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« flammé d'un feu divin, en lisant son traité do la semaine, Lyon, 158-î, în-16; un nou-
« do la charité? Qui ne désirerait d'être veau Bréviaire à 1 usage de son diocèse, «chaste de cœur et d'esprit, en lisant les ÉP1NK Ch •:v\ de l'), ou Spina, fameux rai-
« éloges qu'il donne a la chasteté? » Saint nistre calviniste, avait été religieux augustin.
Ephrem fut en relation avec les personnages II assista au colloque de Poissy, et échappa
les plus illustres de son temps, avec saint au massacre de la Saint-Barthélémy- On a de
Grégoire de Nysse, sainl Basile, Théodoret. lui plusieurs livres de morale et de contror
Le premier l'appelle le docteur de l'univers; xevso assez mauvais. 11 mourut à Saumur
le dernier, la lyre du Saint-Esprit. en 1594.
EPHREM, patriarche d'Antioche, souscri- ÉPIPHANE, (ils do Carpoeratc, hérétique vit à l'édit di1 Justinien contre Origène, el à comme son pore, fut instruit dans la philola rondaïunaton des Trois chapitres, écrivit sophie platonicienne, et crut y trouver des plusieurs ouvrages pour la défense du concile principes propres à appuyer ses erreurs. Il de Chalcédoine, de saint Cyrille et de saint supposait un principe éternel, infini, et alliait Léon, dont Photius nous a conservé des ex- avec ce principe fondamental le système do traits, il mourut vers l'an 546. Val en tin. Selon lui, comme selon nos régé-
ÉPHREM, né l'an 1734, était fils d'un per- nérateurs modernes qui ont changé le plus sonnage distingué de Sis en Cilicie, nommé heau royaume on des monceaux do ruines, Markos, et s'acquit par son savoir une si ce sont l'ignorance et la passion qui , on grande considération parmi ses compatriotes rompant l'égalité et la communauté des unis à l'Eglise romaine, que la cour de Rome biens, ont introduit le mal dans le monde; le nomma évoque in partibus infidelium. Elu les idées de propriété exclusive n'entrent patriarche de Sis en 1771, après la mort de point dans le plan de l'Intelligence suprême : son frère Gabriel, il occupa ce siège pendant elles sont l'ouvrage dos hommes. Il concluait treize années, et mourut en 178V. On a do de là qu'il fallait supprimer les lois et rétabli une Histoire chronologique des patriar- blir l'état d'égalité; il concluait encore que elles arméniens de Cilicie, restée manuscrite, la communauté des femmes était le rétabliset beaucoup de poésies, relatives pour la sèment de l'ordre, comme la communauté des plupart a. des sujets religieux, dont les Ar- fruits de la terre. Il est surprenant, dit Keller, menions font beaucoup de cas; elles n'ont que nos prôneurs de l'égalité des droits do pas non plus vu le jour. Ephrem eut pour l'homme ne l'aient pas encore étendue jussuccesseur Thoros ou Théodore IV. que-là. Par bonheur pour ses contemporains)
ÉPINAC (Pierre d'), archevêque de Lyon, cet Epiphane mourut à l'Age de 17 ans,- vers né .e 10 mai 15V0, au château d'Epinac en le commencement du nr siècle. Sa doctrine Forez, près de Saint-Bonnet-le-Château, était avait tellement plu au peuple, qu'il le révéra neveu, par sa mère, d'Antoine d'Albon, arche- comme un dieu. On lui consacra un temple à. vèque de Lyon, qui le fit admettre, dès l'âge Samé, ville de Céphalonie, et l'on érigea une de 10 ans, au nombre des chanoines comtes académie pour perpétuer sa doctrine. de cette vilie. Après avoir fait ses études de EPIPHANE (saint), évoque de Salamine et droit à Toulouse, il fut deux fois député à la Père de l'Eglise, naquit dans le territoire cour pour des affaires du chapitre de Lyon, d'Eleuthéroplo en Palestine, vers l'an 310. notamment en 15GG, pour s'opposer à la ré- Dès sa plus tendre jeunesse il se retira dans eeption du concile de Trente. C'est en 1574 les déserts de sa province, et fut le témoin qu'il succéda à son oncle Antoine d'Albon et l'imitateur des vertus des saints solitaires sur le siège de Lyon. En 1576, il présida le qui les habitaient. A 20 ans il fonda un moclergé aux premiers états de Blois, on sa nastère, et eut un grand nombre do moines qualité de primat, et il y prononça un dis- sous sa conduite. Il s'appliqua dans sa solicours qui fut regardé comme un modèle tude à l'étude des écrivains sacrés et profad'éloquence. Henri III le récompensa en le nés. Elevé à la prêtrise, il le fut bientôt à pourvoyant de riches abbayes et en l'appo- i'épiscopat en 306, par les vœux unanimes lant dans son conseil d'Etat. Plus tard il prit du clergé et du peuple de Salamine, inélroparti pour la Ligue, et se trouva mêlé dans polo de File de Chypre. Le schisme d'Antioles affaires du temps. Il manqua périr avec che l'ayant appelé à Rome, il logea chez Filles Guise, et reçut de Mayenne le titre de lustre veuve Paule. De retour dans son diogarcle des sceaux. Devenu gouverneur do cèse, il instruisit son peuple par ses ser- Lyon, il s'opposa à ce que cette vilie recon- nions, et l'édifia par ses austérités. Il le prénûl Henri IV, et néanmoins il le harangua serva de toutes les hérésies, et surtout de lorsque ce monarque vint la visiter, au mois celles d'Arius et d'Apollinaire. Epiphane ne do septembre 1595. Pierre d'Epinac mourut fut pas moins opposé à Origène qu'il croyait à Lyon le 9 janvier 1599. Sous son épiscopat, coupable des erreurs qu'on rencontre dans Lyon vit s'établir dans son sein les capucins ses écrits. Il les anathématisa dans un conet les chartreux, et plusieurs confréries de cile en 401, et se joignit à Théodoret, pour pénitents. Indépendamment du discours dont engager saint Jean Clirysostome à souscrire nous avons parlé, et qui a été souvent ira- à cette condamnation. Le saint patriarche primé, on a de lui : des Statuts synodaux, l'ayant refusé, Epiphane vint en 403 à Conspuljiiés en 1577, et insérés dans les Statuts tantinople, à la persuasion de Théophile d'Asynodaux du diocèse de Lyon, 1827, in-8u ; lexandrie, pour y faire exécuter le décret de une Exhortation à son peuple, avec le for- son concile. Celte démarche était imprudente; \ mulaire de prières qui se font tous les jours celle d'ordonner un prêtre à Jérusalem sans
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