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cations et des réflexions, Paris, 1711 et 1712, in-12; Lettres importantes pour arrêter les irrévérences qui se commettent dans les églises, Paris, sans date (1712) ; Lettre écrite par un particulier à son ami (l'abbé de Vallemont), sur les désordres qui se commettent à Paris, touchant la comédie, et sur les représentations qui s'en font dans les maisons particulières, Paris, 1710, in-12; Lettre écrite par un particulier à son ami sur les désordres du carnaval, 1711, in-12 de 44 pages.

LORENZANA (François-Antoine), cardinal-archevêque de Tolède, né à Léon, en Espagne, le 22 septembre 1722, mort le 17 avril 1804, avait été évoque de Placencia, et archevêque de Mexico. Simple et frugal, il employa ses immenses revenus à protéger les lettres et à secourir les malheureux. Il fonda à Tolède une magnifique bibliothèque, une université, et fit publier à ses frais une superbe édition des œuvres des Pères de Tolède . Lorenzana reçut la pourpre le 30 septembre 1789, et, cinq ans après, fut nommé grand inquisiteur et conseiller d'Etat. La révolution française ayant conduit en Espagne un nombre considérable de prêtres, de religieux et de religieuses, Charles IV le chargea de leur procurer un asile. Il partagea ce soin avec le pieux évoque d'Orense et en entretint à lui seul cinq cents. Il fut chargé, avec le cardinal Despuig et l'archevêque Musquiz, par le roi, d'aller offrir des consolations à Pie VI. Lorenzana, qui suivit le pontife, pourvut aux besoins de cetle auguste victime, et à ceux de divers cardinaux ou prélats proscrits et dispersés dans toute l'Italie. Un refus de passeports l'ayant empêché d'accompagner Pie VI en France, il parvint à lui faire passer secrètement des secours. Il allait retourner en Espagne, lorsque les mouvements des armées lui en fermèrent le chemin. Il se trouva ainsi au conclave tenu à Venise, où fut élu Pie VIL En 1800, il se démit, de son siège de Tolède, qui fut donné à l'infant D. Louis de Bourbon, et dès lors il établit sa demeure à Rome. Ce grand évêque a laissé : diverses Lettres pastorales ; un nouveau recueil de Lettres de Fernand Cortès, Mexico, 1770, in- 4°. Il a donné de magnifiques éditions, à ses frais, des ouvrages suivants, savoir : Sanctorum Patrum Toletanorum quotquot exstant opéra, Madrid, 3 vol. in-fol., caractères d'Ibarra, avec des préfaces et des notes savantes. L'éditeur y a réuni les écrits de ses prédécesseurs, Montâmes, Eugène, saint IIdefonse, saint Julien, saint Euloge, etc., avec l'abrégé de leurs Vies ; Sancli Martini, legionensis presbyteri et canonici regularis, opéra nunc primum in lucem édita, Ségovie, 4 vol. in-folio. L'archevêque distribua gratuitement des exemplaires de ces ouvrages, et en enveva à M. l'abbé de Saint-Léger , qui les répartit entre les bibliothèques de Paris, savoir: Sainte-Geneviève, la Sorbonne, Saint-Germain-des-Prés et le collège Mazarin; OEuvres de saint Isidore de Sévillc, revue sur les manuscrits du Vatican et imprimées à Rome ; Missale gothicum secundum rcgulam B. isidori in usum Mozarabum ,

Rome, 1804, in-folio, figures. Le cardinal de Lorenzana reçut , par un bref très-flatteur, les félicitations de Pie VII pour son zèle à reproduire ainsi les monuments de l'anti • quité, si utiles pour l'Eglise.

LORICH (Gérard), Lorichius, d'Hadamar en Vétéravie, publia divers ouvrages. Le

f)lus célèbre est 'un Commentaire latin sur 'Ancien Testament, Cologne, 1546, in-folio. Le Commentaire sur le Nouveau Testament avait vu lejour cinq ans auparavant, en 1541, aussi in-folio.

LORIN (Jean), jésuite, né à Avignon en 1559, enseigna la théologie à Paris, à Rome, à Milan, etc., et mourut à Dôle en 1634, à 75 ans. On a de lui des Commentaires en latin sur le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, les Psaumes, l'Ecclésiaste, la Sagesse, sur les Actes des apôtres, et les Epîtres catholiques. 11 y explique les mots hébreux et grecs en critique, et s'étend sur diverses questions d'histoire, de dogme et de discipline. Mais plusieurs de ces questions pouvaient être traitées d'une manière plus concise , et quelques-unes n'ont qu'un rapport éloigné à leur sujet. C'est de lui que vint l'usage de faire à Avignon, toutes les semaines, une instruction aux juifs ; ce qui en a converti un grand nombre.

LORIOT (Julien), prêtre de l'Oratoire, né à Laval en 1633, se consacra aux missions sur la fin du xvn* siècle. Ne pouvant plus supporter le fatigue de ces pieux exercices, auxquels il s'était livré pendant quatorze ans, il donna au public les Sermons qu'il avait prêches dans ses courses évangéliques. Us forment neuf volumes de Morale, six de Mystères, trois de Dominicales, en tout 18 volumes in-12, 1695 à 1713. Le style en est simple, la morale exacte, et toujours appuyée sur l'Ecriture et sur les Pères. Il mourut à Paris en 1715. — Outre ses Sermons, on a de lui : Traduction des Psaumes selon la Vulgate avec de pieuses réflexions, publiée par le P. Quesnel, Paris, 1700, 3 vol. in-12 ; Vitœ sanctorum Veteris Testament i piis cogitationibus expl. illuslratœ, comptéetentes historiam Judicum , Regum, Tobiœ, Machabœorum et sanclarum mulierum, Paris, 1704, 2 vol. in-8° ; Ancienne et nouvelle discipline de l'Eglise touchant les bénéfices et les bénéficiers, extraite de la Discipline du P. Thomassin, Paris, 1702, in-4° : pour cet extrait l'auteur n'a pris que ce qui regardait la morale ; Abrégé en français des Annales ecclés. de France du P. Lecointe, en manuscrit. LORIQUET (le Père), jésuite, né à Epernay en 1767, mort à Paris le 9 avril 1845, à 78 ans, dans la communauté de la rue des Postes, avait été successivement directeur ou professeur au collège de Belley, et aux petits séminaires de l'Argentière et de Meaux ; professeur de rhétorique, puis supérieur des collèges de Saint-Acheul, de Montmoiillon, d'Aix ; supérieur ou provincial dans son ordre, depuis la suppression des collèges dirigés par les jésuites, et partout il s'était signalé par un dévouement constant et infatigable qui n'était égalé que par sa modestie

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