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en suédois. Un Catalogue des écrivains botanistes arabes, et un Lexicon coranicum, restés manuscrits : ce dernier n'était pas môme achevé, la mort imprévue d'Hinckelmann ne lui ayant pas perm.s d'y me tre la dernière main. La liste de ses ouvrages se trouve dans la Bibliothèque théologique de Walchius et dans le Dictionnaire de Chauffepié.

H1NCKLEY (John), théologien anglais, né dans le comté de Warwick l'an 1617, mort le 13 avril 1695, à Norihfield, dans le comté de Worcester, où il était recteur, laissa, entre autres ouvrages, un volume de Semons, 1657, in-8° ; et Fasciculus litterarum, ou Lettres sur différents sujets, 1680, in -8°.

HINCMAR, religieux: de Saint-Denis en France, puis archevêque de Reims l'an 8V5, fut le 32e prélat assis sur ce siège, et était parent de Bernard II, comte de Toulouse. Il fut l'un des plus savants hommes de son temps, extrêm -ment zélé po .r les droits de l'Eglise gallicane, et la pureté de la doctrine catholique. Au sortir de ses études, il fut appelé à la cour de Louis le Débonnaire ; il prit ensuite l'hab.t monastique dans l'abbaye de Saint-Denis, où il fit rendre un règlement d'une excessive sévérité, mais a iquel il se soumit le premier. Rappelé à la cour, il y resta jusqu'à la mort de ce prince, et l'ut employé par son successeur Charles le Chauve. C'est en 847 que commença son différend avec le bénédictin Gotescalc, au sujet des deux prédestinations ; on l'accusa d'avoir agi avec trop de sévérité dans cette atfaire, au synode de Quierci sur l'Oise ; mais ia suite fit voir qu'il n'avait rien f ,it de trop à l'égard d'un moine dogmatisant, obstiné et incorrigib'e. Voy. G-otescalc. 11 ne se montra (tas moins sévère envers Wulfride et autres clercs qu'il déposa; mais le pape Nicolas maintint leur ordination : il révoqua de môme le jugement porté contre Rothade, évêque de Soissons, que Hincmar avait fait déposer et re.éguer dans un couvent, parce que Rothade avait puni, suivant les canons, un prêtre de son diocèse. Ce prélat s'étant r tiré de sa ville, menacée par les Normands, mourut à Epernai l'an 822, accablé d'années et de chagrins. Il avait des vertus, mais sa rigueur était extrême. Aussi Je P. Longueval, dans son Histoire de VEglisegaliicane, semble avoir bien saisi le caractère d'Hincmar. Nous avons diverses éditions des ouvrages de ce dern.er écrivain, une de Mayeuce, de 1602 ; une autre de Pans, de 1615; et la dernière, que nous d îvons au P. Sinnond, I6i5, 2 vol. înfol., est la meilleure. Ce qu'Hincmar a éiï'rit dé saint Rémi de Reims, et ue saint Denis de Par, s, se trouve dans Surins, et n'est pas dans cette édition. Le P. Cellot ajouta un 3e volume à J édition Uu P. Sirmond, en 1638. Parmi ses nombreux ouvrages on remarque: Traité sur la prédestination ; Traité sur le divorce du roi Lolhaire et de la reine Thietberge; un Recueil de capitulairesMc.Qn trouve encore qu lque ch se d'Hincmar dans la Collection du P. Labbe, et dans les Actes du concile de Douzi, 1658, in-4°. Son style se ressent beaucoup du siècle où il vivait; il

Dict. ue Biographie relig. II.

est dur, embarrassé, diffus, coupé par des citations et des parenthèses sans noinlre. On voit qu'il possédait l'Ec, iture, les Pères, le droit canon et civil, et surtout qu'il connaissait la discipline de l'Eglise, dont il fut un des plus zélés défenseurs.

HINCMAR, neveu par sa mère du précédent, lut fait évêque de Laon avant d'avoir l'âge prescrit par les canons. Sa conduite peu régulière, ses injustices et ses violences cont.e son clergé, donnèrent lieu au Concile de Verberie, où (maries le Chauve le fit accuser; un appel au pape fit suspendre les procédures. 11 ne fut pas si heureux d ms le concile de Douzi, en 871. Il y fut accusé et convaincu desédition, de calomnie, ae désobéissance au roi à main armée. Sa sentence de condamnation lui fut pron jneée par son oncle. Quelijuejusteque fût ce jugement, on n'approuva pas ce dernier de s'y être montré à la fois accusateur et j;ge de sou propre neveu. Celui-ci fut envoyé enexl, quelquefois mis aux fers, et aveuglé. Un autre évêque fut mis à sa place. Le pape Jean VIII, étant venu à Tioyes, et ayant vu l'état dé^ piorable où était réduit Hincm.ir, en eut pitié, et, tout en maintenant sur le siège de Laon le nouvel évê |ue Henulphe, il rénabilita Hincmar en 878, et lui attribua une pa.tie des revenus épiscopaux. Ce malheureux évêque mourut peu de temps après. On trouve ses défenses dans l'Histoire du Con* cilede Douzi, 1653, in-4°.Le P. Ce lot a écrit son histoire, et l'a insérée au tome VI11 de l'édition des Conciles du P. Labbe.

HIPPOLYTE (saint). Il y a trois saints de ce nom, que Pru ^ence, dans V Hymne 11 Peristephan., a confondus, en faisant une seule histoire des actes de ces trois sains, savoir: saint Hippolyte le soldat, que saint Laurent a baptisé; saint Hippoljt ■, prêtre d'Antioche, et saint Hipp lyte, evèque de Porto : ils n'ont cependant rien de commun que le nom , puisqu'ils diffèrent par leur patrie, par le temps où ils ont vécu, par le genre de martyre qu'ils ont souffert. — Hippolyte le soldat fut traîné et mis en pièces par des chevaux indomptés le 13 août, près de Borne, voie Tiburtieune, sous l'empereur Valérien. Il y a une hymne élégante en 1' lonneur de ce saint dans le bréviaire de Tolède, du rite mozarabique, où son martyre est décrit avec toutes les circonstances, et où il est dit qu'il a souffert des tourments analogues à ceux de l'Hippolyte de la fable, lils de ihésée ; les païens, à 1 occasion du même nom, imaginant de lui faire subir le même supplice. — Hippolyte d'Antioche prêtre du temps de Fabios, évêque de cette ville, se laissa, pendaut quelque temps, sédu.re par les novatiens ; mais ayant ab uré l'erreur de Novat, il souffrit généreusement le martyre. Cehii-ci vivait du temps de Dèce, comme le prouve la chronique d'Eusèbe, qui eu parle aussi dans sou Histoire, liv. vi, chap. 35 et les deux suivants. — Le troisième Hippolyte, évêque d'Ostie, célèbre par sa science, fat noyé à Porto, sous l'empereur Alexan ire-Sévère, le 22 août. Saint Jérôme, dans la 84' épitre àMagnus,et

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dans le livre Z)e scriptoribus err/., en fait mention, et lui donne le nom de martyr. Nicô- )horo, dans son Msloire, liv. v, châp. 15, 'appelle évoque de Porto. Saint Jérôme dit iu il ne s, lit pas quelle église il a gouvêri iélase, dans son livre* de« deux natures (outre Eutychès, dit qu'Hippolyte était évoque métropolitain d'Arabie, ce qui a fait croire à un grand nombre de critiques, qu'il élait évoque d'Aden, appelée anciennement Portus Roman us. Banmius soutien! qù il a été évéïpie d'Oslie ou Porto, en Italie, et dit que l'on montre encore la caverne pleine d'eau où il a été jeté, et où il a consommé son martyre. Il ajoute, pour confirmer son opinion, qu'on a trouvé, en 1551, dans les i n virons de Rome, un ancien monument do marbre, avec la figure d'Hippolytc, à l'entour de laquelle était gravé en lettres grecques le Cycle ou Canon pascal dont il est fauteur; monument qui est maintenant placé dans la bibliothèque du Vatican. 11 ne nous reste de son Cycle pascal que la 2e partie. Elle roule sur un nouveau calcul qu'il avait in\ enté pour trouver le jour de Pâques par le moyen d'un cycle de l'a ans. Cet ouvrage a été imprimé pour la première fois par Joseph Scaliger dans son traité De emendatione temporum, Paris, 1583, in-fol.; avec un commentaire , Le.yde, 1595, in-V\ Nous avons encore de cetillustre évéque : une partie considérable d'une Homélie contre Noet, hérétique du iue siècle, où il prouve clairement la distinction des personnes dans-la Trinité, la divinité du Fils de Dieu, et la distinction des natures en Jésus-Christ ; des fragments de ses Commentaires sur l'Ecriture ; Homélie sur la Théophanie ou l'Epiphanie; De V Antéchrist, manuscrit découvert et publié à Paris en 1661 par Gudius, et tiaduiten latin par le P. Combelis : il a été inséré avec des notes dans le 27e vol. de la Bibliotheca Patrum. Eusèbe, saint Jérôme et Photius, en font mention. 11 est ditférent du livre intitulé : De la fin du monde et de l'Antéchrist, qu'on lui a faussement attribué, et qui est une production moderne peu estimable. De Snzarma et Danielè, traduit en latin par le P. Combefis, à la suite du précédent; Demonslratio udversusJudœos, publié en latin par F. Turian et inséré dans VApparatw sacer, de l'oss. vin, 1600, etc. Fabricius a donné une belle édition de ces ouvra0es, en grec et e>i latin, 2 vol. in-fol. , le premier publié en 1716, le second en 1718. On reconnaît dans les écrits de saint H.ppolyte la douceur qui formait son caractère ; mais son style noble et él gant n'est pas toujours pur, ni ses inte. j rotations de l'Ecriture sainte toujours naturelles, parce que son goût pour le sens mystique l'éloigné souventdu sens littéral. Saint Jérôme, saint Chrysostome, Théo.<orel,foi<t l'éloge uV ses ver, us et de ses écrits.

H1RAM, roi de Tyr, lils d'Abihal, monta sur le trône après lui, et fit alliance avec David et avec Salomon sou fils, il fournit à celui-ci des cèdres, de 1 or et de l'argent pour la construction du temple de Jérusalem. Ces deux monarques s'écrivaient l'un à l'autre.

Hiram mourut vers l'an 1000 avant Jésus- Christ, après un règne de <>(> ans

HIKA.YI, excellent ouvrier, que Dieu avait doué du talent de l'ai r.* toutes sortes d'où vrages de cuivre ou de bronze, était (ils d'un tyrien et d'une juive, de la liibu de Nephthali. Salomon se servait de lui pour travailler aux chérubins et aux autres ornements du temple. Il lit, outre cela, les deux grosses colonnes de bronze qui lurent mises à l'en tn'e du vestibule du temple, dont l'une s'appelait jachim, et l'autre boos. 11 fit encore le grand vaisseau nommé la mer d'airain (mare œneum), où l'on conservait l'eau pour l'usage du temple. Les Assyriens enlevèrent ces beaux ouvrages lors de la captivité de Babylone ; on ne sait ce qu'ils devinrent depuis.

HIRNHAYM (Jérôme), né a Troppau, en Silésie, l'an 1635, fut élu, en 1609, abbé du Mont-Sion, vulgairement Strachow, ordre de Prémontré, dans la ville de Prague. Il se rendit recommandable par ses hautes vertus, et aussi par le soin qu il mit à faire fleurir les bonnes études dans sa maison et dans un grand nombre d'autres de son ordre, car l'abbé général de Prémontré l'avait fait son vicaire général pour toutes les abbayes do Bohême, de Silésie et d'Autriche. Doceur en théologie et en droit civil et canonique, il put aussi donner des leçons sur la médecine et sui les belles-lettres. L'abbé Hirnhaym mourut à Prague en 1679, laissant un Commentaire sur le discours de saint Norbert à ses frères; Recta vitœ via, ou Méditations tirées de V Ecriture sainte, et distribuées pour tous les jours de Vannée. Quelques endroits d'une spiritualité trop raffinée firent mettre la première édition à l'index, mais l'auteur les corrigea, et l'ouvrage, alors permis, fut traduit en plusieurs langues et souvent réimprimé ; De typho gencris humant, etc. Ce livre roule sur la vanité et le dangi r de la scie, ce, quand elle n'est point accompagnée de la foi : mais on y trouva plusieurs propositions qui semblaient favoriser le scepticisme, et il fut défendu. Les Observationes Jlallcnses, lib. vu, observ. 8, en contienn. ut une bonne analyse.

HlRSCH (Charles-Chrétien;, ministre protestant, né l'an 170V, aHersbrnck, en Bavière, fit ses éludes à Ratisbonne et à Altdorf; il passa ensuit!' un an à l'université de Leipzig, obtint, en 173'+, la cure de Westbrunn, et, en 1740, le diaconat de Sa nt-Laur nt, à Nuremberg, où il mourut le 2* février 175i. On a de lui, entre autres ouvrages : Essai, d'une histoire ecclésiastique, de Nuremberg, inséré dans !es Acta ecclestastica de cette ville, 9% 10% et 11' parties; Librorum ab anno I usgue ad L sœculi XVI typis exscriptorum ex libraria quadam supellcctile, Norimbergœ privatis sumptibus in communem usum collecta et adservata, millenarii IV, Nuremberg, 1746-17+9, h parties in-i° ; Lettre à M. Heumann de Gœttinguc, contenant la preuve que Luther nest point fauteur de la Bible Latine in-folio , imprimée en 1529, à Wittenberg , dans la Correspondance hambourgeoise (Hamburgische Brief w echseD de

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