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Market-Rasen , fut d'abord quelque temps
vicaire dans le lieu tir SU naissance. I.»' <\nv-
leur Jebb L'ayant engagé à étudier la mé lecine, il suivit ce conseil, el reçut le doctorat à Edimbourg, puis il repril 1"- fonctions de son ministère à Market-Rasen. Il mourut au mois de novembre 1815. Outre plusieurs brochures écrites pendant la guerre contre les colonies , et ensuite contre la république française en faveur des idées de liberté , on a d'Hodgson : Lettres à mislriss Kindersley sur l'esprit du papisme, 1778, in-8" ; Sermons sur la bienveillance universelle, 1778, in-8"; Effusions du cœur et de l'imagination , • 1 779 , in-S ■'.
HODY (Hdmphred) en latin Hodius , naquit le 1er janvier 1059 à Oldcomb , fut professeur royal <le langue grecque dans l'université d'Oxford, où il était archidiacre , el y mourut, en 1706, à 47 ans. On a de lui : Dissertatio de Grœcis illustribus, linguœ grœcœ litterarumque humaniorum instauratoribus ; ouvrage curieux, mais d'une exactitude de détails qui va jusqu'à la minutie, publié de nouveau à Londres , en 1742, in-8", avec la Vie de l'auteur, par Samuel Jebb ; De Jiibliorum textibus originalibus , in-fol., Oxford, 1705. Il y démontre supérieurement la nouveauté des points massorétiques, et détruit , comme l'avait déjà fait Louis Cappel , ce petit artifice imaginé par les rabbins pour anéantir l'autorité des anciennes versions; artitice dont les bons Buxlorf et d'autres hébraïsants (surtout parmi Jes protestants) ont été les dupes. [Voy. Cappel (Louis) , Eléazar, filsd'Onias, Goropius.) Une Dissertation latine contre l'Histoire d'Arislée ; une Dissertation latine , curieuse et savante , sur Jean d'Antioche, surnommé Malala. .Elle est jointe à la Chronique de cet auteur , imprimée à Oxford par les soins et avec les notes de Cbilmead.
HOÉ (Matthias), né à Vienne en 1580, fut conseiller ecclésiastique , premier prédicateur et principal ministre de la cour de Saxe. C'était un esprit emporté, qui se décliaînait également contre les catholiques et contre les calvinistes. 11 mourut en 16V5. On a de \ui un Commentaire sur l'Apocalypse, Leipzig , 1671 , in-fol. , et d'autres ouvrages dignes d'un enthousiaste.
HOEPFNER (Jean- George -Chrétien), théologien protestant do Saxe, né à Leipzig, le k mars 1765, se consacra à renseignement. Il obtint une chaire à l'écoie supérieure de Giessen, et y développa ou enseigna successivement les classiques latins et grecs, l'Ancien et le Nouveau Testament, les langues orientales, la rhétorique, l'éloquence de la chaire , le dogme jusqu'en 1790, époque à laquelle il devint co-recteur du gymnase d'Eisleben. L'âge ayant aggravé une surdité à laquelle il se sentait sujet depuis longtemps, il quitta l'instruction publique vers 1800, et reiusa des offres de plusieurs emplois importants q.ui lui furent faites. 11 se borna à faire des lectures publiques, et il s'occupait en même temps d'opérations de librairie. En 1800, il rédigea la Renommée de
la littérature moderne, et en 1801, l'yl/maiiiivIi de la littérature moderne. Hu'pf'nor munit le 20 décembre 18*27. On cite de lui : manuel de la mythologie grecque, Leipzig, 1795; Epitome theoloqiœ christianœ , ibid., 1804 ; 2e édition , 1819 ; Principes et théorie de l'art d'élever la jeunesse, ibid. , 1803 ; des éditions du Cyclone d'Euripide, 178!) ; des Trachiniennes de Sophocle , 1791 ; dlphigénie en Aulide, 1795; des Grenouilles d'Aristophane, 1797; des Dissertations, entre autres : une sur YEros des poêles grecs de la haute antiquité , 1792; sur cette question : Jsis a-t-elle été adorée en Germanie, et d'où vient le nom d'Eisleben ? 1795 ; De origine dogmatis romano-ponlificiorum de purgato rio, 1792, etc. — On a d'un autre Hokpfneu (I).-L.), pasteur à Uttersen , et membre du comité d'examen du grand consistoire à Gluckstadt , mort en 1830 , des Sermons et quelques écrits de théologie.
HOFF7EUS (Paul), jésuite allemand , rendit de si grands services à la rel'gion catholique , en Bavière et autres provinces d" la Germanie , qu'Albert V, duc de Bavière, disait lui devoir, ainsi qu'à Pierre Cauisius, Ja conservation de la vraie foi, dans la crise où elle se trouvait par les dégâts des nouvelles erreurs. Petrus Cmisius (disait ce prince pieux, en faisant allusion à un passage connu de la liturgie) et Paulus Hoffeus ipsi nos docuerunt legem tuam. Domine. Hoffeeus mourut à Ingols adt en 1608.
HOFFMANN (Daniel), ministre luthérien, professeur de théologie à Helmstadt , fut chef d'une secte qui soutenait qu'il y avait des choses véritables en théologie , gui sont fausses en philosophie ; assertion absurde en bonne logique, et que Pomponace avait déjà tûché d'accréditer. L'erreur de Hoffmann excita des disputes et causa du trouble dans les écoles protestantes de l'Allemagne. Pour les assoupir, le duc de Brunswick, après avoir consulté l'université de RoslO;k, obligea Hoffmann à se rétracter publiquement, et à enseigner que la vraie philosophie n'est point opposée à la vraie théologie. Hoffmann débitait ses délires vers la fin du xvr siècle, et mourut à Wolfenbuttel , en 1611 , âgé de 72 ans. Il a écrit contre Bèze. — Il est différent de Melchior Hoffmann , autre fanatique du xvic siècle, qui mourut en prison à Strasbourg , après avoir fait beaucoup de bruit.
HOFSTÈDE (Pierre), théologien calviniste, natif de Bolerdam, se distingua aussi comme philosophe et comme philologue. Il défondit avec chaleur les croyances rel gieuses contre les envahissements funestes de l'incrédulité et du scepticisme, et écrivit notamment contre le BéUsaire de Marmontel, contre ce mauvais roman qui , après avoir fait tant de bruit du temps des encyclopédistes, est si justement tombé dans l'oubli. Hobtède écrivit beaucoup dans sa langue. Nous citerons les observations qu'il publia à l'occasion de la Dissertation sur le sublime et le naïf dans les beaux-arts , traduite en hollandais de l'allemand de Mcndelssohn,