‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 200 sur 323 · HT, JUI · texte numérisé non relu

HT, JUI

est un des principaux écrivains des Centuries Laon, d'Amiens, de Soissons, et par le carde Magdebourg, publiées à B/âle, 1552 à 1574-, dinal de Noailles. Le cardinal de Bissy op- 8 vol. in-fol. ; ouvragé destiné à bouleverser posa une criti.juc très-solide à cette tlié lotouteslesnotions de l'histoire ecclésiastique, gie. Commcntarius historicus et dogmatkus réfuté par Baronius , Bebarmin , etc. Il en- de sacramentis, Lyon , 1096, 2 vol. in-folio, soigna la théologie avec réputation dans son dont l'auteur tira 3 vol. in-12, sous le titre parti, et ne laissa pas d'essuyer beaucoup de de : Théorie pratique des sacrements; un chagrins dans son ministère. Il mourut à Abrégé de ses Institutions, à l'usage de ceux Kostock le 15 mai 1561k On a de lui plusieurs qui se préparent aux examens qui précèdent ouvrages cités dans le Dictionnaire de Bayle, les ordinations, Paris, 1708, 1 vol. in-12, en plus ou moins entachés des préventions et latin; Théologie morale, par demandes et par des erreurs de sa secte. réponses , Paris, 17kl, 2 vol. in-12; Résolu- JUDITH. Voyez Holopherne. Nous nous (ion des cas de conscience sur la vertu de juscontenterons de dire que l'action de cette ticc et d'équité, h vol. in-12. Ces deux dersainte et courageuse veuve ne doit pas être, niers ouvrages sont pleins de décisions apau moins avec toutes ses circonstances , ,ju- puyées sur l'Ecriture et sur les Pères, et géo sur les règles ordinaires de la morale , écrits avec clarté et avec méthode, auxquelles le souverain législateur peut JUÉNIN(Pierre), ecclésiastique et historien déroger dans des cas que sa sagesse et sa de la ville de Tournus, né à Bourg-en-Bresse justice peuvent seules déterminer. Il faut le 11 décembre 1668, l'ut pourvu en 1691 d'un observer encore qu'il s'agissait d'un en- canonicat Ma collégiale de Saint-Philibert de nemi particulièrement odieux par une fé- Tournus. Il devint successivement chantre rocité et une brutalité sans exemple , ra- et doyen du chapitre, et mourut le 17 no« vageant et détruisant tout , blasphémant veinbre 17V7. Il avait passé près de quarante le nom du Dieu vivant , et se proposant de années à amasser les matériaux d'un ouplacer dans son temple les idoles des na- vrage, qu'il mit au jour sous ce titre : Noutions. Il est difficile de fixer le temps auquel relie histoire de l'abbaye royale et collégiale celte histoire est arrivée, et il est presque de Saint-Philibert et de la ville de Tournus, impossible, quelque parti qu'on prenne, de enrichie de figures, avec une table chronosatisfairo pleinement à toutes les objections; logique, des temarques critiques sur le t. IV mais cette difficulté ne doit pas faire recourir de la Nouvelle Gaule chrétienne, les preuves à la supposition gratuite de Sialiger et de de l'histoire, le pouillé des bénéfices dé- Grotius , qui prétendent que le livre de Ju- pendant de l'abbaye, et un essai sur l'oridith n'est qu'une parabole , composée pour gine et la généalogie de Ch.dons, de Mûcon, consoler les Juifs dans le temps qu'Autio- et des sires de Beaujeu, par un chanoine de chus Epiphane vint en Judée. L'authenticité la même abbaye, Dijon, 1730 et 1733, 2 vol. du livre de Judith a été contestée ; mais tous in-4°. Malgré des négligences dans le style, les doutes doivent être fixés par l'autorité cet ouvrage est intéressant et estimé, du concib' de Trente , qui l'a confirmé dans JUIGNE ( Antoine -Eléonore- Léon Lela possession où il était de passer pour iris- clerc de), arche vèque de Paris, né en cette pire. Saint Jérôme nous assure qu'il a été viile, en 1728, était fils du marqu's de Juireconnu comme tel par le conciie de Nicée. gné, d'une famille illustre du Maine, et qui L'auteur, qui est tout h fait inconnu , a écrit fut tué à la bataille de Gua>talla (en 1734), son ouvrage en langue chaldaïque , et il fut où il était colonel du régiment d'Orléans, traduit en latin par saint Jérôme ; on en a Antoine de Juigné fit ses premières études aussi une version en hébreu, en grec ctensy- au collège de Navarre, ensuite au séminaire i'iar|ue. Quelques-uns veulent que ce soit Ju- de Saint-Nicolas du Chardonnet ; il revint dith elle-même : d'autres , le grand-prètre faire son cours de licence et prendre les or- Eliacim, dont il est parié dans ce livre; mais dres au même collège de Navarre. Son patout cela est sans aucune preuve. Montfaucon rent, M. de Bezons, évèque de Careassoune, a donné une savante dissertation sous lo l'appela auprès de lui , et le nomma son titre de Vérité de l'histoire de Judith. grand vicaire. Il fut choisi en 1760, pour JUDOCUS. Voy. Ravesteyn. être agent du clergé. Les fondions attachées JUÉNIN ou JUENNIN (Gaspard), prêtre de à ce titre duraient cinq ans, h moins que l'Oratoire, né à Varembon enBresse, en 1650, l'agent ne fût nommé à un siège ëpiscopal. mort à Paris en 1713, professa longtemps la M. de Juigné les avait h peine commencées théologie dans plusieurs maisons de sa con- qu'on lui offrit l'évôché de Coinminges. Il grégation, et surtout au séminaire de Saint- préféra continuer ses travaux et fut promu Magloire. Sa piété et son érudition le firent en 1764, a. l'évêché comté-pairie de ÇhMons. estimer. On a de lui : Institutiones theolo- Sous son prédécesseur dans ce diocèse, le gicœ ad usum seminariorum, Lyon, 1696, h- jansénisme avait fait des progrès rapides : vol. in-12; nouvelle édi'ion, Paris, 1700, 7 il rencontra pour l'extirper plusieurs obslavol. in-12. On riavait pas encore vu de meil- c!es, et se vit obligé de recourir à des mcleure théologie scolastique; mais J'auleur y sures très-sévères contre plusieurs prêtres ayant glissé avec beaucoup d'art quelques des plus obstinés qu'il interdit ou expulsa. erreurs nouvellement condamnées, son ou- Ap:ès avoir rétabli la paix dans le diocèse, vrage fut proscr.t à Rome le 25 septembre il ne songea qu'à y faire du bien; et c'est à 1708, par plusieurs évoques de France, no- ?a sollicitude toute paternelle que l'on dut lamment par les évèques de Chartres, de la reconstruction du grand séminaire, la fon-

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