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pelé auprès de sa personne, lu. confia la distribution de ses aumônes, et lui lit présent d'un calice de vermeil , sur lequel étaient ciii (s ces mois : Suis donné par amour. Nommé, sur la lin de sa vie, curé de Saint- Alaurice , diocèse de Coutances , Thomas Hél.e mourut au ehâleau de Vauville, le 19 octobre 1257. Divers miracles opérés par son intercession attestèrent la sainteté de sa vie, et son tom eau devint un lieu de pèlerinage. Saint Louis contribua à la construction d'une chapelle fort élégante qui l'ut bâtie sur son sépulcre, et qui sert aujourd'hui de chœur à l'église de Biville. La Vie de Thomas Hélye, écrite par trois auteurs contemporains, l'a élé souvent encore depuis. Nous devons mentionner particulièrement celle qui a été publiée par M. Colin, curé de Jobourg (Manche), Coutances, 1841, 1 vol. in-12 de près de 300 pages.

HELYOT (Pierriï), religieux Picpus, connu sous le nom de P. Hippolyte, né à Paris en 1600, fit deux voy ges à Home, et parcourut toute l'Italie. Ce fut là qu'il recueillit les principaux mémoires pour son Histoire des ordres monastiques, religieux et militaires, et des congrégations séculières de l'un et l'autre sexe, qui ont été établis jusqu à présent, avec des figures assez fidèles de leurs habillements, 1714-19, en 8 \ol. in-4°. Cet ouvrage, fruit d'un travad de 25 ans, est plein de savantes recherches, et est plus exact, quoiqu'il ne le soit pas toujours, que ceux des écrivains qui l'avaient précédé. Son style, sans être élégant, a du naturel et de la netteté. On imprimait le cinquième volume de cette histoire, lorsque fauteur mourut à Picpus, près Paris, le 5 janvier 1716, à 50 ans, après avoir occupé différents emplois dans son ordre. Les 3 derniers vol. sont du P. Maximilien Bullot, un des confrères du P. Hélyot. 11 en a paru une esj.èce d'Abrégé à Amsterdam, 1721, 4 vol. in-8°, pour les religieux, et autant pour les militaires. Cet abrégé est fort inexact, et n'est recherché que pour les figures. Le P. Hér.ot était aussi pieux que savant. On a de lui quelques livres de dévotion dont le plus connu est le Chrétien mourant, 1705, in-12. M. Migue a publié : Dictionnaire des ordres religieux, ou Histoire des ordres monastiques, etc., par le Et. P. Hélyo , corrigée eteonsi .érablement augmentée, avec un Supplément où l'on trouve l'Histoire des congrégations omises par Hél. ot, et l'Histoire des sociétés religieuses établies 4depuis cet auteur; par l'abbé Badiche, 1848-50, 4 vol. in-4° ornés de fig.

HÉMÉRÉ (Claude), né vers 15^0 h Saint- Quentin, reçut en 1611 le grade de docteur en Sorbonne à Paris, et fut nommé, en 1012, principal du collège de sa vilie natale, il obtint sa retraite, en 1028, avec un canonicat; mais en 1038 il fut nommé bibliothécaire de Sorbonne; il mourut à Paris en 1050, laissant • Carthusianus, sive Iter ad Sapientiam, Saint-Quentin, 1027, in-8° : ce livre, que l'auteur écrivit pour son frère, chartreux, et qu'il dédia au général de cet ord.e, se compose d'un choix des plus belles sentences des

Pères grecs et latins, et des auteurs ascétiques les plus estimés ; Cérastes in semita, Paris, 1632, in-8", poème dirigé contre les erreurs des calvinistes; De scholis publicis earumque magisteriis, Dissertatio pro regali ecclcsia Suncti Quintini, Paris, 1033, in-8"; De academia Parisiensi : qualis primo fuit in insula, et de episcoporum scholis liber, Paris, 1037, in-4°. On lit, dans l'épitre dédicatoire de ce livre, que Héméré se proposait d'écrire 1 histoire de la faculté de théologie de Paris. Les matériaux qu'il avait rassemblés dans cette intention ont servi depuis a Liasse du Boulay pour son Histoire de l'université de Paris. Augusta Viromanduorum vindicata et illustrata, Paris, 1043, in-4°. Celte histoire de la ville de Saint-Quentin, qui n'a que le défaut d'être trop sommaire, est faite avec soin. HEMIÎRT (Paul van), écrivain et pnilosophe hollandais, né l'an 1750 à Amsterdam, commença ses études dans cette ville, et les acheva à Leyde et à Utrecht, où il reçut le grade de docteur en théologie. Il fut ensuite prédicateur à Baarn, et quatre ans après à Wick-hi-Duurstède, où il fut accusé d'hétérodoxie. 11 refusa de se soumettre au jugement du consistoire, écrivit plusieurs lettres à ce sujet, et alla s'établira Amsterdam, où il renonça a toutes fonctions ecclésiastiques pour se livrer exclusivement à la culture des lettres et des sciences. La société Te.) 1er à Harlem ayant proposé un prix sur une question philosophique qui avait pour objet de démontrer que tout homme doué du jugement ri est pas seulement autorisé, mais encore obligé de juger par lui-même en matière de religion, Hémert le remporta : son mémoire fut lu avec avidité en Hollande. Deux autres prix qu'il obtint encore ajoutèrent à sa réputation d'écrivain et de philosophe. Eu 1797, il publia, sous le nom de Paulus Samosatensis (Paul de Samosate), une brochure, sur les opinions des premiers chrétiens et P<rcs de l'Eglise, relativement à la personne du Christ. En 1790 il refusa la chaire de professeur de philosophie qu'avait occupée le célèbre Wittenbach. Tout entier à ses éludes favorites, il se proposa de faire connaître les opuiions du système d<- Kant, e, publia dans ce but ses Eléments de la philosophie de Kant , Amsterdam , 1790 , en 4 vol. in-8°. Ce nouveausystème ayanl trouvé de nombreux adversaires en Hollande et en Allemagne, il s'attacha à le justilier, et fit paraître en 1708 et a nées suivantes son Magasin critique, 6 vol. in-8°, que le professeur Wittenbach réfuta dans sa Bibliotheca critica, très-estimée des savants. Hemert lui répondit à son tour par une brochure latine intitulée : Pauli Van Hemert epistola ad Danielem Wittcnbachium, dans laquelle il rend justice au mérite et à l'érudition de son adversaire, mais où il l'accuse de n'avoir pas compris la doctrine du philosophe allemand. Wittenbach répliqua ave beaucoup d'amertume par sa Philomathia. Cette querelle entre deux philosophes distingués se termina par un écrit de Hemert, qui parut en 1810 sous le titre de Trias epistolarum. Mais

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M. Mahne, ancien élève de AVitlenbach et alors professeur à l'université rie Gand, attaqua encore van Hemert eu publiant en 1813 un ouvrage intitulé : Epistolœ sodalium socrattcorum philomathiœ, auquel celui-ci ne répondit que par une satire en forme de dialogue qui arrêta la lutte. Cette pièce, d'une élégante latinité, avait pour titre : Strena Pauli van Hemert ad Danielem Wittenbachium, misso ipsis kalendis januariis 1814. Outre les ouvrages dont nous avons paré, Hemert publia un discours hollanda;s sur le Sublime, et en 1807, 11 volumes de Mélanges de littérature, d'histoire et de phil sophie, suus ce titre : Lectuur by het ontby en de thetafel. Cet ouvrage est devenu classique en Hollande. Nommé professeur de philosophie à La Haye, il y trouva l'occasion de développer les principes de la doctrine de Kant. Hemert est mort dans cette ville le 10 février 1825. 11 était memhre de l'institut des Pays-Bas, et secrétaire de la société de bienfaisance, présidée par le prince d'Orange,

ui s'occupait du défrichement des landes et

e ce qui concerne l'agriculture.

HEMEY - D'AUBERl VE (Nicolas -Philibert), docteur de Sorbonne, abbé d'Ebreuil, ancien grand- vicaire d'Autun , puis de Lyon, etc., né à Châlons-su -Marne en 1731), mort à Paris Je 10 octobre 1815, fit ses études chez les jésuites de sa ville natale. Après avoir terminé d'une manière brillante ses humanités, il voulut embrasser l'état ecclésiastique, et fut envoyé à Paris chez les Robertins, où il lit avec beaucoup de distinction ses études théologiques. M. de Noë, évêque de Lescar, l'attira auprès de lui et le nomma son grand-vicaire ; il s'attacha ensuite à M. de Marbeuf , qui venait d'être appelé à l'évèché u'Autun, et qui le fit successivement grand-vicaire, chanoine, premier archidiacre. Le prélat se reposait sur lui du soin de beaucoup d'affaires de son diocèse, et l'employait même dans l'administration des Etats de Bourgogne, dont il était président-né : l'abbé Hémey, chargé plusieurs fois de rapports, de démarches, de discussions, se fit connaître aux Etats par la netteté de son esprit, la sagesse de ses avis et son habileté à traiter les affaires les plus épineuses. Malgré tant d'embarras et de distractions, comme il se levait de grand matin et se couchait fort tard, il trouvait le temps de lire et d'étudier beaucoup, et il s'instruisait non-seuleme-t dans les connaissances de son état, mais encore sur d'autres matières de sciences , de critique et d'érudition. M. de Marbeuf, ayant été chargé de la feuille des b 'nélices eu 1777, vint demeurer à l'abbatiale de Saint-Germain des Pi es à Paris; l'abbé Hémey l'y suivit, et depuis cette époque, il eut une part encore plus considérable dans l'administration du uiocèse d'Autun, où il faisait tous les ans un assez long séjour, 1 évêque n'y pouvant aller que rarement. En récompense de son zèle, il fut nommé, en 1780, à l'abbaye d'Ebreuil, dans le diocèse de Clermont. Il" répara l'abbatiale, et consacra la plus grande partie du revenu

i vivifier le pays et à soulager tes pauvres, .e roi l'ayant nommé, en 1784, à l'évèché

Le roi l'ayant nommé, en 1784, à l'évèché de Digne, il refusa cet honneur, par défiance de ses propre* forces. Lorsque M. de Marbeuf passa à l'archevêché de Lyon en 1788, l'abbé Hémey fut chargé d'aller rétablir l'ordre dans ce nouveau diocèse, que le jansénisme n'avait pas respecté. La tAche était pénible. On sait que tous les emplois étaient occupés par les jansénistes ; il renvoya les plus ardents, rétablit la signature du formulaire, et fit cesser l'enseignement de la théologie du P. Valla. Lorsque la révolution éclata, il continua, aussi longtemps qu'il lui fut possible, de gouverner le diocèse ; mais enfin obligé de se retirer, il se réfugia dans son abbaye d'Ebreuil, où il n'était connu que par ses bienfaits, et où il espérait trouver quelque tranquillité ; mais les idées révolutionnaires y étouffaient, comme partout, les idées ae reconnaissance; contraint de s'enfuir, il confia ses effets à une famille de la fidélité de laquelle il se croyait assuré ; mais à peine fut-il parti, que la maison abbatiale fut m se en vente, et tout son mobilier pillé: il perdit notamment une malin de papiers contenant des extraits d'ouvrages, des notes sur différents sujets, fruit de 30 ans de travail et de recherches : et cette perte fut celle qui lui inspira les plus vifs regrets. Il se rendit en Bresse chez un ami ; mais la crainte de le compromettre le détermina à passer à Genève pour sortir de France et rejoindre M. de Marbeuf: diverses circonstances s'y opposèrent ; il revint à Paris, où il vécut déguisé et dans la plus grande obscurité, travaillant tout le jour clans les bibliothèques publiques, et cherchant dans l'étude une distraction aux chagrins que lui faisait éprouver le spectacle des malheurs de la religion et de son pays. Peu après la terreur, il rencontra l'abbé Emery, se lia d'amitié avec lui, et l'aida dans la publication du Christianisme de Bacon, des Pensées de Leibnilz, et depuis, des Pensées de Descartes. Il est probable qu'il eut part aussi à quelques écrits de M. Emery sur les affaires de l'Eglise. A l'époque du Concordat, Bonaparte lui offrit successivement les évêchés de Digne etd'Agen; le premier consul se rappelait avoir vu l'abbé Hémey chez. M. de Marbeuf, et n'avait pas non plus oublié qu'il l'avait conduit dans sa jeunesse à l'école de Brienne ; mais l'abbé d'Auberive ne voulut pas profiter de cette circonstance pour satisfaire une ambition qu'il n'avait point. Il refusa même, q oiqu'il fût peu riche, la modique pension que le gouvernement accordait aux ecc.ésiastiques, et continua dans sa laborieuse retraite ses études et ses recherches. On lui doit : une édition de la Doctrine de l'Ecriture sur les miracles, ouvrage coinposé par Hay, vicaire apostolique en Ecosse, traduit en français par M. Nagot de Saint- Sulpice, auquel il a ajouté des observations et auditions sur différents sujets, Paris, 1808, 3 vol. in-12; une édition des OEuvres de Bossuet, publiée par Lebel à Versailles : il n'a publié que les quatre premiers volu-

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mes, et a laissé quelques noirs pour les autres ; Anecdotes sur les décapités, Paris, 1796, in-8°, sous le voile de l'anonyme. Ses manuscrits se conserVenl dans la bibliothèque

de la rue Richelieu. Ce sont des Recherches sur la magie, et une Histoire de l'art de la verrerie chez les anciens, dont une partie

seulement est terminée.

HEMMERLINUS Félix), appelé aussi Mal- Icolus , chanoine et chantre de Zurich en 1V28, dont il existe des Opuscules en deux parties, très-rares; l'une et l'autre in-folio, sans indication de lieu et d'année, en caractères gothiques. La première est plus rare S pie la deuxième. Dans celle-là on trouve : )ialogus de nobilïlaïe et ruslicitatc, etc.; dans l'autre : Tractatus contra rtdidos mendicantes, lieghardos et Beghinos, monachos, etc., pleins de plaisanteries sans finesse et sans goût, comme sans logique et sans raison. L'auteur de YAmi des hommes a trèsbien prouvé que les moines mendiants étaient une grande d charge et aisance pour la société; et qu'en se réduisant à vivre d'aumônes, ils élargissaient et enrichissaient le ch :mp abandonné a leurs concitoyens. Hemmerlinus était un esprit inquiet et tiacassier, tant en matière de religion qu'en matière civile. 11 fut mis en prison à Zurich, comme criminel d'Etat; il avait tout l'esprit des nouvelles sectes, et doit être regardé comirie un avant-coureur de Luther et de Calvin, comme un disciple de Wiclef et de Huss. Il mourut en 1V56.

HE.MMINCIUS (Nicolas) naquit en 1513, dans l'ile de Laland, d'un forgeron. Après avoir étudié sous Mélànchthon, dont il acquit l'esprit et l'amitié, il fut fait ministre, puis professeur d'hébreu et de théo ogie a. Copenhague , et ensuite chanoine de Iloschild. 11 essuya quel pies disgrâces, de la part des luthériens, qui lui reprochaient son penchant pmrle calvinisme. 11 revint a eugle quelques années avant sa mort, arrivée en !;>0). On a de lui plusieurs ouvrages peu ira es, excepté ses Opuscules théologiques, don on a fait cas clièz les calvinistes, et qui furent imprimés à Genève en 15î>V, in-fol.

IMSEN Jean-Tyciisen), théologien protestant, né l'an 1792 dans l'île de Foehr, duché de Slesvig, était fils d'un capitaine de navire, et petit-fils, par sa mère, du pasteur de cette commune. Après avoir fait ses cours de philosophie et de théologie à Copenhague, à Gœttingue, et en dernier lieu, en 132V, sous le professeur Reinhold, à Kiel, il fut nommé en 1828 profeseur extraordinaire de théologie à Gœttingue, et second prédicateur de l'église de l'université. H' msen mourut le lk mai 1830, laissant entre autres ouvrages: Anaœagoras Klazomenus, scu de Yita ejus et philosophia, Gœttingue, 1821; Examen de V authenticité des écrits de Jean l'Evangéliste, Slesvig, 1823 : c'e;t une réfutation des Probabilités de Bi etschneider; L'Apôtre saint Paul, sa vie, ses actions et ses écrits, publie après la mort de l'auteur psr le docteur Lutke, Gœttingue, 1830. Il publia aussi la Littérature de l'histoire ecclésias-

tique, Hanovre , 1827, Ynivrage du docteur Stœudlin, oncle de sa femme.

HENAO (Gaiuuei. dk), jésuite, docteur de Sahmanque, né aYallidolid en 1611, commença par se livrer à son goût pour la poésie; il entra chez les jésuites, enseigna en Espagne avec réputation, fut recteur de l'université de Salainauqne, et mourut en 170V. Ses ouvrages sont en 11 vol. in-fol. , en 1 1tin; les 2 premiers Irait rat du Ciel empfrée ; le 3", de Y Eucharistie; les trois suivants, du Sacrifice de la messe; les 7e, 8' et 9", de la Science moyenne; et les deux dern ers, des Antiquités de la Biscaye, sous le titre de : Biscaïa illustrât a. Ce ui-ci est le plus consulté. On a encore quel pi s autres petits ouvrages de ce jésuite, qui était savant, et compilait avec choix.

HEN1CHIUS (Jean), professeur de théologie à Khintcl, au pays de Hesse, naquit en 1616, mourut en 1671, à 55 ans. Il souhaita passionnément la réunion des luthériens avec les calvinistes; mais ses efforts pour cette réunion ne lui attirèrent, de la part des deux partis, que des injures et de mauvais procédés. Le projet dans le fond était déraisonnable. Comment réunir deux sectes qui n'o:,t jamais pu fixer invariablement leur propre doctrine? A quel tribunal les envoyer, par quelle autorité les persuader, après qu'elles ont secoué le joug de l'Eglise universelle, seule dépositaire de la foi et de la morale des chrétiens? On a de Hénichius divers ouvrages de théologie et de controverse, in-4°, et in-8°, estimables pour la modération qu'ils respirent : persuadé de l'inconséquence de toutes les sectes, l'auteur n'appuie que faiblement sur les dogmes de la sienne. Les principaux sont : Compendium sacrœ theologiœ, in-8°; De veritate réligionis èhristianœ, in-12; Institutionrs theologicœ , in-V" ; Historia ccclcsiastica et civilis, in-V.

HEMN-L1É TARD. Voy. Alsace (card. d').

1IENKE (He\hi-Philippe-Co\ ad), fameux théologien protestant, né le 3 août 1752 à Hehlen, dans le duché de Brunswick, était fils de l'aumônier de la garnison d'Helmstadt. Resté orphelin à l'âge de dix ans, il fut élevé à l'université de sa ville natale. Après avoir enseigné quelques années la théologie, il fut nommé abbé du couvent de Kœnigslutther, et fait v ce- président du consistoire d'Helmstadt. Le professeur Schirach l'as ait associé à la rédaction de son journal lalin, mais Henke y coopéra peu. Il laissa plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : une Histoire de l'Église, 5 vol. in-8°, plusieurs fœs réimprimée, dont il avait fait un ab égé (ju'il a laissé incomplet, et qui a été terminé et publié par J.-S. Valer, e.i 1810, in-8"; Lincamenta institutionum jidei christianœ, Helinstndt, 1793, in-8". Dans la préface de cet ouvrage, il s'éleva contre ce qu'il appelle îa christ olâtrieou l'adoration superstitieuse de J.-C, et contre la biblioldtrie, ou le respect exagéré pour les livres saints; comme si on pouvait avoir trop de vénération à l'égard d'un livre qu'on reconnaît pour divin, et où l'on puise les règles de la foi. Il

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paraît aussi qu'il «'carte de la théologie chrétienne tout ce qui ne tient pas à la religion nationale, établissant ainsi la raison pour guide de la foi. Hmke avait aussi travaillé à in rédaction de plusieurs recueils périodiques, tels que : Le Musée pour In science et In religion; L'Exégèse et l'Histoire ecclésiastique,Helmsta dt, 1793-1801; les Archives fie V histoire ecclésiastique des derniers temps, Weimar, 179Ï-1799 ; Annales de la religion, 1800-1802; Eusebià , Hélmstadt, 1796-Î800. Il mourut le 2 mai 1809, à la suite d'un voyage qn'il avait fait a Paris en qualité' de député des états de Brunswick. On trouve sa fie, qu'il a écrite lui-même', clans le Magasin pour les ministres de VEvangile, par J. R.-G.Beyer, tom. X, pag. 106-112. Henke possédait les langues anciennes, et avait un grand esprit de critique.

HENNEPIN (Louis), récollet d'Ath en Hainaut, où il naquit vers 16V0, se consacra pendant quelque temps au service des hôpitaux, fut aumônier dans les armées, passa en qualité de missionnaire à Québec, et exerça cet emploi pendant onze ans au Canada. En 1678, il traversa le lac Ontario, parcourut les vastes contrées qui sont au sud-ouest du Canada, et découvrit en 1680, le fleuve Mrssissi- i. Ses ouvrages sont : Description de la Louisiane nouvellement découverte, etc., avec la carte du pays et les mœurs des sauvages, Paris, 1683, 1 vol. in -12. Cette relation, traduite en plusieurs langues, avait été dédiée par l'auteur à Louis XIV. Nouvelle découverte d'un très-grand pays situé entre le Nouveau-Mexique et la mer Glaciale, Utrechf, 1097, 1 vol. in-12. Ce livre eut cinq éditions, et l'auteur en donna une suite sous le titre de Nouveau voyage dans un pays plus grand que l'Europe, etc., Utrecht, 1098, déd éc à Guillaume III, roi d'Angleterre. Le P. Hcnnepin mourut à Utrecht, au commencement du xviie sièrde.

HENNEQUiN (Aymar), évoque de Rennes, originaire de Troyes, se montra dévoué aux Guises e: prit une part trop active aux troubles politiques de son temps, il fut désigné pour l'archevêché de Reims, et mourut en 1596. On cite de lui : Les Confessions de saint Augustin, trad. en français, Paris, 1577; Lyon, 1618, 1 vol. in-8°, contenant seulement les dix premiers livres; Brevis descriptio et interpretatio cœrcmoniaruni in sacrifteio Missœ, 1579, 1 vol. in-12. Ce volume contient aussi trois discours latins, où l'on trouve les principes séditieux que la Ligue adopta peu après. Jean dcGcrson, de l'Imitation de N. S. J. C, nouvellement reveu, corrigé et augmenté, Paris, 1582, in-16. Cette traduction a pi paré les voies à celle de . .:chelMariliac, dont une. sœur épousa René Hennequin, maître des requêtes, frère d'Aymar.

HENNEQUIN (Claude), vicaire général d'Aibi,puis chanoine de l'Eglise de Paris, publia une édition de la Vulgate, avec des notes, des tailles historiques, géographiques et chronologiques, 1731,2 vol. in'-fol. ; des Lettres au cardinal de Rohan sur les affaires de la bulle Unigenitus ; un Mémoire sur les

libertés de l'Eglise gallicane, Vt\k , in-12. HENNUYKR (Jean), évoque de Lisieux, né en 1497, à Saint-Quentin ou dans le diocèse de Laon, mort en 1578, à l'Age de 81 ans, avait et ; confesseur de Henri II, rtévêque de Lodève. Il s'immortalisa par son humanité dans le temps de la Saint-Barthélémy. Le lieutenant-de-roi de sa nrovince vint lui communiquer l'ordre qu'il avait reçu de massacrer les huguenots de Lisieux, en conséquence des conspirations toujours renaissantes, et d'un nouveau complot que la cour croya t avoir découvert. L'illustre prélat s'y opposa, et donna acte de son opposition. Le roi, loin de le blâmer, rendit a sa ferme'é les éloges qu'elle méritait; et sa clémence, plus efficace que les sermons, le? livres et les soldats, changea le cœur et l'esprit de tous les calvinistes. Ils firent tous abjuration entre ses mains. L.-S. Mercier a mis sur la scène l'action héroïque de cet évoque ; c'est un drame en 3 actes et en prose, imprimé à Paris, 1772-1775, in-8°. — Des objections spécieuses ont été faites dans une Biographie mbliée de nos jours contre l'authenticité de 'action généreuse de l'évê que de Lisieux, et elles paraissent avoir donné l'eu à un ouvrage intéressant qui a été imprimé sous ce titre : Recherches historiques sur Jean Le Hennuyer, évéque et comte de Lisieux, Pans, 1843, in-8°. Des débats qui se sont élevés à cette occasion il résulte, 1° que la religion n'eut aucune part à la sanglante journée de la Saint- Barthélémy, et que ce fut une proscription purement politique; 2° que cette proscription se renfermait dans la ville de Paris, et que les courriers du roi, loin de porter des ordres de massacre dans les provinces, étaient chargés d'instructions contraires : ce qui se comprend facilement, si l'on songe à tous les ressentiments que les cruautés des calvinistes avaient dû exciter dans les cœurs des catholiques, no animent à Lisieux, où le seigneur de Fervaques persécuta cruellement et outrageusement les prêtres. Les excès de toute sorte auxquels se livrèrent les huguenots, expliquent les représailles terribles qui furent exercées contre eux; 3° que, par suite même des précautions effectuées pour la sûreté des protestants, notamment à Lisieux, on craignit que les calvinistes n'i n devinssent plus arrogants, et ne prissent une san0l inte revanche de la Saint-Barthéh my. Telle est évidemment la pensée qui inspira la dépêche suivante, adressée par Tanneguy-Leyeneur de Carrouges, lieutenant général au gouvernement de Normandie, à Guy du Longchamp de Eumichon, capitaine gouverneur de Li.sieux : « 28 août 1572. — Monsieur ne Fumichon, « je vous ay ce matin amplement escript ce « que vous auriez à faire pour la conserva- « tion de la viile de Lysienlx. Ayant de;,uis « receu une aultre despesche de Sa Majesté « par laquelle elle me mande me, saisyr de « tous les plus principaulx et signalés hugue- « nots qui sont en l'étendue de ma charge, « tant de ceux qui peuvent porter armes , « ayder d'argent et assister de conseil, et « y'ceulx faire mettre prisonniers. A cesto

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« cause, je vous prye vous saisyr de. ceulx « * j ne cognoistrez audict Lysiculx et es en- « virons de ceste qualité, et y ceulx faire « mettre en lieu de seureté, et dont il n'é- « votjue faulte, estant chose qui demande « prompte exécution; et afin que la force en « demeure au roi, vous assemblerez le plus % de vos amys que pourrez pour vous y se- « courir... » L'ordre de faire la tuerie, qui aurait été transmis verbalement à Fumichon Je 1*' septembre, est un ordre supposé, auquel Jean Le Hennuyer eut toute raison de ne pas croire. Mais son opposition n'en est pas moins admirable que si l'ordre eût été donné réellement. Voici sa lettre, qui sauva un grand nombre de calvinistes, qui, sans la démarche courageuse de l'évèque , eussent inévitablement péri. Cette lettre doit rester comme un monument de l'esprit évangélique dont la vraie religion anime ses ministres : « Vous ne les exécuterez point ces « Ordres sanguinaires, tant que Dieu me « conservera un souflle de vie! Je repousse « avec horreur une telle mesure : je suis le « pasteur de l'église de Lisieux, et ceux que « vous voulez égorger sont mes ouailles ; il « est vrai qu'elles sont égarées, mais je ne « désespère pas de b's faire un jour rentrer « dans la bergerie de Jésus-Christ. Vous sa- « vcz combien d'autres ont écouté ma voix : « puis-je désespérer des malheureux qui « sont enfermes ici? Je ne vois pas dans l'E- « vangile que le pasteur doive souffrir qu'on « répande le sang de ses brebis; j'y vois, au « contraire, qu'il est obligé de verser son « sang et de donner sa vie pour elles... Ne « me tez point le nom du roi en avant, Mon- « sieur de Fumichon : je conna § p. rsonnel- « lement la bonté de ce prince, et je dois « croire qu'on l'a surpris en cette occasion... « il csi impossible que Sa Majesté n'approuve « pas noire refus... Soyez sans inquiétude « sur notre appel au roi : je vous promets de « prendre sur moi toute la responsabilité de « cette affaire, et de vous mettie a l'abri de « tout blâme et de toute poursuite. » Le roi, dit l'abbé Archon, approuva la douceur de son premier aumônier. La cour cherchait eu ce moment les moyens d'arrêter le massacre dans les provinces. Voyez aussi la Dissertation sur la journée de la Saint-Barthélémy, ; ar l'abbé Caveirac.

HKNOCH. Voy. Enoch.

HÉ.NOCQ, évoque de Rennes. Voy. Enoch.

HENRI II, (saintj dit le Boiteux ou le Saint, arrière-pet t— fils de Henri l'Oiseleur, et iils de Henri le Jeune, duc de Ravière, naquit en 972, dans le château d'Abunde, sur le Danube, et fut élu empereur en 1002. 11 fonda 1' vèché de Ramberg, battit Hez son, duc de Bavière, rétablit le papeRenoit VIII sur son siège, fut couronné empereur par ce pontife en lO'.i, à Rome, chassa les Grecs et les Sarrasins de la Calabre et de la Pouille, calma les troubles de l'Italie, parcourut l'All- magne, laissant partout des marques de générosité et de justice. C'est dans une de ces dernières expéditions que, coupé et pris par lus ennemis, il se sauva par un saut pé-

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