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ver, les humilier, les perfectionner, ou pour quelque autre raison inconnue au\ hommes.
Le Seigneur prit enfin la défense de sou iidèle serviteur, et rendit à Job d'à I es Biffants, une parfaite santé, et plus de biens <vt de richesses qu'il ne lui en avait ôté. Il mourut vers l'an 1500 avant fésus-Christ , ï 9 I ans. Quelques auteurs ont douté de l'existence de Job , et ont prétendu que !>■ torre qui porte son nom est moins une hfstore véritable qu'une parabole. Mais ne sentiment est contraire, 1" à celui d'Ezéchiel ai a ce m de Tobie , qui parlent de ce saint homme comme d'un homme véritable; 2» à saint Jacques, qui le propos • aux chrétiens comme un modèle de la patience avec laquelle ils doivent souffrir les maux; 3 à l'autorité de la tradition des Juifs et de celle des chr tiens. Q idques-uns attribuent le livre de Job à M use, d'autres à Isaïe;il est difficile de décider cette question. Il est écrit en langue hébraïque, mêlée de plusieurs expressons arabes , ce qui le rend quelquefois obscur. Il est en vers, et l'antiquité ne nous offre point de poésie plus riche, plus relevée, plus touchante que celle-ci. Les vers ne sont pas assujettis à une ca lence réglée, mais ils sont animés par le feu du génie, par les expressions nobles et hardies, qui font l'Ame de 'a poésie d'Homère et de Virgile. Bacon admirait les profondes connaissances en philosophie et en physique renfermées dans ce li\re. Si qui s eximium illum Jobi librum dilif/enter cvolverit, plcnum illum et tanquam gremdum nnturalis philosophie mi/steriis deprehendet : exempli gratin , circa cosmographiam. et rotunditatem terrœ, circa aslronomiam et osterismos , circa gènerat'onem , rem metallicnm , etc., De augm. Scient. , pag. 25. On y trouve de plus des maximes d'une sagesse profonde et sublime, de grandes et magn tiques idées de la Divinité, qu'on chercherait en vain chez les anciens poètes abandonnés à leur imagination et aux rêves d'une ridicu'e mythologie. Toutes les expressions de Job, dans la peinture qu'il fait de ses malieurs, ne doivent pas être prises dans le sens rigoureux de la lettre. Il paraît que le saint homme a donné quelquefois à sa douleur un essor trop vif, et qu'rl se reproche Cette faute aux chap. 9ê et i2. Nous avons de savants Cemmmiaifts sur le livre de Job, mais il y en a peu qui se fassent lire avec plus de plaisir et d'édification que celui de l'abbé Duguet , quoiq >e l'auteur ne s'attache pas toujours assez au sens littéral; défaut qu'il répare par une érudition bien amenée, un style plein d'onction, des applicdi ,ns et des allusions aussi heureuses que remplies de piété. Le livie de Job a été traduit en français par Théodore Crinsoz (protestant, 1729,° in-i°, et par Bridel , 1818, in-8°. m. de Genou le en a donné une traduction fidèle et élégante en prose ; Levavasseur et M. Baour-Lormian en ont donné de bonnes traductions en vers. On a une Histoire de Job par Frédéric Spanheim, Ratisbonne, 1710, in-8°. Bernardin de Saint- Pierre s'est appuyé de Job dans ses Etudes de la nature.
JOËL, lil- de Phat uel , et le second deu douze pet its prophètes, commença vers l'as 789 avant Jésus-Christ sa mission prophétique. On a de lui trois chapitres de Prophéties, écrits d'un style véhémen', expressif et figuré ; elles regardent particulièrement la dévastation de la Judée par les i haldéens , et sousce typ", la destruction de Jérusalem perles Romains*, la lin du monde, le jugement universel, les peines de l'enfer pur les réprouvés, et la gloire éternelle pour les justes. Saint Pierre, dans les Actes des autres, en applique un passage considérable à la révolution qui établit le christianisme Mir la terre. Sa Prophétie est en hébreu, et est divisée en trois chapitres. On trouve dans les commentateurs des petits prophètes d excellentes dissertations sur 1 1 prophétie de Joël. On distingue surtout colles de saint Jérôme, de dom Càtmet, de Joubert, etc.
JOHNSTON (Artiich), né en 1587 à Casbieken , près Aberdeec , en Ecosse, passe une partie de sa vie fc voyager; il fut reçu docteur en médecine à Paùoue , revint dans sa patrie en 16.52, et mourut à Oxford en 161-1. Sa Paraphrase des Psaumes en vers latins , souvent réimprimée , lui a acquis une espèce de célébrité, mais qui n'approche pas de celle que Buchanan a si bien méritée dans le même genre.
JolADA, grand-prê're des Juifs, éleva avec soin Joas, tils du roi Ochosias , dans le temple, le plaça sur le trûne de ses pères, fit mettre à mort la reine Athalie , qui avait usurpé le sceptre de David , renouvel i l'alliance de Juda avec le Seigneur, l'an 883, mourut p :u de temps après , et fut inhumé par ordre de Joas, en considération de ses services , dans le sépulcre des rois de Jérusalem. Voy. Joas, roi de Juda, et Josabeth.
JOLLY (Toussaint-Félix , écrivain ecclésiastique, né le 30 mai 1759, à Moivre, diocèse de Châlons , d'une famille u'honnêtes laboureurs , entra chez les chanoines réguliers de la congrégation de France , dite de Sainte-Geneviève; après avoir fait ses vœux, le 15 février 1781 , et reçu la prêtrise le 14 juin 1783, il fut chargé d'enseigner la théologie à Beauvais , puis au Val-des-Ecoliers, dans le diocèse de Langres. Nommé, en 1788, prieur de Châtillon-sur-Scine , il s'y fit aimer par sa prudence et son esprit conciliant. A l'époque de la fédération du H juillet 1790, Jolly fut chargé de due la messe et de prononcer le discours, qui roula sur la sainteté du serment et sur les obligations qu'il impose, et qui a été imprimé. Bientôt la constitution civile du clergé fut sanctionnée parle roi : la suppression des abbayes çt des monastères fut résolue. On eut quelque temps l'espérance de conserver l'abbaye de ChAtillon, espérance fondée sur une délibération prise par le conseil-général de la commune, le 2 février 1791. Une, pétition dans le même s ns, du 3 avril , signée par les autorités et par les habitants, fut envoyée à l'Assemblée nationale, où Camus la fit rejeter. Alors Jolly 'rédigea une déclaration, datée de juin 1701, à laquelle s'associèrent les religieux de son
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ordre et ses «Humants : il y gémissait de ne pouvoir suivre ses engagements , et adressait ses adieux et ses remerciments aux habitants de la ville. Ceux-ci lui donnèrent encore, en ces tristes conjonctures, dos témoignages d'intérêt et d'estime. Recueilli à la camoagne p^r la f mille Mesgrign . , il passa plusieurs années dans sa retraite, où il consacrait ses loisirs à l'éducation dos enfants et à la pratique de toutes les vertus du christianisme. Pendant la terreur, il fut obligé de se cacher. Après la chiite de Robespierre, il revint chez ses anciens amis, dans la famille des Mesgrigny, où il resta jusqu'après la conclusion du Concordat. Alors il enseigna au séminaire de Troyes la théologie et l'Ecriture sainte, sans vouloir accepter aucune rétribution, se contei.tant d'une petite rente qui suffisait à ses besoins. Le séminaire ayant été fermé par suite des persécutions dirigées contre M. éé Boulogne , Jolly revint à Paris, où il resta jusqu'à la seconde restauration, époque où il alla reprendre ses fonctions au séminaire de Troyes. Ses infirmités l'obligèrent , au bout de deux années, de renoncer à l'enseignement , et il vint se fixer au séminaire des Missions étrangères, à Paris, où il mourut le \k octobre 1S-29. On a de lui : le Mémorial sur la révolution française, 182V, 1 vol. in-12; 1828, 2 vol. in-12, dont un Abrégé a été publié par M. d'Exauvilliez; MémorialdeVEcriture sainte en deux parties , dont la première parut en 1825, en 2 vol. in-12, pour l'édition latine avec la traduction française; la seconde partie a été publiée en 1826 , et est aussi en 2 vol. pour l'édition latine, et en un seul vol. pour l'édition française. C'est un ouvrage utile, qui l'eût été péut-ôtre davantage encore s'il eût embrassé moins d'objets. L'auteur se proposait de donner dans le même genre un Mémorial sur f éducation , mais il ne put le terminer. Sous le titre de : Brève de religione catholica, etc., compendium, 1825, in-12, offrant une traduction française en regard, Jolh- avait donné un extrait de la seconde partie de son Mémorial de l'Ecriture saint t. JOLY (Claude) , né à Paris en 1607, chanoine de la cathédrale en KJ31 , fit deux voyages , l'un à Munster et l'autre à Rome. De retour à Paris, il fut fait officiai et grar.dchantre. Il panint jusqu'à l'âge de 93 ans sans avoir éprouvé les infirmités de la vieillesse, lorsqu'il tomba dans un trou fait dans l'église de Notre-Dame pour la construction du grand autel. Il mourut de cette chute en 1700, après avoir légué sa nombreuse bibliothèque à son chapitre. Les agréments de son caractère, la candeur de ses mœurs, son exacte probité et ses autres veitus le firent longtemps regretter. 11 dut sa longue vieillesse à un régime exact , à son enjouement tempéré par la prudence. Ses principaux ouvrages sont : Traité des restitutions des grands, 1680, in-12; Traité historique des écoles épiscopales, 1678, in-12; Voyage de Munster en Westphalie , 1672, in-12; Recueil des Maximes véritables et importantes pour l'institution du roi, contre la fausse et pernicieuse po-
litique du cardinal Mazarin. 1655, in-12. Cet ouvrage , écrit avec vivacité et hardiesse , réimprimé en 1663, avec deux Lettres apologétiques de l'ouvrage même, fut brûlé par la main du bourreau en 1665. L'aut<>ur fit imprimer un autre livre relatif à celui-ci; il est intitulé : Codicile dor. C'est un recueil de maximes pour l'éducation d'un prince chrétien, tirées d'Erasme et d'autres auteurs. Dp fêtai du mariage ; Traditio antiqua Ecelesiarum Franciœ circa Assumptionem B. Marie , Sens , 16"2, in-12; De rrformandis florin cannnicis , 16'îV et 1675 , in-12; De verbis Usuardi circa assumptionem B. M. Virginis, Sens, 1669, in-12, avec une Lettre apologétique en latin , pour la défense de cet ouvrage, Rouen, 1670, in-12. Presque tous les ouvrages de ce pieux chanoine sont curieux et peu connus.
JOLY (Claude), né en 1610, à Buri, dans le diocèse de Verdun, d'abord curé de Saint- Nicolas-des-Champs, à Paris, ensuite évêque de Saint-Pol-de-Léon, et enfin d'Agen, mourut en 1678, à 68 ans , après avoir occupé avec distinction les principales chaires des provinces et de la capitale. Les 8 vol. in-8°de Prônes et de Sermons qui nous restent de lui furent rédigés après sa mort par Richard, avocat. Ils sont écrits avec plus de solidité que d'imagination. Le pieux évoque ne jetait sur le papier que son exorde , son dessein et ses preuves , et s'abandonnait pour tout le reste aux mouvements de son cœur. On a encore de lui les Devoirs du chrétien, in-12 , 1719. Ce fut lui qui obtint l'arrêt célèbre du k mars 1609, qui règle la discipline du royaume sur l'approbation des réguliers, pour l'administration du sacrement de pénitence.
JOLY (N.), doyen de l'église de Langres, néà-Dijon, était président de la chambre des comptes de Rourgogne. On a de lui : La Religion chrétienne éclairée par les dogmes et les prophéties; Traité du mal; Traité des anges, bons et mauvais.
JOLY (le P. Joseph-Romain) , capucin , né le 15 mars 1715, à Saint-Cbude, en Franche- Comté , fit ses humanités dans sa ville natale, au collège qu'y avait fondé, plus de deux cents ans auparavant, un ecclésiastique de sa famille. Il fit sa philosophie chez les carmes réformés, et prit l'habit de Saint- François che^ les capucins de Pontarlier. Doué d'une extrême facilité, il cultivait à la fois l'éloquence, la poésie, l'histoire, la critique , la métaphysique , la théologie , les sciences naturelles , les arts , et produisait avec une incroyable fécondité des ouvrages sur presque toutes h s branches des connaissances humaines. Ce n'étaient pas à beaucoup près des chefs-d'œuvre; mais ils supposent du travail et de l'érudition. «Il a cul- « tivé, dit Sabatier, presque tous les genres « de littérature, sans qu'on puisse dire qu'il « ait réussi dans aucun. Il a composé des « discours, des histoires, des critiques, des « satires , des contes , des épigrammes , des « cantiques, des tragédies, un poème épique « en douze chants , des lettres sur les spec
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« tacles, sur les duels, sur le sabbat des sorte ciers , sur la reine des abeilles, sur les « convulsionnaires , et pas un <le ces ouvra- « ges n'a fait assez de sensation dans te «•monde, pour attacher la moindre célébrité « au nom de l'auteur. On ne peut cependant « lui refuser des connaissances, de l'érudi- « tion, des idées; mais ces qualités sont per- « dues pour le public, quand elles ne sont « pas mises en œuvre par le talent , ou rele- « yées par le mérite du style. » Le P. Joseph- Romain était de l'académie des «Arcades de Rome. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : Dissertation où l'on examine celle qui a remporte le prix de l'académie de Besançon en 175V, Epinal , 1754, in-8" : c'est une critique du Mémoire de l'abbé Bergier sur le nombre et la position des villes de l'ancienne Séquanie ; Histoire de l'image miraculeuse de Notre-Dame d'Onnoz, près d'Orgelet, en Franche-Comte, Besançon, 1757, in-12; Le Diable cosmopolite , poème, Paris, 1760, in-8° : c'est une satire contre les philosophes; Lettre sur les spectacles à mademoiselle Clairon, Avignon (Paris), 1762, in-8°; Histoire de la prédication, Paris, 1767, in-12; Conférences pour servir à l'instruction du peuple, Paris, 1768, 6 vol. in-12; Conférences sur les mystères, ibid., 1771, 3 vol. in-12; Dictionnaire de morale philosophique, 1772, 2 vol. in-8°; La Géographie sacrée et les monuments de V Histoire sainte, Paris, 178i,in-4°: c'est le plus important des ouvrages de Joly; Notice touchant l'ordre de Saint-François à l'occasion de l'élection de Clément XIV, dans le Mercure; L'ancienne Géographie universelle, comparée à la moderne, Paris, 1801 , 2 vol. in-8°, et allas in-i° ; La Franche-Comté ancienne et moderne, avec une carte des provinces helvétique et séquanaise, Paris, 1779 , in-12 ; L'Egyptiade, ou le Voyage de saint François d'Assise à la cour du roi d'Egypte, poème épique en douze chants, nouvelle édition, Paris, 1786, in-12; Placide, tragédie en vers et en cinq actes, ibid., 1786, in-8° ; Le Phaéton moderne, poème, Paris, 1772, in-8° ; Lettre sur la manière de prendre la reine des abeilles, dans le Mercure d'août 1770 ; Lettre sur le sabbat des sorciers, dans l'Année littéraire en 1765 ; Lettre à un docteur en médecine sur sa Relation des convulsionnaires ; Lettre à l'occasion du Bélisaire de Marmontel, touchant les fausses citations; Lettre sur la primat ie de Lyon; Dissertation où l'on répond à la question suivante, proposée par l'académie de Berne : Quel est le peuple le plus heureux? L'auteur se décide en faveur des Hottentots. Que l'on ajoute à cela des Opuscules touchant les lampes à réverbères, 38 Satires, 160 tant Contes qu'Epigrammes et poésies, et l'on se formera une idée des travaux du P. Joseph-Romain. Ceux qui voudront les connaître plus en détail peuvent consulter la France littéraire, à son article, tom. III et 1 V. Ce religieux survécut à soninstitut, et mourut à Paris en 1805, âgé de 90 ans. JOLY de BÉVY (Louis-Philibert-Joseph), naquit le 23 mai 1736 à Dijon, où il devint président à mortier au'parlement. Lors "de la
révolution, il eut h souffrir les persécutions auxquelles furent exposés presque tous ses confrères; Joly se déclara néanmoins en faveur des prêtres qui refusèrent de prêter le serment appelé civique, il soutint quelques années après des opinions contraires al'esprit du concordat de 1801, sur lequel, en 1815, on a reconstitué l'Eglise de France. Joly de Bévy était aussi savant dans la jurisprudence que dans les canons ; il est mort dans sa patrie, le 21 février 1822. Il a laissé : De la nouvelle Eglise de France, Paris, Michaud, 1810, in-8° ; Nouvelle Traduction des livres de l'Imitât ion de Jésus-Christ, Dijon, Fan! in, 1816, in-12, deuxième édition ; avec les textes de l'Ecriture sainte, ibid., 1821, in-8" ; troisième édition, ibid. , 1822, in-8" ; Prières à l'usage des fidèles dans les temps d'affliction et de calamités, tirées des l'suumes de David et des Cantiques, etc., traduction de J.-F. La Harpe, avec des extraits du Commentaire des Psaumes du P. Berthier , ibid. , 1817 , in-12 de cent quatre-vingt-sept pages (l'édition, par ordre de l'auteur, est restée tout entière chez l'imprimeur); De l'ordre de la noblesse et de son antiquité chez les Francs, ibid., 1817, in-8° ; Extrait du livre de M. Burke sur la révolution française, ibid., 1819, in-8° ; Sur Louis XIV, ibid., 1820, in-8" ; Instructions pour un pécheur qui, touché de Dieu, veut se convertir, tirées du Commentaire des Psaumes de David, par le Père Bouhier, suivies d'un récit motivé de la conversion d'un incrédule (La Harpe) qui fut longtemps un des plus renommés dans la secte philosophique, et auteur de ce récit , ibid., 1820, in-8°. Joly de Bévy a été, en outre, éditeur du Traité de la Péremption d'instance, par M. Melenet, nouvelle édition augmentée d'un traité de M. le président Bouhier sur la même matière, 1787, in-8° ; OEuvres de jurisprudence, de M. Bouhier, président à mortier au parlement de Dijon , de l'académie française ; recueillies et mises en ordre avec des notes et additions, 1787-88, 2 vol. in-folio. M. Amanton adonné une notice sur Joly de Bévy dans le Journal de Dijon, 23 février 1822. '
JOLY de FLEURY (Jean-Omer), né à Paris le 26 octobre 1715, d'une ancienne famille de robe, originaire de Bourgogne, remplit successivement les places de procureur général et d'avocat général au grand conseil et au parlement de Paris. Dans un temps où, par des productions impies, on sapait les fondements delà religion, il la défendit avec autant de force que d'éloquence. L'abbé de Chauvelin ayant dénoncé au parlement quelques ouvrages philosophiques , Joly de Fleury prononça, le 9 avril 1756, un célèbre réquisitoire contre l'Analyse de Bayle, de l'abbé de Marsy ; Y Histoire du peuple de Dieu, du P. Berruyer ; la Chrisliade, espèce de roman sacré, de l'abbé de La Baume. Ce réquisitoire fera toujours honneur aux principes et aux talents de Joly de Fleury. Bayle et le compilateur de sesimpiétés n'y sont pas plus épargnés l'un que l'autre. « Bayle, dit-il, « trop connu par sa liberté de penser, se déclara « dans le dernier siècle l'apologiste du pyr-
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