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d'Espagne, avec un nouveau projet cVarmoirie, Madrid, 1809, dénié au roi Joseph Napoléon ; Collection diplomatique de plusieurs écrits anciens et modernes sur les dispenses matrimoniales, ibid., 1810, in-8° : c'est une violen'e attaque contre les droits du saint-siége ; Quelle a été l'opinion générale sur l'inquisition, ibid., 1811,in-8°; Sur V opinion nationale en Espagne relativement à la guerre contre la France, Saragosse, 1813, in-4"; Observations sur les dynasties qui ont régné en Espagne, Valence, 1812; Saragosse, 1813, in-i° : l'auteur y soutient que toutes les familles qui ont régné en Espagne ont été d'origine française; Mémoires pour servir à l'histoire de la révolution d 'Espagne, par M. Nellerto (anagramme de Llorente), Paris, 1815 et 1816, 3 vol. in-8°; Dissertation sur une constitution religieuse, Paris, 1819, in-12 : cet ouvrage fut censuré par l'autorité ecclésiastique de Barcelone; OEuvres compiles de Barthélémy Las-Casas, 1822, 2 vol. in-8°; Histoire critique de Vinquisilion d'Espagne, trad. en français par M. Pcllier, Paris, 1818, 4 vol. in-8°. C'est une froide compilation qui fait peu d'honneur surtout à la véracité de l'auteur; les textes et les faits y sont pour la plupart altérés. Depuis près d'en siècle, au moins, le saint-Office n'avait plus ni de tortures ni de bûchers, et la plupart de ses prisonniers étaient enfermés pour des délits politiques, et par ordre du gouvernement, qui voulait éviter ainsi le scandale d'une procédure. Si le saint-o'.fice avait encore eu la force et le pouvoir que Llorente suppose, il n'aurait point voulu perdre, comme il l'avait fait, de ses prérogatives, en devenant comme un tribunal de police ou d'Etat, soumis aux volontés d'un ministre. Voy. Limborch. Dissertation sur la division des evéchés en Espagne, attribuée au roi Wamba, au vne siècle ; Histoire d' Antoine Pérez, premier secrétaire d'Etat du roi Philippe 11 ; Dictionnaire topographique de l'Espagne, avec les noms anciens et modernes, 2 vol. in-8° : ces trois derniers ouvrages sont manuscrits ; Défense canonique et politique de D. Jean-Antoine Llorente contre les injustes accusations de crimes supposés, et qui appartiennent à plusieurs Espagnols réfugiés en France, Paris, 1818, in-8°: cette broenure est moins une défense pour l'auteur qu'un libelle contre différents Espagnols respectables, qui ne pouvaient pas admirer la conduite de Llorente, lors de l'invasion des Français ; Portraits politiques des papes, 1. 22, 2 vol. in-8°. Dans ce dernier ouvrage l'auteur déploie plus d'érudition que de jugement, de critique et de droiture d'intention ; pour donner une juste mesure de la contiance qu'il mérite, il suftit de dire qu'entre autres lads apocryphes et absurdes, on y trouve reproduite l'histoire de la prétendre papesse Jeanne. Il donna aussi une nouvelle édition des Lois promulguées en Espagne par les rois goths ; Notice, biographique de D. Jean- Antoine Llorente, ou Mémoires pour servir à l'histoire de sa vie, écrits par lui-même, Paris, Bobée, 1818, avec le portrait de l'auteur; Observations critiques sur
le roman de Gil Blas de Santillane, Paris 1822, in-8°; Llorente avait déposé le manuscrit de cet ouvrage au secrétariat de l'académie française. C'est d'après ce manuscrit, auquel fauteur a fait des changements avant l'impression, queFrançoisde NeufcliAteau publia, dans le 47e numéro de Y Album, une réfutation de l'opinion systématique de Llorente. Llorente était membre de l'académie royale de Madrid depuis 1791. il fut un des fondateurs et des membres les plus zélés des sociétés dites des Méthodes et de la Morale chrétienne de Paris. M. Mahul a donné une Notice sur sa vie dans la Revue encyclopédique, t. 1er, page 25, et dans son Annuaire nécrologique, 5' année. 11 parait que les mœurs de Llorente étaient bien loin d'être sans reproeùe; comme on l'avait accusé, uuranison séjour à Paris, d'avoir des relations illicites avec une comtesse, ses amis prétendaient le justifier, en assurant qu'd était maiié avec
celte dame, et Llorente était prêtre Il
s'occupa, comme on l'a vu, de traductions d'ouvrages peu chastes, et fit, outre celle dont nous avons parlé, la traduction des^lmmaux parlants, de Casti, qui est restée inédite.
LLOYD (Guillaume), savant prélat anglais, naquit à Tylchurst, dans le Berkshire, <n 1027; il fut successivement curé de Sai'nt- Martin-des-Champs de Londres, chapelain du roi d'Angleterre en 1666, docteur de théologie en 1067, puis évêque de Saint-Asaph en 1080. Lloyd fut un ues six prélats qui, avec l'archevêque Sancroft, s'élevèrent contre YEdit de tolérance publié par Jacques II. Cette conduite déplut au mi, et les sept censeurs mitres furent mis à la tour de Londres. Aussitôt après la révolution, Lloyd se déclara pour le roi Guillaume et la princesse Marie. Il fut nommé aumônier du roi, puis évêque de (iowentry, de Lichtlield en 10lj2, et de Worcester en 10(J9, où il résida jusqu'à sa mort, arrivée en 1717, à 90 ans. C'était un prélat inconstant, qui de la tolérance avait passé à l'intolérance la plus outrée; car il avait pensé d'abord qu'on devait souffrir les catholiques, et opina depuis à les opprimer sans ménagement. En général, la tolérance des sectaires n'est qu'en faveur de l'err ur, et la vraie foi seele leur paraît intolérable. On a de lui : une Description du gouvernement ecclésiastique, tel qu'il était dans la Grande-Bretagne et en Irlande, lorsqu'on y reçut le christianisme, 1084, m-8°; Séries chronologica olympiadum, dans le Pindare de l'édition d'Angleterre, 1097 et 1700, in-fol.; une Histoire chronologique de la vie de Pythagore, 1699, et d'autres auteurs contemporains de ce philosophe. On comprend que c'était fouiller dans les matières les plus obscures de l'antiquité, rien n'étant plus incei ta n que tout ce que l'on raconte de ce philosophe, des gens et des choses de la même date.
LLOYD (Sylvestre), évêque catholique de Killaloë, et ensuite de W„ter;ord en Irlande, en 1"Î39, est connu par une traduction en an glais du Catéchisme de Montpellier, contre
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aquelle écrivit *le ?. Manby, jésuite. L'évê- 2 ii • Lloyd mourut h Paris vers la fin de 1747.
LOAYSA f(i.\HciAs de), cardinal espagnol, ne- vers 1V79, a Talavera en Casiille, se fit dominicain à Salamanque, et parvint par son mérite à la place de général de son ordre et à lï'wVlu'' dOsraa. Charles-Quinl le choisit l>mir son confesseur, -le til président du conseil des Indes, le transféra au siège archiépiscopal de Séville, et lui obtint le chapeau de cardinal en 1530. Ce prélat mourut à Madrid en 15V0, dans un Age avancé, laissant une mémoire respectable. Lorsque l'on débitera au conseil de Charles-Quint, sur la conduite que l'on devait tenir à l'égard de François Ier, fait prisonnier à la bataille de Pavie, le généreux Loaysa fut d'avis qu'on lui rendît la liberté sans rançon et sans condition. L'événement justifia qu'on avait eu grand tort de ne pas suivre ce conseil, inspiré par la politique autant que par la magnanimité; car François Ier, ayant manqué de parole, ne céda point la Bourgogne qu'on avait mise pour prix à sa liberté, et l'Espagne ne retira aucun fruit de sa prison, sans que le prisonnier lui sût gré de son élargissement. C'est faussement que quelques lexicographes attribuent à Loaysa, évèque d'Osroa, Concilia hispanica, Tolède, 1594. in-folio, ouvrage de tfiron Garcias de Loaysa, archevêque de Tolède. Voy, Giron.
LOBÉ II E (Anne), plus connue sous le nom d'ANNK de Jésus, née à Médina dcl Campo, d'une famille illustre, en 1545, embrassa l'institut de sainte Thérèse, et fut la fidèle adjutrice de ses travaux pour la réforme du Carmel. Après avoir fondé divers monastères en Espagne, elle fut appelée en France [tour la même fin, et de là aux Pays-Bas, où les archiducs Albert et Isabelle l'honorèrent de leur confiance intime. Elle mourut à Bruxelles en odeur de sainteté, le 4 mars 1621, dans sa 76e année. Lorsque, sous le règne de Joseph II, les carmélites des Pays-Bas cherchèrent un asile en France, elles emportèrent le corps d'Anne avec celui de saint Albeit, et celui d'Anne de Barthélcmi, autre compagne de sainte Thérèse, et les placèrent dans l'église des carmélites de Saint-Denis, où ils restèrent jusqu'en 1790, qu ■ la révolution des Pays-Bas rappela ces vertueuses tilles dans leur patrie, avec les respectables dépôts 'qu'elles avaient amenés. L'ai;bé de Montis a écrit la Vit d'Anne de Jésus, Paris, 1788, in-12. Voy. le Journal histur. et littéraire, 15 mars 1791, p. 421.
LOB1NEAU (Gui-Alexis), savant breton, né à Bennes en 1666, fut bénédictin en 1683, et mourut en 1727, à 61 ans, à l'abbaye de Saint-Jagut, près de Saint-Malo. Ses ouvrages roulent sur l'histoire, à laquelle il consacra tou'es ses études. On lui doit : V Histoire de Bretagne, Paris (Bennes), 1707, en 2 vol. in-fol., dont le second est utile par le grand nombre de titres que l'auteur y a rassemblés. L'abbé de Vertot et l'abbé Moulinet des Thuileries l'attaquèrent vivement. L'un et l'autre prétendirent que dom Lobineau s'était plus livré aux préjugés et à
l'amour de sa patrie qu'à celui de la vérité. Ils tâchèrent de conserver à la Norma'die des droits que l'historien breton s'était efforcé de lui enlever. Lobineau a un style un pju sec, et il est avare d'ornements; mais il a de la, netteté, et il évite autant la rudesse que l'affectation. L histoire de dom Morice est plus estimée; de notre temps, Daru, Edouard Richer, l'abbet Minet, etc., ont entrepris le même travail. L'Histoire des doux conquêtes d'Espagne par 1rs Maures, 1708, in-12, ouvrage moitié romanesque, moitié historique, trad. de l'espagnol de Miguel Luna ; Histoire <!'■ l'aris, Paris, 1723, en 5 vol. in-fol., commencée par dom Michel Félibien, achevée et publiée par dom Lobineau qui en a fait les trois derniers volumes. On trouve a la tête du premier volume une savante Dissertation sur l'origine du corps municipal, par Le Boy, contrô'eur des rentes de l'Hotel-de- Ville; Y Histoire des saints de Bretagne, Paris (Bennes), 1724-, in-fol.: ce livre a de l'exactitude, mais il manque d'onction; Les Buses de guerre de Polien, trad. du grec en français, Paris, 1738, 2 vol. in-12, version estimée. L'auteur avait beaucoup de goût pour la littérature grecque, et il avait traduit plusieurs comédies d'Aristophane; mais cette version n'a pas vu le jour, et ce n'est pas une perte. Enfin on a attribué à tort à dom Lobineau les 'Aventures de Pomponius, chevalier romain, ouvrage satirique, in-12, qui est de dom Labadie. Voy. le Dictionnaire des anonymes, n° 1455.
LOBO (Jérôme) , missionnaire portugais , naquit à Lisbonne en 1593, et fut envoyé, en 1621, dans les missions des Indes ; il pénétra jusque dans l'Ethiopie ou Abyssinie , et y demeura plusieurs années. De retour dans sa patrie , il sollicita vainement l'établissement de plusieurs comptoirs d.uis ce pays, et y fit un nouveau voyage. Lorsqu'il revint, il fut fait recteur du collège de Coïmbre, où il mourut en 1678, âgé d'environ 85 ans. On a de ce missionnaire une Bêlation curieuse de l'Abyssinie. 11 y entre dans des détails intéressants sur la source du Nil, que le jésuite Pais avait, le premier des Européens, découvert au mois d'avr.l 1618 , et sur d'autres objets. L'abbé Joachim Le Grand en publia une traductio i française en 1728, in-»°, avec des Dissertations, ues Lettres et plusieurs Mémoires très-instructifs.
LOCHOTS (Etienne), chartrain, docteur de li maison de Navarre, fui pendant q. elques années curé de Brelonvilliers , dans le diocèse de Chartres. Sa mauvaise santé l'obligea de quitter cette cure. 11 mourut à Paris vers 1720, après avoir publié plusieurs ouvrages de piété et de morale. Les pr ncipaux sont : Abrégé de la discipline de l'Eglise pour l'instruction cIps ecclésiastiques , en 2 vo!. in-8°; Les Entretiens d'un homme de cour et d'un solitaire sur la conduite des grands , 1713, in-12. C'est une fiction pieuse, dans laquelle l'auteur fait converser le fameux réformateur de la Tiappe avec le comte de ¥¥*; Traité du secret de la confession, in-12 , ouvrage propre à instruire les con-
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fesseurs et à rassurer les pénitents , in-12. C'était le meilleur Traité sur cette matière importante , avant que celui de l'abbé Leng'et n'eût paru.
LOCKE (Jean) naquit à Wrington , près ne Bristol, en 1632. Son père était capitaine dans l'armée que le parlement leva contre Charles l'r. Le jeune Locke fit ses études à Westminster , puis à Oxford , et obtint dans cette ville un bénéfice (chaire sans fonction) au collège de Chiïst-Church. Après avoir fait les études ordinaires, il se dégoûta des universités et surtout de la philosophie scolastique, et. s'enferma dans son cabinet pnur lire et méditer. 11 s'attacha pendant quelque temps à la médecine : la faiblesse de sa santé ne lui permit pas d'exercer cet art. Après deux voyages, l'un en Allemagne et l'autre en France, il se chargea de l'éducation du fils de milord Ashley, depuis comte de Shaftesbury. Ce lord , devenu grand chancelier d'Angleterre , lui donna la place de secrétaire de la présentation des bénéfices , qu'il perdit l'année suivante par suite de la disgr-.ice de son protecteur (1673). La crainte de tomber dans la pbthisie l'obligea d'aller à Montpellier en 1674; de là il vint à Paris, d'où il fut rappelé, en 1679 , par son protecteur , qui venait d'être nommé président du ©onseil ; mais celui-ci avant été bientôt disgracié, il passa en Hollande, et Locke l'y suivit. Ce fut dans ce pays qu'il acheva son Essai sur l'entendement humain, ouvrage qu'il avait commencé depuis l'an 1670, et qui a fait beaucoup de bruit. Il n'y avait pas un an que Locke était sorti d'Angleterre, lorsqu'il fut accusé d'avoir fait imprimer en Holiande des libelles contre le gouvernement anglais. Celte affaire , dans laquelle on reconnut cependant plus lards-m innocence, lui tit peri-e sa place dans le collège de Christ à Oxford. Jacques 11 le fit demander aux Etats-généraux ne Hollande , et Locke fut obligé de se cacher jusqu'à ce que le monarque anglais fut détrôné per le prince d'Orange, son gendre (1689). 11 retourna alors dans sa patrie sur la flotte qui y conduisit la princesse depuis reine d'Angleterre, et devint commissaire du commerce et des colonies anglaises, place dont le traitement était de 1000 livres sterling, et qu'il remplit jusqu'en 1707. Il s'en démit, parce que l'air de Londres lui était absolument contraire , et se retira à dix lieues de cette ville , ci ez le chevalier Marshain, son ami. Pendant le reste de ses jours , il partagea son temps entre la prière et l'étude de 1 Ecrilure sainte : occupation bien remarquable dans un homme qui avait essayé d'attribuer la pensée à la matière. !ll mourut en philosophe chrétien en 1704- , à 72 ans. il nous re.^te de lui un grand nombre d'ouvrages en anglais , dans lesquels on voit tuilier l'espr.t géométrique, quoique l'auteur n'eût jamais pu se soumettre à la fatigue des calculs, ni à la sécheresse des vérités matuéinariques. Ils ont été recueillis à Londres , en 3 vol. in-fol. , 1714, 1723, 1752 ; et 4 vol. iu-4°, 1768 , 1777 , 1784 : l'édition de 1801 ,
10 vol. in-8°, est la plus estimée. Les principaux ouvrages de Locke sont : Essai philosophique concernant l'entendement humain, dont .a meilleure éditi m en anglais est celle de 170Ï), in-fol. 11 a été traduit en français par Coste , sous les yeux de l'auteur , 1729 , in-4°, réimpr. en 4 vol. in-12. Cette version a été abrégée en 1 vol. in-12. Il aurait été à souhaiter que l'auteur n'eût pas toujours consulté la physique dans une matière que son flambeau ne peut éclairer. En voulant développer la raison humaine , comme un anatomiste explique les ressorts du corps humain, il a fait presque une machine de l'être spirituel qui l'anime. Son idée , que Dieu par sa toute-puissance pourrait rendre la matière pensante , a paru , avec raison, d'une dangereuse conséquence, ainsi qu'elle est en e le-mème fausse et contrane à toutes les lumières d'une saine métaphysique.
11 n'est pas vrai cependant, comme quelques écrivains plus zélés qu'intelligents l'ont avancé , que cette erreur de Locke renverse le dogme de l'immortalité de l'âme ; car il faudrait pour cela prouver qu'une matière capable d'intelligence n'est pas capable de l'immortalité, et qu'd est plus impossible de concevoir une matière immortelle qu'une matière pensante. Si la matière pouvait être élevée jusqu'à la pensée, pourquoi n'atteindrait-elle pas à l'immortalité? 11 y a plus: les éléments de la matière sont réellement indestructibles à raison de leur simplicité (ou exemption de mélange) et de leur incorruptibilité; pourquoi notre Ame, supposé qu'elle fut de même nature, n'aunut-eile pas la même propriété? C'est ce qui a fait dire à un homme de génie : « II n'y a qu'un inté- « rèt secret et honteux , contraire à l'amour « naturel que nous avons pour l'existence, « qui puisse nous faire excepter notre âme « du sort éternel des matières brutes et ina- « nimées. » Non, la spiritualité de l'âme n'est pas la seule preuve de son immortalité. l°La religion chrétienne est un fait établi par des preuves victorieuses : cette religion m'enseigne que je suis immortel ; il faut la convaincre de fausseté avant de corriger ma croyance. 2° L'existence de Dieu est une vérité à laquelle un homme sensé ne peut se refuser ; et celte vérité est évidemment liée avec l'immortalité de nos âmes. L'univers est un fait qui suppose une cause ; et nous déduisons du fait l'ex.âtence et les attributs de la cauie. Or, parmi ces attributs , il y en h qui supposent évidemment la conservation de l'âme humaine , quefe qu'elle soit de sa nature. 3° La distinction du vice et de la vertu n'est pas une chose arbitraire, mais née avec les hommes, gravée dans leur âme aec des caractères ineffaçables; et cette distinction serait abolie, si l'àine de l'homme
n'échap-ait pas à la ruine du corps Du
reste , J'ouvrage de Locke est estimable par la clarté, ia méthode et l'esprit d'analyse qui le caractérisent. Les autres ouvrages oe Locke soht : Un traité intitulé : Du gouvernement civil, en angl is , qui a été assez mal traduit en français , in-12, 1724 : il y a une