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Paul vint à Paphos, et il mil en usage son art magique, pour empocher que le proconsul n'embrassât la foi ue Jésus-Christ. Mais Paul, le regardant d'un œil menaçant, lui prédit que la main de Dieu allait s'appesantir sur lui, et qu'il serait privé de la lumière pour un certain temps. Alors ses yeux s'obscurcirent, et i lurnantde tous côtés, il cherchait quel |u'un qui lui donnât la main. Ce miracle loucha le proconsul, quise rendit à la vérité et se déclara hautement pour Jésus- Christ.
EMRER l'w i ,), ministre protestant, né à Débrerzin uans la Haute-Hongrie, a donné plusieurs ouvrages au commencement du xvin' siècle : Des sermons en hongrois, Clausenbourg, 1700, in-V"; Historia ecclesiœ rcformatœinHungaria cl Transihania, Utrecht, 17-28, in-i°, avec des additions par Fr.-Ad. Lampe, professeur d'histoire ecclésiastique dans cette ville. Charles Péterffy dit, dans sa Collection des conciles de Hongrie, toru. Irr, que cette Histoire n'est farcie que de faits apocryphes, de calomnies et d'invectives contre l'Eglise romaine.
EMER1CH. Voy. Eymerick (Nicolas).
EMERY (Jacqces-André), supérieur général de la congrégat on de Saint-Sulpice, né à Gex le 215 août 1732, était fils du lieutenantgénéral criminel au bailliage de ceit i ville. Après avoir commencé ses études chez les jésuites de Màcon, d entra, vers 1750, dans la pet te communauté de Saint-Sulpice à Paris, et fut ordonné prêtre en 17513. II devint professeur de dogme au séminaire d'Orléans en 1759, professeur de morale au séminaire de Lyon peu de temps après , et se lit recevoir docteur en théologie en 17C'i- à l'un ive site de Valence. Emery fut nommé, en 177G , supérieur du séminaire d'Angers et vicaire-général de ce diocèse, et devint, en 1782, supérieur-général de la congrégation de Saint-Sulpice, après la démission de l'abbé Légal lie. En 1"ÎSÏ , il reçut l'abbaye de Bois-Groland , dans le diocèse de Luçon. Dans les diverses fonctions qui lui furent confiées, l'abbé Emery lit preuve de toutes les qualités requises pour les remplir dignement ; on remarquait surtout en lui un mélange heureux, de douceur et de fermeté, et une grande connaissance des hommes et des choses. Il établit en 1789 un séminaire à Baltimore, qui venait d'être érigé en évëché, et y envoya plusieurs prêtres de Saint- Sulpice. Bientôt la révolution l'enleva à ses pieus "s occupations : son séminaire fut fernu'1, et lui-même jeté dans la prison de Sainte- Pélagie , d'où il s rlit peu de temps après, pour être de nouveau renfermé à la Conciergerie. Pendant seize mois que dura sa captivité, il prodigua les consolations aux malheureuses victimes de la révolution, et tel était le succès de son ministère , que Fouquier-Tinville disait de lui : Ce petit prêtre empêche les autres de crier. Les évèques constitutionnels Lamouretle et Fauchet avaient été proscrits et jetés dans la même prison que l'abbé Emery : celui-ci eut le bonheur de les amener au repentir. Après la révolu-
tion du 9 thermidor an n (27 juillet 179k), il fut rendu à la liberté. M. do Juigné , alors en exil, l'avait nommé grand-vicaire. L'abbé Emery administra dès lors presque seul le diocèse de Paris , et par sa conduite pru- ' dente et modérée se c meilia tous les suffrages. La révolution du 18 fructidor an v (4 septembre 1797) l'obligea de se condamner encore quelque temps à la retraite. L'abbé Emery fut entièrement étranger au concordat de 1K01, auquel il se soumit, parce qu'il émanait de Tant irité du saint-siége. En 1802, le gouvernement lui offrit l'évêché d'Arras, qu'il refusa: il ne deman lait qu'à reprendre ses anciennes fonctions; et il acheta une maison h Paris, où il donna do nouveau ses soins à l'éducation ecclésiastique. Il avait la confiance de tous les évêques de France, et entre autres celle d'un prélat alors en crédit, le cardinal de Belloy. En 1809, il fut adjoint a une commission de deux cardinaux et de cinq évêques. Il y parla avec fermeté, et refusa, le 1 1 janvier 1810, de souscrire à des projets funestes à la religion. 11 eut ordre de quitter son séminaire ; mais il y rentra bientôt, et fut adjoint à. une seconde commission , où il montra la même fermeté. Mandé aux Tuileries, il y parla avec une courageuse liberté devant l'homme à qui il était si peu aisé de faire entendre la vérité. 11 mourut hi ntùt après, le 28 avril 1811. Ses obsèqu is furent célébrées avec pompe ; plusieurs prélats et un grand nombre d'ecclésiastiques de tous les grades les honorèrent de leur présence. On lui doit les ouvrages suivants : L'Esprit de Leibnitz, Lyon, 1772, 2 vol. in-12, réimprimé en 1803, sous le titre de Pensées de Leibnitz sur la religion et la morale, 2 vol. in-8". L'auteur se proposa de réunir dans cet ouvrage tout ce que Leibnitz avait écrit sur la religion, afin de prouver que l'incrédulité n'était pas , comme les philosophes modernes s'en vantaient, le partage de toute tète pensante, et qu'on pouvait ici opposer philosophe à philosophe; L'Esprit de sainte Thérèse , Lyon , 1775 et 1779 , in-8", et 1820, 2 vol. in-12. C'est un recueil de ce que l'auteur a jugé de meilleur pour la pratique dans les écrits de cette sainte. Conduite de l'Eglise dans la réception des ministres de la religion , qui reviennent de Vhérésie et du schisme , 1797 et 1801 , in-12 ; Le christianisme de François Bacon, ou Pensées et sentiments de ce grand homme sur la religion, 1799, 2 vol. in-12. Le Discours préliminaire, la Vie de Bacon et deux éclaircissements, qui sont à la fin de l'ouvrage, attestent la solidité, la sagesse et la critique de l'auteur. Une édition de la Défense de la Révélation d'Euler contre les objections des esprits forts, suivie des Pensées de cet auteur sur la religion , supprimées dans la dernière édition de ses lettres à une princesse d'Allemagne, Paris, 1805, in-8". Cet ouvrage d'Euler, écrit en allemand et traduit en français, était devenu extrêmement rare ; ainsi , c'est un nouveau service que l'abbé Emery a rendu à la religion, en ressuscitant, pour ainsi dire, un monument si précieux. Ce qui distingue
EML