KS
JKU
la sagesse divine de Jésus-Christ. Un poëte musulman a parlé de sa morale dans ces termes :
< Le cœur de l'homme affligé lire tonte s;i consolation de vos paroles.
« Là me reprend sa vie et sa vigueur H entendant seulement prononcer votre mhi :
« Sijain.iis le cœur de l'homme peut s'élever a la contemplation des mystères de la Divinité,
i C'est de vous qu'A tire ses lumières peur les con- Battre, e! c'est voès <||M '"' donnez l'aurait dont il ast pcnrliv. Bibl. Oricul., art. Issu, cbn m'niam.
Les merveilles de la vie de J sus-Christ sont consignées dans les quatre Evangiles : c'est là seulement qu'on en doit chercher les détails, qui forment la base de noire croyance religieuse. Nous avons plusieurs Vies de Jésus-Christ.Voy. Lasai sse, LuDoi.piiE.de Saxe, Saint-Paud , Girard de Vili.ethiehi, Ckisor, Ligny. L'abbé Lasausse a publié, Doctrine de Jésus-Christ, puisée dans les Epâtres des apôtres et dans l'Apocalypse, Paris, 1H07, 2 vol. in-12. On peut consulter aussi l'estimable travail du P. de Ligny sur la vie de Jésus-Christ, Avignon, 1T74, 3 vol. in-S°; Paris, 180V, 2 vol. iu-V°, édition imprimée par Crapelet, avec 75 gravures d'après les tableaux des plus grands maîtres; l'excellente notice de M. Gence, dans a Biographie universelle de M. Michau i ; et ['Histoire de N.-S. Jésus-Christ et de son siècle, d'après les documents originaux, par le comte de Stolberg; trad. de 1 allemand, augm. d'une introduction et de notes historiques , par M. l'abbé Jager et M. l'abbé Bour, 1 vol. grand in-18.
JÉSUS, fils de Sirach, né à Jérusalem, auteur du livre de l'Ecclésiastique, qu'il composa vers l'an 23i avant Jésus-Christ. L'original de cet ouvrage est perdu. — Un autre Jésus, son petit-fils, le traduisit en grec; et celte version nous a remplacé le texte hébreu. Le livre du fils de Sirach est plein de grandes vérités, et d'une excellente moi aie, exprimées avec une onction et une vivacité de sentiment que la froide philosophie n'a jamais su imiter. Voy. Saumon. On croit que Jésus, fils de Sirach, est un des 72 juifs par lesquels Ptolémée Philadeiphe fit traduire la Bible en grec.
JÉSUS, fils de Joiada. Voy. Jonathas.
•IÉSUS est le nom d'un homme, qui, avant la prise de Jérusalem par Titus, et même avant le commencement de la guerre, annonça le malheur des Juifs avec une persévérance et une force incroyables. « Quatre ans « avant la guerre déclarée, dit Josèphe, il se « mit à crier : Une voix est sortie du côté de « l'orient, une voix est sortie du côté de Coc- « cident, une voix est sortie du côté des quatre « vents; voix contre Jérusalem et contre le « temple, voix contre les nouveaux mariés et « les nouvelles mariées, voix contre tout le « peuple. » Depuis ce temps, ni jour ni nuit il ne cessa de crier : Malheur, malheur à Jérusaleml II redoublait ces cuis Jes jours de fô te. Aucune autre parole ne sortit'jamais de sa bouche : ceux qui le plaignaient, ceux qui ie maudissaient, ceux qui pourvoyaient à ses
nécessités, n'entendirent jamais de lui que cette terrible parole : Malheur à Jérusalem! Il fut pris, interrogé et condamné au fouet par les magistrats : à chaque demande, à chaque coup, il répondait, sans jamais se plaindre, Malheur à Jérusalem ! Uen\'o\é comme un insensé, il courait tout le pays, on répétant sans cesse sa triste prédiction. Il continua durant sept ans à crier de ceile sorte, san> se relâcher et sans que sa voix s'affaiblit. Au teim.sduderniorsiég i de Jérusalem, il se renlerma dai s la ville, lournanl infatigablement ■ i ni uur des murailles, et erutn! de toute si force: Mid/irnr au temple! mtdtieur à la cille! malheur à tant le peuple! A la fin il ajoula : Malheur à moi-même! et en même temps il fut emporté d'un coup de pierre langé ]><nune machine. « Il semblait que la vengeance « divine, dit Bossuet, s'était comme rendue « visible en cet homme, qui ne subsistait (pie « pour prononcer ses arrêts; qu'elle l'avait « rempli de sa force, afin qu'il pût égaler « les malheurs du peuple par ses cris; et « qu'enfin il devait périr par un effet de cette « vengeance qu'il avait si longtemps annon- « cée, afin de la rendre ;. lus sensible et plus « présente, quand il en serait non-seulement « le prophète et le témoin, mais encore la « victime. Ce prophète des malheurs de Jé- « ftrSalefQ s'appelait Jésus, Il .semblait que « ce nom de salut et de paix devait tourner « aux Juifs, qui le méprisaient en la personne « de notre Sauveur, à un funeste présage; « et (j!!e ces ingrats ayant rejeté un Jésus « qui leur annonçait la gr.'ce, la miséricorde « et la vie, Dieu leur envoyait un autre Jé- « sus qui n'avait à leur annoncer que des « maux irrémédiables, et l'inévitable décret « (ie leur ruine prochaine. »
JÉTHKO, surnommé Rayuel, sacrificateur des Âladianites, reçut Moïse dans sa maison, où il le garda tout le temps qu'il fut obligé de se cacher, de crai. te que Pharaon ne le fit mourir, et il lui donna pour épouse sa fille Se, hora. Lorsque Moïse eut délivré les Israélites, Jélhroalla au devant de son gendre, vers l'an H90 avant Je -us-Christ, et lui amena sa femme et ses enfants. Il lui conseilla de choisir des personnes prudentes, capables de former un conseil, sur lequel il pourrait se décharger d'un ■ partie des affaires dont il était accaulé. Il lui enseigna ensuite l'art de discipliner ceux qui étaient destinés à porter les armes. Ai ta| an, dans Eusèbe, re nomme roi d'Arabie, sans doute parce que, dans ce pays, la royauté était jointe au sacerdoce.
JEUNE (Jean Le), naquit a Poligny en Franche-Comté, l'an 1592, d'un père conseiller au parlement de Dole. Il renonça àuncanonicat d'Arbois, pour entrer dans la congrégation naissante de l'Ora oire. Le cardinal de Berulle eut pour lui les bontés qu'a un père pour un enfant de grande espérance. Le P. Le Jeune se consacra aux missions, pendant soixante ans que durèrent ses travaux apostoliques. 11 perdit la vue en prêchant le carême à Bouen, à l'âge de 33 ans. Cette infirmité ne le contrisla point, quoiqu'il fût naturellement vif et impétueux. Le P. Le