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les Juifs apostats, et de rendre à la religion né à La Haye dans les dernières années du sou ancienne splendeur. La réputation de xvir siècle, professa longtemps la philoso- Jonathag lit recliercher son alliance par phie à Bois-le-Duc, et publia un grand nom- Alexandre Balas et Démétrius Soter, qui se bre de traductions d'ouvrages anglais et ladisputaient le royaume de Syrie. Il cm- tins dont on, peut voir les titres dans la brassa les intérêts du premier, et prit pos- France littéraire de Formey, et dans l'Examen session de la souveraine sacrificature, en critique de Barbier. Nous citerons : Traité de conséquence de la lettre de ce prince qui lui la Providence, traduit de Slie lock, La Hâve, donnait cette dignité. Deux ans après, 1721, in-12 ; Préservatif contre le papisme, Alexandre Balas avant célébré à Ptolémaïde trad. du même, 1721, in-8" ; Sermons sur dison mariage avec la lille du roi d'Egypte, vers textes importants de l'Ecriture suint*', Jonathas y fut invité, et y parut avec une trad. du même, 1723, 2 vol. in-8"; Sermons magnificence royale. Démétrius, qui succéda sur lamort et le jugement, trad. de feu M Luà Balas, le confirma dans la grande sa rifica- cas, 1725, in-8"; Alcyphron ou le Petit phiture ; mais sa bonne volonté ne dura pas losophe, traduit de Berklei, La Haye, 1734, longtemps. Jonathas l'ayant aidé à soumet- 2 vol. in-12; Eléments de la philosophie nnctre ceux d'Antoche soulevés contre lui, Dé- ionienne, traduits de Pemberton, Amstermétrius n'eut pas la reconnaissance qu'il de- dam, 1755, in-8°; Eléments de philosophie vait pour un si grand service ; il le prit en morale, traduits de Fordyce, 1753, in-S" ; aversion, et lui fit tout le mal qu'il put. Dio- Eléments d'Algèbre de Saundcrson , au;,dote Triphon, ayant résolu d'enlever la cou- mentes de quelques remarques, Amsterronneau jeune Antiochus, fils de Balas, son- dam, 1753, 2 vol. in-4° ; Nouvelle liigea d'abord à se défaire de Jonathas. il bliothèque anglaise ancienne, 1753, 3 vol. l'attira à Ptolémaïde, le prit par trahison, et in-8°, divisés en plusieurs parties; le vnc et le fit charger de chaînes ; ensuite, après avoir le vnie volume du Spectateur anglais, Aratiré de Simon une somme considérable pour sterdam, 1750 et 175V, in-12; Dialogue des la rançon de son frère, ce perfide fit mourir morts, traduit de Lyttleton, 1760, in-&°; Elé- Jonathas avec ses deux enfants, l'an 144 ments de physique démontrés mathématiqueavant Jésus-Christ. ment, et confirmés par des expériences, tra-
JONATHAS, tisserand du bourg de Cy- duits du latin de 'sGravesande, Leyde,
rêne. Après la ruine de Jérusalem par Titus, 1746, 2 vol. in-4° ; OEuvres diverses, La Haye,
fils de l'empereur Vespasien, il gagna un 1764, 2 vol. in-12, contenant quelques mor-
grdnd nombre de Juifs, et les mena sur une ceaux de la composition de fauteur, et au-
montagne, leur promettant des miracles s'ils très traductions de l'anglais ou du hollan-
le choisissaient pour chef; mais il fut arrêté dais. Il a a>issi publié en latin un Traité sur
par Catulle, gouverneur de Lydie. Ce séduc- la nature et les principaux usages de la plus
teur dit qu'on l'avait engagé à cette révolte, simple espèce dénombres trigonaux, La Haye,
et nomma Flave Josèphe l'historien entre 1762, in-4°, qu'il a traduits lui-même en
ses complices. Mais comme celui-ci était in- français. Il a été aussi l'éditeur et en partie
nocent, on ne s'arrêta point aux accusations le traducteur des OEuvres diverses de Pope,
du calomniateur, qui fut condamné à être Amsterdam, 1754, 7 vol. in-12. Il avait con-
brûlé vif. La multitude d'imposteurs qui pa- couru, en 1729, avec 'sGravesande, Prosper
rut vers le temps de la destruction de Jéru- Marchand et autres, à la rédaction du Jour-
salem, est un accomplissement bien frappant nal littéraire de La Haye, et à la continua-
de la prédiction de Jésus-Christ : Tune multi lion de cette même feuille sous le titre de
seudo-prophetœ surgent et seducent mullos. Journal historique de la république des lettres,
latth. xxiv. imprimé à Leyde. Plus tard il fut un des col-
JONCOURT (Pierre de), célèbre prédica- laborateurs de la Bibliothèque des sciences et
teur protestant, français d'origine, et réfugié des beaux-arts, autre journal qui se publiait
en Hollande, quelque temps avant la révoca- à La Haye, et il travailla en société avec
tioii de l'édit de Nantes, devint ministre de Chautfepié, Robinet, etc., à l'édition deVHis-
L'église wallonne de La Haye, où il mourut toire universelle, trad. de l'anglais, 1742 et
vers 1725, après avoir publié divers ouvra- ann. suiv., 46 vol. in-4°. Il mourut à La Haye
ges parmi lesquels on remarque : Lettres cri- vers 1770. — Un autre Jgncourt, professeur
tiques sur divers sujets importants de l'Ecri- de langues étrangères à Paris, publia un
turc sainte, Amsterdam, 1705, in-12; Entre- Essai sur la différence du nombre des hommes
tiens sur les différentes méthodes d'expliquer dans les temps anciens et modernes, trad. de
l'Ecriture et de prêcher de ceux qu'on appelle l'anglais de R. Wallace, Londres (Paris), 1754,
coccéiens et voétiens dans les Provinces-Unies, in-8" et in-12.
Amsterdam, 1707, in-12; Nouveaux entre- JONCOUX. (Françoise-Marguerite de),
tiens in-12, pour faire suite aux précédents, naquit en 1668 d'un gentilhomme auvergnat,
en réponse à un écrit publié par les coc- et mourut en 1715, âgée de 47 ans, après
céiens contre M. de Joncourt ; des Lettres s'être distinguée par son attachement aux
sur les jeux de hasard, 1774, in-12 : Entre- religieuses de Port-Royal, et avoir donné
tiens sur l'état présent de la religion en une Traduction des Notes de Nicole (caché
France, où l'on traite amplement de l'autorité sous le nom de Wendrock) sur les Provin-
des papes et de ses fondements, La Haye, ciales. Cette version a été imprimée en 4 vol.
1725, in-12. in-12. Marguerite de Joncoux avait appris le
JONCOURT (Eue de), ministre protestant, latin pour entendre l'office de l'Eglise.