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nomachiaDavidis et Goliœ ; De multiplia assis usu ; De sex hydriarum capacitate; Inquisitio in fabricant arcœ Noe, Londres, 1660, in-fol. HOTMAN (François), Hotomanus, célèbre jurisconsulte français, né à Paris en 1524, d'un conseiller au parlement, professa ledroit à Lausanne, à Valence et à Bourges. Hotman fut attaché au roi de Navarre, qui l'employa dans plusieurs missions. Catherine de Médicis l'envoya en Allemagne, afin do fa:re servir à ses vues les protestants, comme elle le faisait des catholiques. Son goût pour le calvinisme l'engagea à se retirer à Genève, et de là à Bàle, où il mourut en 1590, âgé de 66 ans. On l'accuse d'avoir été trop avide d'argent, et trop enclin à faire valoir sa prétendue indigence. C'est une charlatanerie qui lui a été commune, dit Feller„ avec quelques philosophes de notre siècle. Ses ouvrages ontété recueillis en 1599, in-fol., en 3 vol., par Jacques Lectius, qui a orné ce Recueil de la Vie de l'auteur, composée par Nivelet. Les écrits les plus connus de cette compilation sont : Brutum fulmen, satire lourde et plate au sujet de l'excommunication du roi de Navarre; Franco-G allia, 1573, in-8% en français 1574, ouvrage dans lequel il assure que la monarchie française estélective et non héréditaire. Les principes dangereux qu'il établit dans ce traité luiiont fait attiibuer les Vindiciœ contra tyrannos de Junius Buitus. On voit par tout cela que c'est un précurseur de la révolution de 1789. De furoribus gallicis et cœde admiralii Castilionii atque illustrium virorum, ab Ernesto Yaramundo Frisio, Edimbourg, 1573, in-4° ; De consolatione e sacris litteris, Lyon, 1593, et Amsterdam, 1649, in-8° ; Commentarius In quatuor Institutionum juris civilis libros, Lyon, 1588. — Antoine Hotman, son frère* avocat général au parlement de Paris du temps de la ligue , soutint avec courage les droits de Henri IV, après avoir été d'abord opposé à ce prince. Il mourut en 1596, laissant quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Les droits de V oncle contre le neveu en faveur du cardinal de Bourbon, 1535, in-8°; Traité de la loi salique, 1593, in-4° : c'est une réfutation de l'ouvrage précédent; Traité des droits ecclésiastiques, franchises et libertés (le l'Eglise gallicane, dans le recueil des Opuscules françaises (sic) de François, Antoine et Jean Hotman, Paris, 1616,' in-8°. Jean était fils de François, et se distingua commo homme politique.
HOTTINGER (Jean-Henri), célèbre orientaliste et théologien protestant, naquit à Zurich en Suisse l'an 1620. Après avoir fait quelques voyages , il professa l'histoire ecclésiastique, la théologie et les langues orientales dans sa patrie, et ensuite à Heidelberg. Hottinger y fit revivre les études, et gagna l'estime de l'électeur. On le rappela à Zurich en 1661, eton le chargea de plusieurs affaires. L'académie de Leyde le demanda en 1667 pour être professeur de théologie. Hottinger se préparait à partir, lorsqu'il s1 noya malheureusement avec une partie de sa famille dans la rivière de Limath, en allant en bateau visiter
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une propriété qu'il possédait sur los bords de cette rivière , le 5 juin 1667. On a de lui : Historia oricvtalis de mahummetismo , saracenismo , chaldaismo , etc. , 1660 , in-4°; Bibliothecarius quadripartitus , in-4° ; Disscrtationes miscetlaneœ , in-8° ; Historia ecclesiastica, 9 parties in-8° ; Promptuarium sive Bibliotheca orientalis , in-4". L'érudition ne manque pas dans ces ouvrages, et l'esprit du protestantisme encore moins, mais quelquefois l'ordre et le goût. Le style en est obscur et embarrassé. Il convenait du prix avec un libraire pour l'impression d'un livre , et travaillait à mesure qu'on imprimait. Avec cette méthode on fait beaucoup d'ouvrages, mais il est difficile qu'on en fasse de bons. Il avait publié vingt ouvrages sur les peuples anciens, et notamment sur les mahométans et les Hébreux. La Vie de ce savant a été écrite en latin par Jean-Henri Heidegger.— Son fils, Jean-Jacques Hottinger, mort à Zurich en 1735 , a laissé un grand nombre d'ouvrages relatifs à la théologie, qu'il professait suivant les maximes de sa communion. HOUBIGANT (Charles-François), né à Paris en 1686, prêtre de l'Oratoire en 1704, également pieux et savant , a donné : une bonne édition de la Bible hébraïque, avec des notes et une version latine, Paris, 1753, 4 vol. in-fol. Cette version est faite sur le texte original, et quant aux livres qui ne sont point dans le canon des Hébreux, il les a traduits d'après, le grec. On en admire avec rai. on le style , qui est élégant , énergique et d'une grande clarté ; mais on a blâmé avec justice l'auteur de s'être arrogé le droit de corriger lu texte hébreu , et de manquer également de respect pour les anciennes versions authentiques. Une Traduction latine du Psautier, faite sur l'hébreu, 1748, in-12 ; celle de V Ancien Testament ( déjà imprimée avec sa Bible hébraïque), 1753,8 vol. in-8°. On a fait à ces deux ouvrages les mêmes reproches qu'au premier. C'est un défaut assez commun des hellénistes et des hébraïsants , de raisonner sur les livres saints d'une manière trop grammaticale , de combattre les interprétations reçues par des subtilités alphabétiques , étymologiques , etc. , qui dérogent autant à la dignité du sens qu'aux autorités les plus respectables. « Aussitôt que le texte « hébreu paraît difficile, dit M. l'abbé Con- « tant de la Molette, le Père Houbigant lui « coupe tête, bras et jambes; il en fait un « tronc mort. Trop souvent il ajoute, il re- « tranche, il transpose. Peu lui importe que « les textes polyglottes et les anciens ma- « nuscrits réclament contre lui : rien n'est « capable de l'arrêter dans sa course rapide ; « il frappe d'estoc et de taille tout ce qui « s'oppose à son passage.... Ce n'est pas avoir « assez de respect pour leurs écrits , que de « transporter l'ordre des mots, sous prétexte « même que cette transposition formerait un « sens plus net et plus naturel. On peut le « remarquer dans une note; mais il n'est pas « permis de faire ce changement dans le « texte , comme a fait le Père Houbigant. il « a porté l'audace jusqu'à corrompre le teiîQ
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« original dans une édition furtive qu'il a « donnée du Psautier hébreu, où il a intro- « duit toutes ses conjectures. On jugera par
« ce soûl trait du caractère de l'auteur
« Il n'aurait pas fait toutes ces corrections « arbitraires, s'il eût plus approfondi la lan- « guc sainte, et s'il l'eût combina avec les « autres langues orientales, avec qui elle a « tant d'affinité... Quoique nous ayons con- « fronté avec soin l'ouvrage du PèreHoubi- « gant avec les variantes de tous les manus- « crits hébreux ou samaritains de l'univers, « que Kennicott vient de publier, nous n'a- « vons pas été assez heureux pour en trou- « ver une qui donnAt du poids à la moindre « de ses corrections arbitraires. — Nouspré- « ferons, ajoute le même critique, la Vulgate « telle qu'elle est, à la version de ce savant; « elle est plus littérale, et dans bien des en- « droits où elle s'éloigne de l'hébreu d'uujour- « d'hui, elle est calquée sur d'anciens manus- « crits qui avaient de meilleures leçons. 11 « en est de môme du Nouveau Testament que « de l'Ancien. Les manuscrits grecs, d'après « lesquels travaillait l'interpi ète latin, étaient « excellents , et souvent supérieurs à notre « grec imprimé. Les plus habiles des protes- « tants , qui cerlainement ne sont pas sus- « pects dans la matière présente, donnent les « plus grands éloges à la Vulgate et à son « auteur. » (Voy. Bukentop, Castro de Léon, saint Jérôme. ) Racines hébraïques : c'est un dictionnaire hébreu-français , 1732 , in-8" ; Examen du Psautier des capucins, 1761 , petit in-8° : bonne critique dont il eût pu profiter pour lui-même ( Voy. Villefroy) ; une trad. des Pensées de Forbes , sur la religion naturelle et révélée, in-8° ; Prolcgomena in Scripturam sacram, 1746, in-4° ; Version des Serinons de Sherlock, 1768, in-8° ; Version de la Méthode de Lesley contre les déistes et les juifs, 1770; Conférence entre un juif, un protestant et un docteur de Sorbonne, 1770, in-8°. Ce savant mourut à Paris le 31 octobre 1783, à l'âge de 97 ans. Depuis quelque temps il était devenu aveugle et rentré en enfance. Il avait cependant de bons moments. Une chose singulière , c'est que quand on frappait son oreille d'un objet dont il s'était occupé, il se mettait à en parler lui seul d'une manière plus machinale que réfléchie. C'était une espèce de carillon ; on touchait tel ressort, et l'air se jouait. On l'entendait à tout instant marmoter hébreu, grec, syriaque, chaldéen, etc. ; quelquefois tout cela était embrouillé, d'autres fois il discutait très-bien. On le consultait encore , parce qu'on savait que sa mémoire tenait toujours ses idées ensemble, et que ses idées étaient souvent justes par une impression profonde et habituelle. M. Adry, ancien bibliothécaire de la maison de Saint-Honoré , a publié dans le Magasin encyclop. de mai 1806, une Notice sur la vie et les écrits du Père Houbigant. HOUDRY (Vincent), jésuite , né à Tours le 22 janvier 1631, et mort à Paris, en 1729, âgé de 98 ans, était d'un tempérament excellent. Quoiqu'il eût passé sa vie à lire et à écrire, il n'eut jamais besoin de se servir de
lunettes, même dans l'Age ,ie plus avancé. Il avait beaucoup de facilité pour la chaire, pour la composition et la poésie. Ses ouvrages les plus connus sont : la Bibliothèque des prédicateurs, Lyon, 1712-1733, 22 vol. in-4° : la Morale a 8 vol., et le supplément 2 : les' Panégyriques, h vol., et le supplément 1 ; les Mystères, 3 vol. et le supplément 1; les Tables, 1 vol.; les Cérémonies de V Eglise, 1 vol.; ['Eloquence chrétienne, 1 vol. Il y a du bon dans cette vaste compilation , mais il y a peut-être autant de mauvais. L'auteur y cite les prédicateurs anciens et modernes, mais il n'a pas toujours fait usage des meilleurs. Il copie trop souvent d'insipides livres de dévotion. Ars typographica , carmen , et d'autres poésies ; un Traité de la manière d'imiter les bons prédicateurs, in-12 ; des Sermons en 20 vol., écrits d'un style lâche et languissant. La liste de ses ouvrages est dans Nicéron.
HOUSTA (Baudouin de), augustin, né à Toubise, bourg de Hainaut , s'est distingué dans son ordre par ses lumières et ses vertus ; il en occupa les premiers emplois , et mourut à Enghien en 1760. On a de lui un ouvrage intitulé : Mauvaise foi de M. Fleury, prouvée par plusieurs passages des saints Pères , des conciles et d'auteurs ecclésiastiques , qu'il a omis , tronqués , ou infidèlement traduits dans son histoire, Malines, 1733, 1 vol. in-8". Ce livre, peu agréable pour la forme et la manière d'écrire, contient un assez grand nombre d'observations critiques ; il y en a plusieurs d'inutiles et d'inexactes ; mais il y en a aussi de solides et bien prouvées, auxquelles le défenseur de Fleury, le sieur Osmont du Sellier, appelant capucin profès , nommé autrefois le P. Tranquille de Bayeux, n'a rien trouvé à opposer. Si le P. de Housta montre quelquefois un peu d'humeur, s'il croit découvrir de la mauvaise foi dans des passages où peut-être il n'y a que de l'inattention ou de la négligence, il faut convenir d un autre côté que l'illustre historiographe a donné occasion à des reproches fondés , que sa critique a été quelquefois caustique et amère, et qu'il a porté un regard sévère sur des choses qui se présentaient naturellement sous un aspect favorable. 11 n'est que trop vrai encore que les compilateurs modernes qui n'avaient ni son érudition, ni son jugement, ni son zèle pour l'orthodoxie, ont employé son ouvrage et son nom pour porter la confusion dans le droit canonique et civil , et troubler la paix précieuse qui unissait l'empire et le sacerdoce. Voy. Honoré de Sainte-Marie.
HOUTEVILLE ( Claude-François], membre de l'académie française, né à Paris en 1688, demeura environ dix-huit ans dans la congrégation de l'Oratoire , et fut ensuite seciétaire du cardinal Dubois, qui l'aima et l'estima. L'académie française lui donna la place de son secrétaire perpétuel le 27 février 1742; mais il n'en jouit pas longtemps, étant mort à Paris le 8 novembre de la même année, âgé d'environ 5i ans. 11 était abbé de Saint-Vincent du Bourg-sur-Mer. Son ouvrage le plus connu porte ce titre : La vérité de la