‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 193 sur 323 · ION · texte numérisé non relu

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« rhonisme et Le l'irréligion. Ami de toutes « les sectes, dont il fait également l'éloge, il « apprend à suspendre sur tout son jugement, « parce qu'il n'admet aucune certitude. Tou- « jours en garde contre les ennemis impla- « cables de ses impiétés, il répand comme « furtivement ses erreurs dans les articles « des manichéens, des pauliciens, des murcio- « nites, des pyrrhoniens , etc. Les demi-sa- « vants , croyant y trouver des preuves in- « vincibles contre la religion, méprisent ces « hommes dociles et prudents qui fout un « usage légitime de leur raison et qui pen- « sent avec justice qu'une raison droite con- « duit à lafoi, etqu'unefoi pure perfectionne « la raison, etc.. Voilà l'ébauche du Dietion- « naire de Bayle, Il méritait sans doute de « rentrer dans les ténèbres d'où il avait fait « sortir tant d'autres écrivains. Bayle avait « renfermé tant d'erreurs dans des volumes « immenses; il les avait répandues de tous « côtés dans les différents articles qui les «composent; l'acquisition de ses œuvres « était difficile, la lecture trop longue, l'u- « sage peu commun. Les textes dont il abuse « pour autoriser l'incrédulité étaient placés « comme au hasard et sans ordre. La difii- « culte de les suivre, de les lire ensemble « pouvait être un obstacle aux progrès rapi- « des de l'impiété. Un rédacteur pervers, « ennemi sans doute de tout bien, prête hon- « teusement sa plume àl'impiété. Ii présente « aujourd'hui tout ce venin, comme dans « une coupe ; il rapprocbe les textes sous « des titres analogues ; il rassemble toutes « les obscénités, les histoires scandaleuses, « les invectives, etles blasphèmes del'auteur : « ce qui n'est presque accessible à personne « devient à la portée de tout le monde. Quel « scandale une semblable analyse n'offre-t- « elle pas aux mœurs et à la religion ? » Il jugea ensuite et avec une juste sévérité YHistoire du peuple de Dieu, et il ne fut pas moins sévère pour la Christiade, où « L'au- « teur, dit-il, en se livrant à toute la fougue « de son imagination, travestit l'Evangile, « prête à la Divinité le langage que les poètes « mettent dans la bouche de leurs dieux, « insère dans le récit des actions de Jésus- « Christ des épisodes indécents, et copiés « d'après ceux des héros de Virgile, etc. » Sur le réquisitoire de l'avocat général, intervint l'arrêt qui condamnait à être lacérés et brûlés par la^main du bourreau les trois livres ci-dessus mentionnés. Le 23 janvier 1759, Joly de Fleury déféra et prononça un autre réquisitoire sur huit livres impies, au nombre desquels étaient le livre de l'Esprit, YEncyclopédie, la Religion naturelle, ou. la Loi naturelle ( ce livre parut sous ces deux titres). Voltaire, qui en était l'auteur, chercha par des satires mordantes et des plaisanteries grossières à jeter, quoique en vain, du ridicule sur l'avocat général qui l'avait attaqué vigoureusement. Joly de Fleury y lit remarquer l'adresse perfide avec laquelle les ailleurs insinuaient plus ou moins ouvertement leur doctrine, et il ne dissimula pas que l'on voyait bien qu'il y avait un projet conçu, une

société formée pour soutenir le matérialisme, détruire la religion, énerver la morale. Ces ouvrages furent condamnés à être brûlés, à l'exception de YEncijclopédie qui devait être examinée plus amplement. Il remplit avec honneur les devoirs de sa charge, et fut

toujours l'irréconciliable ennemi des opinions philosophiques, dont il a pu voir les triâtes résultats. Après avoir traversé les orages révolutionnaires, il mourut le 29 janvier 1810. Son fds a été le dernier procureur général du parlement.

JONADAB, fils de B^chab, de la famille de Jéthro, beau-père de Moïse, aida Jéhu à exterminer le culte de Baal , et se rendit recommandable par la sainteté et l'austérité de sa vie. Il prescrivit à ses descendants un genre de vie très-dur, et des privations pénibles, auxquelles la loi n'obligeait personne, mais qui tendaient d'elles-mêmes à une plus exacte et plus parfaite observation de la loi. Il leur défendit l'usage du vin, des maisons, de l'agriculture et la propriété d'aucun fonds,et il leur ordonna d'habiter sous des tentes. Les disciples de Jonadab s'appelèrent réchabites, du nom de son père. Us pratiquèrent la règle qu'il leur avait donnée, durant plus de 300 ans. La dernière année du règne de Joachim, roideJuda, Nabu< hodonosor étant venu assiéger Jérusalem , les réchabites furent obligés de quitter la compagne et de se retirer dans la ville, sans toutefois abandonner leur coutume de loger sous des tentes.

Pendant le siège, Jérémie reçut l'ordre d'aller chercher les disciples deBéêhab, de les faire entrer dans le temple, et de leur présenter du vin à boire. L'homme de Dieu exécuta cet ordre. Lorsqu'il leur eut offert à boire, ils répondirent qu'ds ne buvaient point de vin, parce que leur père Jonadab le leur avait défendu. Le prophète prit de là l'occasion de faire aux Juifs de vifs reproches sur leur endurcissement. 11 opposa leur facilité à violer la loi de Dieu à l'exactitude rigoureuse avec laquelle les réchabites observaient les ordonnances des hommes. Les réchabites furent emmenés captifs après la prise de Jérusalem par les Chaldéens, et on croit qu'après le retour de la captivité, ils furent employés au service du temple; qu'ils y exercèrent les fonctions de portiers et même de chantres, sous les lévites. L'expérience a fait voir encore plus clairement depuis, que les hommes assujettis à des règles et à des observances particulières, formés à l'amour et à la pratique de la religion, par des leçons et des exercices assortis aune plus grande perfection, sont en général les plus propres aux fonctions du saint ministère. Voyez saint Norbert et Eusèbe de Verceil.

JON-ABESON, en latin Jonas-Arii, dernier évoque catholique d'Islande, né d'une famille pauvre, mais distinguée, l'an 1484, à Grita, jrès du couvent de Munkatneraa, fut employé durant son enfance dans la cuisine et es écuries de ce couvent. Ayant reçu les ordres sacrés, il exerça le ministère àHegelstad , et entreprit deux voyages enNorwége qui le firent connaître dans ce pays. Gotts-

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chalch, évèquedeHolum,'étant mort en l&âfc, Jon-Arcson fut appelé à le remplacer. Quelques actes de violence qu'il commit en s'opposaut à la propagation du luthéranisme, le tirent accuser devant le roi de Danemark, qui lui lit enjoindre de venir se justifiera Copenhague | niais y refusa d'obtempérer à ces ordres. Il ne craignit pas d'emprisonner., en 15V8, l'évèque de Bkalhock, Martin fenaison, qui s'était iléc arc eni'aveurde l'hérésie, et il pril l'administr bon du diocèse de ee prélat. Le monarque danois Christian 111 ordonna de l'enfermer i Bade Gudmundson, son ennemi p'ersonni 1, l'arrêta avec deux fils qu'il avait eus d'une concubine (ou lui avait passé celte irrégula ri (('dans une contrée où le célibat des prêtres avait eu beaucoup de peine à s'établir;, et tous trois furent pendus sans autre l'orme de procès le 7 novembre 1550. Jon-Areson, dit un biographe, avait de grands talents. « Marchant sur les traces des anciens scaldes islandais, ii cultivait la poésie, et il composa un grand nombre de vers, dont plusieurs, et en particulier ceux qui ont pour objet la passion de NoU'e-Sei'gneur, ont été imprimés dans un reçu il poétiqu ; de (iuibrand Thorlaksen, qui a paru en U»12. Vers l'année 1528, l'évèque de Holum avait introduit l'imprimerie en Islande, en faisant venir de Suède un imprimeur nommé Jon Mathiesen , lequel devint en même temps prêtre à Bredeholstad. Il s'est formé depuis en Islande d autres imprimeries, qui ont mis au jour un grand nombre de productions historiques, géographiques, théologiques et poétiques, dans cette ancienne langue dont les habitants continuent de se servir, et qui a été autrefois celle de la Scandinavie entière.»

JOAiE (Pierre), évêque suédois, mort en 16i)7, âgé d'environ 80 ans, enseignait la théologie à Upsal, lorsqu'il s'opposa avec beaucoup d'emportement au projet qu'avait formé le roi Jean III, fils de Custave I»r , d'inboduiie une nouvelle liturgie qui devait rapprocher la Suéde de la cour de Rome et de l'Eglise catholique. Jonœ fut arrêté, mais il s'éclia,>pa et se réfugia dans les Etats de Charles, duc de Sudermanie, qui protégeait les adversaires de la liturgie. Ce prince le nomma pasteur de Nikœping, puis évêque de Stiengnès, siège dont il ne prit toutefois possession qu'en i5j;J. Il continua de soulever le clergé contre le piojet du roi, qui finit par y renoncer. Le duc de Sudermanie étant monté sur le trône, chargea l'évèque Jonœ de revoir la trad. suédoise ue le Bible, et ie résultat de ce travail fut une suite d'observations exégétiques connues sous le nom û'Observattones Strengnenses. On a en outre de Jonœ : Apologia in satisfactionem neyatœ liiurgiœ, nomine totius cleri in diœcesi. Strengnensi, 1686 ; Apologia pro innoccntia sua et totius cleri a rege Johanne condemnatorum perjurii, 1580. Jonœ fut accusé de trafiquer des bénéfices dans son diocèse, et le prince Chai les le menaça de lui oler sou évèché s'il continuait à se rendre coupable de cet abus.

JON.E ou JONSEN (Svein) , ecclésiastique- Islandais né l'an 1603, fit ses études à Co-

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pennague, exerça en Islande diverses fon edons du ministère évangélique et mourut en 1687, a 84- ans. Jonœ fut un des collaborateurs de li version islandaise de la Bible, imprimée à Holum en I6M, par l'évèque Thorlacius Skuleson. H laissa en manuscrit piudeu s versions islandaises, telles que (die du Mugtialia Dci d'Herberger, du Véritable christianisme, d'Arnd, etc.

JONAS, fils d'Ainatln, cinquième des petits prophètes, natif d ■ Géthopher, daas !a tribu de Zabulon, rivait sous.Joas, Jéroboam 11, rois d'Israël, et du temps d'O/.ias, roi de Juda. Dieu ordonna a ce | rophète d'aller à Ninive, capitale de l'empire oes Assyriens, pour prédire à celle grande ville que Dieu allait la détruire. Jouas, craignant d'exécuter une mission qui lui .semblait dangereuse, s'enfuit, et s'embarqua à Joppé pour aller à Tarse en Cilicie. Une grande tempête s'étant élevée tout-à-coup, les mariniers tirèrent au sort pour savoir celui qui était cause de ce malheur, et le sort tomba sur loues. On le jiHa dans la mer, afin que sa mort procurât le salut aux autres; et aussitôt l'orage s apaisa. Dieu envoya un grand poisson pour recevoir Jones, qui demeura trois jours et trois nuits dans Je ventre de l'animal. Le poisson le jeta alors sur le bord de la mer, et le prophète ayant reçu un nouvel ordre d'aller à Ninive, obéit. Les habitants, effrayés de ses menaces, firent pénitence, ordonnèrent un jeûne public, et le Seigneur leur pardonna. Jonas voyant que Dieu avait révoqué sa sentence touchant la destruction de Ninne, appiéhenda de passer pour un feux prophète, et se plaignit au Seigneur, qui lui fit bientôt comprendre l'injustice de sa plainte, par une de ces leçons typiques, si propres à instruire et à convaincre. Pour le défendre contre l'ardeur du soleil, il fit croître dans l'espace d'une seule nuit un vé0étal que l'Ecriture nomme un lierre, et qui est probablement le Palma Christi, lequel lui donna beaucoup d'ombre. Mais, dès le lendemain, un ver piqua la racine de cette plante, la lit sécher, et laissa Jouas exposé, comme auparavant, à la violence du sol il Cet événement augmenta l'affliction du prophète, qui, dans l'excès de sa douleur, souhaita de mourir. Alors Dieu, pour l'instruire, lui dit que « puisqu'il était fâché de la perte d'un « lierre, qui ne lui avait lien coûté, il ne de- « vait pas être surpris de voir fléchir si « colère envers une grande ville, dans la- « quelle il y avait plus de 1^0 mille per- « sonnes qui ne savaient pas distinguer entre « le bien et le mal. » Jonas revint de Ninive dans la Judée, et saintEpiphane raconte qu'il se retira avec sa mère près de la vill : de Sur, où il demeura jusqu'à sa mo.t, arrivée l'an 70; avant Jésus-Christ. Les Prophéties de Jonas sont en hébreu, et contiennent quatre chapitres. 11 y a des mythologisles qui prétendent que la fable a'Androm-de a été inventée sur l'histoire de Jonas. Sans rien décider sur cette conjecture en particulier, l'on peut dire que presque toute la mythologie, et môme la partie fabuleuse de l'histoire an

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tienne, est prise de l'Ecriture sainte. Voyez OpmoNÉE. Jonas jeté dans la mer pour sauver ses semblab'es, englouti par la baleine etrendu le troisième jour, est, suivant l'Evangile même, la ligure de Jésus-Gbrist. Il l'est encore eu ce que c'est le seul prophète que Dieu ait envoyé aux gentils. Les savants ont beaucoup disputé sur le poisson qui engloutit Jonas. On dit que ce n'était pas une baleine proprement dite, puisqu'on n'en voit point dans l;i mer Méditerranée, où ce prophète fut jeé ; que d'ailleurs le gosier des baleines était trop étroit, pour qu'un homme pût y passer. Quelques-uns croient que le poisson dont il s'agit, éfait une espèce de requin ou de lamie ; mais il \ a plus d'apparence que c'était une orca, qui ne sort pas dugenre des cétacés. Enfin on a dit que le mot venter, qui en général signiiie cavité, surtout dans le .angage de l'Ecriture, pouvait marquer la bouche de la baleine, où il y a de très-grands creux. Et quant à la mer Méditerranée, si elle n'a pas aujourd'hui des baleines, elle peut en avoir eu autrefois. La Manche n'en a pas aavantage ; cependant en J017, on en a pris une à Scheveiingue. Quelques interprètes ont cru (jue ce poisson pouvait avoir é;é formé exprès par celui qui les a faits tous, et se sont appuyés du mot prœparavit, qui se trouve dans Le texte sacré. Quoi qu'il en soit de cette opinion, elle est certainement plus raisonnable que les inepties qu'un moine nommé Thaddée, professeur à'Bonn, et d'autres ignorants, se parant du nom û'Herménewfes, ont débitées sur cette matière. On a dos Commentaires sur Jonas par Feuardent, J. Leusden, H. vonder Hardt, F.-C. Fabricius, Rosenmuller.

JONAS, évèque d'Orléans, mort en 842, a laissé deux ouvrages estimés. Le premier, intitulé Institutions des laïques, fut traduit en français par D. Mége, 1602, in-12. Le second a pour titre : Instruction d'un roi chrétien, traduit en français par Desmareis, 1001, in-8n; l'un et l'autre se trouvent en latin dans le Spicilége de d'Acîiéri. Il y a encore de Jonas un traité des miracles dans la Bibliothèque des Pères, et imprimé séparément, 1045, in-16; et un Traité contre Claude, évèque de Turin, et les iconoclastes, dédié à Charles le Chauve. Quoique Jonas cornbalte le sentiment do ceux qui condamiii nt l'usage <;es images, il n'en approuve pas le culte. C'est pourquoi Bellarnmi avertit qu'il faut lire son bvre avec précaution.

JONATHAN BEN UZ1EL, ù qui l'on attribue généralement le Targum, version ou paraphrase chaldai que sur les prophètes, c'està-dire sur Josué , les Juges, Samuel, les Rois, Isaïe, Jéiémie, Ezécniel et les douze petits prophètes, était, suivant les tahnudistes, contemporain des prophètes Aggée, Zacharie, Malachie, et disciple du fameux rabbin Hillel ; mais selon plusieurs critiques modernes, il aurait vécu bien longtemps après la ruine de Jérusalem et la dispersion des Juifs. Quoi qu'il en soit, son ouvrage n'est pas sans mérite; c'est, après celui d'Onkélos, le livre de ce génie pour lequel

les Juifs ont le plus de respect. Mais plusieurs écrivains chrétiens, entre autres John, doutent que Jonathan benJJziel soit l'auteur du Targum sur les prophètes. Imprimé pour la première fois en 1494, ce Targum a été réimprimé avec celui d'Onkélos à Venise, puis inséré dans diverses polyglottes; la meilleure édition est celle que donna Buxtorf le père, dans sa Bible avec les pointsvoyelles, à Bf-le, en 1020.

JONATHAS, fils de Saùl, est célèbre par sa valeur et par l'amitié constante qu'il eut pour David contre les intérêts de sa maison. 11 (iélit deux fois les Philistins, et eûi été mis à mort par Saùl, pour avoir mangé contre sa défense un rayon de miel, si toute l'armée ne s'y fût opposée. La guerre s'étant de nouveau allumée quelque temps après entre les Hébreux et les Philistins, Saùl et Jonaihas se campèrent sur le mont Gelboé, avec l'armée d'Israël. Ils y furent forcés, leurs troupes taillées en pièces, et Jonathas fut tué, en 1055 avant Jésus-Christ. La nouvelle en ayant été apportée à David, il composa un Cantique funèbre, où il fait éclater toute sa tendresse pour son ami. Jonathas est un modèle admirable de la générosité et de l'amitié chrétienne. La gloire de David etface la sienne, et il n'en est point jaloux. Quoique herbier présomptif de la couronne, il prend, aux dépens de ses propres intérêts, ceux de l'innocent persécuté. Ai. l'abbé Brute adonné un poëme en prose en quatre chants, in.itulé Y Héroïsme de V amitié, ou David et Jonathas, Paris, 1770, in-12, plein de sentiment, et écrit dans les bons principes.

JONATHAS, fils de Samma, neveu de David, eut la gloire de tuer un géant de 9 pieds de haut, qui avait six doigts à chaque main et à chaque pied.

JONAIHAS, qu'on nomme aussi Jonathan ou Johannan, tils de Joïada (autre que celui qui rétablit Joas sur le trône) et petit- iils d'Éliasib, succéda à son père dans la charge de grand sacrificateur des Juifs, qu'il occupa pendant environ 40 ans. Ce pontife déshonora sa dignité par une action barbare et sacrilège. Il avait un frère nommé Jésus, qui prétendait parvenir à la souveraine sacriticature par la protection de Bagose, générai d'Artaxerxès. Jonathas en conçut de la jalousie; un jour que les deux frères se rencontrèrent dans le temple , la dispute s'échauffa si f°rt> que Jonathas tua Jésus dans le lieu saint.

JONATHAS, surnommé Apphus, l'un des plus grands généraux qu'aient eus les Juifs, était tils de i\iatathias et frère de Judas Machabée ; il fut chargé du gouvernement après la mort de Judas, vengea sur les tils de Jainbri la mort de Jean son frère, passa ensuite te Jourdain à la nage avec son armée, et força Bacchide, général des Syriens, qui faisait la guerre aux Juifs, d'accepter la paix l'an 101 avant Jésus-Christ. Après les victoires qu'il venait de remporter, et la aix conclue, son principal soin fut, ainsi que l'avaient fait son frère et son père, de bannir

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