‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 258 sur 323 · LOT LOU · texte numérisé non relu

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anciens, comme saint Irénée, attestent qu'elle « ardent, de ce désert si fécond en prodiges

conservait de leur temps la forme de femme, «et en avertissements redoutables?.... O

et qu'elle ne perdait rien de sa grosseur, « pauvres critiques, qui vous exercez sur de

quoiqu'on en arrachât toujours quelque « tels sujets, qui cherchez à convertir en fa-

moreeau. Ils ajoutent d'autres circonstances « blés arides et stériles des choses si propres

prodigieuses et incroyables, mais moins ab- « à nourrir l'âme, à la fortifier, -t l'avertir de

surdes, et surtout moins contraires au res- « ce qu'elle est devant Dieu même ! Oui, vous

pect dû' aux Livres saints, que les (urlupi- « avez raison de dégrader et d'avilir In Bi-

nades d'un carme hébraïsant, nommé Taddée « ble; elle n'est pas faite pour vous. Voire

de Saint-Adam, qui, par des finesses gram- « condamnation s'y trouve à chaque page,

maticales, a réduit ce grand événement à un « Si elle pouvait s'accorder avec vos goûts,

simple orage. Voij. le Journal hist. et littér., « vos sophismes, votre factice et théâtrale éru-

15 oet. 1784, p. 257; 1er mai 1785, p. 257. « dition, vos ignorantes et herméneutiques

Nous finirons cet article par un avis utile , « innovations, elleseraitl'ouvragedel'enfcr.» qu'un homme versé dans les saintes Ecri- LOTiCH ou LOTICHIUS (Pierre), né en

tures donne auxherméneutes et autres corn- 1591 dans le comté de Hanau, y d vint abbé

montateurs léger? et téméraires : « Il est aisé de Schluchtern, l'an 1531. Il introduisit dans

« de voir que tout ce faux appareil d'une son abbaye le luthéranisme, dont il fut un

« science grammaticale et pédantesque est des plus fanatiques sectateurs, et mourut en

« dirigé contre la réalité et la croyance des 1567, laissant quelques ouvrages imprimés

« miracles, cette grande voie que la Provi- à Marbourg , 16i0, in— 12 : ils sont aujour-

« dence a tracée à la foi des peuples; celle d'hui sans intérêt.

« que Jésus-Christ a employée pour prouver LOUAIL (Jean), auteur appelant, naquit à « sa divinité, et par laquelle les deux lois Mayenne dans le Maine, vers le milieu du « ont commencé. Ce sont surtout les mira- xvne siècle. Après avoir demeuré quelque « des de l'Ancien Testament, sur lesquels temps avec l'abbé le Tourneux, au prieuré « s'acharnent nosherméneufes. Il n'y a point de Villiers, que celui-ci possédait, il fut mis « d'absurdités qu'ils n'imaginent pour ôter auprès de l'abbé de Louvois pour diriger ses « l'intervention de l'Eternel dans les événe- études. Son élève étant mort, l'abbé Louail « ments où il a déployé sa puissance avec le se retira à Paris, où il se donna bien du « plus d'éclat, et s'est montré d'une manière mouvement pour le part: de Jansénius. Il « plus convaincante et plus sensible. Le mourut en 1724. Il était prêtre et prieur « Pentateuque, et surtout la Genèse, qui sont d'Aurai. On a de lui : la 1" partie de YHis- « remplis de faits de cette nature, sont deve- toire du livre des Réflexions morales sur le « nus, entre les mains des interprètes tu- Nouveau Testament et de la constitution Uni- « desques, des espèces de romans de caba- genitus, servant de préface aux Hexaples , « ret, où la licence et l'ivresse font assaut en 6 vol. in-12, et en un gros vol. in-4°, « d'impertinence et d'ineptie. Mais ce sont Amsterdam, 1726. On peut considérer cet « précisément ces livres et ces faiîs qui at- ouvrage comme la base et le modèle des :< tachent particulièrement l'attention du Nouvelles ecclésiastiques. M est écrit dans le « chrétien, qui fixent ses réflexions les plus même goût, la même véracité et la même « sérieuses et les plus touchantes et où il modération que les feuilles du Scélérat obs- « trouve le plus riche fonds d'instruction, cur, comme l'appelle M. d'Alembert. Voy. « Malheur à l'homme qui ne sent rien au Roche (Jacques). L'abbé Cadry a continué « récit de ces apparitions si fréquentes dans cette prétendue Histoire en 3 vol. in-4°, et «les premiers temps, de ce commerce si l'a conduite presque jusqu'au temps où ont « inappréciable de la Divinité avec les hom- commencé les Nouvelles ecclésiastiques; « mes, de cette théocratie familière, pour Réflexions critiques sur le livre du Témoi- « ainsi dire, et domestique, où Dieu, comme g nage de la vérité dans l'Eglise, par le P. de « un bon père de famille, se manifestait et par- la Borde, 1740; Histoire abrégée du jansé- « lait à ses enfants;oùsaconduitepersonnelle nîsme, et des Remarques sur l'ordonnance de « (q e cette expression me soit permise) était V archevêque de Paris, 1698, in-12, avec Mlle de « assortie à la simplicité et à l'innocence Joncoux, dont il revit aussi la traduction des « des mœurs du temps ; où pour former à la notes de Nicole sur les Provinciales. « vertu le monde dans l'enfance, il voulait LOUIS IX (saint), fils de Louis VIII et de « l'instruire par lui-même avant de lui en- Blanche de Castille, né le 25 avril 1215, parce voyer les docteurs et les prophètes ; où il vint à la couronne en 1226, sous la tutelle « agissait avec une promptitude et une force de sa mère : ce fut la première fois que les « toujours présentes, pour récompenser et qualités de tutrice et de régente se trouvè- « punir, pour épouvanter et encourager 1 rent dans la même personne. La minorité du « Quelles scènes que celles du paradis 1er- jeune roi fut occupée à soumettre les baron» « mé à l'homme, de la mort d'Abel, et de ce et les petits princes, toujours en guerre entre « que dit Dieu à cette occasion! Quelles le- eux, et qui ne se réunissaient que pour bon « çons profondes et terribles! Que dire de leverser l'Etat. Le cardinal Romain, légat du « la catastrophe du déluge, de Noé sortant pape, aida beaucoup la reine par ses con «do l'arche, d'Abraham et des anges ses seils. Thibaut VI, comte de Champagne, de- « convives, du même patriarche arrêté par puis longtemps amoureux de Blanche, fut « une main céleste au •moment d'un sacrifice jaloux de l'ascendant que prenait Romain, «douloureux, de Moïse devant le buisson et arma contre le roi. Blanche, qui avait

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méprisé jusqu'alors son amour, s'en servit avec autant d'habileté que de vertu pour ramener le comte et pour apprendre de lui les noms, les desseins et les intrigues des factieux. Louis, parvenu h l'âge de majorité, soutint ce que sa mère avait si bien commencé, et ne s'occupa mie du bonheur de ses sujets. Il se conduisit avec beaucoup de prudence durant les différends de Grégoire IX et de Frédéric II , et ne voulut pas que son frère Hubert acceptât ia couronne impériale que le pape lui offrait. Il condamnait hautement la conduite de Frédéric, mais il ne croyait pas qu'on pût lui ôtcr la couronne s'il n'était condamné dans un concile général. Ce qui prouve quelle était sur ce point, même dans les cours, la jurisprudence de ces temps reculés, relativement aux rois, et combien Ton a eu tort, de nos jours, de s'élever à ce sujet contre les papes (voy. Grécoiiu: VII, Grégoire IX, etc.). Après l'excommunication de ce prince au concile' de Lyon, et sa déposition, qu'il semblait ne pas approuver, quoiqu'il en reconnût la légalité, il travailla à h' réconcilier avec le pape ; mais Frédéric ne répondit pas a ses vues. Louis leva des troupes contre le roi d'Angleterre Henri III et contre les grands vassaux de la couronne de France, unis avec ce monarque. Il les battit deux fois : la première à la journée de Taillebourg en Poitou, l'an 1241; la deuxième, quatre jours après, près de Saintes, où il remporta une victoire complète. Henri fut obligé de faire une paix désavantageuse. Le comte de la Marche et les autres vassaux révoltés rentrèrent dans leur devoir, et n'en sortirent plus. Louis n'avait alors que 27 ans. Il quitta son royaume bientôt après pour se rendre dans la Palestine. Dans les accès d'une maladie violente, dont il fut attaqué en 1244, il crut entendre une voix qui lui ordonnait de prendre la croix contre les inlidèles, de faire restituer aux chrétiens les belles provincesque les Sarrasins leur avaient enlevées, et de les délivrer du plus cruel esclavage qui fut jamais : il fit dès lors vœu de passer dans la terre sainte. La reine sa mère, la reine sa femme, le prièrent de différer jusqu'à ce qu'il fût entièrement rétabli; mais Louis n'en fut que plus ardent à demander la croix. L'évêque de Paris la lui attacha , fondant en larmes , comme s'il eût prévu les malheurs qui attendaient le roi dans la terre sainte. Louis prépara pendant quatre ans cette expédition, aussi illustre que malheureuse; enfin, laissant à sa mère le gouvernement du rovaume, il s'embarqua en 1248 à Aigues-Mortes, avec Marguerite de Provence, sa femme, et ses trois frères. Presque toute la chevalerie de France l'accompagna. Arrivé à la rade de Damiette, il s'empara de cette ville en 1249. Il avait résolu de porter la guerre en Egypte, pour attaquer dans son pays le suhan, maître de la terre sainte; il passa le Ni] à la vue des infidèles, remporta deux victoires sur eux, et fit des prodiges de valeur à la journée de Massoure en 1250. Les Sarrasins eurent bientôt leur revanche. La fa-

mine et la contagion ayant obligé les Français à reprendre le chemin de Damiette, ils vinrent les attaquer pendant la marche, les mirent en déroute, et en firent un grand carnage. Le roi, dangereusement malade, fut pris près de Massoure avec tous les seigneurs de sa suite et la meilleure partie de l'armée. Louis parut dans sa prison aussi grand que sur le trône. Les musulmans no pouvaient se lasser d'admirer sa patience et sa fermeté à refuser ce qu'il ne croyait pas raisonnable. Ils lui disaient : « Nous te regardions comme « notre captif et notre esclave, et tu nous « traites, étant aux fers, comme si nous étions « tes prisonniers! » On osa lui proposer de donner une somme excessive pour sa rançon, mais il répondit aux envoyés du sultan : « Allez dire à votre maître "qu'un roi de « France ne se rachète point pour de l'ar- « gent. Je donnerai cette somme pour mes « gens, et Damiette pour ma personne. » Il paya en effet 400,000 liv. pour leur rançon, rendit Damiette pour la sienne, et accepta du sultan une trêve de dix ans. Son dessein était de repasser en France; mais ayant appris que les Sarrasins, au lieu de rendre les prisonniers, en avaient fait périr un grand nombre dans les tourments, pour les obliger de quitter leur religion, il se rendit dans la Palestine, où il demeura encore quatre ans, jusqu'en 1254. Le temps de son séjour fut employé à fortifier et à réparer les places des chrétiens, à mettre en liberté tous ceux qui avaient été faits prisonniers en Egypte, et à travailler à la conversion des infidèles. Arrivé en France, il trouva son royaume dans un meilleur état qu'il n'aurait dû naturellement espérer. La Providence avait veillé sur un pays qu'il n'avait abandonné que par les motifs les plus chrétiens. Son retour à Paris, où il se fixa, fit le bonheur de ses sujets et la gloire de la patrie. Il établit le premier la justice du ressort , et les peuples, opprimés par les sentences arbitraires des juges des baronies , purent porter leurs plaintes h quatre bailliages royaux, créés pour les écouter. Sous lui, les hommes d'études commencèrent à être admis aux séances de ses parlements, dans lesquelles des chevaliers, qui rarement savaient lire, décidaient de la fortune des citoyens. 11 diminua les impôts, et révoqua ceux que l'avidité des financiers avait introduits. Il porta des édits sévères contre les blasphémateurs et les impies , bâtit des églises, des hôpitaux, des monastères, et publia une Pragmatique-sanction en 1269, pour conserver les anciens droits des églises cathédrales et la liberté des élections. Le sixième canon défend de payer les sommes que la cour de Rome pourrait exiger. Mais Fleury observe « que ce canon manque « dans beaucoup d'exemplaires; dans les « autres canons, il n'est nullement fait men- « tion de la cour de Rome, et on croit que « le saint roi n'y a eu en vue que les entre- « prises des seigneurs et des juges laïques « sur les bénéfices. » Le président Hénault doute que cette pragmatique soit de saint Louis. Ce monarque reçut, en 1264, un non

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neur qu' on ne peut rendre qu'à un monarque vertueux : le roi d'Angleterre Henri III etlesharonsle choisirent pourarbitre de leurs querelles. Ce prince était venu le voir à Paris, au retour de son voyage en Palestine, et l'avait assuré qu'il était son seigneur et qu'il le serait toujours. Le comte d'Anjou, Charles son frère dut à sa réputation et au bon ordre de son royaume l'honneur d'être choisi par le pape pour roi de Sicile. Louis augmentait cependant ses domaines de l'acquisition de Péronne, d'Avranches, de Mortagne, du Perche. Il pouvait ôteraux rois d'Angleterre tout ce qu'ils possédaient en France : les querelles de Henri III et de ses barons lui en facilitaient les moyens; mais il préféra la justice à l'usurpation. Il les laissa jouir de la Guyenne, du Périgord, du Limousin, en les faisant renoncer pour, jamais à la Touraine, au Poitou, à la Normandie, réunie à la couronne par Philippe-Auguste son aïeul. Voyant la France florissante et son gouvernement bien affermi, il partit pour la sixième croisade en 1270. Il assiégea Tunis en Afrique ; huit jours après il emporta le château, et mourut dans son camp le 25 août de la môme année, d'une maladie contagieuse qui ravageait son armée. Dès qu'il en fut attaqué, il se fit étendre sur la cendre, et expira, à l'âge de 55 ans, avec la ferveur d'un anachorète et le courage d'un héros, et avee la satisfaction d'avoir fait aux ennemis du nom chrétien une guerre sage et juste, quoique avec des succès variés et d'éclatants revers. {Voy. l'excellent discours sur le troisième âge de l'Eglise, à la fin du xive tome de l'Histoire ecclésiastique de l'abbé Bérault, et l'article Pierre l'ermite, etc.) Boniface VIII le canonisa en 1297. La bulle de canonisation du saint roi est un éloge magnifique et très-étendu, fondé, comme il y est dit, sur une certitude entière de la pureté de ses mœurs, de la régularité et de l'austérité de sa vie, de son amour pour la justice, de son zèle généreux pour le progrès de la foi, de sa charité envers les pauvres, les infirmes, les gens sans appui et de toute nation, en un mot de toutes ses vertus chrétiennes, royales, héroïques. On avait reçu à ce sujet la déposition sous serment de "plus de 300 témoins, et l'on avait vérifié jusqu'à 63 miracles. Saint Louis a été, au jugement du P. Daniel et du président Hénault, un des plus grands princes qui aient jamais porté le sceptre : compatissant comme s'il n'avait été que malheureux, libéral, sans cesser d'avoir une sage économie; intrépide dans les combats, mais sans emportement. Il n'était courageux que pour de grands intérêts. Il fallait que des objets puissants, la justice ou l'amour de son peuple, excitassent son âme, qui hors de là paraissait faible, simple et timide. Prudent et ferme à la tête de ses armées et de son conseil, quand il était rendu à lui-même il n'était plus que particulier. Ses domestiques devenaient ses maîtres, sa mère le gouvernait, et les pratiques de la dévotion la plus simple remplissaient ses journées, il est vrai que ces-pratiques étaient ennoblies par des vertus

solides et jamais démenties; elles formaient son caractère. C'est à ce règne, suivant Joinville, que se doit rapporter l'institution des maîtres des requêtes : ils n'étaient d'abord que trois ; ils furent portés à quatre-vingts par Fédit de 1752, qui les fixa à ce nombre. Saint Louis proscrivit aussi des terres de son domaine l'absurde procédure des duels judiciaires, et y substitua la voie d'appel à un tribunal supérieur : ainsi il ne fut plus permis, comme auparavant, de se battre contre sa partie ni contre les témoins qu'elle produisait. Joinville , La Chaise , l'abbé de Choisy, Bury et l'abbé Vély ont écrit sa Vie. On peut consulter en outre la Vie 'de saint Louis par le confesseur de la reine Marguerite ; l'Histoire d'Angleterre de Matthieu Paris ; la Chronique de Guillaume de Nangis ; les Chroniques de Saint-Denys ; Y Histoire de saint Louis par un moine de Saint- Denys; Observations de Menant sur l'Histoire de saint Louis; les Etablissements de ce prince, publiés en 1786, par l'abbé Saint-Martin; Essai sur les institutions de saint Louis, par Beugnot ; les Institutions de saint Louis, par Mignet, etc. Ce monarque a été le sujet do divers ouvrages de poésie, parmi lesquels nous citerons le poème épique du P. Lemoyne, et la tragédie de M. Ancelot jouée en 1819.

LOUIS V, nommé ordinairement Louis de Bavière, fils de Louis le Sévère, duc de Bavière, et de Mathilde, tille de l'empereur Rodolphe Ier, naquit l'an 1286, et fut élu empereur à Francfort en 1314-, à l'âge de moins de trente ans. Il fut couronné à Aix-la-Chapelle par l'archevêque de Mayence ; tandis que Frédéric, ie Bel, fils de l'empereur Albert Ier, était sacré à Cologne, après avoir été nommé à l'empire par une partie des électeurs. Ces deux sacres produisirent des guerres civiles d'autant plus cruelles, que Louis de Bavière était oncle de Frédéric, son rival. Les deux empereurs consentirent, après avoir répandu beaucoup de sang, à décider leur querelle par trente champions : usage des anciens temps, que la chevalerie a renouvelé quelquefois. Ce combat ne décida rien, et ne fut que le prélude d'une bataille dans laquelle Louis fut vainqueur. Celte journée, suivie de quelques autres victoires, le rendit maître de l'empire. Frédéric ayant été fait prisonnier, y renonça au bout de trois ans pour avoir sa. liberté. Le pape Jean XXII avait observé jusqu'alors la neutralité entre les deux concurrents, espérant que Louis, dont il connaissait les mauvaises qualités et le peu de religion, serait obligé de céder l'empire à Frédéric, prince sage et vertueux ; mais après la bataille décisive de Muhldoif, en 1322, il ordonna à Louis V de suspendre l'exercice de ses droits, et de les soumettre au jugement du pape. Il donna contre lui plusieurs monitoires, dans lesquels il lui reprochait de favoriser les hérétiques et les ennemis du saint-siége , et alla jusqu'à déparer l'empire vacant. ( Voy., au sujet de ces procédés des papes, l'article CrégoireVIÎ, etc.) L'empereur appela du pape

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mal instruit au pape mieux instruit, et enfui

an concile général. Avant été excommunié, il entra en Italie, entreprit de placer de son autorité des évoques sur plusieurs d'Italie et de chas» r cent qui y avaient été Dominés parle pape; entra dans Rome, ht couronner* lit élire l'antipape Pierre de Corbière ou Corbario, prononça une sentence do mort contre le pape et sou défenseur, le roi de Ka les, ei les eondamna tons doux à ôtre brûlés vils : trait qui donne une. ))lus DiauTaisfl idée de ce prince que toutes 1("= halles de Je n \X!I. Comment , après do tels excès des empereurs, les écrivains modernos onl-ils pu s'attachera inculper cxclusiveinenl les papes, dont Ion torts sont toujours restés beaucoup on deçà de si étra emportements? (Toy. Ôélasb II.) Ne seraitil pas plus sage de jeter un voile réciproque sur le- fautes des pontifes et dos rois, et de louer la modération dont au moins les premiers donnent aujourd'hui le consolant spectacle? Les fureurs do Louis irritèrent tout le monde; les Romains conspirèrent contre lui. Le roi de Naples arrive avec une armée aux; poiles do Rome; l'empereur et son antipape sont Obligés do s'enfuir. Celui-ci demande pardon au pane la corde au cou. Clément VI marcha sur les traces do Jean XXII, son prédécesseur. Il lança les foudres ecclésiastiques sur Louis, en 13i(>. Cinq électeurs élurent roi des Romains, Charles de Luxembourg, marquis de Moravie. L'ancien et le nouvel empereur se firent la guerre; mais un accident arrivé en 13:7 termina ces querelles funestes. Louis tomba do cheval en poursuivant un ours à la chasse, et mourut de sa chute à 63 ans. D'autres disent qu'il fut empoisonné. Ce prince esà le premier empereur qui ait résidé constamment dans ses états héréditaires, à cause du mauvais état du domaine impérial, qui ne pouvait il us suffire à l'entretien de sa cour.' Avant ui, les empereurs avaient voyagé continuelement d'une province à l'autre. Louis est aussi le premier qui, dans ses sceaux, se soit servi de doux aigles pour dés;gner les armes de l'empire. Ils furent changés sous We iceslas, et réduits à un seul à deux tètes. C'est par la protection qu'il accorda aux Suisses révoltés, pour affaiblir la puissance dlune maison rivale, qu'il a contribué à fonder la république helvétique.

LOUIS (saint), petit neveu de saint Louis, roi de France, et neveu, par sa mère, de sainte Elisabeth de Hongrie , naquit de Charles IL surnommé le Boiteux, roi de Naples et de Sicile, ei de Marie, fille d'Etienne V, roi de Hongrie. Louis commença, dès l'Age de quatorze ans, à se sanctifier en Catalogue, où, pour délivrer son père, alors prince de Salerfie, il avait été donné en otage au roi d'Aragon, qui l'avait fait prisonnier dans un combat naval. On ne remarquait pas seulement en lui beauco;;p d'attrait pour la prière, pour les saintes lectures, pour la fréquentat on des sacrements, une douceur et une modestie anr.élique, une délicatesse de pureté, qu'une parole libre faisait frémir; mais il

montra encore une force et une vertu qui alla jusqu'à Se réjouir de son emprisonnement, comme d'un moyen précieux do sanctification. Il recouvra la liberté on J29V, par le traité conclu entre son père et Jacques H, roi d'Aragon! Charles Martel, son frèreamé, ' awmt été reconnu roi de Hongrie, dont la possession réelle ne parvint cependai t qu'à so i tils Charobert, Louis céda la couronne de Naples à Robert, son cadet , après avoir fait v eu d'embrasser l'humlil*' et austère pto-

îion des frères minenrs, vœu qu'il voulait accomplir avant de recevoir l'ordination épiseopale. Sa famille s'étant opposée à son entrée en rel giofl, les supérieurs différèrent quelque temps à le recevoir ; armi eux, quand Boni face VIII lui accorda une dispense d'âge pour recevoir la prêtrise à Vingt-detix ans. En vertu d'une autre dispense, il fut nommé àlévèché de Toulouse, et obligé de laecepter par obéissance, ayant fait auparavant le voyage de Rome, où il accomplit son vœu et fit profession la veille de Noël Î290, dans le couvent d'A ra cœli. Il fui sacré éyêque Tanné.' suivante. « Il parut dans son diocèse, dit « un historien, sous l'habit d'un pauvre re- « ligieux, mais on le reçut à Toulouse avec « le respect dû à un saint, et avec la magni- « licence qui convenait à un prince. Sa rao- « destie, sa douceur et sa pieté inspiraient « l'amour de la Vertu à tous ceux qui le « voyaient. Son premier oin fut de visiter « les hôpitaux, et de pourvoir aux besoins « des malheureux. S'é ant fait représenter « l'état de ses revenus, il en réserva une pe- « tite partie poor l'entretien de sa maison, « et destina le reste aux pauvres. 11 en avait « tous les jours vingt-cinq à sa tahle ; il les « servait lui-même, et quelquefois un genou « en terre. Tout le royaume de son père « éprouvait les effets dé ses libéralités. Il tit « la visite de son diocèse, et laissa partout « des monuments de son zèle et de sa cha- « riié. » Effrayé delà grandeur de ses obligations, il songeait à quitter son évêché, lorsqu'il mourut saintement, le 19 août 1297, à l'âge de 23 ans et demi, au chAteau de Brignoles en Provence, où il était allé pour quelques affaires ecclésiastiques. Lorsqu' 1 sentit approcher sa fin, il dit à ceux qui étaient autour de lui : « Après un voyage « dangereux, me voilà enfin arrivé à la \ « du port, après lequel j'ai longtemps sou- « pire avec ardeur. Je vais jouir d s mon « Dieu, dont le monde me déroberait la pos- « session. Bientôt je serai délivré de ce poids « que je ne puis porter. » Il fut enterré chez les franciscains de Marseille , comme il l'avait demandé. Jean XXII, successeur de Boniface VIII, le cononisa à Avignon, en 1317, et adressa un bref à ce sujet à la mère du saint, qui vivait encore. On a sa Vie écrite avec fidélité par un auteur qui l'avait connu intimement, et publiée en latin par Sédulius à Anvers, 1602, in-8°, et en français par Arnauld d'Andillv.

LOITS GOFRIDY,ou plutôt GaùfbIdy, curé de la paroisse des Acoules de Marseille, avait beaucoup de -goût pour les livres de magie.

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A force de lire ces sortes do productions, Gaufridy s'avisa de les mettre en pratique, et d'en faire servir les leçons à des amours infâmes. Ce prêtre sacrilège et abominable fut condamné au feu par le parlement.de Provence. L'arrêt fut exécuté le 30 avril 4611. Plusieurs années après l'exécution de ce profanateur, sa maîtresse reparut sur la scène. Dénoncée au parlement d'Aix comme sorcière, elle fut condamnée en 1033, à être renfermée pour le reste de ses jours. On voit par là et par cent autres exemples, que ceux qui nient absolument l'existence de la magie et des sortilèges, ne sont pas seulement opposés aux témoignages les plus formels de l'Ecriture sainte, de l'histoirer sacrée et profane, mais encore aux décisions consiantes et uniformes des magistrats las plus intègres et les plus respectables.

LOUIS DE GONZAGUE (saint). Voy. Gon-

ZAGUE.

LOUIS DE GRENADE. Voy. Grenade.

LOUISE DE FRANCE, fille Louis "XV, née le 14 juillet 1737, religieuse carmélite de Saint-Denys en 1771, sous le nom de Thérèse de Saint-Augustin, mourut d'ud coup u'apoplexie, le 23 décembre 1787, dans la 51e année de son âge. Les plu-; grands sacrifices n'avaient rien co;Ue à cette princesse pour suivre les mouvements de sa piétés Depuis le moment, qu'elle entra au couvent des Carmélites jusqu'à celui de son décès, elle ne cessa d'édifier sa communauté par les sentiments les plus religieux, ainsi que par la pratique la plus exacte des règles austères de son or Ire. Sa mort eicita les plus vifs regrets de tous les gens attachés à la religion. C'était la mère des pauvres et des ai'iligés; toujours prête à employer ses moyens et son crédit pour toutes les œuvres saintes et charitables; et pour citer un fait entre mille, c'est à sa sollicitation et à son zèle que les religieuses des Pays-Bas, expulsées sous le règne de Joseph II, furent reçues et accueillies en France. 11 a paru une histoire de la vie édifiante de cette prne.-ss , Paris, 1788. Elle présente un tableau de vertus [mies, et des détails pleins d'intérêt pour les âmes chrétiennes; mais l'auteur, pour la rendre également intéressante [tour les gens du monde, y a fait entrer bien des choses étrangères à son sujet. C'est d'ailleurs un mélange de vers et de prose, qui, pour la forme, fait ressembler cette Histoire au Voyage de Bacliaumont. Cet ouvrage a été réimpr. à Lyon, eu 18i7, avec des augmentations considérables. On en a fait disparaître tout ce qui était étranger au sujet, comme les vers et les passages tiiés de Voltaire. L'abbé Pro., art a publié la Vie de madame Louise; ouvrage estimé et extiait de mémoires authentiques, Bruxelles, 1793, in-12 , 4e édition; Lyon, 1818, 2 vol. in-12, augm. de plusieurs anecdotes curieuses, exiraites de mémoires authentiques, des lettres de la princesse, dont le recueil a été confié à cet ecclésiastique, et d'une relation de la suppression des carmélites dans les Pays-Bas, sous l'empereur Joseph II, et de leur translation au monastère

oe Saint-Denys en France, a Ja sollicitation de madame Louise. L'ouvrage a été imprimé de nouveau à Lyon en 1819, 2 vol. in-12. Parmi les diverses Oraisons [tikêbrès consacrées à Ja mémoire de cette princesse, on distingue celle que prononça M. François, prêtre de la mission, dans l'église des carmélites de la rue de Grenelle; celle de l'àbbé Amalric, prononcée dans l'église des carmélites de Saint-Denys; et celle de l'abbé de Serre-Figon, prononcée dans l'église des carmélites de Pontoise. Voy. sur ces deux dernières, le Jour n. Mil. et iiU., 1e' nov. 1788, p. 3S2, et 15 mai 1789, p. 103.

LOUP (saini), en latin Lupus, né à Toul vers le commencement du vc siècle, épousa la sœur de saint Hilairc, évêque d'Arles. La vertu avait formé celte union; une vertu plus sublime la rompit. Les deux époux se séparèrent l'un de l'autre pour se consacrer à Dieu dans un monastère; Loup s'enferma dans celui de Lérins. Ses vertus le firent élever sur le siège de Tr.oe.s en MPÎ. Entière icnt occupé des devoirs de l'épiscopal, il mérita les respects et les éloges des plus grands hommes de son siècle. Sidoine Apollinaire Tappela le premier des prélats. Les évolues des Gaules le députèrent, avec saint Germain d'Auxerre, notir aller Combattre les péia ,;ens qui infectaient la grande Bretagne. Cette mission produisit de grands fruits. Loup, de retour à Troycs, sauva cette ville de li fureur d'Atiila; ce b rnare conquérant s'appelait lui-même le fléau de Dieu , se croyant destiné à punir les péchés des peuples. Déjà Keims, Cambrai, Besançon , Auxerre et Langres avaient ressenti les effets de sa fureur.*Ses coups allaient tomber sur Troyes : les habitable de cette ville étaient dans la plus grande consternation. Saint Loup intercéda pour son peuple auprès de Dieu, auquel il adressa, dur .nt plusieurs jours, des prières ferventes accompagnées de larmes, de jeûnes et d autres bonnes œuvres. Enfin, mettant sa coniiance dans la protection du ciel, il prit ses habits pontificaux , et alla tro.ver Attila, qui était à la tête de son armée. Le prince barbare, quoique infidèle, lut pénétré de respect, à la vue du saint évêque, suivi de son c.ergé en procession et précédé de la croix. Lorsque le serviteur de Dieu fut aaprès du roi des Huns, il lui adressa la parole, en lui demandant qui il était : « Je « suis, dit Attila, le fléau de Dieu. — Nous « respectons, reprit le saint, ce qui nous « vient de la part de Dieu; mais si vous êtes « le iléau avec lequel le ciel nous châtie, sou- « venez-vous de ne faire que ce qui vous est « permis par la main toutc-puissame qui vous « meut et vous gouverne. » Attila, frappé do ce discours, promit d'épargner Troyes. Ainsi les prières de saint Loup protégèrent une ville dépourvue de tout secours, contre une armée de 400,900 hommes, qui, ayant ravagé la Thrace, l'IIlyrie et la Grèce, avait passé le Rhin, et porté ensuite la désolation dans les contrées les plus fertiles ne la France. Attila, ayant fait retirer ses troupes de devant Troyes, s'avança dans les plaines de

LOU

loi

Clivions. Il y fut attaqué et défait par les Humains, que commandait le brave Aétius. Durant sa retraite, il envoya chercher saint Loup, et le pria de l'accompagner jusqu'au Rhin, s'imaginant que la présence d'un si grand serviteur de Dieu serait une sauvegarde assurée pour lui et pour son année. Lorsqu'il le renvoya, il se recommanda instamment à sos prières, dette action du saint évoque déplut aux: généraux de l'empire : on le soupçonna d'avoir favorisé l'évasion des barbares; et il fut obligé de quitter Troyes pour deux ans. Mais, par sa patience et sa charité, il triompha de l'envie et delà malice des hommes. On lui permit de revenir dans sou diocèse, où il mourut le 29 juillet V78 après l'avoir gouverné 52 ans. On garde son corps à Troyes dans l'église qui porte son nom. Il y avait anciennement en Angleterre plusieurs églises dédiées sous son invocation. Le P. Sirmond a publié une Lettre de cet illustre évoque dans le 1" vol. de sa Collection des conciles de France. L'Eglise célèbre sa mémoire le 26 juillet. On trouve dans le Spicilége de dom Louis d'Acberi, tome V, et dans le 1" vol. de la Collection des conciles, une Lettre de saint Loup à Sidoine Apollinaire. — 11 ne faut pas le confondre avec saint Loup ou saint Leu, évêque de Lyon, mort en 5i-2, ni avec saint Loup ou saint Leu, évoque de Bayeux, mort vers

LOUP, en latin jervatus Lupus, abbé de Ferrières, regardé comme l'écrivain le plus poli de la France du ixe siècle , naquit vers l'an 805, et parut en 844 au concile de Verneuil, dont il dressa les canons, et à celui de Soissons en 853. Le roi et les évoques de France lui commirent plusieurs affaires importantes. Charles le Chauve l'envoya à Home vers le pape Léon IV en 847, et le chargea de réformer tous les monastères de France avec le célèbre Prudence. On ne trouve plus de traces de ce prélat. Loup mourut vers 862. Il est le môme que Loup Servat, comme l'ont démoutré le P. Sirmond et Baluze contre Mauguin. On a de lui plusieurs ouvrages : Lettres sur différents sujets {liber Epistolarum); elles sont au nombre de 134, et mettent dans un grand jour plusieurs affaires de son temps. On y trouve divers points de doctrine et de discipline ecclésiastique discutés; elles ont été publiées par Papire-Masson, Paris, 1588, in-8°, insérées dans les Scriptores Francorum de Duchesne; publiées de nouveau par Baluze avec notes; cette édition est la meilleure. Un traité intitulé : Des trois ques-, tions (de la prédestination, du libre arbitre et de la rédemption de Jésus-Christ), contre Gotescalc. L'auteur s'y attache à la doctrine des Pères, et surtout à celle de saint Augustin. Cet ouvrage a été publié en 1648, in-16, sans nom de ville; à Paris, 1650, in-8°, par Sirmond dont l'édition est excellente; une Vie de saint Wigbert. Le style de Loup est ilair, élégant et nerveux. Baluze a recueilli «es différents écrits, Paris, 1664,in-8°, et les a enrichis de notes curieuses. On en a fait une nouvelle édition avec des corrections et

des acidifions a Leipzig, sous le nom d'Anvers, 1710. Voyez VIIisl. littér. de France, tome V.

LOUVAHD (dom François), bénédictin do • Saint-Maur, appelant, naquit en 1662 a Champgenéteiix, dans le diocèse du Mans. 11 fut le premier de sa congrégation qui s'éleva contre la constitution Unigenitus. Ce religieux, qui aurait dû rester dans la retraita et dans l'obscurité, écrivit à quelques prélats des lettres si séditieuses, que le roi le fit enfermer h la Bastille, et en d'autres maisons de force. Il disait, dans une de ces lettres, qu'j7 fallait soutenir ce qu'il appelait la vérité, contre le fer, le feu, le temps et les

princes et dans une autre qu'une bonne et

vigoureuse guerre valait mieux quun mauvais accommodement. Il s'évada de sa prison et se réfugia à Schoonhove, près d'Utrecht, où il mourut, en 1739, âgé de 77 ans, laissant une Protestation qui fit beaucoup de bruit quand elle vit le jour : il l'avait composée au château de Nantes, 5 mois avant sa mort. 11 avait publié le prospectus d'une édition des OEuvres de saint Grégoire de Nazianze qui n'a point paru.

LOU\ ENCOURT ( Marie - Joachim-Elisabeth de), née en 174-7, d'une famille distinguée, et morte en odeur de sainteté à Amiens en 1778, a donné de grands exemples de vertu, et surtout d'une active et courageuse charité envers le prochain. Sa Vie a été imprimée à Malines en 1781, 1 vol. in-12.

LOU VET (Pierre), avocat du xvi' siècle, né en 1569 ou 1574- à Verderel, village situé auprès de Beauvais, fut maître des requêtes de la reine Marguerite, et mourut dans sa patrie en 1646. On a de lui : YHistoire de la ville et cité de Beauvais, Rouen, 1613, in-8°; Histoire et antiquités du pays de Beauvaisis, Beauvais, 1631, in-8°. Le premier de ces deux ouvrages traite de ce qui concerne l'état ecclésiastique du Beauvaisis; le deuxième, de l'état civil. Nomenclatura et chronologia rerum ecclesiasticarum diœcesis Bellovacensis, Paris, 1613, 1628, in-8°; Histoire et antiquités du diocèse de Beauvais, imprimée en cette ville, 1635, in-8°; Anciennes remarques de la noblesse beauvaisine et de plusieurs familles de France, 1631 et 1640, in-8°, trèsrare. Cet ouvrage est par ordre alphabétique, et ne va que jusqu'à l'N; Abrégé des constitutions et règlements... pour les éludes et réformes du couvent des jacobins de Beauvais, 1618. Le mérite de ces ouvrages consiste dans les recherches; il ne faut pas y chercher les agréments du style.

LOUVTERS (Charles-Jacques de), écrivain français, vivait dans le xiv' siècle, sous le règne de Charles V, roi de France. 11 devint membre du conseil d'Etat en 1376. On lui attribue assez communément le Songe de du Vergier, Lyon, 1491, in-fol., et réimprimé dans le recueil des Libertés de l'Eglise gallicane, en 1731, h vol. in-fol.; Goldast en a inséré la traduction latine dans la Monarcltia imperii romani, et les protestants on' taché de lui trouver du mérite, quoiqu'il n'en ait pas d'autre que de flatter l'autorité tem-

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