‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 208 sur 323 · KAN KAR · texte numérisé non relu

KAN KAR

« dant, ajoub'-t-i', on est aussi étonné qu'ai- des forces vives, et critique des démonstrations

a fligé de trouver dans ses livres ta preuve employées par Lribnitz et d'autres mathéma-

a de sa répugnance à admettre l'origine tieiens dans mette matière, 1746, 1 vol. in-8°

«surnaturel du christianisme.... Dans sa de 2W pages in-8% avee deux planchas ; Ht»*

« critique (ie la raison pure, il refuse à l'ar- toire naturelle du momie et théorie du ciel

« jument physteo-thëniogique pour l'exis- d'après 1rs principes de Newton,, 1755; Théo-

« lenee de Dieu toute force probante... In- rie des cents, tT.'i'i, in-V'; Nouvelle théorie

« terrogé peu de temps avant sa mort sur ce du mouvement et du repos des corps, avec un

« qu'il SS promettait de la vie à venir : JKeH essai de son applicution aux éléments de la

« île déterminé, re ondil-il après avoir ré- physif/ue, 175S, in-V"; Estai sur têê quantités

« fléchi. Je n'a ie not inné» l'état futur, négatives en philosophie, 17G.J, in-8" ; Précis

« avait-il dit auparavant a une pareille ques- de géographiephysique, extrait des manuscrits

« lion qu'on lui avait adressée. lue autre de l'auteur, 1802, etc.

« t'ois, il se déclara pour une espèce de mé- KAPOS1 (Samuel), né en Hongrie, d'un « tempsycose. » Le même auteur ne dissi- ministre, parcourut, pour étendre ses conmule pas (pi'un nombreux parti accuse naissances, l'Allemagne, la Hollande et l'An- Kant « d'avoir créé une terminologie bar- glelerre. Doué d'une mémoire extraordi- « bare; innové sans nécessité, en s'envelop- naire, il apprit le grec et l'hébreu en très-peu « pant à dessein d'une obscurité presque de temps. De retour dans sa patrie, il l'ut fait «impénétrable; enfanté des systèmes ab- professeur de l'Ecriture sainte à Alba Julia, « surdes ou funestes; augmenté l'incertitude aujourd'hui Carlsbour g, et mourut l'an 171.5, « sur les intérêts les plus graves de l'huma- dans un Age peu avancé. On a de lui : Me- « nité; d'avoir, par le prestige du talent, moriale hebraicum, Koloswar, 1698, in-8°, et « détourné la jeunesse d'études positives; Utrecht, 1738. Ce sont des vers techniques « d'avoir, par son idéalisme transcendantal , qui renferment les règles de la langue hé- « conduit ses disciples rigoureusement con- braïque; Breviariwn biblicum , Koloswar, « s;quents, les uns à l'idéalisme absolu, les 1699, et plusieurs ouvrages manuscrits. « aut es au scepticisme, d'autres encore à KAPR1NA1 (Etienne), né à Neuheusel, «un nouveau geme de spinosisme, tous à dans le comté de Neitra, en 17 li, entra « des systèmes aussi absurdes que funestes.» chez les jésuites en 1729, enseigna l'histoire Si les ouvrages de Kant sont dangereux sous -et l'éloquence sacrée dans l'université de le rapnort religieux, ils no le sont pas moins Cassovie, et se lit connaître par plusieurs pour l'esprit qui cherche la lumière dans les ouvrages, où l'érudition marche à côté de questions naturellement obscures île la mé- l'amour le plus ardent pour la patrie; car taphysique. Kant est, du consentement de c'est particulièrement à tirer de l'oubli les tous ceux qui l'ont étudié, le plus obscur écrits et les monuments qui ont illustré la des philosophes : sa terminologie est telle- Hongrie, qu'd consacrait ses recherches et ment neuve et peut-être si singulière qu'a- ses veilles. 11 avait rassemblé avec des vaut de lire Kant, il faudrait apprendre son peines incroyables une collection très-prédictionnaire. Néanmoins Kant est devenu -cieuse de livres, de manuscrits, de Chartres, chef u'une école nombreuse, qui l'a placé à de médailles, de monnaies propres à répanla tète des métaphysiciens du Nord, et qui le tire la lumière dans les annales de celte révère comme un génie du premier ordre, brave et généreuse nation. Il s'en servit Sa doctrine s'est répandue dans toute l'Ai- pour donner un grand nombre d'écrits relemagne et, pendant quelque temps, on l'a latifs à cet objet, parmi lesquels on distinprèchée publiquement dans plusieurs églises gue : Hungaria diplomatica temporisMit'iiœ de Kœnigsberg, sous le nom bizarre de de Hunyade, régis Hungariœ, Vienne, 1767- Christianisme national. Mais depuis de nom- 1772, 2 vol. in-ic On a encore de lui : De breux systèmes philosophiques ont été en- eloquenlia sacra générât im, Cassovie, 1 vol. fautes par le génie métaphysique des Aile- in-8"; De eloquentia sacra speciatim, ex vetemands. Kant n'a plus qu'un petit nombre de rum ac recentiorum prœceptionibus adornata, partisans. Charles Villers fut le premier qui ibid., 1 vol. in-81; un excellent Discours sur introduisit en France cette nouvelle doc- la présence réelle de Jésus-Christ dans Veutrine dans l'ouvrage français intitulé : la charistie, où il presse les calvinistes par ce Philosophie de Kant, Metz, 1801, in-8°. M. dilemme : Vel Chris tus est inEucharislia,vel Tissot, professeur de philosophie à Bour- non est Deus. Etlèctivement, ies preuves de ges, a publié les Principes métaphysiques de ces deux vérités sont les mômes, et ceux qui là morale de Kant, et a promis la traduction re ettent la première ne peuvent tenir sans de la Critique de la raison pure. M. de Gé- inconséquence à la seconde : raison pour Jarando, dans V Histoire comparée des systèmes quede le calvinisme dégénère partout dans de philosophie relativement aux principes des le socinianisme. {Voy. JLentllls, Mélanconnaissances humaines, fait bien connaître le chthon, Servet, Vorstius.) Il est mort au philosophe de K : nigsberg et ne s'en montre commencement de 1786. Le zèle pour la pupas enthousiaste. L. Jourdan, dans la tra- reté de la foi, pour l'instruction du peuple duction de Y Histoire de la philosophie mo- chrétien, lafranchiseetlesqualitéssocialesde derne, depuis la renaissance des lettres jus- cet homme estimable, égalaient son applicaqu'à Kant, peut être aussi consulté avec t-ion et son savoir.

avantage. Les ouvrages scientifiques de KARG (Jean-Frédéric), minisire de Maxi-

Kant sont : Pensées sur la véritable évaluation milien-Emmanuel, électeur de Bavière, et

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