‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 249 sur 323 · LIO · texte numérisé non relu

LIO

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son érudition, et particulièrement par la connaissance de l'antiquité ecclésiastique ; il mourut à Prague en 1784-, après avoir publié : Commentationes theologicœ de fides spe et charitate, Prague, 1703, in-V', suivi de plusieurs autres traités théologiques, imprimés successivement dans la même ville. Sa dissertation De festin quinque primorum culorum, Olmutz, 1758, in-4",lui a mérité éloges des savants par les recherches et la bonne critique qui la distinguent.

L1NGENDES (Clu de de), né à Moulins eu 1591, jésuite en 161)7, fut provincial et ensuite supérieur de la maison professe a Paris, où il mourut en 1660, ;1gé de 6:) ans. On a de lui 3 vol. in-4° ou in-8° de Sermons, qu'il composait en latin, quoiqu'il 1 s prononçAt en français. L'applaudissement avec lequel il avait rempli le ministère de la chaire fut un augure favorable pour ce recueil, très-b;en reçu du public. Les vér tés évangéliquesy sont exposées avec beaucoup d'éloquence; le raisonnement et le pathétique s'y succèdent tour h tour. On le regarde comme un de ceux qui ont le plus contribué à bannir de l'éloquence de 'a chaire les pointes, les jeux de mots et le mauvais goût qui souvent régnaient dans les sermons de cette époque. Sun extérieur répondait à ses talents. On a traduit quelques-uns de ses sermons en français sur l'original latin, en profitant néanmoins des manuscrits de plusieurs copistes qui avaient écrit les discours du P. de Lingendcs, pendant qu'il les prêchait. Ses autres ouvrages sont : Conseils pour la conduite de la vie ; Volivum monumentum ab urbe Molinensi Delphino oblatum, in-4°. Ce dernier fut fait dans le temps qu'il était recteur du collège dé Moulins. — M. Migne a publié, dans sa collection des Orateurs sacre's, les OEuvres (oratoires) complètes de de Lingendes, et Sermons choisis de Biroat et de Castillon, 1 vol. in-'*-0.

LINGENDES (Je^n de), parent du précédent, né à Moul ns en 1505, fut précepteur du comte de Moret, li's naturel de Henri IV, aumônier de Louis XIII. évèque de Sailat, puis de MAcon, et mourut en 1065. 11 prêcha avec beaucoup d'applaudissement sous Louis X'.II et sous Lo ds XIV". 11 n'emprunta point l'art imposteur de la flatterie, et ne craignit pas d'attaquer le vice sous le dais et sous la pourpre. On a de lui YOraison funèbre de Victor- Amédée, duc de Savoie, 1(127, et celle de Louis XII 1, prononcée en 1643.

L1NGOIS (l'abbé), de la maison et société de Sorbonne, professeur de philosophie au collège du Piessis, né à El>euf vers 1740, mort à Paris en 1814, donna, en 1779, des Leçons élémentaires de mathématiques, pour servir d'introduction à l'étude de (a physique, avec 18 planches, in-8". Nommé principal du coilége du Plessis en 1791, il vit cet établissement tomber comme tous les autres établissements du môme genre, sous le règne de la t' rreur. Il réunit alors chez lui des jeunes gens qu'il préparait à entrer à l'Ecole polytechnique. Quand les églises se rouvrirent, l'abbé Lingois prêcha dans les divers temples

de la capitale. 11 avait composé un certain nombre de sermons, qui n'ont pas été imprimés.

LINN (William), ministre protestant h New-York, né en 1752, étudia au collège de New-Jersey, et se distingua par son talent pour la prédication. Chapelain dans les armées pendant la guerre de l'indépendance américaine, il Fut ensuite pasteur de l'église réformée hollandaise, se démit de ces fonctions pour cause de santé, et mourut à Albany en 1808. On a de William Linn : Discours militaire prononcé à Carliste, 1776; La mort et la tie spirituelle d'un croyant ; Deux sermons sur le caractère et la misère du méchant ; Sermons historiques et caractéristiques, 1791 ; Sermon pour l'anniversaire de l'indépendance de l'Amérique, 1791 ; Eloge funèbre de Washington., 1800.

LINN (Joiin-Blair), fils du précédent , né a Shippcnsbourg, en Pensylvanie, l'an 1777, commença par s'appliquer à la Jurisprudence, qu'il laissa pour- s'adonner à la littérature. Il publia deux volumes de Mélanges poétiques, sans y mettre son nom, puis il écrivit un drame : Le château de Bourville, qui eut du succès. 11 étudia ensuite la théologie so 'S Komeyn, professeur de l'église hollandaise de Shencctady, et fut nommé, en 1799, pasteur de l'église presbytérienne de Phil idelphie, où le docteur Ewin g fut son collègue. Linn publia, en 1802, deux traités de controverse sur les doctrines de Priesiley, dons lesquels il attaquait les so'-iinens avec beaucoup de véhémence. Il mourut en 1804, âgé seulement de 27 ans, laissant, outre les productions citées : La mort de Washington, poème dans la manière d'Ossidn, imprimé avec luxe, Londres, 18.)0 ; La puissance du génie, poëme en trois chants, ibid., 1804, m-12; le fragment d'un poëme intitulé: Valérien, dans lequel l'auteur se proposât de décrire les premières persécutions contre les chrétiens, et l'influence du christianisme sur la civilisa ion, New-York, 1805, in-4°. Cet ouvrage est précédé d'un Essai sur la vie de Linn, par Broun. Ces divers poèmes renferment , dit -on, des beautés du premier ordre.

LIONNE (Artus de), évoque de Gap, où il était né vers 1595, fut d'abord conseiller au parlement de Grenoble, et épousa Isabelle, sœur d'Abel Servien, sur intendant des finances, dont il eut un fils, Hugu s de Lionne, qui s'est fait une réputation par ses négociations diplomatiques. Etant devenu veuf, Artus de L onne se fit prêtre, et, en 1637, il fut nommé à l'évêché de Gap. Il y déploya toutes les vertus épiscopales, et s'attacha à réparer les lavages commis par les protestants. Il refusa le ricin- archevêché d'Embrun; mais l'affaiblissement de sa santé l'obligea de se (.émettre de son siège en 1661 ; il se r« tira à Paris, où il mourut le 18 mai 1663. Son Oraison funèbre, prononcée à Gap, par le prieur de Charmes, fut imprimée à Grenoble, 1675, in-4°. Ce prélat avait publié : Amœnior curvilineorum conlemplatio , Lyon, 1654, in-4°, sur lequel on peut voir

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