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zioet doNeftuno. 11 eut pour successeur Clément XI.
INNOCENT XIII ( MlCHlu.-Av.i: Cowot ) ,
Romain, le huitième pape de sa famille, fut (Mu en 1721, et mourut le 7 mars I7^'i, sans avoir eu le temps rie signaler son pontificat par des actions éclatantes. Les maladies dont il fut afflige" depuis son exaltation ne lui permirent pas de faire tout ce (jne soi) zèle lui inspirait. A son avéneraeni au trône pontifical, il lit présenl au prince Stuart , fils de Jacques III, d'une pension de 8,000 vews, romains. Comme on lo pressait , à l'heure de Ja mort, de remplir les places vacantes dans le sacré collège, il répondit : Je ne suis' plus de ce monde. L'astronome Lalande donne des éloges à ce pape dans son Voyage en Italie. Benoll XIII lui succéda.
INSTITOR (Henri) , dominicain allemand, nommé par Innocent VIII , en 1484, inquisiteur général do Mayence , de Cologne , de Trêves , etc. , composa , avec Jacques Sprenger, son confrère, le traité connu sous le titre de Maliens maleficiorum, Lyon, l's8r*, et réimprimé plusieurs fois depuis, in-8" et in-V°. On a encore de lui un traité : De monarchia, et un autre : Adversus errorcs eirca Eucharistiam, Leipzig, 1495, in-4°. Il mourut en Italie au commencement du xvi" siècle.
ÎNTERIANO df AYALA (Jean), religieux espagnol de l'ordre de 1 <> Merci, et docteur de l'université de Salamanque, dans laquelle il professa la théologie, né en 1656, mourut à Madrid en 1730, à 74 ans : il est principalement connu par un Traité sur les erreurs où tombent la plupart des peintres, lors-
3u'ils peignent des sujets pieux. Il leur onne des avis nour les éviter. Son ouvrage est intitulé : Pictor christianus eruditus , in-fol., Madrid, 1720. Jean Molanus a donné Historia imaginum, qui sert au môme but. On a encore de lui des Poésies. Sa versification est facile, naturelle, mais trop prosaïque. On cite ses Sermons, qui ont été imprimés plusieurs fois. Il fut prédicateur du roi. INVEGES (Augustin), né à Sciacca en Sicile, en 1593, se fit jésuite, enseigna la philosophie, quitta ensuite la société après s'être fait séculariser, et mourut à Palerme en 1677, à 82 ans, après avoir publié une Histoire de la ville de Palerme, 1649, 1650 et 1651, 3 vol. in-fol., en italien, dont le 3e est rare ; et Y Historia paradisi terreslris, 1651, in- 4°. On a encore de cet écrivain l'Histoire de la ville de Cacabo en Sicile, aujourd'hui Cacamo, sous le titre de La Carthagine siciliana, etc., imprimée à Palerme en 1661, in-V\ Ii dit dans cet ouvrage que les habitants de Cacamo et ceux de Palerme furent ceux qui chantèrent le premier motet des Vêpres siciliennes, avec l'applaudissement général de tous les historiens. / Cacamosi coi Panormiiani, nel Vcspro siciliano, cantarono il primo motetto, con molto applauso di tul'i :;k Scrittori.
IRÉNÉE (saint) , disciple de saint Polycarpe et de Papias, qui eux-mêmes avaient été disciples de saint Jean l'Evangéliste, naquit dans la Grèce vers l'an 140, selon les
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uns, ou 120, suivant d'autres, et fut envoyé
dans les Gaules l'an 157. En lui commence la longue chaîne des docteurs qui ont illustré l'Eglise gallicane. Il fut d'abord prêtre (\a\^ l'Eglise de Lyon, et succéda ensuite à , Pothin. martyrisé sous l'empire de Marc- Aurèle, l'an 177. Devenu le chef des évoques des Gaules, il en fut la lumière et le modèle. La querelle qui s'é.leva entre les évoques asiatiques et le pape Victor Ier donna occasion à Irénée de faire briller ses talents et son amour pour la paix; il n'oublia rien pour la rétablir. Le sujet de la dispute roulait sur la célébration de la PAque. Les évoques d'Asie prétendaient qu'on devait toujours la célébrer le 14e jour de la lune de mars ; Victor Ier et les évoques d'Occident soutenaient, au contraire, qu'elle ne devait être célébrée que le dimanche suivant. Les évoques d'Asie tinrent plusieurs conciles sur ce sujet, et persistèrent à vouloir retenir leur ancien usage. Le pape condamna leur résistance ; il forma même le dessein de les excommunier; mais, dans la crainte d'irriter le mal, il proposa son dessein aux évoques. Saint Irénée (quelques savants prétendent que la lettre de saint Irénée au pape, ainsi que celle qui porte le nom de Polycrate, sont supposées ou considérablement altérées), au nom des évèques des Gaules, l'exhorta à user de son autorité avec modération. Les protestants, et en particulier le ministre Jurieu, disent que le pape Victor excommunia les évèques d'Asie ; mais toute leur preuve consiste dans le titre du 24e chapitre du 5 livre de l'Histoire- ecclésiastique d'Eusèbe, titre qui ne se trouve pas dans l'original grec, et qui d'ailleurs n'est nullement conforme à ce qui est contenu dans le chapitre. La ville de Lyon devint, par les soins d'Irénée, une de celles où le christianisme florissait le plus ; aussi fut-elle distinguée des autres, lorsque la cinquième persécution s'éleva. Un très-grand nombre de chrétiens, à la tête desquels fut Irénée, souffrirent le martyre. Le saint prélat scella de son sang la foi de Jésus-Christ, l'an 202. Il nous reste de cet illustre martyr quelques ouvrages, d'un plus grand nombre, qu'il avait écrits en grec, et dont nous avons une version latine qui est très-estimable, quoique le style en soit embarrassé et peu poli. Il parait qu'elle fut faite du vivant de saint Irénée. Son style, autant qu'on en peut juger, est serré, net, plein de force, maïs sans élévation. Il dit lui-même qu'on ne doit point rechercher dans ses ouvrages la politesse du discours, parce que, demeurant parmi les Celles, il est impossible qu'il ne lui échappe plusieurs mots barbares. Son érudition était profonde. Il possédait les poètes et les philosophes, et était surtout versé dans l'histoire et dans la discipline de l'Eglise. Il avait retenu une infinité de choses qu3 les apôtres avaient enseignées de vive voix, et que les évangélistes ont omises. Disciple de Papias, il inclinai! pour l'erreur des millénaires ; il croyait qu'avant lo jugement dernier, Jésus -Christ régnerait
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mille ans sur la terre avec ses élus, dans la dissertations et des notes pour éclaircir les
jouissance des plaisirs spirituels : mais il endroits difficiles. Celle que Grahe, habile
était bien éloigné du sentiment de Cérinthe protestant, publia à Oxford, en 1702, ne mé-
et des autres hérétiques, qui prétendaierït rite pas l'estime des savants catholiques. Il
que ces plaisirs seraient charnels. On croit a souvent altéré le texte de son autour; il y
qu'il donna dans cette opinion en combat- a joint aussi des notes qui le défigurent par
tant les explications allégoriques sur les- leur hétérodoxie. Depuis cette édition, Pfaff,
quelles les hérétiques s'appuyaient : il tomba luthérien, a donné, in-8°, à La Haye, en
dans l'excès contraire, et prit trop à la lettre 1715, quatre Fragments en grec et en latin,
quelques passages de l'Ecriture qui décri- qui portent le nom de saint Irénéc, d'après
vent sous diverses figures la gloire de l'E- un manuscrit de la bibliothèque de Turin ;
glise et la félicité éternelle. Son principal peu d'années après il donna une édition com-
ouvrage est son Traité contre les hérétiques, plète de ce Père, 1734, en 2 vol. in-folio. On
en cinq livres. C'est en même temps une peut consulter sur ce Père de l'Eglise le
histoire et une réfutation des différentes er- tome II de l'Histoire des auteurs ecclésiasti-
reurs, depuis Simon le Magicien jusqu'à Ta- gués de dom Ceillier ; et sa Vie par dom Ger-
tien. Il établit contre eux le grand principe vaise, 1723, 2 vol. in-12. Il a été publié ré-
qui sera à jamais la terreur de l'hérésie: cemment une Histoire de saint Irénée, second
« C'est que toute manière d"expliquer l'Ecri- évêque de Lyon, docteur de l'Eglise et martyr,
« ture sainte, qui ne s'accorde point avec la par M. l'abbé J.-M. Prat, 1843, 1 vol. in-8". « doctrine constante de la tradition, doit être IRICO (l'abbé Juan-André), préfet delà
« rejelée. » — « Quoique l'Ecriture, dit ce bibliothèque ambrosienne à -Milan, naquit
« saint docteur, soit la règle immuable de le 6 juin 1704, a. Trino près de Verceil. Reçu
« notre foi, néanmoins elle ne renferme pas docteur en 1725 à l'université de Turin, il
« tout. Comme elle est obscure en plusieurs obtint peu de temps après un canonicat dans
« endroits, il est nécessaire de recourir à la l'église collégiale du bourg de Livorno, près
« tradition, c'est-à-dire à la doctrine que de Cresceniino, et en 1728 il composa un
« Jésus-Christ et ses apôtres nous ont trans- ouvrage où l'on trouve un grau 1 nombre de
« mise de vive voix, et qui se conserve et documents et de maximes tirés des Lettres
« s'enseigne dans les Eglises. » Un endroit de saint Jérôme aux dames romaines Poule,
des ouvrages de saint Irénée qui a donné Eustochie, Laeta, Celanlia, et Furia. Cet cu-
beaucoup u'humeur aux protestants est celui vrage, qui fut publié à Turin, en 1810, in-12,
où, après avoir cité contre les hérétiques la par Grégory, est intitulé : Spccchio délia
tradition des apôtres, conservée par leurs dama cristiana formato con doc umenti cavati
successeurs dans les différentes Eglises, il da varie lettere del dottore massimo son
établit la supériorité de l'Eglise romaine sur Girolamo, opéra postumia dell' abate GianAn-
toutes les autres. « Nous nous bornerons, drea Irico, patrizio Trinese. Irico consacra
« dit-il, à citer la tradition et la foi prechéo plusieurs années à étudier l'histoire de son
« à tous dans l'Eglise romaine, cette Eglise pays et celle de l'ancienne Lombardie, puis
« si grande, si ancienne, si connue de tous ; il se fixa à Milan, où il publia plusieurs pro-
« que les glorieux apôtres saint Pierre et ductions sou? le nom de Idrenio Anacaringio,
« saint Paul ont fondée et établie ; tradition anagramme du sien. L'académie palatine le
« qui est venue jusqu'à nous par la succès- nomma l'un de ses membres, et le comte
« sion des évoques : nous confondons ainsi d'Archinto le créa, en 1748, directeur de sa
« ceux qui, par goût, par une vaine gloire, bibliothèque et du magnifique établissement
« par aveuglement ou par malice, forment typographique qu'il avait dans son propre
« des assemblées illégitimes. Car il faut qu'à palais. La môme année il fut reçu docteur
« celte Eglise, à cause de son éminente su- au collège de la bibliothèque ambrosienne,
« périorité, se conforme toute autre Eglise, et nommé l'un des préfets de ce riche dépôt
« c'est-à-dire les fidèles qui sont de toutes de manuscrits. En 1764, l'abbé Irico devint
«parts, parce que la tradition des apôtres prévôt et curé du chapitre collégial en l'église
« y a toujours été observée par ceux qui y paroissiale de Trino. 11 y mourut le 2 mars
« viennent de tous côtés. » Et ailleurs il dit 1782, laissant, indépendamment de l'ouvrage
que « chaque Eglise particulière doit s'a- que nous avons déjà cité : Dialoghi tre sopra
« dresser à elle, comme à la fidèle déposi- la descrizione di Milano del Luluada, Milan,
« taire des traditions apostoliques, afin de 17o8, in-8" ; Epistola ad Philip pum Argella-
« cou ondre tous ceux qui embrassent fer- tum institutum ede.tdi historiam urbis Tridi-
« reur par amour-propre, par vaine gloire, nensis exponens, insérée dans les Actes de
« par aveuglement ou par quelque autre Leipzig, en juin 1740; Epistola ad comitem
« motif que ce soit. » On trouve une analyse Antonium Simor.etta patricium mediolancn-
raisonnée de ce précieux ouvrage dans la Bi- sem de veteri argenteo sigillo Mediolani re-
bliotlièque choisie des Pères de l'Eglise grec- perto, insérée dans le même recueil ; Rerum
que et latine, par M. l'abbé Gudlon. Les palriœ libri très ab anno urbis œternœ 154 ad
OEuvres de saint Irénée ont été plusieurs annum Christi 1G72, ubi Mont is ferrât i prin*
fois imprimées. L'édition la plus recherchée cipum,episcopùrum,aUprurnquevirorurngestc3 '
de ses ouvrages est celle du P. Massuet. béi ex monumentis plurimis nunc primum
uédictin de Saint-Maur, en 1710, in-folio, recensent ur ; accedit disaertatio de »
avec les fragments de saint Irénée, cités Oglerio, t nsis monasterii abbate, cu:n
dans tous les auteurs anciens ; de savantes jîguris et indiciùus, Milan, 1745, in-folio ; D*
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tancto Evasio, Astensium primo episcopo et martyre, Casalensis urbis putrono, dissertatio historico-critica, Milan, I7-V8, in-V° ; Codex Evangeliorum sancti Eusebii magni episcopi et martyris manu exaratus, ex autographo basilicœ Vercellensis ad unguem exhibilus, nunc primum in lucem proditus. Milan, 17V8, 2 vol. in-'*"; Dissertazione sul fine primurio drl matrimonio a confutazione del conte Rubini, 1731, iu-8" ; Oratio habita in laudem Dominici Leonardi, Milan, 1731, in-8°; Fragmenti antiqui lapidis Romœ effossi explicatif), sans indication de lieu ni d année; Controreplica al signor conte Rubini sul fine primario del matrimonio, Milan, 1733, in-8"; Riposta alla lettera publicata du don Paolo Onofrio Branda, chierico regolarc di S. Paolo, in difesa d'una brève inscrizione dedicata al conte Ludovico Ârchinto da G.-A. Irico, dottoredel collegio Ambrosiano, 20 juillet 1756, in-8° ; Vita dei SS. martiri Vitale ed Agricola, Milan, 1739, in-8°; Memorie degli atli e translazione di santo Cajo, papa e martire venerato nella chiesa di Palazzuolo presso a Trino, con notizie del venerabile [rate Bonaventura Relli, francescano reformato, che porto alla sua patria quel sacro tesoro, Casai, 1708, in-8°. En outre, l'abbé Irico a laissé de nombreux manuscrits. 11 avait aidé, en 1745, son ami Argellati, pour la publication d'un grand ouvrage intitulé : Bibliotheca scriptorum mediolanensium, cui accedit J.-A. Saxii historia litteraria typographica, Milan, k vol. in-folio.
IRMINE (sainte), fille de Dagobert, a donné son nom à un célèbre monastère que son père fonda à Trêves, et dont elle fut la première abbesse.
1RNERIUS ou WARNER, ou GUARNERUS,
célèbre jurisconsulte (Allemand, suivant les uns, et, suivant les autres, Bolonais ou Milanais), après avoir étudié a Constantinople, enseigna à Ravenne, ensuite à Bologne, l'an 1128, et fut le premier qui exerça cette profession en Italie. Il eut beaucoup de disciples, devint le père des glossateurs, et fut appelé Lucerna juris, quoique les glossateurs aieni répandu plus de ténèbres que de lumières sur le droit. On le regarde comme le restaurateur du dro t romain. Il eut beaucoup de crédit en Italie, auprès de la princesse Mathilde. Il engagea l'empereur Lothaire , dont il était chanceler, à ordonner que les lois de Justinien reprissent leur ancienne autorité dans le barreau, et que le Code et le Digeste fussent lus dans les écoles. Irnerius mourut, avant l'an 1150, à Bologne. Ce jurisconsulte introduisit dans les écoles de droit la céréjnonie du doctorat. Cet usage passa dans le reste de l'Europe. Les écoles de théologie l'adoptèrent. On prétend que l'université de Paris s'en servit la première fois à l'égard de Pierre Lombard, qu'elle créa docteur en théologie.
IRUROSQUE ( Pierre ) , dominicain du royaume de Navarre, docteur de Sorbonne, en 1297, s'appliqua tellement à l'étude, qu'il en perdit la vue. Son principal ouvrage est
une Harmonie évangélique. imprimée en 1557, in-fo'io, sous ce titre* : Séries evangelii.
IRV1NG (Edward), prédicateur anglais, né l'an 1791, à Annan, dans le Dumfrieshire, est auteur des ouvrages suivants: une collection de Sermons, publiée en 1827; Avènement du Messie dans sa gloire et majesté, par Josaphat Ben-Ezra; traduit de l'espagnol, et accompagné de commentaires sur lhérésie de l'auteu ; Lettre au roi sur la révocation du serment, 1828 ; Les derniers jours, 1828 ; Discours sur le mauvais caractère de notre temps, 1828; de nouveaux Sermons, Discours, etc., prononcés dans diverses occasions, et publiés en 1829 ; Responsabilité réciproque de VElal et de V Église, et un" série de discours sur la vision de Daniel dans la fosse aux lions, môme année. Le style d'Irving, comparable à celui de Jérémie Taylor, était surtout remarquable par une grande concision qui lui donnait une énergie extrême, sans nuire à sa clarté.
ISAAC, fils d'Abraham et de Sara, naquit l'an 1890 avant Jésus-Christ, sa mère étant âgée de 90 ans, et son père de 100. 11 fut appelé Isaac, parce que Sara avait ri lorsqu'un ange lui annonça qu'elle aurait un fils. Isaac était tendrement aimé de son père et de sa mère ; il était fils unique, et Dieu le leur avait donné dans leur vieillesse. Le Seigneur voulut éprouver la foi d'Abraham, et lui commanda de l'immoler, l'an 1871 avant Jésus- Christ. Le saint patriarche n'hésita point à obéir ; mais Dieu, touché de la foi du père et de la soumission du fils, arrêta, par un ange, la main d'Abraham : événement mémorable, qui présente une des plus grandes leçons que la Divinité puisse donner aux hommes, et exprime la nécessité de sacrifier à Dieu ce que nous avons de plus cher, pour être dignes de lui, et fixer sur nous le cours de ses bénédictions. Quand Isaac eut atteint l'âge de kO ans, Abraham songea à le marier. Eliézer, son intendant, envoyé dans la Mésopotamie pour y chercher une femme de la famille de Laban, son beau-frère, amena de ce pays Rébecca, qu'Isaac épousa l'an 1856 avant Jésus-Christ. Il en eut deux jumeaux , Esaii et Jacob. Quelques années après, il survint dans le pays une grande famine, qui obligea Isaac de se retirer à Gérare, ou régnait Abimélech. Là, Dieu le bénit, et multiplia tellement ses troupeaux, que les habitants et le roi lui-même, jaloux de ses richesses, le prièrent de se retirer. Isaac se relira à Bersabée, où il fixa sa demeure. C'est là que le Seigneur lui renouvela les promesses qu'il avait faites à Abraham. Comme il se vit fort vieux, il voulut bénir son fils Esaû ; mais Jacob, parles conseils de Rébecca, surprit la bénédiction d'Isaac, qui était aveugle, et qui la confirma lorsqu il en fut instruit. Ce saint patriarche, craignant que Jacob ne s'aliiât, à l'exemple de son frère, avec une Chananéenne, l'envoya en Mésopotamie, pour y prendre une femme de sa race. Il mourut peu de temps après, l'an 1716 avant Jésus - Christ , à 180 ans. Voy. Abraham. Les Orientaux, notamment
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