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La môme année il fut promu aux évêchés Masius, professeur de Copenhague, Paris,

unis d'Osimo et de Cingoli, dans la Marche 1701, 2 vol. in-12.

d'Ancône. Ce savant et zélé prélat mourut LANGLE (Jean-Maximilien de), ministre

le 16 mai 1741. On a de lui : Raccolta d'ora- protestant, né à Evreux, mourut en 167k,

zioni sinodali e pastorali, Iesi, 1740, in-4° ; âgé de 84 ans. Il a laissé 2 volumes de Ser-

Letterê pastorali, etc., Turin, 1768, 2 vol. mons, et une Dissertation pour la défense à*

in-8"; Lettere scritte alla nobilta ed agti ar- Charles I", roi d'Angleterre. listi, in-8°. L'abbé Lami publia la Vie du LANGLE (Pierre de), ne à Evreux en 16';,

cardinal Lanfredini dans le tome II des Me- docteur de Sorbonne en 1670, fut choisi, à la

morabilia Italoram eruditionc prœslantium. sollicitation du grand Bossuet son ami, pour

Guaraacci et Buonamici parlent de lui avec précepteur du comte de Toulouse. Louis XIV

éloge, le premier dans son livre, Vitœ et le récompensa, en 1698, de ses soins auprès

gesta pontificum romanorum et cardinalium, de son élève par l'évôché de Boulogne. Le

page 681, Borne, 1751, 2 vol. ; l'autre dans Mandement qu'il publia en 1717, au sujet de

son ouvrage, De claris pontificiarum episto- son appel de la bulle Unigenitus, scandalisa

larum scriploribus, page 286. les catholiques, causa sa disgrâce à la cour,

LANG (Jean-Micuel), né à Ezelwangen, et excita des troubles violents dans son dio-

dans le duché de Sultzbach, en 1664, obtint cèse. Les habitants de Calais se soulevèrent;

la chaire de théologie à Altorf. Mais s'y étant ceux de Quernes, en Artois, le reçurent, dans

attiré des ennemis, il quitta cette place, et une visite, à coups de pierres et à coups de

alla demeurer a Prentzlow, où il mourut le bâton. Ce prélat s'opposa, avec l'évêque de

20 juin 1731. On a de lui : De fabulis moham- Montpellier, Colbert, a raccommodement de

medicis, 1697, in-4° ; plusieurs traités latins 1720. Cette démarche irrita le régent, qui

sur le mahométisme et l'Alcoran ; Disserta- l'exila dans son diocèse. Il y mourut en 1724,

tiones botanico - theologicœ , Altorf, 1705, à 80 ans, ayant sacrifié les douceurs de la

in-4°; Philologia barbaro-grœca, Nurem- paix, les avantages de la soumission à l'Eglise,

berg, 1708, in-4°. la satisfaction attachée aux devoirs d'unpas-

LANGBAINE (Gérard), né à Barton-Kirke, teur fidèle, à l'esprit de dispute et de parti, dans le Vestmoreland, en Angleterre, mort LANGLOIS (Jean-Baptiste), jésuite, né à

en 1658, à 50 ans, fut garde des archives de Nevers en 1663, et mort en 1706, publia di-

l'université d'Oxford. On a de lui plusieurs vers écrits contre l'édition de saint Augustin

écrits dans lesquels l'érudition est semée à donnée par les bénédictins de Saint-Maur.

pleines mains. Les plus connus sont : une Nous avons de lui un ouvrage estimable par

édition de Longin, en grec et en latin, avec les grandes recherches, la critique et la dic-

des notes, 1636, in-8°; Fœderis scotici exa- tion noble, aisée et souvent pleine de chaleur

men, en anglais, 1644, in-4° ; une traduction et d'élégance : c'est son Histoire des croisades

anglaise de V Examen du concile de Trente, contre les Albigeois, Paris, 1703, in-12. Ce

par Martin Chemnitz ; Platonicorum aliquot qu'il rapporte des vices , des erreurs et des

qui etiamnum super sunt authorum, grœcorum excès des Albigeois, prouve, dit Feller, coin-

imprimis,mox et latinorum syllabus alphabe- bien des écrivains modernes ont eu tort de

tiens, à la suite de ÏAlcinous, in Plalonicam blâmer les rigueurs exercées envers ces sec-

philosophiam introductio, du docteur Fell, taires. Nous avons encore de lui la Journée

1667, in-8°, Oxford. spirituelle, à l'usage des collèges, et un petit

LANGE (Paul), bénédictin allemand, et in-12, Du respect humain, imprimé à Paris

ensuite disciple de Luther, natif de Zwickau, en 1703.

en Misnie, parcourut en 1515 les couvents LANGOUEZNOU (dom Jean), bénédictin et

d'Allemagne, alin de rechercher des monu- abbé du monastère de Landevennec , après

m nts. 11 est auteur d'une Chronique des évé- Yves Gormon, qui mourut le 7 juin 1344,

ques de Zcitz, en Saxe, depuis 968 jusqu'en était issu de l'ancienne famille des Saint-

1515, imprimée dans le premier tome des Goueznou ou Langoueznou, seigneurs du

écr. vains d'Allemagne. Il y loue Luther, Car- château du Breignou, dans la commune du

lostad et Mélanchthon, et y déclame contre Bourg-Blanc. Ayant été témoin des miracles

le clergé : c'est ce qui l'a rendue si précieuse qui arrivèrent au Folgoat, après la mort du

aux protestants; comme si le suffrage d'un B. Salaun, en 1350, il écrivit en langue la-

rnoine apostat pouvait justifier le schisme tine une Histoire miraculeuse contenant le

fatal par lequel ils ont déchiré l'Eglise. mystère de Nostre-Dame du Folgoet ou Foul-

L/VNGEVIN (Raoul), chanoine de Bayeux, goat, au fond de la Basse-firetaigne, advenu

composa, en 1269, le fameux Cartulaire de environ l'an 135D , et solennisé au premier

cette église, si connu sous le nom de son i'our de novembre, feste de Tous-Saints, ou à

auteur. C'est une compilation des statuts, la my-oust, en mémoire de saine t Salaun, ex-

usages et cérémonies qui se pratiquaient de traite du trésor de Véglisc du pais mes me où

ssm temps dans cette cathédrale, à laquelle il est révéré. Cette légende est perdue ; mais

elle servait de loi. Ce manuscrit précieux en 1362, Bené Benoist et Pascal Robin, à qui

fui sauvé, par un accident heureux, des hor- elle fut communiquée par le R. P. Rolland

ribles ravages des protestants, en 1562. , de Neufville, eVèque de Léon, en firent une

LANGEVIN (Eléonor) , docteur de Sor- traduction, ou plutôt une paraphrase, qui a

bonne, natif de Carantan, mort en 1707, est été reproduite dans les Vies des saints de

auteur d'un livre intitulé : Y Infaillibilité de Bretagne, d'Albert Legrand, avec un cantique

l'Eglise, touchant la foi et les mœurs, contie du mémo auteur en l'honneur de la sainte

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Vierge. Ce cantique était chanté aux fêtes ae Joseph), arrière-petit neveu d'Hubert, né à

.Marie, dans le monastère de Landevennec et Dijon en 1(575, du procureur général au

ians tous les prieurés de son obédience. parlement de cette ville, prit le bonnet de

LANGUEDOC (Michel), jésuite, né à Ken- docteur de Sorbonne en 1703, et obtint la

nés 1 an 1670, composa do Notes sur les sept cure de Saint-Sulpice en 171V. L'église de

premiers tomes du Nouveau-Testament du sa paroisse n'était guère digne de la capitale;'

P Lallemand, édition de 1713 à 1710; une on voulait la rétablir, et on avait déjà cons-

Dtssertatton sur hs trirèmes, ou vaisseaux de trait le chœur; mais le reste était imparfait.

guerre des anciens, Paris, 1721, in-4°, sur la- L'abbé Languet conçut le vaste dessein

quelle on a des Remarques par M. Barras de d'élever un temple capable de contenir ses

la Penne, premier chef d'escadre des galères nombreux paroissiens. 11 entreprit ce grand

du roi, et commandant du port de Marseille, ouvrage, n'ayant d'autres fonds qu'une

Marseille, 17-2-2, m-8°. Le P. Languedoc mou- somme de 100 écus. Il employa cet argent à

rut le 22 mai 1752. acheter des pierres qu'il fit étaler dans toutes

LANGUET (Hlkert), né à Vitteaux en les rues adjacentes, et il eut soin de faire Bourgogne, l'an 1518, étudia en droit à Bou- annoncer qu'elles étaient destinées à la logoe Ayant lu le livre des Lieux-Communs, construction de son église. Les secours lui do Mélaucliihon, il prit la résolution de! aller vinrent aussitôt de toutes parts, et le duc voir à Wittenberg. 11 y arriva en 1549, et y d'Orléans, régent du royaume, lui accorda lia une étroite amitié avec cet homme fa- une loterie. Ce prince posa la première meux, qui lui inspira les erreurs de Lulher. pierre du portail l'an 1718; et le curé de Après la mort de Mélanchthon, Languet se Saint-Sulpice n'épargna, pendant toute sa relira auprès d'Auguste, électeur de S.axe, rée, ni soins ni dépenses, pour rendre son qu'il suivit au siébe de Gotha, et qui lui église l'une des plus magnifiques de la confia les négociations les plus importantes. France en architecture et en décorations, il fut député en 1568, à la diète de Spire, et La consécration s'en fit en 1745. Un autre assista en 1570, aux conférences de Stetin. ouvrage, qui ne fait pas moins d'honneur à Envoyé en France, dans le courant de la l'abbé Languet, est l'établissement de la môme année, il lit une harangue insolente à maison de Y Enfant Jésus, en faveur des Charles IX, au nom des princes protestants pauvres femmes et filles, et d'un certain d'Allemagne (elle se trouve dans les Mémoi- nombre de demoiselles nobles; il est mainres de ce roi). Les différends survenus en tenant destiné aux enfants malades. L'abbé Saxe entre les luthériens et les zuingliens Languet ne cessa de soutenir cette maison sur l'eucharistie obligèrent Languet de de- jusqu'à sa mort, arrivée en 1750, dans son mander son congé au duc de Saxe, dont il abbaye de Bcrnay. Jamais homme ne fut était un despremiersministres.il mourut plus habile et plus industrieux que lui à se à Anvers en 1581, à 63 ans, au service du procurer d'abondantes aumônes et des legs prince d'Orange. Languet fut , suivant la considérables. 11 distribuait environ un milpensée de Duplessis-Mornai, ce que bien lion chaque année. Dans le temps de la des gens tâchent de paraître, et il vécut de cherté du pain, en 1725, il vendit pour soula façon dont les gens de bien veulent lager les pauvres, ses meubles, ses tableaux, mourir; mais on sent assez que dans les et autres effets rares et curieux, qu'il avait éloges que les gens de parti font les uns des amassés avec beaucoup de peine. Il n'eut autres, il y a souvent beaucoup à rabattre, depuis ce temps-là que trois couverts d'ar- On a de lui plusieurs ouvrages; les princi- gent, point de tapisserie, et un simple lit de paux sont : des Recueils de lettres en latin, serge qu'on ne fit que lui prêter parce qu'il a l'électeur de Saxe, publiées à Hall, in-4-°, avait vendu jusqu'alors, pour les pauvres, en 1699; à Camerarius, père el fils, impri- tous ceux qu'on lui avait donnés en difféméesen 1685, Francfort, in-12; au chevalier rents temps. Bien loin d'enrichir sa famille, Sidnei, mises au jour en 1646, in-12. Vindi- il distribua jusqu'à son patrimoine. Sa chaciœ contra tyrannos, publiées sous le nom rite ne se bornait point à sa paroisse. Dans de Stcphanus Junius Brutus, 1579, in-8°, tra- le temps de la peste de Marseille, il envoya duites en français, 1581, in-8°. C'est la pro- des sommes ; considérables en Provence, duction d'un républicain qui ne ménage pour soulager ceux qui étaient affligés de rien , et qui pense sur les monarques ce fléau. Il s'intéressa sans cesse et avec comme on parlait dans le sénat de Borne zèle aux progrès des arts, au soulagement après l'expulsion des Tarquins. Une Relation du peuple et à la gloire de la nation. L'abbé de l'expédition de l'électeur Auguste, contre Languet refusa constamment l'évêché de Guillaume Grumbach et autres révoltés de Conserans , celui de Poitiers et plusieurs Saxe, avec Y Histoire de ce que fit l'empereur autres. Sa piété et son application conticontre ce prince, 1562, in-4°. On lui attribue nuelle aux ouvres de charité ne l'empê- 1! Apologie du prince d'Orange contre le roi chaient point d'être gai et agréable dans la cV Espagne, 1581, in-4°; satire grossière et conversation. I) y faisait paraître beaucoup calomnieuse, que le fanaique Watson a d'esprit, et avait desréparties fineset délicates, osé donner comme une pièce authentique, LANGUET (Jean-Joseph), frère du précésur laquelle on devait juger Philippe IL dent, entra à la sollicitation du grand Bos- Sa Vie a été écrite par Lamare, conseiller sucl, son ami et son compatriote, dans la au parlement de Dijon, Halle, 1700, in-12. maison de Navarre, dont il devint supérieur;

LANGUET de GERGY (Jean-Baptiste- il y prit le bonnet de docteur de Sorbonne, et

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fut nommé évoque de Soissons en 1715. Son zèle pour la constitution Unigenitus ne contribua pas peu à lui procurer la mitre, et ce zèle ne diminua point lorsqu'il l'eut obtenue. Il signala chaque année de son épiscopat par des Mandements et par des écrits contre les anti-constitutionnaires , les appelants, les réappelants, les convulsionnaires et les dévots au diacre Paris. Ses adversaires prétendirent que Tournely avait eu la plus grande part à ces différents ouvrages contre eux, et, après la mort de ce docteur, l'évêque ayant mis au jour la Vie de Marie Alacoque, un mauvais plaisant du parti dit que Tournely avait emporter esprit de l'évêque de Soissons, et qu'il ne lui avait laissé que la Coque. Cette plaisanterie n'était pas plus fondée que cette autre antithèse, enfantée par je ne sais qui, lorsqu'il eut été admis à l'académie française et au conseil d'état : « L'évêque de « Soissons a traité la théologie sans en être « instruit, il était académicien sans en avoir « les talents, et conseiller d'état sans être « instruit des affaires. » Tous ces traits portent à faux. Languet n'était ni un Fénelon, ni un Bossuet, on le sait très-bien, mais il savait écrire, et même avec élégance. Ses ennemis devraient l'avouer et l'avoueraient, si le bandeau de l'esprit de parti ne cachait toute vérité. Il se peut qu'il ait trop donné à son zèle dans ses ouvrages polémiques, qu'il n'ait pas assez distingué le dogme de l'opinion, qu'il n'ait pas toujours vu le mérite de ses adversaires; mais il n'est pas moins vrai que plusieurs morceaux de ses productions font honneur à son savoir et à son esprit. Ce prélat passa, en 1731, de l'évêché de Soissons à l'archevêché de Sens, et mourut en 1753, à l'âge de 76 ans, regardé comme un prélat pieux et charitable. Ses ouvrages polémiques ont été traduits en latin, et imprimés à Sens en 1753, en 2 vdl. in-fol. On a encore de lui : une Traduction des Psaumes, in-12; De l'esprit de l'Eglise dans ses cérémonies, contre le traité de Claude de Vert, trésorier de Cluny, sur les cérémonies de l'Eglise; des livres de piété pleins d'onction, entre autres le Traité delà confiance en la miséricorde de Dieu, Paris, 1718, in-12, souvent réimprimé, augm. d'un Traité du faux bonheur des gens du monde, et du vrai bonheur de la vie chrétienne, bien propre à la faire naître dans le cœur des fidèles ; des Remarques sur le fameux Traité du jésuite Pichon, touchant la fréquente communion; une Réfutation des Lettres de Jacques Varlet (voyez ce nom); .a Vie de Marie Alacoque, 17*>9, in-4°; plusieurs Discours dans les recueils de l'académie française. Ils prouvent qu'il était très-capable de composer lui-même ses ouvrages. Son style est un peu diffus, mais clair, naturel, élégant et assez noble. LANJUINAIS (Joseph-Elisabeth), né le 17 novembre 1755 à Rennes, était frère puîné de Jean-Denis Lanjuinais, avocat, mort le 14 janvier 1827, après avoir été successivement membre des Etats-généraux et de la Convention, sénateur et pair de France. Joseph- Elisabeth fut élevé, ainsi que son frère, dans

les principes du jansénisme. Il se fit recevoir docteur en théologie, et fut ordonné en 1779. Ayant prêté le serment en 1791, il fut nommé vicaire épiseopal de Lecoz, évoque constitutionnel dTUe-et-Vilaine. D -puis ce temps l'abbé Lanjuinais ne cessa d'être attaché à ce parti; ce qui ne l'empêcha pas d'être arrêté sous la terreur. Député au concile des constitutionnels en 1797, il y remplit les fonctions de secrétaire, et assista également en 1793 au synode de Rennes, où il avait le titre d* promoteur. Porté sur une liste pour l'épiscopat en 1802, il ne fut pourtant point nommé. Son frère, dont le crédit était puissant, voulut alors lui faire donner la cure de Saint- Sauveur, poste que l'abbé Lanjuinais occupait sous l'évêque constitutionnel, et Portails fit à ce sujet de vives instances à M. de Maillé, nouvel évoque de Rennes , qui refusa constamment à son protégé la première cure de la ville. Le prélat vit moins d'inconvénient aie nommer chanoine. L'abbé Lanjuinais parut d'abord se soumettre à ce qui lui fut demandé par l'évêque : il signa une profession de foi dirigée contre les erreurs des constitutionnels, la rétracta, s'y soumit de nouveau, et continua de se montrer l'ami et le soutien du parti janséniste à Rennes. Mgr Mannay, devenu évêque de ce diocèse, manda Lanjuinais en décembre 1820, et essaya de le ramener à. une soumission complète et définitive aux décisions de l'Eglise, et, ne pouvant y réussir, lui retira ses pouvoirs. Le chanoine alla aiors se fixer auprès de son frère à Paris, en conservant son traitement de chanoine. L'esprit de parti se mêla dans cette affaire et tenta, mais sans succès, d'agiter l'opinion. L'abbé Lanjuinais mourut le 6 mars 1835. Il convient, pour être juste, d'ajouter que c'était d'adleurs un prêtre régulier et même austère dans ses mœurs. — Son oncle, Joseph Lanjuinais, mort au commencement du xixe siècle, s'est acquis une triste célébrité par le scandaleux éclat de son apostasie. C'était un bénédictin qui sortit de son couvent et alla s'établir en Suisse, où il se fit protestant. C'est lui qui est l'auteur du Monarque accompli, ouvrage proscrit par le parlement de Paris en 1776; de l'Esprit de Clément XIV, et du Supplément à l'Espion anglais, satires pleines d'amertume et de fiel.

LANSRERG (Jean), en latin Lanspergius, natif d'une ville de son nom en Bavière, se fit chartreux à Cologne, mourut en 1539, n'ayant pas encore atteint la cinquantième année de son âge, avec le surnom de Juste, et laissa un grand nombre d'ouvrages ascétiques, qui respirent une piété tendre. Ils ont été recueillis à Cologne, en 1693, eu 5 volumes in-4°. Ses Entreliens de Jésus-Christ avec l'âme fidèle, Alloquium Jesu-Christi ad animam fidelem, Louvain, 1572, in-12, ont été traduits en français et dans plusieurs autres langues. Nous devons citer aussi Enchiridion militiœ christianœ, Paris, 1546, et Cologne, 1607, in-12. L'auteur était un homme zélé qui travailla avec ardeur à faire rentrer dans

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