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particulièrement les réflexions d'Euler, c'est la clarté réunie à la précision; c'est une certaine simplicité qui accompagne presque toujours les pensées véritablement profondes. Celles surtout où il fait tourner ses connaissances astronomiques en preuves de la religion , sont très-remarquables ; Nouveaux opuscules de Fleury, Paris, 1807, in-12. Us renferment des éclaircissements sur l'assemblée du clergé de 1682, et de judicieuses réflexions sur les quatre articles qui y furent dressés ; Pensées de Descartes sur la religion et la morale, Paris, 1811, in-8°. M. Emery se proposait de joindre Newton aux philosophes dont il avait fait connaître les sentiments; mais il n'eut pas le temps de terminer ce travail. Il a été l'éditeur de plusieurs ouvrages de M. de Luc , ainsi que des Lettres à un évéque sur divers points de morale et de discipline, par M. de Pompignan, 1802, in-8°. 11 a aussi inséré plusieurs articles dans les Annales philosophiques.
EM1LIANI (saint Jérôme), fondateur des clercs réguliers, dits Somasques, né à Venise, d'une famille patricienne , | orta les armes pendant sa jeunesse. Ayant été fait prisonnier de guerre, et délivré d'une manière tout extraordinaire, il prit la résolution de quitter les armes pour se dévouer entièrement au service du grand Maître des armées. De retour à Venise, touché de compassion à la vue des orphelins qui manquaient de tout, il en retira un grand nombre dans une maison, où il leur prodigua tous les soins pour les former à la vertu , et pour les rendre utiles à la société. Le bienheureux Cajetan, et Pierre Gara (l'a , depuis pape sous le nom de Paul IV, louèrent beaucoup son zèle, et l'engagèrent à faire , dans d'autres villes, des établissements semblables à celui qu'il venait de faire à Venise. Après en avoir formé à Brixen, à Bergame et ailleurs , il se retira dans un petit vidage près de cette ville, nommé Somasque , où il institua sa congrégation, qui fut appelée de ce nom. La fin de cette congrégation est l'éducation des orphelins et l'instruction de la jeunesse. Cet institut fut approuvé par Pie V, Sixte V et Clément VIII. Il passa le reste de ses jours dans les exercices de la plus grande charité envers le prochain, et mourut l'an 1537, âgé de 56 ans. Benoît XIV le béatifia. Augustin ïurlura et André Ste la , l'uu prêtre, l'autre général des Somasques, ont écrit sa Vie.
EMLYN ( Thomas ) , théologien anglican , de la secte des non-conformistes , né l'an 1663 h Stamford , dans le Lincolnshire , fut, en 1683, chapelain chez la comtesse de Donegal, mariée peu après à sir William Franklin. En 1691 , après avoir voyagé et prêché dans divers endroits de l'Angleterre et de l'Irlande , il s'attacha à la congrégation des non-conformistes de Woed-Strcet, à Dublin. Il s'était marié, et il jouissait d'une position honorable, lorsque, s'étant déclaré contre la Trinité et pour la prééminence du Père sur le Fils et le Saint-Esprit , il fut privé de ses fonctions , puis condamné à une amende et enfermé dans une prison, où il resta deux
années. Rendu à la liberté , il n'en continua pas moins de prêcher et d'écrire en faveur de son système jusqu' à sa mort , arrivée le 30 juillet 1743. Parmi ses nombreux ouvrages de controverse , nous citerons : Défense du culte de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans les principes des unitaires, 1706 ; Considérations sur la question préliminaire aux diverses questions relatives à la validité du baptême, etc., 1710. Cette question préliminaire est de savoir si le baptême d'un premier chrétien ne suffit pas à sa postérité tout entière , et si la cérémonie en doit être renouvelée sur chaque enfant. — Son fils, Sollom Emlyn , fut un habile jurisconsulte ; il mourut en 1756, après avoir publié une Histoire des plaids de la couronne, par le lord Chief Justice Haie , 1736 ,2 vol. in-fol. , avec une préface et des notes ; et les OEuvres complètes de son père, 1746, 3 vol. in-8°, en tête desquels il mit une Notice biographique,
EMMERICH ( Frédéric - Chaules -Timoxhée), ministre et prédicateur protestant, né à Strasbourg, le 15 février 1786, soutint, à l'<1gc de 21 ans, une thèse, qu'il intitula : De Evangelio secundum Hebrœos, JEgxjptios, atque Justini martyris , Strasbourg, 1807. Il voyagea en Allemagne , vint en France , et demeura pendant six mois à Paris, où il fit la connaissance des savants les plus distingués. De retour h Strasbourg, il fut nommé supérieur du collège de Saint-Thomas, et, en 1802 , il obtint la chaire des langues latine , grecque et hébraïque , au gymnase de cette ville. En 1812 , il devint professeur agrégé du séminaire protestant, où il donna un cours d'histoire ecclésiastique. En 1819 , il professa la même science à la faculté de théologie, qu'on venait d'établir en vertu d'une ordonnance royale , et prêcha souvent dans le temple de Saint-Thomas, où son éloquence attirait de nombreux auditeurs; sa bibliothèque était une des plus riches de l'Alsace. Emmerich se proposait de donner une histoire politique de tous les temps et de tous les pays, qui était le résultat de longues et pénibles recherches , lorsqu'il succomba, le 1er juin 1820, à l'Age de 34 ans. On a de lui , outre la dissertation dont nous avons parlé : Quel est pour nous le but du Jubilé de la réformation? (en allemand) Strasbourg , 1816; Deux discours prononcés par V.-Ch.-T. Emmerich, ibid., 1817, Treuttel et Wurtz (en allemand); Choix des sermons posthumes du docteur F.-Ch.-T. Emmerich, ibid. , 1821, 1 vol. in-8", avec une préface du docteur Redslob. En 1824, on publia les Sermons d'Emmcrich , à Strasbourg , en 2 vol. in-8°.
EMMERICH (Anne -Catherine), née à Flansk, près Coesfeld, dans l'évêché de Munster , le 8 septembre 1774 , de parents pauvres, fut favorisée dès son enfance de grâces extraordinaires, et voulut se faire religieuse. Après avoir essuyé plusieurs refus, elle fut enfin admise, en 1802, chez les augustines de Dulmen, et, le 13 novembre 1803, elle prononça ses vœux. En 1798 , elle avait eu une première vision où lq divin Rédempteur