‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 251 sur 323 · J207 LIT · texte numérisé non relu

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dno, on 1688, par l'évoque de Posnnnio. On trouva chez lui dr>s écrits où il avançait, entre autres propositions, cette assertion abom;nablo, ou plutôt ce délire d'impiété, que Dieu n'était pas le créateur de l'homme, mais que l'homme était le créateur d'un Dieu qu'il avait tiré du néant. Commentaire digne (]o l'Absurdité pétronienne : Primus in orbe deos fecil timor. Lis/.inski fut arrêté : il tâcha de s'excuser on disant qu'il n'avait écrit ces extravagances que pour les réfuter : mais on ne l'écouta point. Il fut condamné à nérir dans un bûcher, et la sentence fut exécutée le 30 mars 1"89.

LITLE ou LE PETIT (Guillaume), surnommé de Neubrdge (Neubrigensis), d i nom du collège où il demeurait, né en 1130 à Bridlinton, dans la province d York, était chanoine régulier de Saint-Augustin en Àng'eterre. et mourut vers 1208 ou 1220. Il "laissa une Histoire d' Angleterre, en cinq livres, dont la meilleure édition est celle d'Oxford par Héarne, 1719, en 3 vol. in-8% avec des notes de plusieurs savants, et trois homélies attribuées au môme Litle. Elle commece en 1066, et finit en 1197. Les historiens trouveront dans cet ouvrage des matinaux utiles, en les débarrassant de quelques faits faux ou exagérés.

LITOLPHI-MARONI (Henri), évêque de Razas, étùt de la famille des marquis de Suzarre Litolphi-Maroni, originaire de Mantouo. Il naquit à Gauville, aune lieue d'Evreux, devint a"mônier du roi, et fut nommé nar Louis XIII à l'évôché de Bazas. Litobmi fut très-attaché aux solitaires de Port- Royal, et rrit Singlin pour son directeur. II se distingua dans l'assemblée du clergé de France qui condamna les maximes des easui tes relâchés, et mourut on 1645, à Toulouse, où il était allé pour se rendre à l'assemblée du clergé, qui allait se tenir. Godeau, évoque de Vence, fit son Oraison funèbre. On a de lui une Ordonnance pour prouver l'utilité des séminaires ; il la composa lors de l'érection du sien : elle fut impnmée in-4°, 1646, chez Vitré, et réimprimée avec la traduction des 1 vres du Sacerdoce de saint Jean-Chrysostome.

LITTA (Laurent deI, cardinal, né a Milan le 13 février 1756, étudia à Rome au collège Clémentin, et fut successivement protonotaire apostolique, membre de la consulte, archevêque de Thèbes et nonce en Po ogne. Arrivé le 24 mars 179i à Varsovie, il fut témoin de la révolution opérée parKosoiuszko. Il se conduisit avec autant de prudence que de courage dans dos circonstances aussi difficiles , et obtint la grâce de l'évê jue de Ghelm, qui avait été condamné à mort.

Pie VI, satisfait de sa conduite, l'envoya, on avril 1797, a Moscou , pour assister, en qualité d'ambassadeur du saint-siége,au couronnement de Paul I". De là, et en cette même qualité, il alla à Pétersbourg, où il obtint de l'empereur la conservation de six diocèses du ri'e latin, et de trois diocèses du rite grec-uni. De retour en Italie, il se trouva au conclave tenu à Venise ponr l'élection

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