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« nom, que dans une note ajoutée a la « marge; et le manuscrit de Louvain, cité « par Desbillons depuis Rosweyde, est ano- « nvme et sans date. M. Gence ne nous re- « prochera certainement f>as d'avoir ici af- « faibli ses arguments contre A-Kempis; car « nous avons Te plus souvent cité ses propres « paroles, tirées soit de ses Nouvelles consi- « dérations, soit de ses articles de la Biogra- « phir universelle. Nous ne devons pas dissi- « muler néanmoins que A-Kempis a eu un « grand nombre de zélés défenseurs, Som- « malins, Rosweyde, Bolland, Chifflet, Fron- « teau, Naudé, Heser, Weslin, Raynaud, « Aniort, Desbillons, Ghesquière, etc. He- « ser et Rosweyde sont ceux qui ont sou- « tenu celte cause avec le plus de talent. « \J. Gence leur rend justice, tout en com- « battant leur sentiment ; il discute quelques- « uns de leurs arguments, il examine enlr'au- « très l'autorité <ie la chronique de Win- « desheim. II remarque qu'aucun manuscrit « du texte daté n'offre d'attribution directe « de limitation à Thomas, comme auteur, « que bien après 1441, si ce n'est après 1471 ; « et (pie l'Imitation ne se trouve point dans « la plus ancienne édition des œuvres de « Kempis, donnée à Utrecht môme, peu de « temps après si mort. Malgré cela, il faut « avouer que l'opinion qui fait honneur du « livre au bon religieux est fort répandue. « il y a des pays où ['Imitation s'apj elle vul- « gairement \ A-Kempis. N'est-ce là qu'une « prévention populaire, comme le croit « M. Gence, c'est ce que nous n'oserons dé- « cider... M. Gence, qui, dans son édition « latine de VImitation, a donné une descrip- « tion des manuscrits et des éditions les « plus anciennes de VImitation, indique les « manuscrits et les éditions qui portent le « nom de Gerson. Un manuscrit de Salzbourg, « en 1463, porte pour titre : De Imitatione « Christi, Joh. Gers., abrégé sans doute de « Jean Gerson. Le savant Amortcite un ma- « nuscrit de Pollingen, sous le nom de Gerce son. Un manuscrit de Reichersberg , en « 1477, porte le nom de Jean Gerson, chan- « celier de Paris; un autre de Jean Gersen, « chancelier de Paris. Ici la méprise est évi- « dente, et M. Gence s'en sert pour montrer « que plusieurs des manuscrits qui poitent « le nom de Gersen peuvent être regardés « comme des témoignages en faveur de Ger- « son. La langue et la prononciation alle- « mande ont pu contribuer à cette erreur. « M. Gence a un manuscrit d'Augsbourg, « sans date, où il est dit que le compilateur « de VImitation fut Thomas, ou selon d'au- « très, Jean Gersen, chancelier de Paris. Une « édition à Ulm en 1487, et une à Nurem- « berg, en 1V90, donnaient également Vlmi- « lation à Ger-on. Voilà pour l'Allemagne. « En Belgique, on cite une édition de Lou- « vain, peut-être avant 1474, époque où l'on « commença à mettre l'année sur les livres « imprimés ; le titre commence ainsi : Inci- « pit liber magistri Jofiannis Gerson, Can- « cellarii Parisiensis... H y a à la bibliothèque « du roi deux exemplaires de cette édition;
« sur l'un on a effacé Gerson et mis à la « place Thomas A-Kempis. En France, on a « le manuscrit de l'abbaye de Saint-Germain « de Paris, de l'ttiO, avec le nom de Jean « Gerson; le. manuscrit Léchassier, qui an- « partieut aujourd'hui à M. Gence, et qui,' « outre le nom de Gerson, offre son portrait « en habit de docteur (on croit que ce manus- « crit peut être de 1W2).; le manuscrit do « Sainte-Geneviève, qui, en donna/H Vlmita- « tion à saint Bernard, ajoute qu'on l'attri- « bue à Jean Gerson , chancelier de Paris. « Parmi les éditions qui ont le nom de Ger- « son, on comp.e celle de Paris, peu après « 1481, celle de Lyon vers M88; une version « française de Toulouse, où l'on dit que « limitation a été composée par saint Ber- « nard, mais qu'elle est attribuée à Gerson. « En Italie, deux manuscrits de Florence « portent le nom de Gerson, chancelier de « Paris; un manuscrit de Vérone, Jean Gerson, « chancelier de Paris; un manuscrit de Turin, « Jean Gerson, chancelier de Paris ; deux ma- « nuscrils de Venise, /. Gerson; une édition « princeps de Venise, en 1482, offre le nom « de J. Gerson, chancelier de Paris ; il s'en « est fait dans la môme ville plusieurs édi- « tions semblables. D'autres éditions du « xv' siècle à Padoue, à Brescia, à Milan, « portent également le nom de Gerson. « M. Gence a fait un extrait du volumineux « index du "Vatican, qui contient en plus de « 50 vol. in-folio l'indication de tous les « livres existants dans la bibliothèque des « monastères d'Italie avant 1G00; il a re- « marqué qu'il ne s'est guère écoulé plus « d'années depuis 1470jusqu'à cette époque, « où il n'y ait eu plusieurs éditions latines « ou italiennes de VImitation avec le nom « du chancelier de Paris, à Venise, à Flo- « rence, à Rome, ou ailleurs, tandis qu'il ne « s'en est trouvé aucune sous celui de Ger- « sen, et très-peu sous celui d'A-Kempis. « C'est d'après toutes ces autorités que « M. Gence a pu dire que Gerson est le plus « ancien auteur , sans en excepter saint « Bernard, auquel VImitation ait été atlri- « buée. Il cite l'opinion de Bossuet : La vie «. de Gerson fut si sainte et ses écrits si édi- « fiants, qu'il mérita d'être regardé comme « l'auteur de l'Imitation-. M. Daunou, qui a « examiné la question de l'auteur dans le « Journal des savants, de décembre 1826, « croit que Gerson, réfugié en Allemagne, s'y « est consolé de ses disgrâces en composant « le traité De Consolatione theologiœ, et celui « qui a pour titre : De Imitatione Christi, ou « Internarum consolationum. L'un et l'autre' « sont réunis dans un manuscrit de 1421, « trouvé en 1527 à l'abbaye de Moelk, en « Autriche; et plusieurs autres copies de ses « derniers ouvrages se conservaient dans le « môme monastère. On a trouvé dans cette « abbaye jusqu'à dix manuscrits au moins « de l'Imitation. Après avoir piésenté cette « idée sommaire de la discussion, nous di- « rons quelque chose de plus particulier sur « les Nouvelles Considérations de M. Gence. « Cet écrit est partagé en quatre sections :
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