LIS
Montucla, dans son Histoire d.es mathématiques, tome II, page 76. Le prélat avait écrit une Histoire des évêgues de Gap, ses prédécesseurs, qui n'a pas vu le jour. — Son petitfils, Artus de Lionne, né l'an 1655, à Rome, où son père était ambassadeur, fut évoque de Rosalie, et se distingua dans les missions de l'Orient. Il mourut à Paris le 2 août 1713. Il avait eu part aux divers écrits des missionnaires sur les superstitions des Chinois, !e culte des ancêtres, etc.
LIPENIUS (Marti\), luthérien allemand, ué à dortze, dans le Brandebourg, en 1630, mort en 1692, a 62 ans, épuisé de travail, de chagrins et de maladies, 'fait un laborieux compilateur et un savant bibliographe. On a de lui : un Traité curieux sur les étrennes, Leipzig, 1670, in-ï° ; Bibliotheca realis théologien, Francfort, 1685, 2 vol. in-fol. ; Bibliotheca realis juridica, ibid., 1679, in-fftl.; Bibliotheca realis philosophica , ibid. , 1682 ,
2 vol. in-fol.; Bibliotheca realis médita, ibi i., 1679, in-f I., en tout 6 vol. in-fol. C'e.->t une table universel'e, mais très-inexacte, des matières pour les différentes sciences, avec le nom et les ouvrages des auteurs qui en ont traité. La liste complète des OEuvres de ce savant est dans le tome XIX des Mémoires de Nicéron.
LIPMAN, rabbin allemand, dont on a un Traité contre la religion chrétienne, qu'il composa en héhreu en 1399. Il est intitulé Nitsachon, c'est-à-dire Victoire. Mais lien n'est moins victorieux pour les juifs que ce pitoyable ouvrage. Théodore Hakspan le publia en 16ii, à Nuremberg, in-4°. On trouve dans Tcla ignea Satancr, de Wagmseil, un abrégé de cet ouvrage, avec la réfutation.
LIPPO. Voy. Brandouni.
LIPPOMANI (Louis), évoque de Bergame, savant Vénitien, né en 1501), fut chargé des affaires les plus importantes, et parut avec éclat au concile de Trente. Il fut l'un des trois présidents de ce concile sous le pape Jules III, dont il était l'un des secrétaires. Paul IV l'envoya, avec la qualité de nonce, en Pologne, l'an 1556, et le fit son secrétaire, ensuite évê que de Modon, puis de Vérone, et enfin de Bergame. Il mourut en 1559. Ce préiat. possédait les langm s, l'histoire ecclésiastique, sacrée et profine, et surtout la théologie, et ne s'acq ut pas moins d'estime par l'innocence de ses mœurs que par sa doctrine. Il s'opposa fortement aux juifs et aux hérétiques pendant sa nonciature en Pologne. On a de lui hr.it vo'umcs de compilation de Vies des saints, 1568, in-fol., recueillies Sfins critique et sans choix; Catena in Genesim, in Exodum, et in aliquot Psalmos,
3 vol. in-fol. ; Confirmatio dogmatum calholicorum ; Expositio vulgaris Symboli apostolici et Orationis dominicœ.
LIRON (dom Jean), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, naquit à Chartres en 1665, et mourut au Mans en lï'tà. Nous avons de lui plusieurs ouvrages : la Bibliothèque des auteurs chartrains, Paris, 1719, in-V. Une foule d'évêques, de chanoines, de curés, de petits écrivains, connus seulement
par une chanson non impriméo, y font uno ligure inutile; les élog s y sont prodigués à des écrivains qui en méritent bien peu. Les Singularités historiques et littéraires, Paris, 1734-174-0, 4 vol. in-12. Ce sont des faits échappés aux plus laborieux compilateurs, des noms tirés de l'oubli, des points de critique éclaircis, des bévues d'écrivains célèbres relevées, des opinions combattues, d'autres établies. Liron aida le Nourry à terminer son Apparatus ad bibliothec. SS. Patrum ; et mit en ordre les archives de la célèbre abbaye de Marmouliers. On le regarde comme un des principaux collaborateurs des premiers volumes de YHistoire littéraire de la France, Paris, 1738. En 1708, il avait publié une Apologie pour les Armoricains et pour les églises des Gaules, Paiis, in-12, où il soutenait, contre l'opinion de dom Lobineau, que les Armoricains ont reçu les lumières de l'Evangile avant la descente des Bretons dans leur pays; dom Lobineau, à qui le manuscrit fut communiqué par l'auteur, fit dis— paraître de son histoire, au moyen de calons, les passages critiqués. Ou a encore de dom Liron : Dissertation sur le temps de rétablissement des Juifs en France, où l'on examine ce que Basnage a écrit sur celte matière, Paris, 1708, in-8" ; Dissertation sur Victor de. Vite, avec une nouvelle Vie de cet évéque, Paris, (.7<>8, in-8°, etc.
LISSOIR (Renâcle), abbé de la Valdieu, or Ire de Prémontré, né à Bouillon, le 12 février 1730, lit profession d ns ce monaslèie en 17't9, el devint successivement maître des novices, professeur de t iéologie, prie ir, enfin abbé en 1766. 11 augmenta la bibliothèque de son monastè.e, refondit les livres litur0iques des Prémontrés, et fut très-utile à son ordre, dont les chapitres nationaux l'avaient nommé visiteur. Lors de la révolution , il perdit son abbaye et fut nommé, en 179!, curé constitutionnel de Chanle ville. Enfermé pendant la teneur, il vint dans la capitale dès qu'il fut lib e, s'attacha au Journal de Paris, et assista au concile des constitutionnels en 17 7. Après le Concordat, il obtint une place d'aumônier des Invalides, et mourut le 13 mai 1806, âgé de 16 ans. On a de lui : De l'état de l'Eglise, et de la puissance légitime du pontife romain, Wurtzbou.g (Bouillon), 1766, 2 vol. in-12. C'est un abrégé du Febronius de Hontheim, où Lissoir conteste au pape le pouvoir sur toutes les Eglises, sur la convocation des conciles, etc. Il s'exprime ainsi dans son avertissement : « Je le dis sérieusement, si j'étais théo- « logien ultramonlain , je n'oserais seule- « ment pas sourciller en présence de l'au- « teur d'Emile. » Lissoir avait de l'instruction, était exact à remplir ses devoirs et eût mieux mérité de la religion s'il avait été plus juste envers la cour de Rome. — Il ne faut pas le confondre avec un autre Lissoir, son neveu, curé dans le diocèse de Sens. Il fut élu évoque de Samana (Saint-Domingue), au concile de 1797 ; mais il ne fut point sacré.
LISZINSiil (Casimir), gentilhomme polonais, fut accusé d'athéisme à la diète deGro-