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vraisemblable qu'elle soit de lui, quoiqu'elle soif d'une très-haute antiquité. Elle fui traduite en latin par Léon Tuschus, qui y joignit celles île saint Basile et de saint Jeaa Chrysostome. (-amie de Sainctes j ajouta des dissertations et des notes savant s. Ce recueil, rare et curieux, fut imprimé à Anve.s en 1560, in-8". On trouve aussi la Liturgie de saint Jacques dans les apocrv lies de Fabricius. — Quelques auteurs attribuent l'Epître canonique à aint Jacques le Majeur; mais ce sentiment est |> ;u fondé et peu suivi. — Cajelan, Grotius, Hammond et les Bollandistes, en distinguant Jacques, (ils d'Alphée (Matth. \, 3; Luc. vi, 15), d'ave;- Jacques, fus de Cléophas, reconnaissent trois saints Jacques, dont 1 ■ troisième est ce dernier, frère (c'est-i ' ■. — « l i r l > cousin) du Sauveur, évêque de Jérusalem, qui. selon eux, n*a pas été du nombre des douze apôtres , quoique saint Paul lui donne ce nom dans l'Epitre aux Galates ohap. i", 19;, parce qu'il en avait le zèle, qu'il en remplissait tes fondions, et jouissait de la plus grande considération ans l'Église. Ce qui forme un : rand préjugé pour l'opinion commune, c'est qie dans le canon de la messe, pièce de l'antiquité la plus respectable, on ne fait mention que de deux Jacques, et <pie certainement le troisième, quand môme il n'aurait point été des douze apôtres, y e<U été placé avant saint Lin, saint dénient, etc. L'Eglise célèbre la fête de saint Jacques le Mineur le 1er mai.
JACQUES (saint), évoque de Nisibe en Mésopotamie, sa patrie, et dOct ur de l'Eglise • i i "une, se lit un nom immortel par la- charité héroïque et le zèle qu'il tit éditer lorsque les Perses assiégèrent cette ville, en 338 e 350. Ce saint prélat mourut peu de temps après, vers l'an 3(51 . 1! avait assisté au concile de Nicée en 325. On a perdu ses ouvrages; seulement, il resie de lui une version arménienne de 18 Discours, où plusieurs points de inorale, de théologie et de discipline ecclésiastique sont éclaircis, Rome, 1759, infolio, en arménien et en latin, par Nicolas Antonelli , chanoine de l'église de Latran , avec des notes et une dissertation De ascetis, longue et savan'e. Saint Athanase les appelé des monuments de la simplicité et de la carf deur d'une Ame aposolique. Saint Jacques avait coniessé la foi durant la persécution de Maximin IL C'est un illustre témoin de la tradition du ive siècle. Joseph Assémani a donné, dans sa Bibliothèque orientale, quelques Lettres du même saint.
JACQUES (saint), ermite de Sancei re, ainsi appelé par les étrange s. quoique sa solitude fui à Saxiacum, fort éloignée de Saneerre, était grec de naissance. Après divers voyages, il vint en France l'an 859, et mourut dans la solitude de Saxiacum, ve^s 865.
JACQUES, premier patriarche des Arméniens, s'est lad un nom principalement par une Version eu i rménien de la Bible, il n'en esf cependant pas 1" uleur,carel)e est plus ancienne ; mais on lui en do t la publication.. U envoya pour cet effet l'évêque Oscan en Europe. Elle fut impr. en Hollande, l'an 1666, in-i°.
JACQUES DE LA CRIMEE, savant arménien, élève de Georges Ezengantzy, naquit vers l'an 1410, et professa la théologie, l'astronomie, la physique, l'histoire sacrée et profane. 11 laissa plusieurs ouvrages, tels que -.Traité mialomique du corps humain; Histoire généalogique; Commentaires sur les calendriers. La Bibliothèque royale possède un iii.iii iscrit de ce dernier ouvra :c, qui se trouve au n° 113 des manuscrits arméniens.
JACQUES DE VORAGINE, ou JACQUES DE VARAZE, né vers l'an 1230 dans l'Etat de Gênes, se lit dominicain, fut proviucial et définileur de son ordre, et ensuite archevequ • de Gên s en 1292. Il éd. lia celle Eglise par ses vertus, et tâcha de l'instruire par ses ouvrages. Le plus connu est intitule : Légende dorer. Ce prêta , plus pieux qu'éclairé, mourut en 1298. La i remiè e édition en latin de sa Légende est de Cologne, 1470; la traduction italienne de Venise est d> 1V76 ; la première édition de la traduction française, par Jean Batallier-, est de Lyon, 1V76. Ces trois éditions sont in-folio et fort rares. Les protestants ont fait de cette légende une espèce de triomphe contre les calholques, en décriant cet ouvrage, comme si ceux-ci étaient intéressés à le défendre. Ce n'est pas aux protestants qu'on en doit la première critique : Claude d'Espences, docteur de Paris; Melchior Canus, Jean-Louis Vives, l'appelèrent une Légende de fer, etc., dès le xvi" siècle. Elle a été désapprouvée par le P. Bérenger de Landore, général des dominicains, mort en 1330 , qui chargea le P. Bernard Guidonis d'en publier une autre, fou ;ée sur de meilleurs actes, il y a cependant quelques, savants qui ne la tro .vent pas aussi méprisable (|ue les protestants nous la représentent. Voy. Bollandus, Proloyits ad Acla san~ ctorum, p. 19, § i; le P. Touron, Histoire de son ordre, pag. 59i et 603; et dans ce Dic~ tionnaire, les articles sain'e Catherine, saint Bocu. On a encore de Jacques de Voragine une Chronique de G'nes , publiée dans le tome XXM du recueil des écrivains d'Italie, par Murato i; et un grand nombre de Sermons, 1539, 1602, 2 vol. in-8°.
JACQUES DE VITR1, naquit dans un petit bourg de ce nom, près de Paris. Il fut curé d'Argènteuil. Frappé de la réputation de piété que s'était acquise Marie d'Oignies , il se retira aux Pays-Bas, dans le monastère de ce nom, et s'y fit chanoine régulier. 11 suivit ensuite les croisés dans la Terre-Sainte, fut l'ait évêque d'Acre ou Plolémaïde, puis patriarche de Jérusalem, obtint le chapeau de cardinal et l'évèc'ié de Frascali. Employé en diverses légations, il y montra beaucoup de t lent et de zèle. 11 mourut à Borne en 1244-, et ordonna que son corps serait transporté à Oignies, sur là Sarnbre, monastère où, comme il est dit plus haut, il avait embiassé la vie religieuse. On a de lui : trois livres de VHist ire orientale et occidentale , en latin. Les de ix premiers parurent à Douai) -»vec la Vie de l'auteur, 1597, et le troisième, dans le tra'té De -cruce, du P. Grelser. Jacques Bongars a inséré le premier et le troisième dans
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