ELY
donnait les premières notions aes sciences et des Jelli es. Il sa sépara de ce poète pour raison de santé , et fut ensuite déshérité par son père, pour avoir contracté un mariage selon le rit bizarre des quakers. On a d'Ellevood plusieurs ouvrages , «pire autres : Alarme donnée aux prêtres, ou Message du ciel pour les avertir, 1660 ; Histoire sacrée, 2e partie qui contient le Nouveau Testament, 1709; la Davidéide, poëme en cinq livres,
ELLYS (Antoine), théologien anglais, né en 1693, fit ses éludes à Cambridge, posséda successivement différents bénéfices, et fut nommé en 1752 à l'évéché de Saint-David, On a de lui -.Défense de l 'examen sacramentel, comme étant une juste sécurité pour l'Eglise établie, 1738, in- V\ Cet ouvrage, écrit en faveur de l'église anglicane, était dirigé contre les dissenters ; Traité de la liberté spirituelle et temporelle des protestants en Angleterre. Cet ouvrage est divisé en deux parti s. Dans la première, l'auteur s'etforce de prouver que les protestants avaient eu le droit de changer leur doctrine contre ce qu'il appelle les prétentions de l'Eglise romaine. Dans la seconde, il s'occupe de la liberté religieuse dans le rapport des sujets avec le gouvernement. Ce livre parut en 1763, après la mort de l'auteur, arrivée à Glocester en 1761. On a encore d'Ellys : Remarques sur un Essai de David Hume, concernant les miracles, 1752, in-V", et quelques Sermons, imprimés séparément.
ELMENHORST (Geverhart ou Gerhart), de Hambourg, mort en 1621, s'appliqua à la critique , et s'y rendit très-habile. On a de lui des notes sur Minutius Félix et sur plusieurs autres auteurs anciens. Il donna à Leyde, en 1618, le Tableau de Cébès, avec la version latine et les notes de Jean Casel.
ELMENSHORT (Henri), auteur d'un traité allemand sur les spectacles, imprimé à Hambourg, en 1688, in-*°, fait de Vains efforts dans cet ouvrage pour prouver que les spectacles, tels qu'ils sont aujourd'hui, loin d'être contraires aux bonnes mœurs, sont capables de les former. On peut voir cette matière discutée avec plus de raison et de vérité, dans le Traité des spectacles, de Bossuet, dans une Lettre du fameux citoyen de Genève à d'Alembert, dans les Lettres sur les spectacles, par Desprez de Boissy, et dans le Journal historique et littéraire, 15 avril et 1er mai
ELOI (saint), né à Cadillac près de Limoges, en 588, excella dès sa jeunesse dans les ouvrages d'orlévrerie , particulièrement dans ceux qui étaient destinés à orner les églises et les tombeaux des saints. Clotaire II employa ses talents, ainsi que Dagobert, qui le fit son trésorier. On le tira de ce poste pour le mettre sur le siège de Noyon en 640. Il mourut saintement en 659, après avoir prêché le christianisme à des peuples idolâtres, fondé grand nombre d'églises et de monastères, et paru avec éclat dans un concile de Châlons, en 64*. Saint Ouen, son and, a écrit sa Vie. Leveque en a donné une tradu-
ction, Paris, 1693, in-8\Ill'a enrichie d'une version de 16 homélies, qui portent le nom de saint E oi. Elles sont très-touchantes, remplies de belles images, et vraiment éloquentes, malgré la simplicité du style qui porte par1 tout le caractère intéressant delà franchise antique. On a aussi quelques Lettres de ce saint.
ELPÎDIUS ou HELPIDIUS (Rusticus), diacre de l'ég'ise de Lyon au vic siècle, se livra à l'élude de la médecine et acquit la réputation d'un habile praticien. Théo loric , roi des Ostrogoths, l'appela auprès de lui, et on croit qu'il lui confia la charge de questeur de la ville d'Arles. Elpidius mourut vers l'an 533, à Spolète, ville dont il avait relevé les édifices renversés pendant les guerres. On a de lui un Recueil des passages de la Bible que les saints Pères ont reconnu s'appliquer à. Jésus-Christ, et un Poëme sur les bienfaits du Sauveur. Ces deux ouvrages se trouvent dans le Poctarum ecclesiasticorum Thésaurus, de George Fabricius, Baie, 1562, in-4°, dans la Bibliotheca Patrum et dans le Carminum spécimen d'André Rivinus, Leipzig, 1652, in-S°.
ELROI (David), imposteur juif vers l'an 933, s'acquit une si grande autorité parmi ceux de sa nation, qu'il leur persuada qu'il était le Messie, envoyé de Dieu pour les rétablir dans la vil:e de Jérusalem et pour les délivrer du joug des infidèles. Le roi de Perse, Bazi-Bila, informé de la hardiesse de ce fourbe, donna ordre de l'enfermer; mais il s'échappa de prison. 11 fallut, pour s'en délivrer, que son beau-père, gagné par de grandes sommes d'argent, le poiguardàt pendant qu'il dormait.
ELXAI, juif qui vivait sous l'empire de Trajm, fut chef d'une secte de fanatiques qui s'appelaient elxaïtes. Ils étaient moitié juifs et moitié chrétiens. Ils n'adoraient qu'un seul Dieu; ils s'imaginaient l'honorer beaucoup en se baignant plusieurs fois par jour. Ils reconnaissaient un Christ, un Messie, qu'ils appelaient le Grand Roi. On ne sait s'ils croyaient que Jésus fût le Messie, ou s'ils en admettaient un autre, qui n'était pas encore venu. Ils lui donnaient une forme humaine, mais invisible, qui avait environ 38 lieues de haut; ses memb, es étaient proportionnés à sa taille. Ils croyaient que le Saint- Esprit était une femme, peut-être parce que le mot, qui en hébreu exprime le Saint-Esprit, est du genre féminin. Elxaï était considéré par ses sectateurs comme une puissance révélée et annoncée par les prophètes, parce que son nom signifie sel n l'hébreu, qui est révélé. Ils révéraient même ceux de sa race jusqu'à l'adoration , et se faisaient un devoir de mourir pour eux. Il y avait encore sous Valens deux sœurs de la famille d'Elxaï, ou de la race bénite, comme ils l'appelaient. Elles se nommaient Marthe et Marthène, et étaient considérées comme des déesses par les elxaïtes.
EL Y Al AS, nommé aussi Bar-Jesu, fils de Jébas, de la province de Cypre. 11 était avec le proconsul Sergius Paul us. lorsque saint