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ensuite chancelier de son frère Joseph-Clément, électeur de Cologne, mort en 1719, est connu par plusieurs ouvrages sur la politique et sur le droit canon. Celui q»i lui a donné le plus de célébrité est Pax religiosa, Wurtzbourg, 1680. L'auteur envisage les religieux comme des corps auxiliaires, envoyés aux ministres de l'Eglise, et dont les services et le zèle ne peuvent qu'être d'une utilité très-rnnrquée, pourvu qu'ils se déploient selon les, règles et les constitutions de la hiérarchie ecclésiastique. Cette idée est heureusement exprimée dans une estampe qui est à la tête de l'ouvrage, où l'on voit dans un navire les apôtres occupés à tirer un filet si bien rempli, qu'ils sont obligés d'appeler à leur secours des pécheurs qui étaient dans une barque voisine. Et annuerunt Us qui erant in alia navi, ut v mirent et adjuvarent. Soit que, malgré sa circonspection, l'auteur eût montré quelque partialité contre les religieux, soit que les inquisiteurs de Rome aient jugé l'ouvrage avec un peu de sévérité, ils ont mis à l'index la Pax religiosa, donec corrigatur. Le docile auteur a corrigé en effet son ouvrage, et en le corrigeant, il l'a augmenté et enrichi de plusieurs traits d'érudition. Mais les imprimeurs de Venise, ignorant ces changements, ont réimpr., en 1778, le livre tel qu'il avait paru en 1680. Le manuscrit destiné à la nouvelle édition, est, dit Feller, dans la bibliothèque de feu le baron de Clerc, à Liège. Le fameux Sébastien Leclcrc a gravé la planche du frontispice; le sujet est le même que celui qu'on voit dans l'ancienne édition, mais il est mieux dessiné et exécuté d'une manière digne de cet artiste célèbre. On a encore de Karg, Vues pacifiques sur la réunion des religions qui divisent V Allemagne, Wurtzbourg, 1 vol. in-16; une Vie de saint Jean Népomucène, Bonn, 1702, in-12, etc.

KARNKOWSKI (Stanislas), d'abord évoque de Cujavie ou de Wlasdislaw, puis archevèque-primat de Gnesne, né vers 1520, prit une grande part aux affaires politiques et religieuses qui s'agitèrent de son temps en Pologne, et mourut dans son château de Kowiez en 1603. 11 avait fait de grands efforts pour amener la fusion des églises grecque et latine, et peu s'en fallut qu'ils ne fussent couronnés du succès. Il protégea les jésuites, surtout dans ses dernières années, et il leur bâtit un collège à Kalisz, où il fut inhumé. Il établit deux séminaires, l'un à Wladislaw, l'autre à Gnesne. Les principaux ouvrages de Karnskowski sont : Historia interregni post discessum e Polonia Henrici Andegavensis, que l'on peut regarder comme îondamental sur ce sujet ; De modo et ordine electionis novi régis apud Varsoviam habitœ anno 1573, Corogne,1589, in-fol., formant le frontispice et le complément de l'ouvrage précédent ; Epistolœfamiliarcs illuslrium virorum, Cfacovie, 1578, in-4° : ces lettres, écrites par les hommes 1 s plus marquants de l'époque, se partagent en trois livres et sont tresrîïeuses ; Constitutiones synodorum ecctesiœ GnesnenstSy Cracovie, 1579, in-4° ; Constitu-

tiones synodales diœcesanœ cum catechesi9 Prague, 1590, in-4° ; Sermones ad parochos, et divers Panégyriques, parmi lesquels on remarque celui de Henri 111, en latin, Cologne, 1589, trad. en français, sous ce titre : Harangue publique de bienvenue au roy Henry de Valois, roy esleu dès Polonnes, prononcée par Stanislas Czarnkowski (sic), Paris,

KASSOU, l'un des plus vertueux prélats du vc siè •le, professa d'abord le métier des armes pendant plusieurs années. Après la mort de son épouse, il embrassa l'état ecclésiastique. Ses vertus et ses talents relevèrent à Tévêché de Daron, grande province de l'Arménie majeure. II mourut vers l'an 478, en odeur de sainteté. On connaît de lui deux ouvrages manuscrits, qui sont fort estimés : Y Histoire de rétablissement du christianisme en Arménie ; Réponse aux manichéens et à ceux qui admettaient les deux principes.

KATONA ( Etienne ), historien hongrois estimé, né de parents catholiques, l'an 1732, à Papa dans le comitat de Veszprim, mort en 1811, était entré dans l'ordre des jésuites qui ne tarda pas à être supprimé. 11 fut ensuite professeur d'éloquence sacrée et d'histoire à Tyrnau, chano:nede Koloczaetabbé de Badrog Monossor. Si l'on en excepte quelques discours de cérémonie, ses écrits sont tous en latin. Nous citerons : Historia critica primorum Hungariœ ducum ex fide domesticorum et exterorum concinnata, Pesth, 1778; Historia criticaregum Hungariœ stirpis Arpadianœ, Pesth, 1779-80, 3 vol. ; Histor'ia critica regum stirpis Austriacœ, 22 petits volumes, le premier et le deuxième à Koloswar, 1795-1797, les vingt suivants à Bude, 1792-1801 ; Vindiciœ cleri Hungariœ contra supplicem libellum Samuelis Nagy, Bude, 1790, in-8°, anonyme ainsi que le suivant : Larva pseudo-catholica detracta, qui declarationem statuum catholicorum Posonii commentus est, anno 1791, in-8°; Epitome chronologica rerum hungaricarum, transsylvanicarum et illyricarum, Bude, 1796-1797, 3 vol. in-8° ; Historia metropolitanœcolociensis ecclesiœ, Kolocza, 1800, 2 vol. in-8°. — Un autre Katona ( Eméric d'Abaujvar ou Vifalu), né vers l'an 1572, mort en 1610, à 38 ans, se distingua par son fanatisme protestant. Il fut en dernier lieu premier pasteur à Gœncz, puis à Keresztes, et laissa quelques productions, entre autres un Antipapismus, Francfort-sur-le-Mein, 1611, où l'on trouve plus d'injures contre l'Eglise romaine que de raisonnements.

KAUT, fameux hér^ti jue annbaptiste, qui s'éleva à Worms l'an 1530, et qui pensa plonger le Palatinat dans de nouvelles guerres civiles. 11 prêcha avec le même esprit que Muncer. Il annonça même qu'il fallait exterminer les princes, et qu'il av.it reçu pour cela l'inspiration infaillible du Très- Haut. Tel était le fruit du fanatisme, qui tit éclore dans ce siècle une multitude de sectes du contre l'Eglise catholique, et qui, e.i même temps qu'il attaquait l'ancienne croyance, ébranlait les fondements de l'ordre

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