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naière Cois du grec en français, etc., par R. Ton ri et, Paris, 3 vol. in-8°.

, JULIEN d'ÉCLANE, évoque de cette ville, était (ils de M 'raorius, évoque de Capoue. II fut d'abord marié; mais ayant peFdu sa femme, il entra dans les ordr< s, ei obtint jl'évéché d'Eclane, petite ville située entre la Çampanie et la Pouillc. Il se distingua par son éloquence et par les grâces de son esprit et de son style. Ses talents lui gagnèrent le cœur de sainl Augustin; mais ils se brouillèrent lorsqu'il refusa de souscrire aux anathèmes lancés en 418 contre les pélagiens, dans le concile de Carthage. Julien se joignit à dix-sept autres évèques de sa secte, pour faire une confession de foi dans laquelle ils prétendaient se justifier. Le pape , sans y avoir égard, le condamna avec ses complices. Ces fanatiques en appelèrent à un concile général; mais saint Augustin, un des plus ardents adversaires du pélagianisme, démontra que cel appel était illusoire , ce que ses prétendus disciples d'aujourd'hui devraient sérieusement méditer. Julien mourut en 450, après avoir été chassé de son Eglise, anathématisé par les papes, et particulièrement par saint Léon, et proscrit par les empereurs. On a de lui quelques ouvrages, 1608, in-8°.

JULIENNE, prie ire du monastère du Mont-Cornillon, près de Liège, naquit en 1193 au village de Rétine, dans la banlieue de cette ville, et mourut h Fosse en 1258, en odeur de sainte' é. Une vision qu'elle eut donna lieu à l'institution de la fôte du Saint- Sacrement, qui, célébrée d'abord dans quelques Eglises particulières, le fut ensuite dans l'Eglise universelle {Voy. Urbain IV); espèce de triomphe que la Providence préparait d'avance, et qui devait subsister toujours dans l'Eglise de Dieu, en réparation des outrages que ce mystère auguste essuierait de la part des sectaires des derniers siècles. Julienne n'a point été canonisée dans les formes; mais on la trouve qualifiée de sainte dans quelques martyrologes , et de bienheureuse dans d'autres. L'abbaye de Saint-Sauveur d'Anvers, ordre de Cileaux, conserve ses reliques.

JUMILHAC (dom Pierre-Benoît dé], bénédic in de Saint-Maur, né à Saint-Jean de Ligoure, dans le Limousin, en 1611, d'une famille illustre, entra fort jeune dans la congrégation, où il parvint aux premières dignités. Il était très-versé dans la musique, et on lui doit la Science et la pratique du plainchant, Paris, 1677, in-4°. C'est un traité divisé en huit parties, dans lequel on trouve une exposition complète et méthodique de la doctrine de Gui d'Arezzo. On a attribué ce traité à dom Jacques Leclerc; mais dom Martenne et dom Tassin ont fait connaître son véritable auteur. Une nouvelle et belle édition du livre de dom Jumilhac a été donnée par MM. Le Clercq et Théodore Nisard, Paris, 1847, in-4".

JUNCKER ( Christian ) , philologue allemand, né à Dresde en 1668, fut successivement recteur à Schleusingen, à Eisenach et a Altenbourg, où il mourut en 1714, avec le titre d'historiographe de la maison de Saxe- Ernest, et de membre de la société royale

de Berlin. La mort subite de sa femme accéléra la sienne. Il a fait un grand nombre de traductions allemandes d'auteurs anciens, et donné plusieurs éditions d'auteurs classiques, avec des notes, dans le goût des éditions do Mmellius. On a encore de lui : Schediasma de ephemeridibus, sire de diariis eruditorum in nobilioribu» Europe partibus haclcnus publient is , Leipzig, 1692, in-12, ouvrage inexact et superficiel , que VHistoire des journaux, de Camusat, a d'ailleurs fait oublier; Dissertations de feminis eruditione ne scriptis illustribus, imprimé à la suite de l'ouvrage précédent; Theatrum latinilatis universœ regherojunchrrianum ; Tabulée synopticœ historiœ pliilosophicœ lineamentis eruditionis, Altenbourg, 1714, in-4"; Vita Martini Lu~ theri et successuum evangeliorum , ouvrage qui, lu par un esprit attentif et impartial, fournit les plus profondes réflexions en faveur de l'Eglise catholique; Commentarius de vita, scriplisque ac meritis Jobi Ludolphi; accedit spécimen linguœ hottentotticœ, Leipzig, 1710, in-8° : cette biographie est intéressante et recherchée; une traduction latine de la Science des médailles, par le P. Jobert. Sa pauvreté l'obligeait de travailler un peu à la hAte, et ses ouvrages se ressentent de celte précipitation.

JUNIEN (saint), célèbre solitaire, natif do Rriou en Poitou , fonda un monastère à Maire, dont il fut le premier abbé. 11 mourut le 13 août 587, le môme jour que sainte Radegonde, avec laquelle il avait été en commerce de lettres et de spiritualité.

JUNILIUS, évè(|ue d'Afrique au vr siècle. On a de lui deux livres, De la loi divine, ou Apparat pour l'étude de V Ecriture sainte, en forme do dialogues, dans la Bibliothèque des Pères.

JUN1US ou du JON ( François ), né à Bourges en 15i5, se ren lit habile dans le droit, uans les langues et dans la théologie, et devint ministre de l'église prétendue réformée dans les Pays-Bas. Il fut choisi en 1597 pour enseigner la théologie à Leyde, où il mourut en 1602, à 57 ans. On a de lui : une Version latine du texte hébreu de la Bible, qu'il fit avec Emmanuel Tremelius. Elle a souvent été imprimée en dill'érentes formes : celle qui a plus de notes est d'Herborn, 1643, 4 vol.in-fol. Des Comment aires sur une grandi! partie de l'Ecriture sainte, etc., publiés à Genève, 1607, en 2 vol. in-fol.

JUN1US (François), fils du précédent, né à Heidelberg en 1589 prit d'abord le parti des armes; mais après la trêve conclue en 1609, il se livra tout entier à l'étude. Il passa en Angleterre en 1620, et demeura pendant trente ans chez le comte d'Arundel. 11 mourut à Windsor, chez lsaac Vossius, son neveu, en 1678, à 89 ans, laissant ses manuscrits à l'université d'Oxford. On a de lui : un traité De pictura veterum. Il y a peu de choses dans les auteurs grecs et latins sur la peinture et sur les peintres, qui aient échappé aux recherches laborieuses de l'auteur. La meilleure édition est celle de Botterdam, en 1694, in-foh; Y Explication de l'ancienne Pa-

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