‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 191 sur 323 · JOB · texte numérisé non relu

JOB

« d'un oon poiite tracé avec discernement et « avec goût. » Il reproche aux encyclopédistes d'avoir extrait beaucoup d'articles de cet ouvrage sans nommer l'auteur, entre autres l'article Jeux de mots ; les Bêtes mieux connues, 1770, 2 vol. in-12. L'auteur adopte le sentiment de Descartes, et réfute l'Essai sur Fâme des bétes, par Boullier ; De la connaissance de l'homme dans son être et dans ses rapports, ibid., 1775, 2 vol. in-8", ouvrage médiocre.

JOAS, fils d'Ochosias,roi de Juda, échappa, par les soins de Josabeth , sa tante, à la fureur d'Athalie, sa grand'mère, qui avait fait égorger tous les princes de la maison royale. Il fut élevé dans le temple sous les yeux du grand prêtre Joiada , mari de Josaheth.

Quand le jeune prince eut atteint sa septième année , Joiada le fit reconnaître secrètement pour roi par les principaux officiers de la garde du temple. Athalie, qui avait usurpé la couronne , fut mise à mort l'an 883 avant Jésus-Christ. Tant que Joas fut conduit par le pontife Joiada , il gouverna avec sagesse ; mais lorsque ce saint homme fut mort, le jeune roi, séduit par les flatteurs, adora les idoles. Zacharie , fils de Joiada , et qui avait succédé à son père dans la grande prêtrise, reprit le roi de ses impiétés ; mais Joas, oubliant ce qu'il devait à son bienfaiteur, fit lapider son fils dans le parvis du temple. Dieu, pour punir ce crime, rendit la suite de la vie de ce prince aussi triste que le commencement avait été heureux. Les Syriens, avec une petite poignée de gens , défirent son armée , et le traitèrent lui - même avec la dernière ignominie. Après être sorti de leurs mains, accablé de cruelles maladies, il n'eut pas même la consolation de mourir paisiblement ; trois de ses serviteurs l'assassinèrent dans son lit ; ainsi fut vengé le sang du fils de Joiada, qu'il avait répandu. Ce prince régna quarante ans , et mourut l'an 843 avant Jésus-Christ. Le rétablissement de Joas sur le trône de Juda a fourni le sujet de la tragédie d'Athalie, chef-d'œuvre de Racine. Le poète Hardy et Métastase avaient aussi composé, l'un une tragédie, l'autre un oratorio, sous le titre de Joas.

JOAS, fils de Joachas, roi d'Israël, succéda à son père dans le royaume qu'il avait déjà gouverné deux ans avant lui. Il imita l'impiété do Jéroboam , et cependant conserva beaucoup de vénération pour le saint prophète Elisée. Ce dernier étant tombé malade de la maladie dont il mourut , Joas vint le voir, et parut affligé de le perdre. L'homme do Dieu, pour le récompenser de ce bon office, lui dit de prendre des flèches et d'en frapper la terre. Comme il ne frappa que trois fois, le prophète lui dit que s'il avait été jusqu'à la septième, il aurait entièrement ruiné la Syrie. Joas gagna contre Bénadad les trois batailles qu'Elisée avait prédites , et réunit au royaume d'Israël les villes que les rois d'Assyrie en avaient démembrées. Amasias, roi de Juda, ayant déclaré la guerre à celuici , Joas le battit , prit Jérusalem, et fit le roi lui-même prisonnier. 11 le laissa libre, à con-

dition qu'il lui paierait un tribut, et il revint triomphant à Samarie , chargé d'un butin considérable. Il y mourut en paix , peu de temps après cette victoire, et après un règne de seize ans, l'an 826 avant Jésus-Christ. Jéroboam II, son fils, lui succéda.

JOATHAM ou JOATHAN , le plus jeune des fils deGédéon, échappa au carnage qu'Abimélech , fils naturel de Gédéon , fit de ses autres frères. Du haut d'une montagne , il prédit aux Sichimites les maux qui les attendaient , pour avoir élu Abimélech , l'an 1233 avant J^sus-Christ. Pour leur rendre leur ingratitude plus sensible, il se servit de l'ingénieux apologue du figuier, de la vigne, de l'olivier et du buisson.

JOATHAM ou JOATHAN , fils et successeur d'Ozias , autrement Azarias , 759 ans avant Jésus-Christ, prit le maniement des affaires, à cause de la lèpre qui séparait son père de la compagnie des autres hommes. Il ne voulut pas prendre le nom de roi tant que son père vécut. Il fut fort aimé de ses sujets, pieux, magnifique et bon guerrier. Il remporta plusieurs victoires , remit Jérusalem dans son premier éclat , imposa un tribut aux Ammonites , et mourut l'an 742 avant Jésus-Christ, après un règne de 16 ans, en comptant les dix pendant lesquels il fut associé à son père.

JOB , célèbre patriarche , naquit dans le pays de Hus , entre l'Idumée et l'Arabie , vers l'an 1700 avant Jésus-Christ. C'était un homme juste, qui élevait ses enfants dans la vertu, et offrait des sacrifices à l'Etre suprême. Pour éprouver ce saint homme , Dieu permit que tous ses biens lui fussent enlevés , et que ses enfants fussent écrasés par les ruines d'une maison tandis qu'ils étaient à table. Tous ces fléauxarrivèrenl dans le même moment , et Job en reçut les nouvelles avec une patience admirable. « Dieu me l'a donné, « Dieu me l'a ôté , dit-il ; il n'est arrivé que « ce qui lui a plu : que son saint nom soit « béni ! » Le démon , à qui Dieu avait permis de tenter son serviteur, fut au désespoir de la constance que Job opposait à sa malice. Il crut la vaincre en l'affligeant d'une lèpre épouvantable qui lui couvrait le corps. Le saint homme se vit réduit à s'asseoir sur un fumier, et à racler avec un morceau de pot cassé le pus qui sortait de ses plaies. Le démon ne lui laissa que sa femme, pour augmenter sa douleur et tendre un piège à sa vertu. Elle vint insultera sa piété, et traiter sa patience d'imbécillité ; mais son époux se contenta de lui répondre : « Vous avez « parlé comme une femme insensée : puis- « que nous avons reçu les biens de la main « de Dieu , pourquoi n'en recevrions - nous « pas aussi les maux ? » Trois de ses amis , Eliphaz , Baldad et Sophar vinrent aussi le visiter et furent pour Job des consolateurs imporluns. Ne distinguant pas les maux que Dieu envoie à ses amis pour les éprouver de ceux dont il punit les méchants, ils le soupçonnèrent de l'avoir mérité. Job, convaincu de son innocence, leur prouva que Dieu affligeait quelquefois les justes pour les éprou

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