‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 254 sur 323 · Ï.OL · texte numérisé non relu

Ï.OL

édition de 1780. Le philosophe y combat fortement le pouvoir arb traire , et semble même ébranl r les pi incipes de tout ;ouvernement monarchique. Trois Lettres sur la tolérance en mutine de religion ; quelques Ecrits sur la monnaie el le commerce; Dr Y éducation des enfants. Ce livre , estimable à beaucoup d'égards, mais dont plus eurs endroits ont été critiqués avec raison, a été traduit en français, en allemand, en hollandais et en flamand, l'n traité intitulé : Le Christianisme raisonnable, traduit au si en l.'iaiii us, et imprimé, eh 1715, en 2 vol. in-12. Quelques propositions de ce livre pourraient le taire soupçonner de sorinianism '. Il y soutient que Jésus-Christ et les apôtres n'artnonç ienl d'autres articles de foi que de croire que Jésus-Christ était le Messie. 11 s'excusa ou t;kha de se justifier dans des lettres au docteur Slillinglleet. M. Coste a traduit La défense de Locke, et l'a ajoutée à celle du Christianisme raisonnable. Il y a du reste dans cet ouvrage d'excellentes choses et de solides réfutations du philosophismfr; on y trouve même des observations sur la convenante et la nécessité de l'autorité suprême du chef de l'Eglise, qui seules suffisent pour confondre les richéristes, lesjansénistes etfébroniens. (Voy. Ghotius, Mélaschtbon.) Des Paraphrases sur quelques Epities de saint Paul ; des Œuvres diverses , 1710, en 2 vol. in-12. Elles renferment une Méthode Irèscommode pour dresser des recueils : plusieurs savants l'ont suivie ; des Œuvres posthumes, qui contiennent des morceaux sur divers sujets (Je philosophie. M. Thurot a publié une traduction qui renferme les ouvrages philosophiques et politiques de Locke, im r. de Firmin Didot, 1821-1825, 8 vol. in-8°. Locke avait une grande connaissance des mœurs du monde et des arts. 11 avait coutume ue dire que « la connais- « sauce des arts mécaniques renferme [lus « de vraie philosophie que tous les sysiè- « mes, les hypothèses et les spéculations des « philosophes. » Jugement qui lui fait honneur , et qui est d'une vér.té aussi sensible qu'intéressai te. Son style n'a ni la force de celui de La Bru ère, ni le coloris de celui de Malebranche; mais il a beaucoup de justesse, de clarté et de netteté. Sa conversation était enjouée. Il savait plusieurs contes agréables , qu'il rendait, encore plus piquants par la manière dont il les racontait. Son humeur était portée à la colère ; mais ses accès n'étaient que passagers, et il était le première reconnaître ses toits. L'ouvrage de Locke , intulé : Vu gouvernement civil , a beaucoup servi à J.-J. Rousseau pour son ('outrât social ; et s;;s Lettres, ou Pensées sur l'éducation , n'ont pas été non plus inutiles au philosophe de Genève dans son Emile; mais on trouve chez Locke plus de profondeur et de modération. On peut consulter sur Locke Vliist. du philo sophisme anglais de Tabaraud.

LOEBhR (CnuisTiAN),théo'ogien allemand, né à Orlamunde en 1083, mort en 174-7, fut Surintendant général à Altcnbourg. On a r'-e

lui des Dissertations académiques et un Abrégé de théologie en latin. Il eut un lils, Gothill Friedman, et une iil'e, Christine-Dorothée, qui se distinguèrent par leurs poésies.

LOEH (Thierry ), appelé aussi Lœrius de Stratis, parc qu'il était natif d'Hoogstraten en Braba t, se Ht chartreux a Cologne, et mourut à Wurtzbourg en 155V, après avoir composé sur les hosties miraculeuses cons rvées à Bruxelles, un ouvrage imprimé à Cologne en 1533, peu de temps après la maladie de la suette, qui avait fait de grands ravages à Bruxelles en 152:). C'est le premier ouvrage qui ait été imprimé sur ces hosties si célèbres dans la Belgique. H a | our titre: Prœstuntissima quœdam ex innumeris mira-. cuhi, quœ Hruxcllis, nobili apnd Brnbuntos oppido, cirea venerabilem Eucharistiam haetewus )iiultis ab annis ad Chvisti gloriam fiant, etc. Quoi jUe jusqu'à présent il n'y ail aucun autre im rimé connu avant cette époque, le fait historique est autbent quement trouvé, tant par le- lettres originales de 1370 (époque du miracle), que par d'autres manuscrits rédigés par des témoins oculaires et contemporains, joints à une constant ■ tradition et un culte non interrompu jusqu'à nos jours; culte qui n'a essuyé de critique que do la pari d s hérétiques, vers la lin du xvic siècle. On peut voir la Dissertation historique imprimée à Bruxelles, chez Lemaire, 179.), in-8°, ou le précis qui s'en trouve dans le Journal, hist. et litt., lcrseptembre 1790, p. 7,

LOERIU8. Vog. Loyer.

LOLLAKD, ou LOLI1ARD (Walteu), hérésiarque anglais, prêcha ses erreurs en Al7 lemagne, enseigna, vers l'an 1315, que les démons avaient, été chassés du ciel b justement, et qu'ils y seraient rétablis un jour. Saint Michel et les autres anges coupables de cette injustice devaient être, selon lui, damnés éternellement avec tous les hommes qui n'étaient pas dans cessentiments. 11 méprisait les cérémonies de l'Eglise, ne reconnaissait point l'intercession des saints, et croyait que les sacrements étaient inutiles. Le mariage, selon lui, n'était qu'une prostitution jurée, etc. Ce fan lique se lit un grand nombre de disciples en Autriche, en Bohème, etc. Il établit douze hommes choisis entre ses disciples, qu'il nommait ses apôtres, et qui parcouraient, tous les ans, l'Allemagne, pour affermir ceux qui avaient adopté ses sentiments. Les inquisiteurs tirent arrêter Lollard, et, ne pouvant vaincre son opiniâtreté, le condamnèrent, il fut brûlé à Cologne en 1322, sans donner aucune marque de repentir. On découvrit un grand nombre de ses disciples, dont on lit, selon Trithème, un grand incendie. Les loliards se propagèrent en Allemagne, passèrent en Flandre et en Angleterre. Ces enthousiastes séduisirent beaucoup d'Anglais, el leur secte lit des progrès dans ce royaume. Us se réunirent aux fidélités, et préparèrent la ruine du clergé d'Angleterre et le schisme d'Henri VI11, tandis que d'autres loliards disposaient les esprits en Bohème pour les erreurs de Jean Huss el pour la guerre des hussitts. Tant il

est vrai, observe un auteur, que laisser germer dos sectes, c'est-noa-seulement préparer des maux inévitables à |a religion, mais ébranler encore la constitution des Etats.

L9LLIN0 (Louis), évoque de Bellune, né en 1557, d'une famille vénitienne, dans l'île de Candie, termina ses études à Padoue, et acquit une érudition remarquable. 11 fournit des matériaux et des renseignements à Baronius pour ses Annales ecclésiastiques. C'est en 1595 que le pape Clément VIII le nomma évoque do Bellune, où il mourut en 1625, après avoir gouverné son diocèse avec sagesse. La théologie, la philologie, l'histoire, la poésie, l'éloquence, lui étaient également îamibères. On a de lui entre autres productions: Vita Andrcœ Mauroceni, imprimée à la tète de Y Histoire de Venise, de Morosini, Venise, 1623, in-fol. ; De igné, notœ et cmendationes in eam libriMoraliumAristotelispartem, in qua de bona fortuna disputatur; animadversiones in libellum de spiritu, Aristoteli adscriptum, in-i° ; Episcopalium curarum characteres, Bellune, 162;), in-4° : De tilulorum episcopalium diminutione ; Epistolœ miscellaneœ, Bellune, 16V2, in-4° : avec les lettres ce volume contient des poésies latines, les éloges des cardinaux Bembo et Valiero, etc.; Carminum libri quatuor, Venise, 1055, in-i° ; Aphricani, seu Adriani Introductio in Scripturas sacras : c'est une traduction du grec de Ylsagoge, d'Adrien. Lollino avait été l'éditeur de l'ouvrage de Valériauus, qui a pour titre : Contarcnus, sive de lilteratorum infelicitate, Venise, 1020, in-8°.

LOLME (Jean-Louis de), né à Genève en ITiO, exerça la profession d avocat qu'd abandonna pour aller examiner les coutumes elles constitutions des différents Etats de l'Europe. 11 se rendit à Londres pour étudier le gouvernement anglais, revint à Genève vers 1775, et y fut membre du conseil des Deux- Cents. Il re'ourna dans la suite à Londres, repassa en Suisse sur la fin de ses jours, et mourut à Seven sur le Ruffiberg, canton de Sehwitz, en juillet 1806. Outre envers ouvrages historiques, notamm nt celui qu'il composa sur la constitution anglaise, et auquel il doit surtout sa célébrité, on a de lui une Histoire des Flagellants, ou Mémoires sur la superstition humaine, 1777, in-V, en anglais. C'est une paraphrase du livre de l'abbé Boileau, et l'on reproche à de Lolme de n'avoir pas gardé la mesure convenable.

LOMBARD. Voy. Pierre Loubard.

LOA1B..RT (Pierre), avocat au parlement de Paris, où il est né, fut uni aux solitaires de Port-Royal, et demeura quelque ternis dans leur maison. Il traduisit les Ecrits des saints Pères, et mourut en 1710, après avoir publié plusieurs versions. Les plus estimées sont : 1 Explication d> s premiers chapitres du Cantique des cantiques, par saint Bernard, Paris, 1670, in-8° ; le Guide du chemin du ciel, ou Principes de la vie chrétienne, écrit en la in par le cardinal Bona, Paris, 1681; les Ouvrages de suint Cyprien, Paris, 1672, 2 vol. in-k°; Rouen, 1716. môme format, accompagnés dénotés, d'ui/u nouvelle Vie de ce Père,

LOM

tirée de ses écrits, et la traduction de l'ancienne par le diacre Ponce, etc. ; une Traduction des Commentaires desaint Augustin: De sermone Ckristi in monte, Paris, 1683 et 1701, in-18; enfin la Traduction de la Cité de Dieu du môme docteur, avec des notes, 2 vol. in-8°, 1675, et 1818, 3 in-8', avec la Vie de saint Augustin et une analyse de ses œuvres, le tout extrait des Vies des Pères de Godescard. On peut reprocher à Lombert ce qu'on a reproché à Dubois, autre traducteur de Port-Royal. Saint Bernard, saint Augustin et saint Cyprien ont chez lui à peu près le môme style, les mômes tours et le môme arrangement.

LOMBES. Voy. Ambroise de Lombes.

LO.îIENIE ( Louis - Henri de ), comte de Brienne, naquit en 1635, fut pourvu en 1651, dès l'âge de 16 ans, de la survivance de la charge de secrétaire d'Etat qu'avait son père, et commença à l'exercer à 23 ans, après avoir voyagé en différentes contrées d'Europe.

Mais l'affliction que lui causa la mort de sa femme, Henriette de Chavigni, en 1665, aliéna son esprit. Louis XIV fut obligé de lui demander sa d '-mission. L'ex-ministre se retira chez les Pères de l'Ora:oire, après avoir vainement tenté d'entrer chez les chartreux. 11 vécut d'abord avec sagesse, et reçut môme les ordres sacrés ; mais il ne tarda pas à se dégoûter d'une vie qui lui paraissait trop uniforme. 11 repi\t ses voyages, passa en Allemagne, s'entlamma, dit -on, pour la princesse de MecKlembourg, et lui déclara sa passion. Lou s XIV, à qui cette princessj en porta des plaintes, ordonna à Loménii de iv venir à Pans, et le lit enfermer dans l'abbaye de Saint-Germa n. On fut obligé de le r.mtiner ensuite à Saint-Benoit-sur-Loire, puisa Saint-Lizare. L'écrit qui l'occupa le plus dans sa prison fut une Histoire du jansénisme, sous le titre de Roman véritable, ou V Histoire secrète du jansénisme, dialogues de la composition de M. de Mélonje (Loménie ), sire de Nebrine, etc. , 1685. Cet ouvrage n'a point été imprimé; c'est un mélarue de prose et de ■ vers en 9 livres. Les portraits d'Arnauld, de Lmcelol et de quelques autres y so t peints avec beaucoup de feu. L'auteur y ménage peu .es solidaires de Port-Royal, dont les partisans ne l'ont pas ménagé à leur tour. Lorsqu'il pouvait calmer les agitations de son espnt, il était aimaule : son cœur était sensible et généreux. Quelques années avant sa mort, il oui ordre de se retirer à l'abbaye de Saiut-Séverin de Chàteau-Landon, où il mourut en 1608. Outre son Roman véritable dans lequel ou recueillerait quelques anecdotes, >i l'on pouvait en séparer le sérieux des plaisantei ies qui y dominent, on a de lui: les Mémoires de sa vie, en 3 vol. in-fol. ; des Satires et ues Odes ; un Poème, plus que burlesque, sur les fous de Saint-Lazare. Les ouvrages précédents sont manuscrits. VHistoire de ses voyages, in-8°; ëcriteen latin avec assez d'élégance et de netteté, 1660, in-î2; 1662, iu-8% revue par Ch. Patin; la Traduction des Institutions de Taulère, 1665, in- 8° ; un Recueil de poésies chrétiennes et diver

LOM

LOM

im

ses, 1671, 3 vol. in-12. On y trouve plusieurs de ses propres ouvrages. L'auteur avait de la facilité et de la vivacité ; mais son imagination n'était pas toujours dirigée par un goût sûr. Les Règles de la poésie française qu'on louve h la suite de la Méthode latine de Port-Koyal. C'eslun canevas qui a servi à tous ceuxqui ont écrit sur la môme matière. Im Vie et les révélations de sainte Gertrude, Paris, 1673,in-8°. LOMÉN1E de BRI ENNE (Etienne-Charles de), cardinal, naquit à Pans en 1727. Il embrassa l'état ecclésiastique pour se conformer aux désirs de ses parents. Attaché dès sa jeunesse au parti philosophique, il commença sa carrière d'une manière qui faillit être 'scandaleuse. Il soutint en Sorbonne, le 30 octobre 1751, une thèse que celle de l'abbé de Prades fit depuis oublier, mais dans laquelle l'abbé Mey signala plusieurs propositions hasardées. Il paraît cependant que par égard pour sa famille, il ne fut soumis à aucune censure. 11 reçut de l'archevêque de Rouen des lettres de grand vicaire, et sa liaison avec l'évoque d'Orléans, alors chargé de la feuille des bénéfices, lui fit obtenir en 17601'évêché de Condom, et en 1763 l'archevêché de Toulouse. Il se distingua dans ce dernier poste par une application constante aux affaires et aux intérêts de la province de Languedoc, et s'attira la bienveillance de la tour. 11 s'y fit remarquer par sa bienfaisance et quelques établissements utiles. On le citait même comme un évoque administrateur, sorte de mérite dont on faisait alors beaucoup de cas. Aussi fut-il nommé ae toutes les assemblées du clergé, où il acquit malheureusement Uop d'intluence. Chargé des mesures à prendre pour le bien de la religion, il parut plus occupé à arrêter le zèle de ses confrères qu'à provoquer de sages règlements. On eut un exemple de la légèreté avec laquelle il traita les allaites, dans le rapport qu'il fit, le 25 mai 1766, sur le concile d'L'trecht, et qui est plein d'inexactitudes. Un arrêt du conseil l'ayant nommé, la même année, membre d'une commission créée pour la réforme des ordres religieux, il fut le principal agent de cette commission, et on l'accusa d'avoir attisé des divisions dans les monastères, d'avoir excité les inférieurs contre les supérieurs, et d'avoir contribué à dégoûter de leur état des hommes que l'esprit du siècle n'en éloignait déjà que trop. Les assemblées du clergé de 1 <73, de 1775 et de i7»0, se plaignirent de ces efforts sourds, et quelques parlements même reprochèrent à la commission de s'arroger une autorité excessive, et de n'avoir su que détruire, tandis qu'elle n'avait été créée que pour conserver. Effectivement, des matsons furent supprimées, des ordres détru ts d'autres sécularisés, et nulle part une meilleure d scipline ne fut introduite, parce que ce n'était point ce que l'on souhaitait. A ta mort de M. de Beaumont, archevêque de Paris, les partisans nombreux de M. de Brienne tirait leurs efforts pour le faire nommer à ce siège ; mais le choix du roi tomba sur M. de Juigné. L'archevêque de Toulouse ouvrit plus tard un synode diocé-

sain, ou l'on sVcupa principalement des portions congrues et des secours à accorder aux ecclésiast (pies vieux et inlirmes ; et les mesures que l'on prit sur ces deux points parurent sages. On (il aussi d'utiles règlements; on publia un abrégé du rituel, et l'archevêque présida toutes les séances. On n'eut garde d'oublier cette nouvelle occasi «n de vanter le zèle du prélat que l'on voulait porter au ministère. Habile à se ménager tous les genres do succès, Loménie avait placé, en qualité de lecteur, auprès de la reine, une de ses créatures les plus dévouées, et qui ne tarda pas à prendre un trop grand ascendant sur l'esprit de cette bonne et confiante princesse. C'était l'abbé de Vermon', homme intrigant, actif, présomptueux, mais qui se montra dans toutes les circons auces fidèle à la reconnaissance qu'il devait à l'archevêque. Ennemi déclaré de Calonne, alors contrôleur général des finances, Loménie, après avoir réussi à surmonter le penchant de la reine pour ce ministre, qui trou ait en elle son principal appui, ne fut pas moins heureux à soulever contre le rival qu'il voulait renverser les notables du clergé et de la magistrature, et à le faire tomber dans la disgrâce la plus absolue du roi, qui lui retira la direction des finances, lui ôta le cordon de ses ordres, et l'exila en Lorraine. Fourqueux, qui n'avait occupé qu'un moment le contrôle général, ayant pris sa retraite en décembre 1787, l'archevêque de Toulo.ise devint principal ministre (le titre de premier ministre ne lui fut jamais donné), et fut nommé dans le même temps à l'archevêché de Sens, vacant par la mort du cardinal de Luynes ; il parut bientôt fort au-dessous des i'onct.ons qu'il avait briguées avec tant d'ardeur et de persévérance. On jugea ses vues courtes, ses opérations mesquines, sa marche inconséquente et mal assurée. Après avoir attaqué les plans de Calonne et décidé la disgrâce do ce ministre, il se rattacha à ses projets, et voulut les faire exécuter; mais il se vil dans l'impuissance de surmonter les obstacles qu'il avait suscités, et le parlement de Paris s'éiant constamment opposé à l'enregistrement de l'impôt territorial et de celui du timbre, sur lesqu ls reposait tout le système financier de l'archevêque, il reçut l'ordre de cesser ses fonct ons et de se ren.ire en exil à Troyes. Ces violences furent de [jeu de durée : l'opinion publique se prononça avec une telle force, et les pamphlets, les satires, les épigrarames accablèrent tellement le principal ministre, que, le 2V août 1788, après une administration de huit mois, il reçut sa démission. Le 15 décembre suivant, il obtint le chapeau de cardinal. Le roi lui avait donné •plusieurs riches abbayes et il s'était retiré du ministère avec 800,000 francs de bénéfices. La révolution ayant éclaté peu après, Je cardinal de Lumen e, tnéôontentdela cour, dont il accusait la faiblesse et l'instabil té, se déclara le partisan (ie ce grand soulèvement politique, et se vanta même de l'avoir préparé; mais, dominé par l'inconstance de son caractère, il mit dans les affaires de la reli-

LOM

LON

gion la même incertitude et la môme fluctuation qu'il avait apportée dans celles de l'Etat, et après avoir prêté le serment prescrit par la constitution civile du clergé, il refusa de sacrer [es premiers évoques constitutionnels. Ayant, depuis lors, parlé avec mépris de cette constitution, il changea de nouveau de langage et jura de l'observer. Il chercha néanmoins, à la suite de cette dernière démarche, à s'excuser auprès du pape; mais bientôt après, livré à ses incertitudes et à son inconstance habituelle, il lui renvoya le chapeau de cardinal qui ne lui fut pas rendu. Pie VI lui adressa de vifs reproches, à l'occasion de son serment , dans son bref du 23 février 1791. Depuis cette époque, toujours, tremblant pour ses jours, il s'était retiré à Sens. Arrêté le 9 novembre 1793, et jeté dans la prison de cette ville, il mourut la veille du jour où l'on devait le transférer dans un autre lieu de détention, le 16 février 1794, d'une attaque d'apoplexie foudroyante. Il aimait beaucoup les livres, et ne passait dans aucune ville sans entrer chez tous les libraires pour y découvrir quelques ouvrages rares, propres à enrichir sa nombreuse bibliothèque. Sa malheureuse famille devint, quelques mois après, victime de sa funeste célébrité, et périt presque tout entière sur l'échafaud, le 21 floréal an h (10 mai 179'».), le même jour que l'infortunée sœur de Louis XVI. Considéré comme évêque, on pourrait juger le cardinal de Loménie non moins sévèrement que comme homme d'Etat. Austère dans ses mandements , il était très-relâché dans ses mœurs. Ce fut à ses liaisons avec les hommes dont s'enorgueillissaient alors la philosophie et les lettres, bien plus qu'à ses titres littéraires personnels, qu'il dut son admission à l'académie française. Beaulieu, dans ses Essais historiques sur la révolution de France, le peint ainsi dans le tableau qu'il fait des principaux ministres de Louis XVI : « Calonne fut rem- « placé par Loménie de Brienne, alors arche- « vèque de Toulouse, prêtre philosophe, « ayant la réputation d'être athée, ami de la « liberté par principe et despote par carac- « tore, professant les opinions de Jean-Jac- « ques Rousseau, et se conduisant comme le « cardinal de Richelieu ; courant après la « pourpre romaine, et se moquant avec ses « amis des statuts de Rome et de ce que la « religion a de plus sacré ; discutant avec ha- « bileté sur les atfaires publiques, et ne con- « naissant point les hommes ; esprit superfi- « ciel, enfin, considéré comme homme de « génie, dont il n'était que la caricature. » Beaulieu ajoute que ce ne fut qu'avec beaucoup de peine, et après plusieurs tentatives infructueuses de la plupart des personnes qui étaient les plus chères au roi, qu'on put enfin le déterminer à donner sa confiance à M. de Brienne. Cet homme ne croit pas en Dieu, disait ce religieux monarque à ceux qui Je lui proposaient. Pour vaincre cette répugnance, le rusé prélat feignit la vertu et cacha ses vices. Outre ses rapports et discours insérés dans les procès-verbaux des Dict. de Biographie relig. H.

assemblées du clergé, il a successivement publié : Oraison funèbre du dauphin; Compte rendu au roi, mars 178.8; Le Conciliateur, ou Lettres d'un ecclésiastique à un magistrat, Rome, 175i ; enfin plusieurs Lettres pastorales et Mandements.

LOMER (saint), Launomarus, abbé au diocèse de Chartres, mourut le 19 janvier 594. Ses reliques , portées dans le diocèse de Blois, donnèrent lieu d'y fonder au xe siècle une abbaye qui porta son nom.

LONDRES (Théophile-Ignace-Axker de), né à Quimper le 1" octobre 1728, entra chez les jésuites et se fit connaître par quelques ouvrages, savoir : Description historique de la tenue du conclave et de toutes les cérémonies qui s'observent à Rome depuis la mort du pape jusqu'à l'exaltation de son successeur, Paris, Després, 1774, in-8°. Quoique dans le Dictionnaire des anonymes, tom. 1er, cet ouvrage soit attribué à l'abbé de Londres, il paraît néanmoins qu'il n'est pas de lui, mais de Pons-Augustin Allets , ex-oratorien et hommes de lettres ; Variétés philosophiques et littéraires , Londres et Paris, Duchesne, 1762, in-12. Il est l'éditeur des Sermons du Père Le Chapelain, 1768, in-12. On ne sait pas l'époque précise de sa mort ; mais il n'existait plus en 1806.

LONG (Jacques Le) , prêtre de l'Oratoire, né à Paris en 1665, fut envoyé dans sa jeunesse à Malte, pour y être admis au nombre des clercs de Saint-Jean-de-Jérusalem. A peine fut-il arrivé, que la contagion infecta l'île. Il rencontra par hasard des personnes qui allaient enterrer un homme mort de la peste : il les suivit; mais dès qu'il fut rentré dans la maison où il logeait, on en fit murer les portes, de peur qu'il ne communiquât le poison dont on le croyait attnqué. Cette espèce de prison garantit ses jours et ceux des personnes avec lesquelles il était enfermé. Le jeune Le Long, échappé à la contagion, quitta l'île qu'elle ravageait, et revint à Paris, où il entra dans la congrégation de l'Oratoire en 1686. Après avoir professé dans plusieurs collèges, il fut nommé bibliothécaire de la maison de Saint-Honoré à Paris. Cette bibliothèque augmenta de plus d'un tiers sous ses mains. L'excès du travail le jeta dans l'épuisement, et il mourut d'une maladie de poitrine en 1721, à 56 ans, regardé comme un savant vertueux. Ses principaux ouvrages sont : une Bibliothèque sacrée, en latin, réimprimée en 1723, en 2 vol. infolio , par les ^oins du P. Desmolets, son confrère et son successeur dans la place de bibliothécaire. Elle est divisée en deux parties; dans la première, il donne un catalogue des manuscrits et des textes originaux de la Bible avec leurs éditions et versions ; dans la seconde, il donne une notice des auteurs et des ouvrages faits sur l'Ecriture sainte. Une nouvelle édition avait été commencée par les soins de A. G. iMarsch, avec des augmentations. Il n'en a paru que deux parties en 5 vol. in-4°, Halle, 1778-90. Bibliothèque historique de la France, in-fo!. Cet ouvrage , plein d'érudition et de critique,

LON

LON

conta bien des recherches a "son auteur : u est d'une grande utilité à ceux qui s'appliquent h l'Histoire de la nation français ', et un homme d'esprit ne balance pas de i'np—

i»ûler un véritable monument du règne de r*ouis XIV. On y trouve, ainsi que dans l'ouvrage précédent, quelques inexactitudes; mais quel ouvrage, surtout de va, en

est exempt? De Foniette en a donné, ea 1708 et années suivantes, une nouvelle édi* H on en 5 vol. in-fol., corrigée el oons iérablemeal augmentée. Lu Discours historique s)tr 1rs Bible* polyglottes cl leurs différends éditions, 171 î, in-8".

LONGER ( Jacqi;ks-Be\jamin ), évoque de Gortyne et missionnaire, né au Havre le 31 mai 1752, lit ses études an collège des Gressins à Paris, et entra au séminaire des Trente-Trois, où il suivit ses cours de philosophie et de théologie. En 1775, il fut ordonné prêtre avec dispense d'âge, et il alla s'embarquer au Port-Louis pour les Indes. Arrivé à Maoao le 31 aoûi 1776, l'abbé Longer se rendit en Cothinchine. Le zélé missionnaire reconnut bientôt que l'établissejaent d'un collège dans lequel il formerait -de, jeunes élèves destinés à prêcher l'Evangile à leurs compatriotes serait uneœuvre extrêmement utile, et en 1783 il fonda une espèce de petit séminaire. Peu après , la persécution obligea l'abbé Longer de se retirer avec ses élèves dans les montagnes, et d'y passer un assez long espace de temps dans des cabanes qu'il avait construites. Plus tard, l'évèque de Déram, vicaire apostolique du Tong-King occidental, qui avait connu l'abbé Longer à Paris, et qui savait avec quel zèle et quels succès il travaillait en Cochinchine, désira l'attirer dans sa mission, et il le proposa h la sacrée congrégation pour la dignité de coadjuteur. L'abbé Longer fut sacré le 30 septembre 1792 par l'évèque de Macao; il repartit à la tin de février 1793 pour le Tongking, où il arriva au mois de mars de la même année. Depuis cette époque l'évèque de Gortyne ne cessa de se livrer à l'accomlis.-emeni de ses devoirs de pasteur; il eut supporter les épreuves de plusieurs persécutions cruelles qui se renouvelèrent dans le Tong-Km*;, et il déploya dans ces circonstances difficiles autant de prudence que de f rnaeté. Mgr Longer composa et traduisit divers ouvrages pour l'usage de son clergé et de ses iidèles. On cite principalement un Çmtéebistne en langue, long ki noise, qui renferme toutes les parties de la doctrine chrétienne; il l'a fait imprimer par ses catéchistes avec des caractères mobiles qu'il substitua aux planches en bois , sur lesquelles les Chinois et les Tong-Kinois gravent ce qu'ils veulent imprimer. Mgr Longer mourut le 8 février 1831.

LONGIN (saint), Longinus; c'est ainsi qu'on a appelé le soldat qui perça d'un coup de lance le côté de Notrc-Seigneur, lorsqu'il était en croix. Ce nom semble n'avoir d'autre îondem. nt qti ■ le mot grec d'où il est dérivé, le | tel signifie lance. Le texte sacré n'est pas absolument favorable à l'opinion

(pii confond ce soldat avec le centurion qui s'écria : Vraiment cet homme était le Fils ae Dieu. Il ne faut cependant pas s'élever avec trop de zèle ou de confiance contre ces sortes de traditions; appuyées des martyrologes, et' P ut-èlre d'autres témoignages qui ne sont pas parvenus jusqu'à nous.

LONCIN (Pmsrss-Francois), né l'an 1706 en Franche-Comié, reçut la prêtrise en 1790, el fut obligé en 1792, par suite de son refus du serment, de quitter la France. Ayant passé en Suisse, il commença à prêcher à Fribourg, où il prononça le panégyrique de sainte Jeanne-Françoise de Chaulai , chez les religieuses de la Visitation de cette vide, en présence de plusieurs évêques français, de la princesse Louise de Condé, de la princesse de Conti, et d'un grand nombre do seigneurs émigrés. Rentré furtivement en France à une époque où la persécution sévissait encore, l'abbé Longin fut quelque temps vicaire à Meulan, .puis à Notre-Dame de Versailles et à Saint-Germain-l'Auxerrois, et il parut avec distinction dans les chaires de la capitale. Nommé curé de Saint- Louis-d'Antin en 1830 , il devait prêcher celte année le panégyrique de saint Louis devant l'académie française: mais la révolution qui venait d'éclater lit supprimer le discours. L'abbé Longin succomba Je 21 septembre 1837 à une al laque d'apopteïiè, dais un voyage qu'il faisait en Franche- Comté. Peu de temps avant sa mort il avait publié un volume de Sermons, Paris, 1 vol. in-8°, qui renferme cinq Discours : sur la confession, la vertu, l'amour de Dieu, la foi, l'aumône; plus ti ois Panégyriques, savoir: ceux de sainte Chantai, de saint Louis et de saint Vincent de Paul.

LONGORARDI (Nicolas), jésuite et supérieur des missions étrangères à la Chine, naquit en 15(35, à Calata-Girone, en Sicile. Il sollicita la faveur d'être envoyé dans les missions de l'Orient, et il s'embarqua en 1590 pour la Chine. Il demeura plusieurs années dans la province de Kiang-si, où il opéra de nombreuses conversions qui excitèrent la jalousie des bonzes. Accusé par eux d'adultère, il prouva son innocence, et pardonna à ses calomniateurs, il gagna la bienveillance de l'empereur, et ne fut plus inquiété. Le P. Ricci l'ayant désigné pour lui succéder dans son emploi de supérieur général des missions à la Chine, il le remplit avec autant de zèle que de succès. Lo P. Longobar.ii mourut à Pékin, le 11 décembre 1655. 11 connaissait à fond la langue chinoise, et a laissé • Annuœ litteree e Siuis anni 1598, Mayenee, 1001, in-8"; Prières journalières de la sainte loi, écrites en chinois, et très-répandues dans les missions de la Chine. La bibliothèque du roi en possède plusieurs exemplaires; des Livres de piété; un Traité de Vâme; un autre sur le Tremblement de t^rre arrivé à Pékin en 16-4 ; De Confncio ejusque doclrina trmtatus, traduit en français, sous le titre de Truite de quelques points de la doctrine des Chi.iois, t7(îl en espagnol, par le P. Navarrète, et insère'

LON

LON

dans ses Tratados, ou Traités historiques sur la Chine, 1076, in-'bl. Leibnitz donna une nouvtl'e édition de l'ouvrage du P. Longoiardi dans ses Anciens traités sur les cérémonies chinoises, qu'on trouve dans ses Epistolœ ad dirersos , publiées par Kortholt, 1733, 4 vol. in-8°.

LONGUERUE (Louis Dufour pe), lavant a' bé de Sept-Fontaines et du Jard, naquit à Ci.arleville, d'une famille noble de Normandie, en 165:2. Son père n'épargna rien pour son éducation. Uiehelet l'ut son précepteur; d'Ablancourt, son parent, veilla à ses études, et ne manqua pas, en bon calviniste, de lui donner du g< ûl pour les erreurs de sa secte. A 14 ans, il commença à s'appliquer aux langues orientales; il savait déjà une partie des langues mortes, et quelques-unes des vivantes : c'est cette précocité , sans doute, et cette surcharge d'idées qui d-'rangea son jugement , qui ne fut jamais au même degré que sa mémoire. L'histoire fut la partie de la littérature à laquelle il se consacra, sans négliger pourtant la théologie, l'Ecriture sainte, les antiquités et les belles-lettres. Ne connaissant d'autres délassements que le changement de travail et l.i société de quelques amis, il leur ouvrit libéralement le trésor de ses connaissances, et composait souvent pour eux des morceaux assez longs ; mais ces services n'étaient pas assaisi nnés de bonne grâce. Des traits trop vifs et souvent brusques, des saillies d'humeur, des critiques téméraires, une liberté cynique, un ton tranchant et souvent trop hardi : voilà le caractère de sa conversation. C'est aussi celui du Longueruana, recueil publié après sa mort. On l'y voit en déshabillé, et ce déshabillé ne lui est pas toujours avantageux. Ce savant mourut à Paris en 1733, à 81 ans. On a de lui : Dissertation latine sur Tatien, dans l'édition de cet auteur, Oxford, 1700, in-8° ; Description historique et géographique de la France ancienne et moderne, Paris, 1710, in-fol, , 1722, in-fol. C'est le texte d'un atlas de Danville avec les cartes de ce géographe, et publié par l'abbé Béraud.. Les exemplaires non cartonnés sont rares et recherchés. Voij. sur cet ouvrage, le n°3560 du Dicl. des Anonymes de Barbier. L'auteur n'y parait ni géographe exact, ni bon citoyen. 11 y rapporte quantité de faits contre le droit immédiat des rois de France sur la Gaule transjiirane et sur d'autres provinces; Annales Arsaçidarum, Strasbourg, 1732, in-*" ; Traité d'un auteur romain sur la transsubstantiation, Londres, i6o6, in-12, que l'on iaisait faussement passer sous le nom du ministre Allix son ami, et qui n'est point favorable à la foi catholique. Il parait, par quelques endroits du Longueruana, qu'd pensait sur certains points de doctrine comme les protestants, entre aut.es, sur la confession auriculaire ; il y va: te le BcUwan papale de Thomas ..es, comme lin ouvrage utile et impor- ;. Cet abbé, légqr dusses critiques el laede à se prévenir, n'avait pas vu, sans floute, la réfutation du P. Bukehtop (voy. ce

nom et Bianciiini Joseph) ; quelques Dissertations sur les antiquités françaises et romaines; plusieurs ouvrages manuscrits, dont on peut voir la liste à la tête du Longueruana par l'abbé Guyon et publié par Lesmarcts, Berlin (Paris), 1751, 2 part, in-lâ. On trouve une notice des Manuscrits de Longuerue, ainsi que de ses au'res ouvrages, dans le recueil de pièces intéressantes, par l'auteur lui-même. On peut consulter aussi le Dictionnaire de Moréri et les Mélanges historiques et philosophiques de Michault, tom. II, p. 200.

LONCUEVAL (Jacques), historien, né près de Péronue en 1630, d'une famille obscure, fit ses humanités à Amiens et sa i hilosophie à Paris avec distinction. Il entra ensuite dans la société des jésuites, où il professa avec succès les be'llos-:etlres, la théologie et l'Ecriture sainte. S'étant retiré dans la maison professe dos jé-uites de Paris, il y travailla avec ardeur à l'Histoire de V Eglise gallicane, dont il publia les huit premiers volumes. Il continuait ce travail avec ardeur, lorsqu'il mourut d'apoplexie Le 11 janvier 1735, à 54 ans. Cette Histoire (Paris, 1730-1749, 18 vol. in-4°; Nîmes, 1782, 18 vol. in-8° et in-12, souvent réimprimée), est, dit Sabatier, un chef-d'œuvre. L'intérêt et l'utilité y tixe;.t tour à tour l'esprit du lecteur, que l'historien sait intéresser par un mélange, de méthode, de clarté, de critique et d'élégance.' Tous les objets sont présentés sous un jour qui aide auiant. le jugement que la mémoire. On aime à voir les événements racon.és sans enthousiasme et développés avec impartialité. Les Discours préliminaires qui ornent les quatre premiers volumes prouvent une érudition profonde et une critique judicieuse. Les PP. Fontepay, Brumoy et Bertier l'ont continuée, et l'ont poussée jusqu'au 18e volume in-4°, et jusqu'à l'an 1550. On a encore du P. Lohgueva] : un Traité du schisme, in-12, Bruxelles, 1718 ; une Dissertation sur les miracles, in-4°; d'autres Ecrits sur les disputes de l'Eglise de France, dans lesquels on trouve de l'esprit et du feu ; une Histoire éten lue du semipélagianisme, en manuscrits. On trouve 'é- Joge de Longueval par Foulenay en tète Je la continuation de l'Histoire de l'Eglise gallicane.

LON1CERUS ou LONîCER (Jean), né en 14^,9 à Ônhern, dans le comté de Mansield, s'appliqua à l'étude avec une ardeur extrême, el se rendit habile dans le grec, dans l'hébreu, et dans les sciences. 11 enseigna ensuite avec réputation, à Fribo ig, à Strasbourg, en plusieurs autres villes d'Allemagne, et sur;out à Marpurg, où il mourut en Ï569, à 70 ans. Mélanchthon et Joachim Camerarius le choisirent pour mettre la dernière main an Dictionnaire grec et latin auquel ils avaient travaillé. On a de lui plusieurs Traductions d'ouvrages grecs en ialin, entre auti ■ ■ . > ' . et

Alexipl ;.i,

in-4°; une/».- j . >,

Marpurg, 1543, in-fol." ; la trad. dïi en

Page 1