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la conserve dans la bibliothèque de Strasbourg, dans la Collection dos lettres do Kalkar. Chronica priorum Cartusiœ majoris, ayant la souscription : Compilata hœc sunt ab fleurira île Kalkar, sub anno 1398, vivra festitm B. Joannis Baptietœ; Epistalœ rarœad diversos. Ces lettres roulent la plupart sur des sujets ascétiques , et comprennent les années depuis 1370 jusqu'à 1407. Pierre Ca- . oisius fait mention de Kalkar dans son Martyrologe allemand , à la rubrique du 20 décembre. On en parle aussi dans les Mélanges de Bonaventurc d'Argonne. Kalkar est du nombre des auteurs à qui l'on a attribué l'Imitation de Jésus-Christ.
KAIX (Jean-Christian), né le 24 novembre 1714- à Chariottenbourg , près Berlin, termina ses éludes à l'université d'Iéna, et devint en 1738 précepteur du prince royal Frédéric, qui lut plus tard roi de Danemark sous le nom de Frédéric V. La môme année il fut nommé professeur des langues orientales à l'université de Copenhague, puis conseiller de justice en 1753, conseiller d'état en 1768, conseiller de conférence en 1774. Kali mourut le 6 novembre 1775, après avoir publié les ouvrages suivants : Disputationes duœ de voce licbraica, Copenhague, 1730-1741, in-4"; Obscrvationes ad Proverbiorum loca quatuor obscur ior a, ibid., 1742, in-4"; Observationes ad loca quinque Proverbiorum, 1743, in-4°; Rab. M. Maimonidis de servis et ancillis tractatus, ibid., IW*, in-4°; Disputatio-, nés très in Cantico Deborœ , ibid., 1751 et 1752, in-4"; Spécimen philosophiœ Arabum popularis, ibid., 1757-1700, iu-4°; Obscrvationes ad loca quœdam Vetcris Testamcnti, ibid. , 1758, in-4°; Prolegomena commentar: in Jeremiœ capita xxx et xxxi, ibid., 1750, in-4°; Fundumcnla linguœ' arabicœ , ibid., 1700, in-4"; Commentatio prima ad Hebrœœ linguœ grammalicam Danzianam, ibid., 1763, in-8"; Prodromus examinis criseos Houbigantianœ in codicem Hebrœum, ibid., 1763, ïR-k^i Examen criseos Iloubigantianœ , spécimen primum, 1764; secundum, 1765; tertium, 1767; quartum, 1760; quintum, 1770, in-4"; Philosophia Arabum popularis, en arabe et en latin , avec des notes, Copen-' hague , 1764, in-4°: cet ouvrage comprend .es quatre dissertations sur la philosophie des Arabes, que l'auteur avait déjà publiées ; Descriptio septem codicum Vcteris Testamcnti ex Arabiajam in Bibliolhcca reqia, Ibid., 1766, in-fol.— Son fils Nicolas-Christophe Kall, né à Copenhague le 25 septembre 1740, hérita de la chaire de son père à l'université de Copenhague. On a de lui : Disputatio de Molocho ejusque cultu , Copenhague, 1769, in- 4°; Etymologiœ nominum quorumdam propriorum in sacra Scriptura occurrentium, ibid., 1770, in-4°; Commentationcs criticophilologicœ in prophetam Haggœum, ibid., 1771-1773, in-4°; De duplici planlarum sexu, Arabibus cognito , programmât a duo, ibid., 1782, 1783, in-4°. — Son frère, Marcus-Woldicke Kall, né à Copenhague le 19 septembre 1752, se fit une réputation comme médecin, et publia plusieurs ouvrages relatifs
à son art. Il donna de plus une traduction de l' Histoire de la vie de Jésus-Christ , par Hess, Copenhague, 1773, in-8", dont il traduisit les quatre premières parties.
KALTEYSEN (Henri), dominicain, né dans un château près de Coblenk, de pa' rents nobles, fut maître du sacré palais et inquisiteur général en Allemagne. 11 parut avec éclat au concile de Baie, où il réfuta avec force les hérétiques de Bohème, en 14"I3. 11 devint ensuite archevêque de Drontheim , en Norwége , et de Césarée. Ce prélat se retira sur la iin de ses jours dans le couvent des frères-prêcheurs, à Coblentz , où il mourut le 2 octobre 1465. Il nous reste de lui un Discours qu'il prononça au concile de B île, sur la manière de prêcher la parole de Dieu. C'était un des hommes les plus laborieux de son ordre.
KANNti (Jean-Arnold), polygraphe allemand, né à Dctraohl en mai 1773, mort le 17 décembre 1824 à Erlangen , où il occupait la chaire de littérature, orientale, se fit remarquer par la bizarrerie et. l'inconstance de son caractère , non moins que par la variété de son talent , qui est loin d'avoir produit , du reste , ce quil aurait pu produire , si Kanne avait su fixer son humeur capricieuse et vagabonde. Parmi ses nombreuses productions, nous citerons : De la parenté des langues grecque et allemande , Leipzig , 1804, in-8°. On y trouve beaucoup de choses remarquables, qui , tombées aujourd'hui dans le domaine public, étaient neuves alors; Nouvelle exposition de la mythologie des Grecs et des Romains , Leipzig , 1805, in-80 , qui renferme des erreurs graves concernant l'interprétation de l'Ancien Testament; Sources primordiales de l'histoire , ou Mythologie universelle, avec un discours préliminaire de Jean-Paul, Bayreuth, 1808 , 2 vol. in-8" : la censure avait refusé de laisser paraître ce livre à Leipzig ; Panthéon de la philosophie naturelle primitive , ou De la Religion commune à tous les peuples, Tubingue , 1811 , in-8". « Ce titre, dit un biographe, promet « des discussions on ne peut moins ortho- « doxes , et le livre tient toutes les pro- « messes de son titre. Kanne, vers la (in de « sa vie , se reprochait amèrement cet ou- « vrage. » Système du mythe indien, ou Cronos et l'histoire de l'Homme-Dieu dans la période des évolutions successives des êtres enveloppés de ténèbres (avec un Aperçu du système mythique , en guise d'appendice , par Ad. Wagner), Leipzig, 1813, in-8". Le Système appartient à la même phase de la pensée de Kanne que le Panthéon ; Rlepsidême, drame en cinq actes , Leipzig, 18j3, in-8" ; La Comédie humaine , ou Les Noces de Rlepsidême et les baptêmes de ses enfants, comédie en 2 actes, Bayreuth , 1811 ; Les Voyages de Sahmundi, roman tiré de Y Histoire des francsmaçons, Nuremberg , 1816 ; deux Mémoires pour l'histoire des ténèbres , ou Aventures de Philippe Camémarius en Italie, d'après son manuscrit , et martyre d'Ad. Clarenbach , Francfort-sur-le-Mein, 1822, in-8"; Recherches bibliques avec ou sans polémique, Lrlan-
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gen, 1819, 2 vol. in-8°; Recueil d'histoires véritables et intéressantes tirées des archives du christianisme, erc. , Nuremberg, 1815- 1817, 2 vol. in-8°; 3e volume, 1822; Vie et traits choisis de la vie de chrétiens remarquables, Bamberg et Leipzig, 1816-1817, 2 vol. in-8°; Supplément* ces deux ouvrages, Francfort-sur-le-Mein, 182i, grand in-8°; Le Christ dans V Ancien Testament, ou Recherches sur les figures qui annoncent le Christ et sur les passages relatifs au Messie, Nuremberg, 1818, 2 vol. in-8°.
KANT ( Emmanuel ) , célèbre philosophe prussien, fondateur d'un nouveau système, auquel MM. Royer-Collard et Cousin ont donné quelque vogue en France . et qui, en Allemagne, a succédé pendant quelque temps à celui de Leibnilz , naquit à Kœnigsberg, en Prusse , le 22 avril 172i. 11 descendait d'une famille écossaise , et son père, après avoir été caporal au service de Suède, exerçait l'état de sellier. Le jeune Kant reçut sa première instruction dans une école de charité ; il entra ensuite au gymnase, puis à l'université de Kœnigsber.r. D'abord répétiteur, puis précepteur des enfants d'un ecclésiastique , il devint , en 1770, professeur de philosophie. En 1786 , il remplit les fonctions de recteur de l'université , fut nommé, en 1787 , membre de l'académie de Berlin, et mourut à Kœnigsberg le 12 février 180i. L'histoire de sa vie est tout entière dans celle de ses travaux ; on y remarque deux époques bien distinctes : l'une dans laquelle il s'occupa avec le plus grand succès de l'enseignement de la physique , de l'astronomie , de la mécanique , de la géographie et de la philosophie; la seconde, qui date de 1781, et dans laquelle il se livra exclusivement à la philosophie, et écrivit sur cette science les ouvrages qui lui ont fait tant de réputation. Ces ouvrages sont nombreux ; ce sont : Critique de la raison pure, Riga , 1781-1787 , etc. , in-8° ; Prolégomènes, ou Traités préliminaires à toute métaphysique , 1783; Rase d'une métaphysique des mœurs , 178i ; Principes métaphysiques de la science de la nature , 1786 ; Critique de la raison pratique, Riga, 1787; Essai d'anthropologie , 1788 ; Critique du "'ugement , 1790 , in-8°, où il traite spécialement du beau ; La religion d'accord avec la raison, Kœnigsberg, 1793 ; Essai philosophique sur la paix perpétuelle, ibid. , 1795; Principes métaphysiques de la science du droit, 1796, in-8°; Principes métaphysiques de la doctrine de la vertu, 1797. On a en outre un Extrait de ses Manuscrits, un Manuel pour l'enseignement de la logique, 1805, et un traité de l'éducation, publié sous le titre de Pédagogique, 1803. C'est dans ces ouvrages qu'il a exposé sa doctrine, que l'on peut résumer en peu de mots ; car le trait caractéristique de ce philosophe , c'est d'avoir distingué dans nos connaissances ce qui appartient aux choses , aux objets , ce qu'il nomma Y objectif , de ce que notre esprit y ajoute, et qui n'appariient qu'au sujet pensant : c'est là le subjectif. C'est ainsi que Kant rapporte à l'esprit seul les
Dict. de Biographie relig. II.
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? notions de notnbres , de temps, d'espace , de' causalité, de nécessité, qui, selon lui, en sont comme les formes, et dont , par une illusion naturelle, nous revotons les choses (matière), comme si elles leur étaient propres. Le philosophe prussien passe en revue toutes nos connaissances, pour faire dans chacune la séparation de Yobjectif d'avec le subjectif, de la forme d'avec la matière; et il arrive à cette conclusion, que l'expérience seule peut donner la certitude de l'existence réelle oi objective, et que , même dans cet ordre de faits, nous ne pouvons être assurés que les choses soient telles qu'elles nous apparaissent. Cependant il fait une exception en faveur des vérités morales, de la loi du devoir, dont il nous est possible de percevoir la réalité objective et la c rtitude absolue. « Kant a adopté , dit l'auteur des Mé- « moires pour servir à l'histoire ecclésiastique « pendant le xviir siècle, une métaphysique « fort extraordinaire et peu aisée à com- « prendre. Il se perd dans des abstractions « et dans une idéologie vague et obscure. « Les uns l'admirent , les autres se plaignent « qu'il ait détruit la religiosité , en voulant « l'expliquer; que sa raison pure et sa raison « critique ne soient autre chose que le déisme « pur; que l'auteur, en ne voulant considérer « le christianisme que comme une religion « purement éthique ou morale, annonce as- « sez qu'il n'en reconnaît pas les mystères; « qu'il fasse de Jésus-Christ un idéal dont il « consent qu'on honore la doctrine , mais « dont il ne permet pas d'adorer la personne; « que l'église soit aussi un idéal; qu'il ne « fasse dans ce système ni prières ni sacri- « fices, ni cérémonies, etc. Au surplus, toute « cette théorie est si embarrassée que les « disciples se sont disputés pour savoir quelle « était la doctrine du maître. Schelling et « Fichte prétendent l'avoir perfectionnée. « Kant n'avait fait que les mettre sur la « voie : ils se flattent de s'être élevés plus « haut; ils ont chacun leur école, et on dis- « pute aussi pour savoir ce qu'ils ont pensé, « tant ils ont m s de prix à être entendus. « Cependant cette doctrine hiéroglyphique « s'est répandue; on Ta adoptée dans piu- « sieurs universités d'Allemagne, et on a « beaucoup écrit pour et contre, il ne sem- « ble pas que ces progrès du kantisme aient « contribué à foriifier la religion en Alle- « magne. La vogue de la raison pure, parmi «les professeurs et parmi les élèves, a se- « condé au contraire la propagation de l'es- « prit d'incrédulité. » A ce jugement vrai et modéré, nous ajouterons s:!r le philosophe de Kœnigsberg et sa doctrine quelques observations peu suspectes. Elles nous sont fournies par un auteur qui se déclara assez hautement Je partisan du criticisme : après avoir exalté les découvertes idéologiques de Kant, et avoir fait tous ses efforts pour établir qu'elles sont éminemment favorables à l'idée de Dieu, comme dirigeant et secondant l'éducation morale de l'espèce humaine, et que Kant n'a jamais nié ni l'impossibilité ni l'invraisemblance d'une révélation : « Cepen-