LO
aorcllc en déprimant la spirituelle. Ce traité oe passe pas universellement pour être de Louviers; car les uns l'ont donné à Raoul de Presle, ou à Jean de Vertus, secrétaire de Charles V, et les autres à Philippe de Mai-
zières.
LOUVRELEUL (Jean-Baptiste), prêtre de
la doctrine chrétienne , né à Mende vers 1660, y fut directeur du séminaire et professeur de théologie morale. On a de lui : Le Fanatisme renouvelé, ou Histoire des sacrilèges, des incendies, des meurtres et autres attentats que les calvinistes révoltés ont commis dans les Cévennes, etc., Avignon, 1704, 1706, 4 vol. in-12; Lettre de l'auteur du Fanatisme renouvelé à M. Brueys, de Montpellier, in-4°, trad. en anglais; Mémoires historiques sur le Gévaudan et sur la ville de Mende, qui en est la capitale, pour servir au Dictionnaire universel de la France, Mende, 1724, in-12.
LOUVREX (Mathias-Guillaume de), né à Liège en 1665 d'une ancienne famille patricienne, rendit à sa patrie des services importants dans les divers emplois qu'il occupa, et se distingua extraordinairement par ses connaissances dans le droit civil et canonique. Les avocats des nations voisines le consultaient fréquemment, surtout dans les matières bénéficiales, et ses décisions étaient ordinairement suivies comme des règles sûres. Fénelon, ayant appris que, dans un procès, Louvrex défendait la cause de son adversaire, voulut lire son Mémoire; et après l'avoir lu, non content de se désister de ses prétentions, il lui envoya la collection de ses ouvrages, avec une lettre remplie des sentiments de la plus grande estime, et lui demanda son amitié. Doué de la mémoire la plus heureuse, il connaissait non-seulement tous les livres d'une très-ample bibliothèque, mais il désignait souvent l'endroit du passage dont il avait besoin : par ce moyen, après avoir perdu entièrement la vue, il ne cessa de dicter avec la même présence d'esprit qu'auparavant. Louvrex mourut à Liège le 15 septembre 1734-, estimé autant par la simplicité de ses mœurs, sa modestie, son désintéressement et sa charité envers les pauvres, que par sa profonde science. Nous avons de lui : des Dissertations canoniques sur V origine, V élection, 'les devoirs et les droits des prévôts et des doyens des églises cathédrales et collégiales, en latin, Liège, 1729, in-fol.; Recueil contenant les édils du pays de Liège et comté de Looz, les privilèges accordés par les empereurs, les concordats et traités faits avec les puissances voisines, 8 vol. in-fol., avec des notes utiles et savantes, Liège, 1714-1735. On en a donné une éditioii augmentée par les soins de Baudouin Hodin, Liège, 1751, 4 vol. in-fol.; d'excellentes notes sur l'ouvrage de Charles de Méan, intitulé : Observationes et resjudicatœ, etc. ; le troisième volume de ÏHistoria leodiensis, avec M. de Crassier.
LOWMAN (Moïse), ministre presbytérien, né à Londres en 1679, était très- versé dans les antiquités juives et possédait la langue
hébraïque. 11 était pasteur d'une congrégation à Clapham (comté deSurrey). Ses principaux écrits sont : une Dissertation sur le gouvernement civil des Hébreux, 1745 ; des Paraphrases et des Notes sur la révélation de saint Jean, 1748, ouvrage estimé; Raisons du rituel des Hébreux ; un Traité où il entreprend de prouver mathématiquement et a priori l'unité et la perfection de Dieu : ce traité est devenu rare; trois Traités publiés après sa mort, sur le Schechinah et le Logos. Fort tolérant pour toutes les espèces de dissidents, Lowman ne l'était point pour le catholicisme, et il s'unit à Londres, en 1735, avec d'autres ministres presbytériens, pour prêcher contre l'Eglise romaine. On croit qu'il était partisan, du christianisme rationnel. Lowman mourut à Londres, en 1752, âgé de 73 ans.
LOWTH (Guillaume), théologien anglais, pasteur à Buriton, né à Londres en 1661, étudia à Oxford et devint chanoine de Winchester. Il est mort dans cette ville en 1732, après s'être acquis l'estime des savants par des notes qu'il a données sur saint Clément d'Alexandrie, sur Josèphe, et sur les historiens ecclésiastiques grecs, insérées dans les éditions de ces livres données en Angleterre. Il a publié aussi : Défense de Vautorité et de l'inspiration du Vieux et du Nouveau Testament, 1692, solidement écrit; mais il a pu se convaincre, en composant ce livre, que l'autorité des Livres saints n'est pas une règle suffisante pour diriger notre foi; Direction pour la lecture de l'Ecriture sainte , 1708 , in-12.
LOWTH (Robert), fils du précédent, né à Winchester en 1710, étudia d'abord dans sa ville natale, puis à Oxford, et devint en 1741 professeur de poésie à Oxford, à la place de Spence. Il fut successivement curé d'Ovington et d'Eart-Woodhay (1753). Il fut fait évêque de Saint-David en 1766, puis d'Oxford, et enfin de Londres en 1777. Longtemps auparavant, il avait refusé l'évêché de Limerick, et depuis il refusa de même le riche siège de Cantorbéry. Lowth mourut en 1787. On a de lui un traité très-estimé, De sacra poesi Hebrœorum, qui a eu plusieurs éditions à Oxford et à Goettingue, et qui a été imprimé, depuis, un grand nombre de fois ailleurs. Nous en avons deux traductions en français. La plus estimée est celle de M. Sicard, sous le titre de Leçons sur la poésie sacrée des Hébreux, Lyon, 1812, 2 vol. in-8°. M. Roger en a donné une autre à Paris en 1813, même format. Ses Carmina latina ont été publiés par l'abbé Weissenbach, Bâle, 1783, in-12. Ce sont des paraphrases de plusieurs psaumes, cantiques, passages prophétiques, etc. On a publié en anglais des Mémoires sur la vie et les écrits de V évêque Lowth, 1787, in-8°.
LOYER (Pierre Le), Loerius, sieur de la Brosse, conseiller au présidial d'Angers, et l'un des plus savants hommes de son siècle, dans les langues orientales, naquit au village d'Huillé, dans l'Anjou, le 24 novembre 1550, et mourut à Angers en 1634, à 84 ans. On é
1251 un
di' lui : Quatre livres îles spectres ou apparitions et visions d'esprits, anges d démons se mont vaut srnsildcmoil aux hommes, A 11—
sers, l586,in.-4°; Paris, 1685 ou l"'.)-: môme format. Ou y trouve une fouie de faits .-> glUiers ût curieux, l.'dom, mi les Colonies
iduméaues, eu l'Asie et m I' 'Europe ; colonies d'Hercule Phénicien ci de Tyr, Paris, 1020,
in-8 . Ou remarque dans ces <■ u\ ou¥ra une érudition et mie lecture immense, mais
des idées !ii aives et uu eulèlcmeiilri li> ule
pour les étyœologies tirées de l'hébreu et lies autres langues. Loyer prétendait trouver dans Homère le village d'Huillô, lieu de laissance, son nom de famille, ci lui de sa province. Lorsqu'on lui reprochait de se vanter de savoir fie qu'il ne pouvait pas connaître, il ir\ on. lait que « c'était la de « Dieu qui opérait ces effets merveilleux. » Des OEuvres et des Mélanges poétiques, Paris, 157i), in-12.
LOYOLA. Yoy. Ignace (saint).
LOZANO (Christophe), dpcb ur en théologie dw xvi!"" siècle, chapelain dans la cal! diale de Tolède, a laissé quelques ouvrages : Exemple <Ics pénitents, David repentant, histoire sacrée, divisée en deux parties, Madrid, 1656, in-i°; Los reyes nuevos de Toledo, Madrid , 1657, in-V*. C'est Thi-tohe de la ville de Tolède et de la chapelle à laqu lie il était attaché, avec celle dos rois qui y étaient enterrés ; David oersécuté, 1674-1098, 3 vol. in-V°
LOZANO (.Michel de la Sierra), morne de Sar igosse au xvnc siècle, publia : Eloge du Christ et de Marie, en quarante sermons, Saragosse, 1646, in-fol.; Eloge des saints, ibid., 1650, in-fol. — Lozano (Pierre;, à qui l'un doit la Relation de la navigation des P.P. Quiroga et Cardiel, jésuites, dans le détroit dii Magellan, publia de plus une Descripeion geograpliica del terreno, rios, arboles y animales de las provincias del gran Citaco, Gualamba, y de los ritos de las naciones que le habilan, Cordoue, 1733, in-i°, estimée ; Historia de la compania de Jésus en la provincia del Paraguay, Madrid, 1753, 2 vol. in-fol.
LUBERSAC (l'abbé de), né en 1730, au chAleau de Palmanleau, dans Je Limousin, embrassa l'état ecclésiastique, devint grandvicaire de Narb'jnne, prieur de Bi-ivcs-la- Gaillarde , puis abbé de Noirlae. Amateur éclairé des arts, il entretenait des correspondances avec les plus célèbres voyageurs, jusque dans l'Amérique et dans l'Asie.
L'aubé de Lubersac quit:a la Fiance en 1792, se rendit dans les Pays-Bas, et delà en An- -■ terre, où il mourut en 1804-, âgé de 74 ans. On a de lui : Oraison funèbre du maréchal de Nouilles , prononcée à Brives , en 176 r, in-fol. ; Monuments érigés en France el la gloire de Louis XV, 1772, h\-îo\.; Discours sur les manuments publics de tous les âges, avec la Description d'un monument projeté à la gloire de Louis XVI, 1775, in-fol., auquel on a reproch ici et inexact ; Discours sur l'utilité des voyages des princes, Paris, Caillot, 1/82, 1787, iW ;
un
Vues polit'ques sur les finances, 1787, in-4° ; Le î'ilvipn conciliateur, 178S, in-4°; Ilom-
e$ religieux, politiqu s et funèbres à la
o:re de Léopold II et de Gustave III,
avec leurs portraits ; CoM nl\ 1792, in-8";
le produit ue cet ouvrage était destiné au'
soûl prêtres exilés ; Relation^ de
née du 2Q juin, 1792, in-S"; quatre
Entretiens spirituels], que l'auteur prêtait a
Louis XVI pendant su captivité ; Eloge lus
tari mdame Mai ic-Elisubcth, prononcé
ajdorf, dans l'ancienne chapelle du
la congrégation des jésuil is, « n présence eh
q"f s leurs émigpés.
LUBERSAC :Ju*n-Ba!'Tiste-Josei*ii de),
lue de Chartres, né à Umog s en 1740, fut d'abord aumônier du roi, puis évoque de Trôgttier. Il occupait le siège de Cha.lres, lorsqu'il fut nommé député aux Etals généraux de 1789, et, l'un des premiers, il se réunit au tiers-état. Cependant il demanda que les principes 4e U religion ne fussent >as écartés de la Déclaration des droits de 'nomme. Il se rapprocl a ensuite des royaistes, et, après la sessi m, il émigra en Allemagne, puis en And I 'rro. Lors du Concordat, il donna sa démission de son évèché de Chartres, et fut nommé chanoine de SainN Denis. Lubersac mourut à Paris le 30 août 1822. On a de ce prélat : un Journal historique et religieux de l'émigration et déportation du clergé de France en Angleterre, Londres, 1802, in-'," ; Apologie de la religion et de la monarchie réunies ; Grandeur, force et majesté des deux puissances spirituelle At temporelle, Londres, 1802, in-80. On trouve son nom à la lin de ['Instruction sur les atteintes portées à la religion, publiée le 15 août 1798, par les évoques français retirés dans les pays étrangers.
LUBIKNIECKI (Stanislas), Lubienicius, gentilhomme polonais, né à Cracovie, mi 1623, fut un des soutiens du socinianisme. 11 n'oublia rien auprès des princes d'Ahemagne pour le faire autoriser ou du moins tolérer dans leurs Etats, mais il n'y put réussir. 11 était pasteur de Lublin, lorsqu'il fut obligé de se réfugier à Hambourg. 11 mourut empoisonné en 1G75, après avoir vu périr de même deux de ses tilles, et fui enterré à Alloua, malgré l'opposition des ministre» luthériens. Ou a ae lui : Thcatrum cometicum, Amsterdam, 1008, 2 vol. in-fol.; on y trouve ndstoirc des comètes, depuis le délugo jusqu'en 1GG7 ; une Histoire de la réformation de Pologne, Freistadt, 1(585, in- 8°, fruit de ses préventions et de ses erreurs.
LUBIEN8KI (Stanislas), évoque dePloscko, mort l'an 1660, à 68 ans, a publié un grand nombre d'ouvrages, entre autres : Narrât io profectionis in Sueciam Sigismundi 111 ; une dissertation intitulée : De rebus silcsiacis , De jure regni polonici ad russicas el moscor.' liens regioncs ; Vitœ plocensium episcopo-
>,, etc.
il), né à Poitiers, de parents pauvres, devi dû mastère de Brou,
puis évoque de Chartres en 544. Il mourut
LUC
LUC
en 550, après avoir passé sa vie dans les exercices de la pénitence et dans la pratique des vertus.
LUBIN (Eilhabd\ philologue allemand, né à Wersterstède, dans le comté d'Oldenbourg, en 1565, se rendit habile dans les langues grecque el latine. Il devint professeur de poésie à Rostock en 1595, et on lui donna dix ans après une chaire de théologie dans la même ville. Il mourut en 1621 , à 5't ans, avec la réputation d'un bon humaniste et d'un mauvais théologien. On a de lui des Notes sur Anacréon, J vénal, Perse, Horace ; Antiquarius, in-12 et in-8° : c'est une interprétation assez claire et assez courte, par ordre alphabétique» des mots vieux ou peu usités ; un traité sur la nature et l'origine du mal. intitulé : Fhosphorus de causa prima et nqtura mali, Rostock, iu-8°, 15*J6, et 1601, in-12. L'auteur y souic i t qu'il faut admeitre deux principes coéternols, savoir, Dieu et le néant : Dieu, en qualité de bon principe, et le néant en qualité de mauvais principe. Il prétend que le mal n'est autre chose que la tendance \en ce néant., auquel il applique ce que Aristote a dit de la matière première. Albert Grawer a réfuté cette extravagance dans son traité De naturel mali. Une apologie du livre précédent, intitulée : De causa peccati, Rostock, 1602, in-i° ; des Vers latins, dans le tome 111 du recueil Dcliciœ poelarum ger/nanorum.
LUBIN (Augustin), savant religieux augustin, naquit à Paris en 162V. 11 devint géographe du roi, et fut provincial de la province de France, puis assistant général des Augustins français à Rome. 11 mourut dans le couvent des Augustins du faubourg Saint- Germain à Paris, en 1695, à 72 ans. L'esprit de retraite et l'amour de l'étude lui donnèrent le moyen d'enrichir larépublique des lettres de divers ouvrages. On a de lui : le Mercure géographique, ou le Guide des curieux, Paris, 1678, in-12 : ce livre, qui fut recherché dans le temps, ne peut guère servir aujourd'hui ; des Notes sur les heux dont il est parlé dans le Mariyralege romain, Paris, 1601, in-i° ; e Fouillé des abbayes de France, in-12; ia Notice des abbayes de l 'Italie, in-4°, en latin; Orbis augustinianus, ou la notice de toutes les maisons de son ordre, avec quantité de cartes qu'il avait autrefois gravées lui-même, Paris, in-12; Tabulœ sacrœ geographicœ, Paris, 1670, in-8° : c'est un dictionnaire de tous les lieux de la Bible, qui est souvent joint avec la Bible connue sous le nom de Léonard ; une traduction de l'Histoire de la Laponie du latin de Schetfer, Paris, 1678, in-4-% ligures ; Index geographicus, stve in Annales Lisser ianos tabula; et obscrvaliones geographiav, publiées à la tête de l'édition d'Ussérius faite à Paris, en 1673, in-folio. Tous ces ouvrages sont des témoignages de l'érudition du P. Lubin. Il était versé dans la géographie ancienne e! mod rne et dans l'histoire Si c et profane. • livres p,c sont pas éc its avec agrément, (hais les recherches en sont Utiles.
LUC (saint), évuugélisle, était d'Antioche,
métropole de Syrie, et avait été médecin. On ne sait s'il était juif ou païen de naissance. Il fui compagnon ues vovagesel de la | rédication de saint Paul et commença à le suivre l'an 51, quand cet apôtre passa de Troade en Macédoine. On croit qu'il prêcha l'Evangile dans la Hahnatie, les Gaules, l'Italie et la Macédoine, et qu'il mourut en Achaïe : mais on ne sait rien de certain ni sur le temps, ni sur le lieu de sa mort. Outre son Evangile, qu'il écrivit sur les Mémoires des apôtres, et dont le caractère est d'être plus historique, et de rapporter plus de faits que de préceptes qui regardent la morale, on a de lui les Actes des apôtres. C'est l'histoire de leurs principales actions à Jérusalem et dans la Judée , depuis l'Ascension de Jésus-Christ jusqu'à leur dispersion. Il y rapporte les voyages, la prédication et les actions desaint Paui, jusqu'à la tin des deux années que cet apôtre demeura à Rome, c'est-à-dire jusqu'à l'an 63 de Jésus-Christ : ce qui donne lieu de croire que ce livre fut composé à Rome. C'est un tableau tidèle des merveilleux accroissements de l'Eglise, et de l'union qui régnait parmi les premiers chrétiens. Il contient l'histoire de trente ans, et saint Luc l'écrivit sur ce qu'il avait vu lui-même. Toute l'Eglise l'a toujours reconnu pour un livre canonique. 11 est écrit en grec avec élégance, la narration en est noble, et les discours qu'on y trouve sont remplis d'une douce chaleur. Saint Jérôme dit que « cet ouvrage, comte posé par un homme qui était médecin de « profession , est un remède pour une aine « malade. » Saint Luc est celui de tous les auteurs inspirés du Nouveau Testament dont les ouvrages sont le mieux écrits en grec. 11 y règne une simplicité, et en même temps une grâce, une onction, que la littérature profane n'a jamais su rendre. La manière dont ii a écrit l'histoire de Jésus-Chiist, de ses actions et de sa doctrine , a, comme celle des trois autres évangélistes, ce caractère frappant de vérité , ce (on de persuasion et de conviction qui subjugue l'entendement et confond la philosophie la plus irréligieuse. « Dirons-nous, demande J an-Jacques Rous- « seau, que l'histoire de l'Evangile est in- « ventée à plaisir? Non, ce n'est pas ainsi « qu'on invente. Il serait plus inconcevable « que plusieurs hommes d'accord eussent « fabriqué ce livre, qu'il ne l'est qu'un seul « en ait fourni le sujet. Jamais des auteurs « juifs n'eussent trouvé ce ton. Et l'Evangile « a des caractères de vérité si grands, sifrap- « pants, si parfaitement inimitables, que « l'inventeur en serait plus étonnant que le « héros. » Voyez Marc. On pense que c'est l'Evangile de saint Luc que saint Paul appelle son Evangile dans l'Epitre aux Romains.
L'Eglise célèbre la fête de cet évangélisto le 18 octobre. Saint Jérôme prétend qu'il demeura dans le célibat, et qu'il vécut jusqu'à 83 ans. Voyez dom Carnet, Dictionnaire de la Bi rdoer ciMJl.
LUC de BRUCES. Voyez Lues.
l.UCA (Jean-Baptiste utj, savant, cardinal, natif de Yenosa^ dans la -Basilicate, mort en
LUC
LUC
1683, a 06 ans, s'éleva h la pourpre par son mérite , car il était d'une naissance très-obscure. On lui doit des Notes sur le concile de Trente ; une Relation curieuse de la cour de Home, 1680, in-V ; une compilation étendue sur le droit ecclésiastique, en 12 vol. in-fol. Elle est intitulée : .Ineatrum justitiœ et veritatis. La meilleure édition est celle de Rome.
LUCAS TUDENSIS on LUC de TUY, écrivain du xiii' siècle, ainsi nommé parce qu'il était diacre, puis évêque de Tuy en Galice, fit divers voyages en Orient et ailleurs, pour s'informer de la religion et des cérémonies des différentes nations. 11 composa à son retour : un ouvrage contre les Albigeois, écrit d'une manière exacte et judicieuse, imprimé à Ingolstadt , en 1G12, et qui se trouve dans la Bibliothèque des Pères ; une Histoire d Espagne, depuis Adam jusqu'en 1236; la Vie de saint Isidore de Séville, composée l'an 1236, insérée dans Mabillon.
LUCAS BRUGENSIS (François), ou LUC de BRUGES, licencié en théologie à Louvain, et doyen de l'Eglise de Saint-Oiner, mourut en 1619, à 70 ans.- 11 possédait les langues grecque , hébraïque , syriaque et chaldaïque. On a de lui : Y Itinéraire de Jésus- Christ, tiré des quatre évangélistes; Commentaires sur les Evangiles; Usage de la paraphrase chaldaïque de la Bible; Remarques sur les corrections les plus notables des Bibles latines ; Notes critiques sur les exemplaires des Bibles latines et les variantes; sur les variantes des Evangiles, tant du texte grec que du latin. Tous ces ouvrages, imprimés plusieurs fois séparément , ont été recueillis avec ordre à Leyde, 1712, 5 vol. in-folio; des Concordances de la Bible selon la Vulgate de Sixte V. Hubert Phalésius, bénédictin de l'abbaye d'Alllighem, mort en 1638 dans le Brabant, l'avait corrigée et augmentée, et une meilleure édition en fut donnée à Anvers, en 16i2, in-folio. Hugues de Sainl-Cher est l'inventeur de cet ouvrage , si utile pour trouver sans peine tel passage de l'Ecriture qu*e l'on souhaite ; Instructions pour les confesseurs ; des Sermons et Oraisons funèbres, Anvers, in-8".
LUCAS (Richard), théologien anglican et docteur d'Oxford, né l'an 16i8 dans le comté de Radnor, se distingua comme prédicateur, fut installé en 1696 prébendier de la cathédrale de Westminster, et mourut en 1715. Ses ouvrages, écrits en anglais, sont : Le Christianisme pratique, 1 vol. in-8°; La Recherche du bonheur, 2 vol. in-8°; La Morale de l'Evangile, in-8°, trad. en français, Gex, kc édition, 1710, in-12; Pensées chrétiennes pour chaque jour de la semaine, in-8°; Guide pour aller au ciel; des Sermons, 5 vol. in-8°, qui furent publiés, après la mort de l'auteur, par son fils ; Les Devoirs des domestiques , in-8"; une traduction latine de Tous les devoirs de l'homme, 1680, in-8°.
LUCCARI (Jean), jésuite italien, Dé à Raguse vers l'an 1629, fut destiné d'abord à l'état ecclésiastique, et porta pendant quelque temps le titre d'abbé. Il fut plusieurs
années professeur de rhétorique au collège Romain, et compta parmi ses nombreux élèves des personnes illustres, notamment le cardinal Tolomci et Jean-François Albani, depuis pape sous le nom de Clément XL On a du P. Jean Luccari plusieurs discours éloquents , dont les principaux sont : VOraison funèbre du cardinal Lugo, de la compagnie de Jésus, prononcée à Rome, dans l'église de la maison professe, Rome, 1660; VOraison funèbre du cardinal Marie-Antoine Franciotti, Rome , 1666 : ces deux oraisons funèbres sont en latin; Stanislas Kotska,drama sacrum, Rome, 1709. Le P. Luccari mourut à Rome en 1709, à l'âge de 80 ans
LUCCHESINI (Jea\-L\lrent), jésuite, savant théologien et littérateur estimable, naquit à Lucques en 1638, d'une famille noble, enseigna les belles-lettres et la philosophie dans diverses maisons de son ordre, puis la rhétorique à Rome. Investi de la confiance du sacré collège, il fut nommé membre de la consulte des rites et de la commission chargée de l'examen des sujets présentés pour l'épiscopat , et mourut vers 1710. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : Compendium vitœ admirabilis S. Rosœ de S. Maria, Rome, 1605, in-24, qui eut un très-grand succès en Italie , et fut traduit en diverses langues ; Nova copia et séries centum evidenlium signorum verœ fidei, Rome, 1688, in-4" : c'est un traité des preuves de la religion ; Demonstrata impiorum insania, ibid., 1688, in-4"; Saggio délia sciocchezza di Nie. Machiavelli, ibid., 1697, in-4° : l'auteur y oppose à Machiavel les maximes de Salomon; Roma guida al cielo. cioe memoria locale de segni manifesti délia vera fede, etc., ibid., 1698, in-12; Sylvarum liber seu exercitationes oratoriœ et poeticœ, ibid., 1671, in-12; Spécimen didascalici carminis et salyrœ, ibid., 1672, in-12; Encyclopœdia, panegyrici et satyrœ, libri très, ibid., 1708, in-8°.
LUCCHESINI (Jean-Vincent), savant prélat de Lucques, où il était né en 1660, fut secrétaire des papes Clément XI et Benoît XIV, et mourut à Rome en 174-4, âgé de plus de 80 ans. On a de lui : Historiarum sui temporis a Noviomagensi pace tomi très, Rome, 1725-1738, 3 voh in-i° : cette histoire, qui commence en 1678, à la paix de Nimègue, est estimée en Italie, dit l'abbé Lenglet, e.t elle le serait ailleurs si elle était plus connue; une traduction en latin des Oraisons de Démoslhènes, avec le texte grec et des notes critiques et historiques, Rome, 1712, in-i°; des Discours, Panégyriques et Oraisons funèbres, en latin et en italien. L'Oraison funèbre de Lucchesini, prononcée en latin par Philippe Buonamici, l'un de ses élèves, fut imprimée séparément, et on la retrouve à la suite du dialogue de ce dernier, qui a pour titre : De claris pontificiarum cpistolarum scriptoribus, dont Lucchesini est le principa. interlocuteur.
LUCE (les papes). Voy. Lucius.
LUCENA (Jean ), jésuite, né dans le Por tugal l'an 1565, mort en 1600, à 35 ans, se rendit célèbre par ses sermons. Il a laissé