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gens ; De jure suprematus ne legationii principum Germaniœ , t(>s~ , sous le nom supposé de César Furslner; ouvr.ige composé pour l'aire accorder aux ambassa leurs des princes de l'empire, non électeurs, les mêmes prérogatives qu'aux princes d'Ialie; le 1er volume des mémoires de l'académie de Merlin, en latin, in-i°, sous le titre de Miscellanea berolinensia ; Notifia opticœ promotœ , dans les ouv âges posthumes de Spinosa; De arte combinatoria, 1690, in-V'; une foule de Questions de physique et de mathématiques, résolues ou i roposees dans les journaux de France, d'Angle erre, de Hollande et surtout de Leipzig. Ce fut dans ce dernier journal
3u'il inséra , eu 1684 , les Ilèi/les du calcul ifférentiel ; lissais de Théodicée sur la bonté de Dieu, In liberté de l'homme, Amsterdam, 17V7, 2 vol. io-12;-fruit d'une métaphysique singulière et fausse à plusieurs égards, mais nui ne manque pas de vues justes et profondes. 11 y a de bonnes réilexions contre les manichéens ; mais l'auteur S^ïïlblï! donner dans l'extrémité coulrair , en niant l' existence du ml, ou la défigurant de manière à ne pas s'y reconnaître Sou Optimisme a donné à un philosophe moins amateur ne systèmes l'occasion de faire les réilexions suivantes :•« i° L'on ne peut nier <jue , par « rapport à I) eu , tout ne soit bien , parce « que Dieu ne saurait rien faire qui soit « mal, quoiqu'il puisse augmenter le bien « et le perfectionner à l'infini ; 2° par rap- « port à l'homme , considéré dai s cette vie « précisément et sans espérance de l'avenir, « il est certain que tout n'est pas bien , et « c'est insulter à ses maux que d'oser lui « dire le contraire; 3" le système de l'optimis- « me, qui pris dans le sens de ses partisans, « n'esi qu'un raffinement métaphysique, né « dans une imagination plus riante que vraie, « se vérifie en quelque sorte dans la personne « de l'homme,, uste, dont les vertus s'accrois- « sent dans le malheur, et chez qui l'attente « du bien à venir est toujours un soulage- « ment aux maux présents. Dans l'une et « dans l'autre fortune, il jouit en paix de « son Dieu, comme il jouit de lui-môme; il « jouit avec transport de toute la nature; il « jouit sans cra nie et sans envie de tout ce « qu'il y a de bon dans les autres : il sup- « porte sans aigreur, sans amertume, le mal « qui s'y rencontre et qu'il ne peut y corri- « ger; il prèle à tout ce qu'il voit le jour le « plus favorable , il embellit tout ce qu'il « touche; il sait que Dieu a placé dans les « souffrances môme le germe ue la félicité « de ses enfants. Les sentiments de patience, « de paix, de consolation, d'espérance, qui « accompagnent cette conna s-ance, font de « cette vie môme une vie heureuse. La paille « est séparée du grain sous la main du b it- ;< teur. L'huile coule épurée, après avoir « p.issé sous la meule qui a br se limande « et ses enveloppes. La même main qui s'ap- « pesantit sur le juste, l'éprouve ellep ;rilie, « tandis que le pécheur se désespère et se a damne. Creatura enim tibi factori descr- * viens , exardescit in tormentum adversus
« injustos, et lenior fit ad benefaciendum Us « qui in te confidunt. Sap. xvi. Diligenti-
« bus Deum omnia cooperantur in bonum.
« Rom. mu. Una eademque vis irruens bonos « probat , purifient , cliquât ; malos vas- « tal , damnât, exterminât. August. » Plusieurs écrits de métaphysique, sur l'espace, sur le temps, sur le vide, sur la matière, sur l'u ion du corps et de l'âme,. et d'autres objets qu'il discute quelquefois en homme d'esprit plutôt qu'en philosophe profond. Jl semble moins chercher à expliquer la ma nière dont les choses existent réellement, qu'à proposer d'ingénieuses hypothèses , propres à embarrasser ceux qui voudraient les attaquer, ce que l'on voit surtout dans ses Monades, imaginées pour donner une idée des premiers éléments de la matière; et dans son Harmonie préétablie, d^Slinéj à rendre compte de l'union du corps et de l'âme. Du res:e, si Leinnitz a échoué dans Ces ["cherches, il est dans le cas de tous les savants qui ont essayé de re • onter aux principes des choses, et de franchir k-s barrières qui environnent le sanctuaire de la nature. « Plus on avance en l'observant, dit « un physicien, plus elle semble devenir se- « crête, et repousser ce.ix qui l'approchent « de trop près. » (Voy. le Catéch. phil., n° 410). Les idées politiques de Leibnitz peuvent être mises à côté de ses idées métaphysiques. 11 voulait réduire l'Europe sous une seule puissance quant au temporel, et sous un chef unique quant au spirituel. L'empereur et le pape auraient été les chefs de ces deux gouvernements, l'un du premier, et l'autre du second. Il ajoutait à ce projet celui d'une langue universelle philosophique pour tous les peuples du monde: projet imaginé longtemps avant lui, et proposé encore après lui, mais que ni la philosophie ni la politique ne parviendront à réaliser. « Ne « doutons pas, a dit quelqu'un à cette oc- « casion, que la diversité des langues ne « soit l'ouvrage de celui qui répandit la « confusion parmi les hommes , lorsqu'ils « étaient encore réunis dans l'usage d'une « seule, et qui, en répartissant sur la terre « ces tribus éparses, les différencia par leur « langage autant que par les bornes de leurs « habit. lions, comme dit l'Apôtre, et te « temps circonscrit de leur gloire et de leur <( durée. Definiens statuta tempora et terminos « habitationis eorum : Act. xvii. h Theoria motus abslrncti et motus concreti, contre De-cartes; Accessiones historiœ, 2 vol. in-4°; recueil d'anciennes pièces; De origine Francorum disquisitio, réfutée par le père Tournemine , jésuite , et par doni Vaisselle , bénédictin; Sacro-Suncta Trinitas, per nova inventa logica defensa, contre Wissovatius, neveu de Socin. 11 y a de très-bonnes idées. L'auteur prouve que non-seuiement une bonne logique n'est pas contraire à la croyance de ce mj, sière, mais qu'elle fournit des' arg >ments propres à r pousser victorieuse ment les attaques des sociniens. Effectivement il en est de ce mystère comme des autres que la révélation nous a raanir