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Lyttelton ; plusieurs articles dans VEncyclo • pédie d'Yverdun; un Eloge historique, misa la tête des Sermons d§ tramilly, son ami et son digne émule, Genève, 2e édit., 1788, 3 vol. in-8°; enfin on publia après la mort de Juventin un chois de ses Sermons, Genève, 1802,1 vol. in -8".
KAEMPFER (Engelbert), médecin et voyageur célèbre , né en 1651 à Lemgow, en Westphalie, d'un ministre, passa en Suède, après s'être adonné pendant quelques années à l'étude de la médecine, de la physique et de l'histoire naturelle. On le sollicita vivement de s'arrêter dans ce royaume; mais sa passion extrême pour les voyages lui fit. préférer à tons les emplois qu'on lui offrit la place de secrétaire d'ambassade à la suite de Fabrice, que la cour de Suède envoyait au roi de Perse, llpanitde Stockholm en 1683, s'arrêta 2 mois à Moscou , et passa 2 ans à Ispahan, capitale de la Perse. Fabrice voulut l'engager à revenir avec lui en Europe; mais son goût pour les voyages augmentant les connaissances qu'il acquérait, iise mit sur la flotte delà compagnie hollandaise des Indes orientales, en qualité de chirurgien en chef. Kœmpferfut à portée de satisfaire sa curiosité; il poussa ses courses jusqu'au royaume de Siam et au Japon. De retour en Europe en 1693, il se fit recevoir docteur de la faculté de Leyde, et revint dans sa patrie. La composition de divers ouvrages , la pratique de la médecine, et l'emploi particulier de médecin du comte de Lippe, son souverain, l'occupèrent jusqu'à sa mort, arrivée en 1716. Parmi les ouvrages de cet observateur, on distingue : Amœnitatum exoticarum politicophysico-medicarum fasciculi quinque , etc., Lemgow, 1712, in-4% avec un grand nombre de figures. Cet ouvrage qui est rare et recherché, entre dans un déiail curieux et satisfaisant sur l'histoire civile et naturelle de la Perse et des autres pays orientaux. Ilerbarium ullra-Gangeticuin ; Histoire naturelle, ecclésiastique et civile de V empire du Japon ; en allemand ; trad. en anglais par Sciieuchzer, Londres, 1727, 2 vol. in-fol., fig. La traduction française par Desmaizeaux parut à La Haye, 1729, 2 vol. in-fol., fig.; ibid., 1731, 3 vol. in-12, figures. L'auteur, en écrivant cet ouvrage, s'est trop laissé dominer parl'esprit de secte, et l'histoire, sous sa plume, prend souvent la forme d'une satire contre les catholiques. Il ne rougit pas de calomnier d'une manière atroce l'église naissante du Japon, qui a reproduit avec le courage des martyrs toutes les vertus des premiers chrétiens. Le P. Charlevoix a mis au jour une infinité de ses erreurs, contradictions et assertions, qui ne peuvent être sans mauvaise foi : il prouve son ignorance dans l'histoire, comme la petitesse de ses vues en politique. Le Recueil île tous ses aulres Voyages, Londres, 1736,
en 2 vol. in-fol. avec figures. On y trouve des descriptions plus exactes que toutes celles qui avaient paru avant lui de la cour et de l'empire de Perse, et de quelques autres contrées orientales.
KAHLEK (Wigand ou Jean), théologien luthérien,né à Wolmar, dans le landgraviat de Hesse-Cassel, en 16V9, fut professeur de poésie, de mathématiques et de théologie à Rinteln, et membre de Ja société de Gœttingen. Il mourut en 1729. On a de lui un grand nombre de Dissertationes juvéniles sur des ma tières de théologie et de philosophie, réunies en 2 vol. in-12, Rinteln, 1710 et 1711.
KALDI (Georges), né à Tyrnau en Hongrie, l'an 1570, d'une ancienne famille, refusa la prévôté de Strigonie pour se faire jésuite, prêcha avec succès à Vienne, enseigna la théologie à Olmutz, et fit bâtir le collège de Presbourg, où il mourut le 20 octobre 1634 , universellement regretté pour ses belles qualités et ses vertus. Pierre Pazmârih, cardinal et archevêque de Strigonie, fit son éloge funèbre. On a de lui : la Bible, traduite en hongrois, Vienne, 1622, in-fol.; des Sermons en hongrois, Presbourg, 1631, in-fol., et plusieurs ouvrages qui sont restés manuscrits.
KALKAR (Henri de), chartreux célèbre, originaire de Calcar dans le duché de Clèves ; il était surnommé Mger, et naquit l'an 1328. Etant venu en France, il étudia à Paris, où il reçut le bonnet de docteur. Dans ces siècles d'ignorance, on le regardait comme un prodige de savoir. Cette réputaton lui obtint un canonicatdans l'église de Saint-Georges de Cologne. Il avait déjà trente-sept ans, quand il entra dans l'ordre des chartreux ; ii y remplit les principaux emplois, et fut prieur à Arnheim, recteur à Ruremonde, prieur à Cologne et à Strasbourg. Aiin d'établir une sage réforme dans les couvents deson ordre, il parcourut, en qualité de visiteur, la France, l'Angleterre et mourut en odeur de sainteté, Fan 1408, Agé de 80 ans. Il laissa plusieurs ouvrages manuscrits, dont les plus connus sont les suivants : une chronique, de ortu ac progressu ordinis cartusiensis. On lit, à la fin de l'ouvrage, ces mots: scriptum anno domini 1398, circa festum B. Joli. Bapt. L'auteur suit dans ce livre la tradition de la conversion miraculeuse de saint Bruno, et telle qu'on la trouve (dit-il lui-même) dans le Spéculum historiale du frère Vincent de Beauvais. Cette chronique, écrite dans la chartreuse de Cologne, y était conservée, et on