‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 174 sur 323 · J,AC · texte numérisé non relu

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les Gesta Dei pcr Francos, Hanau, 1611. Dom Martenne a fait imprimer un troisième livre de Y Histoire orientale, dans le troisième volume des Anecdotes, différent de celui publié par Gretser, et y a joint quatre Lettres du même prélat, qui n'avaient pas vu le jour. Vie de la pieuse Marie d'Oignics, insérée dans les Vies des saints, de Surius, et dans les Aeta sanctorum. On conserve le manuscrit dans le monastère d'Qignies ; des Sermons sur les Eranqiles et les Epitrcs, An. ers, 1575. JACOrESfMvTHiia-JosEPH\ doyen de la faculté de théoJogié à Lyon, né à Arc-sous-Mont uot, près Salins, le 27 octobre 1730, exerça d'abord lesfon étions de vicaire pendant qualre»ans, et occupa la chaire de philosophie et de mathématiques nouvellement ciféée au collège de Lons-le-Saulnier. Il obt ni ensuite au concours la chaire de mathématiques du collège de Besançon, et publié un mémoire sur là découverte d'une propriété des courbes, rmi mérita le suffrage ded'Alembert. L'académie de Besançon se l'agrégea en 1773, et il lut dans cette compagnie . un Précis de la rie des mathématiciens de la Franche-Comté; un Discours sur Vutilité des mathématiques; un projet de cartes géographiques et chronologiques pour faciliter l'étude de l'histoire. Il concourut en 1775 pour la chaire de théologie (juc la mort de l'abbé JiuÛet laissait vacante, et il l'emporta sur .-es concurrents, parmi lesquels était l'abbé Mo.se, depuis évèque constitutionnel. C'est l'abbé Jac jues qui, le premier, appréciant ce qu'avait de désavantageux la méthode de dicter des cab ers, qui faisait perdre un temps considérable, prit le parti, en 1781, de faire imprimer désormais chaque année le traité qui serait l'objet des études et ces leçons de l'année suivante : le professeur se ménageait par là plus de temps pour ses explications. L'abbé Jacques émigra pendant les orages révolutionnaires, et, lors du concordat de 1801, il se tixa à Paris, où il fit imprimer plusieurs ouvrages. Il devint doyen de la faculté de théologie de Lyon en 1810. Le malheur qu'il eut de perdre la vue trois ans avant sa mort ne l'empêcha pas de continuer ses leçons, de sorte qu'il aurait compté 62 ans dYnseignement public, sans l'interruption ca sée par la révolution. Il mourut à Lyon le 16 février 182!, à l'âge de &5 ans. 11 avait été lié avec Bu lct,Bergier,j\Tonnolte, etc. Outre les écrits déjà indiqués et plusieurs grammaires latine, française, allemande, italienne, qu'il publia pendant son émigration, on a de lui : Théologie dogmatique,'! vol. in-12, divisée en six traités ; Prœlectioncs de Deo et Trinilate, 1 vol.; De Incarnatione Verbi Divini, 1 vol.; DeEcclesiaChristi, 1 vol. ; De Ueligione, 1 vol. ; De Gratia, 1 vol. ; De Scriplura sacra, 2 vol.; Principes de logique et de métaphysique ; une traduedondes Narrationes excerptœ, de Dumonchel; Preuves convaincantes du christianisme, en forme de. dialogue à la portée de tout le monde, Neufehutel en Suisse, 1793; Paris, 1804.; 3e éuit., JJÙIo, 1812, in-12. Cet ouvrage, qui est très-succinct, ainsi que toutes ses productions, est estimé Après avoir

établi les preuves de la religion et examiné plusieurs des objections des incrédules, il combat l'indifférence de tant de personnes qui s'endorment sur des objets qui les touc ont de si près. A la fin de l'ouvrage, on trouve une Réfutation de l'Eglise cons!itu-r tionnelle. Ou cite encore de l'abbé Jacques: Démonstration simple et directe des propriétés des parallèles rencontrées par une sécante, Paris, 18)4, in-12; Les traits les plus intéressants de lliistoirc ancienne et de ihistoire romaine, tirés des meilleurs auteurs, Paris, 1810, 2 vol. in-12; Observations sur les participes français, sous le nom de ML Bouvier; Examen critique de nos grammaires françaises, sous le nom de Lambert, etc.

JACQULT (Jacques), religieux carme, florissait au commencement du xvir siècle. Il était savant théologie:1, et habile controversiste. 11 s'est fait co, maître par divers écrits de controverse. Un des princi; aux a {tour titre : Dialogue entre un catholique et un protestant, 160'i. 11 fut dans le temps bien accueilli du public. Le P. Jacquet mourut en 1628.

JACQUIER (le P. Fhaxçois), savant mathématicien, né» à Ybr-le-Frauçais le 7 juin 1711, entra dans l'ordre des minimes, où il se rendit recommandable par ses connaissances et ses vertus. Appelé à Borne au couvent français de son ordre, nommé la Trinité-du-Mont, il s'y lia- de la plus étroite amitié avec le P. Thomas Leseur, qui était aussi minime. Ils composèrent chacun en particulier un commentaire sur Newton ; ils en comparèrent ensuite les parties, pour ne publier que ce qui aurait le r suffrage commun, et donnèrent par là un livre qui joignait à la profondeur l'ordre et la clarié. Ce P. Jacquier jouit de la confiance et de l'estime des papes sous lesquels il vécut. Le cardinal Albéroni l'honora de son amitié; Benoit XîV lui donna la chaire d'Ecriture sainte au collège de la propagande en 1733, en 174-6 au collège romain celle de physique expérimentale, et en 1773 celle de mathématiques; Clément Xïll lui soumit l'examen de divers projets sur les canaux de la Bomagne; et Pie V ne lui témoigna pas moins de confiance. 11 fut du nombre de ceux qui furent appelés pour aviser aux moyens de soutenir 1 immense coupole de i'église de Saini-Pierrc, qui paraissait menacer ruine ; et l'on admire encore l'armature en fer qu'ils firent établir, et qui donna a ce superbe monument toute la solidité que l'on pouvait désirersansaltérerenriensonélégantesimplicité.

Ce savant mourut en 1788.11 était associé aux académies des sciences deParis, de Berlin, et des principales sociétés littéraires d'Italie. La réputation de .son savoir l'avait fait choisir par le chapitre général des minimes pour écrire Y Histoire de cet ordre. On a du P. Jacquier : un grand nombre de Dissertations sur l'architecture, la musique, les cloches, les aérostats , etc.; lnstitutiones philosophicœ ad studia theologica potissimum accommodatœ, Rome, 1757, 6 vol. in-12, souvent réhnpr.; Eléments du calcul intégral, Parme, 176 -, 2 vol. in-A", ouvrage estimé ;lsaaci Newtonis philo-

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sophiœ naturalis principia mathcmatica, prrpetuis commentariis illustrata, communi studio PP. Tltom. Leseur et Fr. Jacquier, V parties, trois tomes in-ï°, Genève, 1739-40-Ï2, el Prague, 1780, avec îles commentaires de Tessaneck. On peut consulter sur les autres circonstances de sa \ eet de ses ouvrages VEloge du P. François Jacquier, pub ié en 1790, en italien, par le comte J.-H. Avanzo.

JACQU1N (An i lnd-Pierre), ecclésiastique et littérateur, chapelain du comte de Provence, depuis Louis XVIII, et ensuite du comte d'Artois, depuis Charles X, qui le nomnvi son historiographe, naquit le '20 décembre 1721, à Amiens, et mourut vers 1780, laissant : Entretiens sur les romans, 1754, in-12: il en attribue l'invention aux Egyptiens, et il en montre les dangers. Ces Entretiens sont suivis d'une traduction de la harangue latine du P. Porée sur le même sujet ; Lettres philosophiques et théologiques sur Vinoculation de la petite vérole, 1750, 2 vol. in-12; Discours sur la connaissance et l'application des talents, 1700, in-12; De la santé, 1*02, in-12; 4-' édition, 1771; Lettres parisiennes sur le désir d'être heureux, 1758, 1701, 2 parties in-12; Les préjugés, 170;), in-12; Sermons pour lavent et te carême, 1709, 2 vol. in-12 : ils o tirent delà méthode, de la clarté, quelquefois de la véhémence et toujours du naturel ; quelques opuscules et des art clos dans le Mercure, années 1755 à 1775. Ersch lui attribue un Almanack des voyageurs, 1759, in-10, et des Sermons sur divers sujets, 1768, 2 vol. in-12. Ces sermons sont peut-être les mômes que ceux que nous avons cités ci-dessus.

JADDUS, ou JADDOA , souverain pontife des Juifs , dont le ponlilicat est célènre par un événement singulier , rapporté par l'historien Josèphe , mais dont on ne trouve aucune trace dans la Bible. Alexandre le Grand, irrité contre les Juifs, qui n'avaient pas voulu fournir des vivres à son armée p ndant le siège de Tyr , vint à Jérusalem dans le d sssein de se v • nger de leur refus. Jaddus eut recours à Dieu, qui lui ordonna d'aller audevant d'Alexandre , revêtu de ses habits ponthicaux, lui promettant d'adoucir le cœur du roi. En effet, Jad .us étant sorti à la tôte de ses prêtres et de son peuple , Alexandre se jeta aux pieds du grand-prêtre , et adora le nom de Dieu écrit sur la iame d'or qu'il portait au front. Parménion lui demanda la raison d'une tel e conduite. Ce prince lui avoua que, loisqu'i. était encore en Macédoi-.e, plein du projet delà guerre contre les Perses , ce même homme devant lequel il s'était t,roslerné , et qui était revêtu des mêmes habits, lui avait apparu en songe, et l'avait exhorté à passer l'Hellespont , 1 assurant que son Dieu lui ferait vaincre les Perses. Ensuite ce conquérant étant entré dans la ville, Jaddus lui montra les prophètes de Daniel, qui prédisaient la destruction de l'empire des Perses par un roi de Grèce. Alexandre partit de Jérusalem, après y avoir sacritié, et avoir comblé les Juifs de ses bienfaits. On place le pontificat

de Jaddus vers l'an 333 avant Jésus- Christ.

J.KGKR ( Jean - Wolfgang ), théologien

luthérien, né à Stuttgard, en 1047, d'un

conseiller du due de Wurtemberg, eut la charge de sdn père, et passa par divers emplois jusqu'en 1702, qu'il fut nommé professeur en théologie, chancelier de l'universit -, et prévôt de l'église de Tubingen. Ce savant mourut en 1720, après, avoir donné plusieurs ouvrages au public. Les plus connus sont : une Histoire ecclésiastique , comparée avec l'histoire profane , Hambourg , 1709 , 2 vol. in-fol. ; un Système et un Abrégé de théologie ; plusieurs Traités de théologie mystique, où il attaque Poiret, Fénelon, etc., 2 vol. in - 8° ; des Observations sur Pull'endorf , et sur le traité du Droit de la guerre et de la paix de Grotius ; un Traité des lois, in-8° ; Examen de la vie et de la doctrine de Spinosa ; une Théologie morale. Tous ces ouvrages sont en latin.

JAHEL , héroïne juive , épouse d'Haber le Cinéen. Sisara , général de l'armée des Chananéens , ayant été défait par Barsc , se cacha chez cette femme, qui le tua en lui enfonçant un clou dans la tôte , l'an 1285 avant Jésus-Christ , action qu on ne saurait justifier, si l'on ne savait à quel point les abominations et les cruautés des Chananéens avaient allumé la colère du ciel, et quelle fut la proscription sévère prononcée contre eux par Dieu même; proscription dont les Israélites furent les exécuteurs. Voyez Josué, David, Agag, etc. 11 paraît, du reste, qu'en recevant Sisara chez elle, Jahel n'avait pas envie de le tuer, et que la pensée ne lui en vint que lorsqu'elle le vit endormi, espérant finir une guerre cruelle et délivrer les Israélites d'un enuemi implacable.

JAHN (J .an), savant hébraïsant et orientaliste alleman l, chanoine de l'église métropolitaine de Saint-Ltienue de Vienne , en Autriche , occupa successivement dans l'université de celte ville les chaires de professeur d'archéO:Ogic biblique , de théologie dogmatique et de 1 ngues orientales , et fut contraint, en 1800, de quitter sa place à cause de la hardiesse de ses opinions. Dès lors j1 ne s'occupa plus que de la composition d'ouvrages de philologie jusqu'à sa mort arrivée en 1817. Jahn était très-versé dans l'étude des livres saints, el ses travaux sur la Bible seraient t ès-précieux s'ils n'étaient souvent infectés u'idées singulières et de systèmes hardis. Accoutumé à la lecture des nouveaux commentateurs protestants, qui ont porté leur témérité jusqu'à nier la divine inspiration des livres saints , et qui ont voulu trouver dans le texte sacré des mythes ou des fables ridicules , Jahn ne se tint pas en g-irde contre la nouveauté de leurs dangereux systèmes, et enseigna des opinions qu aucun catholique avant lui n'avait osé professer. Aussi on le vit soutenir « que le Pentaleuque n'est qu'une compi- « lation d'anciens monuments , ce qui lui « ôterait toute inspiration divine; que la « tentation d Eve eut lieu pendant son sorn- « meil, et que toute cette histoire n'est qu'un

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