Q\ I I.OT
JUSTE ou .TEST (saint), né de parents nobles du Yivarais, pieux et savant évoque de • Lyon, quitta ce siège à l'occasion d'un frénétique qui fut mis en pièces par le peuple; ce malheur lui fut si sensible, qu'il se retira dans les déserts de l'Egypte, où il vécut en saint jusqu'à sa mort, arrivée vers la fin du ivc siècle. Il avait assisté, étant évoque, à d< ux conciles, l'un tenu a Valence en 3*74, .et l'antre à Aquilée en 381. — 11 y a eu d'autres saints de ce nom et des personna ges illustres : un évêque d'Urgel, mort en 5-VO, auteur d'un petit Commentaire sur le Cantique des cantiques, inséré dans la Bibliothèque des Pères ; et un archevêque de Tolède dans le vir siècle, célèbre par son savoir et sa piété.
JDSTEL (Christophe), parisien, conseiller et secrétaire du roi de France, né en 1580, mort dans sa patrie en 16i9, était l'homme de son temps le plus versé dans l'histoire du moyen Age. Il possédait parfaitement celle de l'Eglise et des conciles. C'est sur les recueils de ce savant homme, que Henri Justel, son fils, non moins savant, mort à Lon !res en 1693, et Guillaume Voët, publièrent la Bibliotheca juris canonici veteris, en 2 vol. in-fol., Paris, 1661. C'est une collection très-bien faite de pièces fort rares sur le droit canon ancien. On y trouve plusieurs canons grecs et latins, tirés de manuscrits inconnus jusqu'à lui. On a de Christophe Justel : Le Code des canons de VEglise universelle, ouvrage justement estimé ; l'Histoire généalogique de la maison d'Auvergne, in-fol., pleine de recherches
JUSTIN (saint), philosophe platonicien, naquit vers l'an 103, à Naplouse (autrefois Sicheon en Palestine). Il fut converti à la religion de Jésus-Christ l'an 133, par le spectacle touchant de la patience, de la douceur, de la charité, du courage et de toutes les vertus que les chrétiens faisaient éclater dans les cruelles persécutions qui éprou- • vaient leur foi. Quoiqu'il eût embrassé Je christianisme, il garda l'habit de philosophe, nommé en latin pallium. C'était une espèce de manteau. Tertullien remarque que non-seulement les philosophes , mais tous les gens de lettres portaient cet habit. Plusieurs chrétiens le prirent, non comme philosophes, mais comme faisant profession d'une vie plus austère. La persécution s'étant allumée sous Antonin, successeur d'Adrien, Justin composa une Apologie pour les chrétiens. L'empereur en fut si satisfait, qu'il donna un édit en faveur des chrétiens. Justin en présenta une autre dans la suite à Marc-Aurèle, dans laquelle il prouve la religion chrétienne par les mœurs admira-^ blés de ceux qui la professaient, par l'accomplissement tout récent des prophéties, et par l'exposition simple et naïve de ce qui se passait dans les assemblées des premiers chrétiens. Il dit que « le christianisme « a existé même avant Jésus-Christ, parce