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et sa Vie, composée par lui-même, dont la traduction française par Suard a été publiée à Paris on 1777.
HUMILITE mainte), néeàFaënza en 1226, d'une bonne famille ; ayant engagé son mari à vivre dans la continence, elle fonda, 0 ans après son mariage, les religieuses de Vallombrcuse, et mourut le 31 décembre 1310, à Si- ans. Elle était parvenue à cet Age malgré les austérités extraordinaires qu'elle avait pratiqué* s.
HUMPHHEY (Laurent) , théologien anglais, né à Newport-Pagnell, dans le duché de Buc'.ingham, ves 1527, mourut doyen de Winchester en 1590. Il était fort versé dans les matières théologiques, et il serait parvenu aux premières dignités, si son attachement au calvinisme ne l'en avait fait éloigner. On a de lui plusieurs ouvrages de controverse et de littérature. On trouve dans les premiers bien des calomnies contre l'Eglise romaine, dans les autres il y a peu de goût et de philosophie. Les principaux sont : Epistola de grœcis litteris et Homeri lectione et imitatione etc., en tète de la Cornucopia, d'Adrien Junius, Bile, 1558, in-fol. ; De religionis conservationc et reformatione, drquc primalu regum, Bile, 1559, in-8°; De ratione interpretandi auctores, in-8° ; Optimales, sivc denobilitatc ejusqw origine, in-S°; Jesuitismi pars prima et secundo, in-8° ; Pharisœismus vêtus et novus, in-8°.
HUNN^EUS (Augustin), né à Malines en 1522, s'appliqua aux langues savantes, fut professeur en théologie et chanoine de Saint- Pierre, docteur et recteur de l'université de Louvain, où il mourut le 7 septembre 1577. 11 écrivait bien en latin, et possédait les langues grecque et hébraïque. Il travailla à débarrasser la philosophie de l'école du barbai isme qui l'enveloppait. Nous avons de lui plusieurs ouvrages sur cette science, il a donné aussi quelques éditions delà Somme de saint Thomas, revues sur des manuscrits fort anciens; la meilleure est celle d'Anvers, 1575, en 4 vol. ip-fol. Le travail de Huunœus a beaucoup aidé ceux qui ont publié le même ouvrage depuis. Cet auteur a eu part à l'édition de la Polyglotte d'Anvers. HUNNIUS (Gilles) , ministre luihé ien de Wittenberg, où il mourut le 4 avril 1693, à 53 ans, a beaucoup écrit contre les calvinistes. On cite surtout son Calvinus judaizans, Wittenberg, 1595, u>8", où il reproche a Calvin d'avoir employé les interprétations des rabbins pour dénaturer le véritable sens des Ecritures.
HUNNOLD (François), né dans le pays de Nassau, entra chez les jésuites et se distingua par ses Sermons, qui sont peut-être les meilleurs parmi ceux qui ont été fads en Allemagne vers le commencement du xvnr siècle, lis sont en 6 vol. in-fol., d'abord imprimés à Co.ogne et à Augsbourg. Les éditions en ont été multipliées dans différentes provinces de l'Allemagne. On lui reproche de s'écarter quelquefois des plans qu'd annonce, et de ne choisir pas toujours bien les exemples qu'il apporte en preuve des véri-
tés qu'il avance. Il mourut à Trêves en 1746.
HUNT (Thomas), savant hébraïsant anglais, né l'an 1696, fit ses études à Oxford, prit le grade de bachelier en théologie en 17i-3, et celui de docteur en 1744. Sa première publication fut un fragment de saint Hippolyte, qu'il fit imprimer d'après deux manuscrits, et qui fut inséré dans la Bibliotheca bibliva de Parker, 1728, in-4°. Ayant été promu ei", 17.^.8 à la chaire d'arabe fondée par le docteur Laud, il prononça un discours, De antiquitate, eleqantia, utilitate linguœ arabicœ oratio, Oxford, 1739, in-4° de 56 pages. En 1747, Hunt en prenant possession de la chaire de professeur royal en hébreu, prononça un autre discours, De usu dialecticorwn orientalium, ac prœcipue arabicœ, in hebraico çodice inlerpretando, qu'il publia l'année suivante à Oxford. Il avait fait | araitre en 1728 ses conjectures De benedictione patriarchee Jacobi, Oxford, in-4°, tirées seulement à cent exem; laires, et en 1757 il se fit l'éditeur des Oeuvres complètes de Hooper, évoque de Batb. Hunt mourut le 31 octobre 1774, et eut pour successeur dans sa chahe d'arabe Je célèbre White. Il était de la société royale de Lonares et de celle des antiquaires. Indépendamment des écrits dont nous avons parlé, il avait publié en 1746 une Notice sur la Relation de l'Egypte d'Ab ailatif, relation qu'il avait traduite et qu'il proposa par souseription; mais l'impression n'en eut pas lieu. Kennicott fit paraître l'année même de la mort de Hunt, un ouvrage de ce savant, intitulé : Observations sur quelques passages du livre des Proverbes, suivies de deux ser~ nions, in-4°.
HUNTINGFORD (George-Isaac ) , savant anglais, né l'an 17i8 à Winchester, fut mis en 1789 à ^a tête du collège de cette ville, et reçut le bonnet de docteur en 1793. Il obtint successivement plusieurs bénélices, devint évoque de Glocester en 1802, et mourut en 1815. Huntingibrd avait publié en 1795 et 1797 deux volumes de sermons et de discours divers; une traduction latine d'Elien, 1 vol. in-12; Appel aux églises dissidentes, ou Vœu d'union entre elles et l'église établie, 1800, in-8°; 2e édit., 1808; deux recueils de poésies lyriques grecques, savoir, des Odes grecques, 1781, tirées à cinquante exemplaires; Metrica monostrophica, 1782.
HUNITNGTON (Guillaume Hunt, connu sous le nom de), fameux sectaire méthodiste, né l'an 1774, dans une ferme du comté de Kent, eut une jeunesse orageuse et trèsagitée. Après avoir été' domestique, il s'était fait jardinier, consacrant tous ses loisirs à la lecture des livres saints. Il taillait un jour un v.eux poirier, lorsqu'il crut entendre une voix du ciel, qui l'appelait à prier Jésus- Christ d'une manière plus parfaite. Toutefois le dénuement dans lequel il >e trouvait l'empêcha de s'appliquer sur-le-champ à ce qu'il regardait comme sa mission. Après s'être uns encore au se vice u'un manufacturier d'Ewel et s'être fait porteur de charbon à ThamësDitton, il résolut enfin de prêcher, dût-il mourir de faim. Le méthodiste Toriei
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