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1709, p. VIO sqq.; puis par Leibnitz, dans ses Scriptores firunstricenses, 1710, tome II, p. .'519 sqq., et par J.-Chr. Harenberg, Historia ecclehœ Ganàesfl., 173V, p. V09 sqg.; une Histoire de l'Immaculée Vierge Marie, •nère de Dieu, tirée du Prot-évanyile de saint Jacques, frère de Jésus, poëme composé de 859 vers hexamètres léonins, comme tous les vers de l'auteur; Histoire de V ascension de Noire- Seigneur, poëme de 150 vers, composé sur une traduction du grec en latin, due à Jean l'évoque ; la Passion de saint Gandolphe , martyr, 564 vers élégiaques, où certains détails singuliers se mêlent au sérieux du sujet; la Passion de saint Pelage, à Cor doue, poëme de 404 vers hexamètres; La chute et la conversion de Théophile, ridame ou an hidiacre d'Adona en Cilicie, 455 vers hexamètres; Y Histoire de la conversion d'un jeune esclave exorcisé par saint Basile, poëme de 249 vers; VHistoirc de la passion de saint Denis , illustre martyr, poëme de 266 vers hexamètres; Y Histoire de lu passion de sainte Agnes, vierge et martyre, poëme de 459 vers ; six Comédies, savoir : Gallicanus; Duhitius; Callimachus ; Abraham; Paphnucius; Sapicntia, sive Fides, Spes et Chantas. « Les six « comédies de Hrosvita, dit M. Magnin, sont « un des plus curieux échantillons de cette « littérature monastique; elles sont nn des « chaînons les plus brillants, et peut-être le « plus pur, de la série non interrompue « d'œuvres dramatiques qui lient le théâtre « païen, expirant au ve siècle, au théâtre mo- « derne, renaissant au xm* dans toutes les « contrées de l'Europe. On peut deviner , « d'après la nature des sujets mis en vers « par Hrosvita, quelle sera la couleur génév< raie de son théâtre. Honorer et recomman- « der la chasteté, tel est le but presque uni- « que que se propose la pieuse nonne. » Bodo et Harenberg citent une Vie en vers de saint Innocent et de saint Anastase, patrons de Gandersheim, que Hrosvita avait placée comme une sorte d'introduction devant son poëme sur la fondation de Gandersheim. Ce morceau paraît perdu. Plusieurs biographes, entre autres Trithème, dans son Liber de viris illustribus Germaniœ, citent de Hrosvita un livre d'épigrammes et d'épîtres, qui ne sont probablement autre chose que les préfaces et les dédicaces, en vers et en prose, dont l'auteur a fait précéder laplupart de ses écrits. HUBENS (Jacques-Joseph de), doyen delà célèbre église collégiale de Saint-Martin à Liège, mort dans cette ville le 25 mai 1780, à 68 ans , s'est fait connaître dans presque toutes les provinces catholiques par son zèle pour l'adoration du saint-sacrement. Pour étendre non-seulement dans toute l'Europe, mais jusque dans les deux Indes , Y Association de l'adoration perpétuelle, il n'a épargné ni fatigues, ni dépenses, ni sollicitations, ni aucun des moyens qu'une piété active peut imaginer^ et employer. On lui doit la publication d'un graud nombre d'ouvrages de piété. C'était un homme singulièrement reommandable par la simplicité et l'innocence de ses mœurs , la douceur et la tranquillité

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de son caractère. On a remarqué comme une circonstance singulière qu'il est mort le jour même où Le grand objet de son zèle recevait, dans toute l'étendue de l'Eglise catholique, les honneurs du plus glorieux triomphe.

jour auquel il avait constamment souhaité de mourir , et auquel il était parvenu à se persuader qu'il mourrait en effet. Un théologien distingué a fait à son sujet un beau discours sur ce passage du quatrième livre de [Imitation de Jésus-Christ , chap. 14 : 0 vere ardvns fides eorum ! Probabile existais argumentum sucrœ. prœsentia; tuœ.

HUBEU (Sami.ee), était originaire de Berne, et professeur en théologie a Willenberg vers l'an 1592. Luther avait enseigné que Dieu déterminait les hommes au mal comme au bien : ainsi Dieu seul prédestinait l'homme au salut ou à la damnation ; et , tandis qu'il produisait la justice dans un petit nombre de tidèles, il déterminait les autres au crime et à lïmpénitence. Huber ne put s'accommoder de ces principes ; il les trouva contraires à l'idée de la justice , de la bonté et de la miséricorde divine. 11 enseigna que Dieu voulait le salut de tous les hommes, que Jésus-Christ les avait tous rachetés , et qu'il n'y en ava't pas un pour lequel Jésus- Christ n'eût satisfait : de sorte que les hommes n'étaient damnés que par leur propre volonté et en nbusant de leur liberté. Cette doctrine raisonnable fit chasser Huber de son université. On a de lui Y Explication des chap. 9, 10 et 11 deYEpîlre aux Romains, in-8°.

HUBER ( Marie j , née à Genève en 1695 , morte à Lyon , le 13 juin 1753 , âgée d'environ 59 ans, est connue par plusieurs ouvrages qui ont eu quelque cours , entre autres par des Lettres sur la religion essentielle à l'homme , 1739 et 1754 , 6 partie* in-12. Cet ouvrage a essuyé de justes censures : l'auteur se borne au pur déisme. Elle publia aussi : Système des théologiens anciens et modernes, conciliés par l'exposition des différents sentiments sur l'état des âmes séparées des corps, 2' édit., 1739, in-12. Elle attaque, dans cet ouvrage, le dogme des peines éternelles, ce qui lui attira de justes et nombreuses critiques des catholiques et des protestants. Mademoiselle Huber était elle-même protestante. Elle avait assez d'esprit pour sentir l'inconséquence des principes de sa secte, et crut se tirer d'embarras en se jetant de plein gré dans les erreurs où ils conduisent.

HUBERT (saint), l'apôtre des Ardennes , évêque de Maastricht , succéda à saint Lambert en 697 , selon Je P. Roberti et le P. Fisen ; mais, selon les hagiographes d'Anvers, en 709 II transféra le corps de son saint prédécesseur de Maëstricht à Liège, et le plaça dans l'église qu'il fit bâtir à l'endroit même où il avait subi le martyre : il y plaça en même temps le siège épiscopal. Il convertit à la foi un grand nombre d'infidèles dans les Ardennes, ce qui lui mérita le nom d'Apôtre de ce pays. Il mourut à Terwueren en Brabant , le 20 mars 727. Son corps fut porté à Liège et déposé dans l'église collégiale de Saint-Pierre. En 817, on le trans-

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