JAL JAM
« songe qu'Eve, à son réve:l , raconte à son un projet d'adres*e où l'abbé Emery releva « mari : ce qui est visiblem 'nt opposé aux des choses hasardées, inexactes ou exagérées « paroles de l'Ecriture sainte, qui rapporte dont il demanda 'a suppression. Le cardinal « la chose comme s'étant passée réellement ; laissa faire les changements ; mais le 6 jan- « quecesparo\vsquœcumquetigaveritis...quœ- vier, au moment où l'abbé Jalabert à la tête « cumque solveritis.... ne doivent pas s'en- des chanoines allait lire l'adresse , à la copie « tendre du pouvoir de lier et de délier, rectifiée il en substitua une autre qui était « mais bien d'interpréter la loi; qu'en traitant précisément sa première réduction de l'a- « de l'herméneutique de la Bib'e , on ne dresse avant les changements introduits par « doit pas tenir compte de l'autorité de l'E- le conseil. L'abbé Jalabert, pris au dépourvu, « glise catholique , etc. » Ses principaux n'osa réclamer devant l'empereur contre ouvrages sur l'Ecriture sainte sont : Introd. cette supercher'e. Celte môme adresse fut à l'étude des livres de ï Ancien Testament, en bientôt publiée et envoyée aux évoques et ail., Vienne, 1793,in-8°; le môme, abrégé et aux chapitres d'Italie , que l'on sollicita d'y mis en latin par l'auteur; Archéologie bibli- adhérer. Plusieurs cédèrent en effet auxinsque , en allemand, Vienne, 1797-1802, 3 vol. tances et aux menaces qui leur furent faites, in-8° ; abrégé en latin et refondu presque en et leurs adhésions ont été imprimées. Lorsentier en 1814; Lexicon arabico - latinum qu'en 1811 Napoléon obligea les prêtres de ehrestomathiœ arabicœ accommodatum, Vieil- la congrégation de Saint-Sulpice à quitter le ne, 1802, in-8°; une édition de la Bible en lan- séminaire, Jalabert de concert avec eux congue hébraïque; Enchiridion hermeneuticœ sentit à les remplacer, et il conserva scrupugencralis tabularum veteris et novi fœderis, leusement l'esprit et les usages de la maison. Vienne, 1812, in-8°; Appendix adhermeneû- Confirmé en 1814 dans son titre de grand ticam sacram, sive Fasciculi duo vaticiniorum vicaire, il s'éleva contre le scandale des de Messia, Vienne, 1815, in-8°. Outre ces ou- nouvelles éditions de Voltaire, ce qui l'exvrages , il a laissé des grammaires hébraï- posa aux attaques des journaux libéraux.
3ue, 3e édition, Vienne, 1809, arabe et chai- Les obstacles que rencontra l'exécution du aïque, etc., etc. concordai de 1817 prolongèrent encore long- JALABERT ( Jean - François - Joseph ), temps la vacance du siège de Paris. Le cargrand - vicaire du diocèse de Paris , né à dinal de Périgord, grand aumônier de France, Toulouse le 29 août 1753, d'une famille ayant' pris l'administration du diocèse de honnête, mais peu asée, fit ses études ecclé- Paris le 8 octobre 1819, nomma Jalabert sias iques au séminaire de sa ville natale, archidiacre de No re-Dame, et premier grand Après avoir professé un an dans celui de vicaire. Mgr de Quel en , qui lui accorda Bordeaux , il revi.t à Toulouse où il fut or- aussi sa confiance, lui continua sa dignité, donné prêtre. Il exerça que'que temps dans II mourut le 17 mai 1835. Indépendamment cette ville les fonctions de vicaire, puis il fut de divers opuscules de circonstance , tels placé par le cardinal de Brienne, alors arche- qu'une Oraison funèbre de Mgr de Juigné, vôque de Toulouse , à la tète d'un petit se- archevêque de Paris , et une brochure de 30 m naire fondé par ce prélat. En 1791 , il fut pages, in-4°, intilul e : Des sœurs de la Cliaobligé de quitter ce poste par suite de son rite en 18f!9 c£ 1810, f.ite à l'occasion de refus de serment , et il se rendit à Paris avec changements que le gouvernement vouun autre prêtre du môme diocèse. Quelques lait introduire, contre leur gré, aux statuts écnls qu'il avait publiés contre le gouverne- de leurs congrégations, on lui attribue: ment le firent rechercher après le 10 août, Examen des difficultés qu'on oppose à la et on vint pour l'arrêter dans son hôtel, promesse de fidélité à la constitution , Paris , L'abbé Jalabert se trouvait alors absent ; les 1800 et 1801, in-8"; Projet de charger les agents se saisirent de son compagnon de ecclésiastiques d'éclairer les fidèles sur leurs chambre qui fut enfermé aux Carmes et mas- droits contre les entreprises du despotisme, sacré le 2 septembre suivant. Il se lia par- et de propager la doctrine de la souveraineté ticulièrement avec l'abbé Emery, et la pro- des peuples par l'envoi de missionnaires en fon le connaissance qu'il avait des canons pays étrangers , avec un aperçu de l'esprit de l'Eglise le fit admettre, quelque temps actuel de l'Eglise constitutionnelle , Paris, après la terreur , dans le conseil de l'admi- 1801 , in-8°.
nistration diocésaine. A l'époque du concor- JAMBLIQUE , nom de deux philosophes
dat, Jalabert fut nommé chanoine honoraire platoniciens. Le premier, disciple d'Anato-
de Notre-Dame , et le 19 août 1805 le cardi- lius et de Porphyre , était de Chalcide ; le
nal de Belloy le fit grand vicaire. 11 était pré- deuxième d'A pâmée en Syrie; Julien l'Apos-
sident du chapitre au commencement de tat écrivit à ceiui-ci plusieurs lettres. Ce
1811 , quand il fut question de rédiger une prince était admirateur de l'un et de l'autre;
adresse àj'empereur, relativement à la con- mais il poussa cette admiration trop loin,
duile de l'abbé d'Astros, alors vicaire gêné- car il égale le premier à Platon, le philosophe
rai de Paris , qui s'était vu retirer ses pou- le plus éloquent de l'antiquité. Il est assez
voirs par le chapitre métropolitain, parce étrange que ceux qui ont travaillé sur Jam-
qu'il avait communiqué à M. Portalis le bref blique, confondent ensemble les deux phi-
de Pie VII adressé au cardinal Maury pour losophes de ce nom. Quoiqu'ils aient vécu à
lui enjoindre de quitter l'administration du peu près dans le même pays, qu'ils soient
diocèse de Paris, breï qui avait irrité Napo- tous deux Syriens, et qu'ils aient eu tous
léon. Le cardinal Maury apporta au conseil deux unSopatre pour disciple ou pour ami.