonne heure à l'instruction, particulièrement à Cherbourg; à la suite d'une cruelle maladie, il retourna à Bi>ille pour s'y consacrer à la pénitence. Mais l'évêque de Coutances, frappé de l'éclat de ses vertus, l'engagea à se préparer au sacerdoce. Après un pèlerinage a Rome et à Compostelle, Thomas Hélye alla étudier la théologie à Paris,- où il fut le modèle de ses condisciples et s'attira l'admiration de ses maîtres. Eudes de Châteauroux et Hugues de Saint-Cher s'appliquèrent à former son esprit et son cœur ; et ces deux cardinaux furent, peu de temps api es sa moit, les principaux promoteurs de sa canonisation. L'évêque de Coutances, Hugues de Merville, chargea Thomas HéJye, aussitôt qu'il eut reçu la prêtrise, d'évangéliser son diocèse, et pendant 26 années d'apostolat le saint missionnaire fit un bien immense dan6 toute la Normandie. Saint Louis, l'ayant ap
HEM