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ans. On doit à ce ministre, plusieurs ouvrages bien raisonnes , nia s qui manquent de méthode et de précision : ilo* Dissertations sur V existence de Dieu, La Haye, 1697, in-4°. L'auteur démontre cett' vérité par l'histoire universelle, et par la réfutation d'Epicure et de Spinosa; il y a beaucoup de raison et de littérature dans cette production , mais peu d'ordre : nouv lie édition précédée de la Vie de routeur, Paris, 17V* , 3 vol. in-12; trois ouvrages contre le Dictionnaire de Bayle: il eut avec cet auteur des démêles fort vifs, cpii ne furent terminés que par la mort du lexicographe. Le premier a pour titre : Conformité de la foi avec la raison, in-8°; le Second, Examen de la théologie de Bayle, in-12; et le troisième, Réponse aux entretiens composés par Bayle, in-12; des Dissertations sur le Messie, La Haye, 1799, in-8°. On y trouve de bonnes remarques, mais les citations y sont trop confuses et trop multipliées. Un Traité de la vérité et de l'inspiration des livres sacrés, Hoterdam, 1715, in-8% en deux parties : la première est pi ine de force; Avis sur le tableau du socinianisme. Ce tableau du socinianisme était un ouvrage de Jurieu , et celui-ci suscita une violente persécution contre son censeur. Des Sermons, Genève, 1721, 2 vol. in-12. On y remarque, comme dans ses autres ouvrages, de l'esprit, de la pénétration, du savoir; mais son extrême vivacité l'empêchait d'y mettre toute la méthode nécessaire. Des Lettres aux évéques de France, pour les porter à user de douceur envers les réformés, demande que la conduite des prélats semblait avoir prévenue. On peut voir dans Niceron la liste complète de ses ouvrages. La Vie de Jaquelot, par dora Durand, a été publiée à Lonores, 1785, in-8°.
JACQUEMIN (Jacques-Alexis), évêque de Saint-Dié, né le h août 1750 à Nancy, fut d'abord vicaire dans une des paroisses de cette ville, et montra du talent pour la prédication. Son zèle pour assister les criminels condamnés à moi t était également connu. 11 fut nommé professeur de théologie à l'université de Nancy, en 1778, quitta la France à l'époque des orages révolutionnaires par suite de son refus du serment et rejoignit en Allemagne son évêque, M. de La Fare, qui le lit son vicaire général. Jacquemin rentra alors en France en cette qualité, et il courut de grands dangers sous le règne de la terreur. En 1801, M. de La Fare relusa sa démission; mais il chargea son vicaire général de rendre publique la déclaration faite par lui qu'il s'abs Rendrait de tout exercice de juridiction épiscopale dans son diocèse. L'abbé Jacquemin professa la philosophie au collège de Nancy. En 1823 il reçut la croix d'honneur et fut nommé évêque de Saint-Dié. L'âge et les infirmités ne lui permirent pas de conserver longtemps son siège : il donna sa démission au bout de quelques années, et se retira à Nancy, où il mourut le 15 juin 1832, avec le titre de chanoii.e-évêque du chapitre do Saint-Denis. Au commencement de la révolution, il avait été l'un des collaborateurs du louinal Le Catholique de Nancy. Indépendam-
ment d'un traité imprimé : De Incarnatione Yerbi divini , faisant partie d'un cours de théologie qu'il se proposait de mettre au jorr, de concert avec l'abbé Mezin, son collègu i à l'université de Nancy, il a laissé un . Abrégé des Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, de l'abbé Barruel, Hambourg (Nancy), 18M ; Paris, 1817, 2 vol. in-12.
JACQUEMONT (François)., né à Boen, dans le diocèse de Lyon, en 1757, fut élevé dans les principes du jansénisme. Il remplissait les fonctions de vicaire dans ce diocèse quand la révolution éclata; il eut la faiblesse de prêter le serment, mais il le réiracta presque aussitôt, et se tint caché dans les montagnes du Lyonnais et du Forez. Sa principale résidence était à Saint-Médard, petite paroisse de l'arrondissement de Montbrison, d'où il se portait dans les environs pour encourager les prêtres et les fidèles de son parti. Lors du Concordat de lfc02, Mgr de Mérinville, évoque de Chambéry, fut envoyé à Lyon pour organiser provisoirement le diocèse. Jacquemont se présenta à lui et refusa de signer le formulaire. Pendant l'Empire il mit beaucoup de réserve dans sa conduite; mais sous la restauration il profita de la liberté qui était donnée à tous, se mit à dogmatiser, et chercha à susciter des embarras à l'autorité ecclésiastique. Il paraît en effet avoir été l'auteur des attaques dirigées contre l'administration du diocèse de Lyon, et des pétitions qui furent présentées aux chambres au sujet de quelques refus de sacre nents ou de sépulture dans les cantons où il exerçait le plus d'influence. Jacquemont est mort le 14 juillet 1835, à Saint-Etienne. Il a laissé plusieurs écrits , parmi lesquels nous citerons : Lettre à Mgr le cardinal Fesch sur la publication du nouveau catéchisme, Paris, 1815, in-12; Mémoire sur les interdits arbitraires et sur le refus public des sacrements et de la sépulture ecclésiastique, Paris, 1815, in-12; Maximes de V Eglise gallicane victorieuse des modernes ultramontains, par un curé de campagne, in-8° : c'est une ré onse à deux écrits publiés à Lyon, dont l'un avait pour titre : Réflexions sur le respect du au pape et à ses décisions dogmatiques , et l'autre : Précis des vérités catholiques. On a encore de lui -.Instruction sur les vérités et les avantages de la religion chrétienne, suivie d'une instruction historique sur les maux qui affligent l'Eglise et sur les remèdes que Dieu promet à ces maux, 1795, in- 12; Avis aux fidèles sur la conduite qu'ils doivent tenir dans les disputes qui affligent l'Eglise, 1796, in-12; c'est une apologie du jansénisme et des propositions condamnées par la bulle Unigenitus.
JACQUES (saint), le Majeur, fils de Zébédée et de Salomé, fut apDelé à l'apostolat avec son frère Jean l'Evangéliste, par Jésus- Christ, tandis qu'ils raccommodaient leurs filets à Bethsaide leur patrie. Ils furent témoins, avec saint Pierre, de la transfiguration du Sauveur sur le mont Thabor. Saint Jacques accompagua Jésus-Christ dans le jardin des Oliviers ; mais l'ayant vu saisir, il s'éloigna
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de Jérusalem. Après la résurrection de Jésus- Christ, les deux frères se retirèrent en Galilée, et ils revinrent à Jérusalem avant- la Pentecôte, où ils reçurent le Saint-Esprit avec les apôtres. On cro t que saint Jacques sortit de la Judée avant. les autres apôtres, pour porter l'Evangile aux Juifs dispersés et aux nations. Les Espagnols prétendent qu'il prêcha dans leur pays. 11 revint en Judée, et y signala son zèle avec tant d'ardeur, que les Juifs l'ayant dénoncé à Hérode-Agrippa, ce prince le fit mourir parle glaive, l'an kk de J.-C. Saint Jacques fut le premier apôtre qui reçut la couronne du martyre. On voit h Jérusalem une église bâtie sous son invocation, à 300 pas de la porte de Sion. C'est une dos plusbellos et des plus grandes delà ville. A gauche, en entrant dans la nef, il y a une petite chapelle qui est le lieu où l'on croit que ce sa:nt apôtre eut la tète tranchée, parce que c'était autrefois la place du marché public. Cette église appartient aux Arméniens scMsmatiques , qui y ont un monastère bien bâti, où il y a toujours un évoque et douze ou quinze religieux, qui y font le service ordinaire. On dit que l'église et les logements ont été bâtis par les rois d'Espagne, pour y recevoir les pèlerins de leur nation. Le corps de saint Jacques fut enterré à Jéusalera; mais on prétend que, peu de temps après, ses disciples le portèrent en Espagne, et le déposèrent à Iria Flavia, aujourd hui El-Padron, sur les frontières de la Galice. On découvrit ses reliques sous le règne d'Alphonse le Chaste; on les transporta dans une ville voisine , qu'on nomma Giacomo Postolo, qu'on a abrégé enComopostolo. Le P. Cuper a rassemblé (Acta sanctorum, tom. 6, julii) un grand nombre de témoignages pour prouver la vérité de la tradition de l'Eglise d'Espagne. 11 la fait remonter fort haut, et la confirme par le témoignage de saint Jérôme, de saint Isidore ; par d'anciennes liturgies et par les livres arabes d'Anastase, patriarche d'Antioche. Il est remarquable
3ue l'histoire des apôtres en général et ci lie es premiers disciples de J.-C. soit si peu connue, que (si on excepte ce qui en est dit dans l'Ecriture sainte et dans quelques anciens Pères) on n'ait sur elle aucuns détails, que par des annales obscures et des actes apocryphes. Ils se sont cependant illustrés par des exploits tout autrement admirables que ceux de César et d'Alexandre, et leur courage a produit une révolution générale, subsistant depuis dix-huit siècles, et q i subsistera jusqu'à la lin du monde. On dirait que la Providence a voulu renforcer en quelq ,e sorte la splendeur de l'Evangile en lui-même, en je.ant un vo le sur la vie des grands hommes qui l'ont établi dsns le monde, pour ne hi-ser subsister que la certitude et l'authenticité d s livres saints, et fixer toute l'attention des chrétiens sur le grand événement de leur rédemption et l'adorable consommateur de cet ouvrage divin. « Si « nous ignorons, dit un judicieux éciivain, « le détail des actions de ces conquérants « de Jésus - Christ , nous n'ignorons pas DictiOxNN. de Biographie relig. II.
« leurs conquêtes , quand nous voyons en « si peu de temps des égl ses établies parte tout. » Il ne faut pas confondre saint Jacques le Majeur, avec saint Jacques de Galice. On célèbre la fête du premier 1 ! 28 juillet.
JACQUES (saint), le Mineur, frère de saint Jude, fils de Cléophas et de Marie, sœur de la sainte Vierge, fut surnommé le Juste, h cause de ses vertus. Jésus-Christ ressuscité lui apparut en particulier. Quelques jours après l'Ascension, il fut choisi pour gouverner l'Eglise de Jérusalem , qu'il dirigea comme évoque pendant vingt-neuf ans. Il parla le premier, après saint Pierre, dans le concile tenu dans cette ville l'an 50 ou 51 ; et, s'en rapportant au sentiment du Prince des apôtres, il le confirma par des raisons pleines de sagesse et de force. Saint Paul J'appelle une des colonnes de l'Eglise. Ananus II, grand sacriticateur des Juifs, le fit condamner et le livra au peuple. Eusèbe, après Hégésipne , dit que les Juifs l'ayant pressé de désavouer publiquement la doctrine de Jésus-Christ, il l'avait soutenue avec une merveilleuse constance , et que cette confession, faite sur les degrés du temple, mettant en fureur les pharisiens, ses principaux ennemis, ils le précipitèrent en bas. Un foulon acheva de le tuer d'un coup de levier, l'an 62 de Jésus-Christ. Flave Josèphe dit qu'Ananus le livra au peuple pour être lapidé; mais cette circonstance se concilie aisément avec le récit de la mort tel que nous le rapportons, soit que le peuple lui ait effectivement jeté des pierres, soit que dans sa fureur il ait prévenu le supplice décerné. Le même historien juif ajoute que tous les gens de bien furent indignés de cette cruauté Ce passage est surtout remarquable par les rapports qu'il a avec celui qui regarde Jésus- Christ, et sur lequel on a tant disputé, sans contester celui-ci , qui forme un très-fort préjugé en faveur de l'authenticité de Vautre. Cœsar, de Festi morte accepta nunlio , Albinum in Judœam misit prœsidem. Junior Ananus , audax et ferox ingenio, tempuS opportunum se nactum ratus, tnortuo Festo, Albino adhuc agente in itinere, concilium judicuni advocat , statutumque coram eo frutrem Jesu-Christi, Jacobum nomine, et una quosdam ados, reos impietatis peractos, lapidandos tradidit ; quod factum omnibus in ea civilate bonis et legum studiosis vehementer displicuit (Joseph. ïib. xx, Ant., c. 8). Il nous reste de ce saint apôtre un discours au coucile de Jérusalem et une Epître, qui est la première entre les canoniq es. Celte épitre est adressée aux tribus d'Israèl dispersées, c'e.-t-à-dire aux fidèles d'entre les Juifs qui étaient répandus eu diverses provinces. 11 combat principalement l'abus que plusieurs personnes faisaient du rinc pe de saint Paui, qui dit qua « c'est la foi, et non les œuvres « de la loi , qui nous rend justes devant
« Dieu. » Saint Jacques y établit fortement la nécessité des bonnes œuvres. On lui attribue encore une Liturgie, dont parle saint Procle, patriarche de Constantinople, ainsi
que le conoile in Trullo; mais il n'est pas
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