‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 257 sur 323 · LOR · texte numérisé non relu

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et son humilité. Il est principalement connu par ses Abrégée d'histoire, èttits pour la jci!iii's>(\ dans un Style simple, clair et toujours pur. L'esprit de parti essaya d'j trouver matière à ses attaques, et prétendu que l'auteur n'avai' désigna Napoléon qae Sûus te* t iircs de tnâfquis de Bonaparte el de ftVtttenant-génértil des atméës <[>■ Louis XVIII. Lf démenti le pîus fo arel a étiî donné à ces 61 lions qui rest ul encore à prouver. On peut voir notamment à ce sujet l'Ami de la Religion, lome CXXI, p. 2S1, 30!) , V2G , W6. Voiei, du reste, les ti 1res de ces divers Abrégés, qui forme \i un cours élémentaire d'histoire: 1" Tablettu chronologique, 1 vol. in 1S ; -l'Histoire sainte, 1 vol. in-18; 3° Histoire ecclésiastique, 1 vol. in-18; k° Histoire ancienne, 1 vol. in-18; 5" Histoire rone, 1 vol. in-18; 6° Histoire de France, 2 vol. in-18. Tous ces volumes ont été plus eiirs fois réimprimés. Nous citerons encore : Eléments de la grammaire lutine de, Lhonwnd, rèVUS (t mis dans un ordre plus conforme aux principes de la langue française, 181V ; C édition, 1825 ; Traité de l'élégcnce avec la Versification latine, 1817 ; Eléments de la langue française, G' éd.l., 1822 ; liccucil de cantiques ûpiritUete, etc., 1822; Sommaire de la géographie des différents âges, etc., 1823; Vie de l'abbé Musart, guillotiné à Reims en haine de la religion, 182 i et 1827; Eléments d'arithmétique, 7e édit., 1824; Souvenirs de Saint- Acheul, ou Vies de quelques jeunes étudiants, 2' é îi'ion augmentée, 1630 ; Manuel du catéchiste, 1832 ; Edition de la Collection de classiques et d'auteurs français, à l'usage des collèges et maisons d'éducation depuis 1814 jusqu'en 1830. Les divrrs ouvrages et éditions du P. Loriquet portaient, au lieu de son nom, les initiales A. M. D. G. (Ad majorent Dei gloriam). Elles ont été remplacées nar une vignette représentant le lever du soleil, avec celte légende : Lucet, non nocet.

LORRAIN (Jean Le), vicaire de Saint-Lo à Rouen, son pays natal, se distingua par la solidité du ses h slruetioi s et par la force de se s exemples. Son érudition ne le rendit pas moins recommandante ; il avait une mémoire heureuse, une vas è lecture et beaucoup de juge-m.nt. 11 prêchait quelquefois jusqu'à trois fois par jour des sermons différents, et on Técoutait toujours avec utilité. 11 devint chapelain litulaii e de la cathédrale de Rouen, où il mourut en 1710, frgé de 59 ans. L'abbé Le Lorrain avait fait une étude profonde des .rites ecclésiastiques. Nous avons de lui un excellent traité, De l'ancienne coutume d'adorer debout les jours de dimanches et de fêles, et durant le temps de Pâques, ou Abrégé historique des cérémonies anciennes et modernes. Ce dernier titre donne une idée plus juste de cet ouvrage, qui est en effet un savant traité des cérémonies anciennes et modern.'s, et plein d recherches peu communes. 11 est en 2 vol. in-12, et parut en 1700. On a encore de lui les Conci éraux et parti-

culiers, et leur histoire, avec des remarques sur leurs collections, Cologne, 1717, 2 vol. in-S°. Les ouvrages de cet auteur ne sont pas

communs.— Il ne faut pas le confondre avec Pierre Le Louhun, connu sous le nom de Y abbé de Vàîlemont. Voy. V ai.i.emont.

LORRAINE.- Voy. CharLbs de Lorraine.

LOTH, fils d'Aran, petit-fils de Tbaré, suivit son oncle Abraham lorsqu'il sorti de la \il!e d'Ur, et se relira avec iui dans la terre de ChànaàB. Comme ils avaient l'un et l'autre de grands troupeau*, ils furent contraints de se séparer pour éviter la suite des querel êâ qui commençaient à se former entre leurs pàSfeùrs, l'an 1920 avant Jésus-Christ. Loth choisit le pays qui était auto r du Jourdain, et se retira à Sodome, dont la situation était riante cl agréable. Quelque temps après, Chodorlaliomor, roi des Kl imites, après avoir défait les cinq petits rois de la Pentâpole, qui s'étaient révoltés contre lui, piïlâ Sodome , enleva Loth, sa famille et ses troupeaux, l'an 1912. Abraham en ayant été informé, poursuivit le vainqueur* le délit, ef ramena Loth avec ce qui lui avait élé en levé. Celui-ci continua de demeurer à Sodome jusqu'à ce que les crimes de cette ville infâme étant moulés à leur comble, Dieu résolut de la détruire avec les villes voisines. 11 envoya trois anges, qui vinrent loger chez Loth sous la forme de jeunes gens. Les Sodomites les ayant aperçus voulurent forcer Loth à les leur abandonner ; mais les anges les frappèrent d'aveu,, 1 méat, et tirent so. tir Loth de la ville avec sa femme et ses deux filles. Sodome, Gomorrhe, Adama et Séboïm furent consumés par le feu du ciel. Les païens, comme les juifs, ont conservé la mémoire de ce terrible événement. Diodorc de Sicile, Strabon , Tacite , Jus in , Solin, rapportent la tradition qui a toujours subsisté, que le lac Asphallite a élé formé par un embrasement, dans lequel plusi urs villes avaient été détruites. Voq. le Journal histor. etlittér. 1" mars 1792, p. 3i5. Loth se retira d'abord h Segor, qui fut conservé à sa prière, et ensuite dans une caverne, avec ses filles (car sa femme, pour avoir regar é derrière elle, contre la défense expresse de Dieu, avait été changée en statue <ie sel). 1 es iilles de Loth, s'iinaginant que la race des hommes était perdue , enivrèrent leur père. Dans cet état, elle conçurent de lui ci acune un fils : Moab, d'où sort renC les Moabites, et Ammon, qui fut la tige des Ammonites. On ne sait ni le temps de la mort, ni le lieu de la sépulture de Luth , et l'Ecriture n'en dit plus rien. On a donné bien des manières d'expliquer le changement de sa femme en statue de sel ; mais il est tout simple de dire qu'elle a élé entièrement pénétrée d'une va >eur chargée de soufre , de bitume , de sels métalliques etnilreux. Heidegger parle d'un tremblement de terre où des hommes et des animaux furent étouffés, et demeurèrent sans vie et Sens mouvement comme des statues. Cela n'empêche pas que la transmutation de la femme de Loth ne fût miraculeuse et un effet direct de la colère de Dieu, qui, par un monument terrible et subsistant, voulait avertir les hommes des châtiments prépares à l'indocilité et à la désobéissance. Quelques

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