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LUC LUC

Y Histoire des missions de ceux de sa société verains sur une secte qui paraîtrait avoir eu

dans les Indes, avec la Vie de sai;i t François- le projet d'anéantir la civilisation. Hop.) tra~

Xavier. Cet ouvrage a été traduit du portu- duisit cet Essai en allemand; Mémoires' pour

gais en latin et en espagnol. servir à l'histoire de Cannée 1789, Paris, 1790,

LUCET (Jean-Claude), avocat etcanoniste, 4 vol. in-8".

né l'an 1735, à Pont-de-Ve vie en Bresse, était LUCHI (Michel-Ange), né à Brescia en

fils d'un boulanger. Etant venu à Paris, il y 174-4, entra chez les bénédictins du Mont-

gagna la confiance de plusieurs personnages Cassin , où il professa avec distinction la

importants ; mais on lui reprocha des mal- philosophie et la théologie, puis le grec et

versatons, et l'impression que cette accusa- l'hébreu à Florence; il devint ensuite abbé

tion fit sur lui dérangea ses facultés au point de Sublac. Pie Vil le créa cardinal, le 23 fé-

qu'on assure qu'il hâta lui-même la fin de vrier 1801; mais il ne le déclara que le 28

ses jo îrs. Il mourut le 11 juin 1806, à Van- septembre suivant. Il mourut dans son ab-

ves, où il demeurait. On a de Lucet : Eloge baye de Sublac le 29 septembre 1802. On

de Catilina, Paris, 1780, in-8°; Principes du a de lui : un Choix des meilleurs mor-

droit canonique universel, in-4°, ouvrage qui ceaux d'Appien et d'Hérodien , grec et

lui valut, dit-on, une place chez le garde des latin, Borne, 1783 ; une Edition des OEuvres

sceaux; La religion catholique est la seule de Fortunat, revue et corrigée sur les ma-

vraie et la seule qui réponde à la dignité et nuscrits du Vatican, 1786, 2 vol. in-4°. Des

aux besoins de l'homme, in-8"; Lettres sur Dialogues grecs, imprimés à Florence; La

différents sujets relatifs à Vétat de la religion cause de V Eglise défendue contre l'injustice de

en France, in-8°; Principes de décision contre ses ennemis, 1799. Il a laissé un très-grand

le divorce; De la nécessité et des moyens de nombre de manuscrits qu'il a légués au pape,

défendre les hommes de mérite contre les ca- qui les a fait déposer au Vatican. 11 avait

lomnies et les préjugés injustes, Paris, 1803, formé le projet de publier une nouvelle Po-

in-8°, publié sous le nom de Couet, juriscon- lyglottc qui, d'après son plan, aura t formé

suite; L'Enseignement de l'Eglise catholique 30 vol. in-fol., où il aurait réuni les remar-

sur le dogme et la morale, recueilli de tous ques des plus habiles interprètes , et un

les ouvrages de Bossuet, en conservant par- commentaire dans lequel il aurait éclairci

tout son style noble et majestueux , Paris , toutes les difficultés que peut présenter la

1804, 6 vol. in-8°, avec une Vie de Bossuet, lecture des livres saints,

que celé du cardinal de Bausset a fait ou- LUCHI (Bonaventure), savant minime

blier. Cet ouvrage, qui est loin d'être exempt conventuel, né à Brescia le 16 août 1700,

d'esprit de pat ti, obtint très-peu de succès, mort à Padoue en janvier 1785, exerça pen-

LUCHET (Jean-Pierre-Louis, marquis de), dant quelque temps les fonctions de lecteur

littérateur fécond, mais superficiel, connu dans le collège de la Sapieuce. Il professa

d'abord dans le monde sous le nom de mar- successivement la philosophie, la th ologie

quis de La Boche du Maine, né à Saintes le et l'Ecriture sainte. Pendant son séjour à

13 janvier 1740, fut quelque temps officier de Borne, il s'était, fait connaître de Clément XIII,

cavalerie. 11 passa ensuite en Allemagne avec lequel songeait à le faire cardinal. L > parti

des lettres de recommandation de Voltaire, qui méditait ia destruction des jésuites lui

et devint bibliothécaire dû landgrave de fit préférer Ganganelli, très-inférieur en mé-

Hess -Cassel , et directeur de son théâtre rite et en savoir, mais dont on connaissait

français. Néanmoins il quitta la cour de Cassel les dispositions à l'égard de la Société. Voy.

en 1786, pour passer au service du prince Clément XIV. Le P. Luclii a laissé un grand

Henri de Prusse, qui lui assigna une pension nombre d'ouvrages, dont nous cilerons : Spi-

de deux mille écus sur sa cassette. Au bout nosismi synlagmaad instauranda studia meta-

de deux ans il rentra en France, et prit part physica propositum anno 1730; Dissertationes

aux événements de la révolution, dont il duœ de nuditate protoplastof uni et de serpente

épousa la cause. Il rédigea le Journal de la tentatore, Padoue, 1755; Istruzione pratica

Ville, qu'il datait de Charenton, et mourut à sopra le regole e constituzioni di san Fran-

Paris en 1792, laissant un assez grand nom- cesco dell ordine de Minori conventuali, Ve-

bre d'ouvrages , parmi lesquels nous cite- nise, 1758 : De trajectione maris Idumœi, de

rons : l'Histoire de l'Orléanais, depuis l'an sacrificiorum origine et ritu, dissertationes

703 de la fondation de Borne jusqu'à nos duœ habitœ in gymnasio paiavino, Padoue,

jours, Amsterdam (Paris), 1766, 1er volume, 1759. Dans la première de ces dissertations

in-4°. Ce volume, le seul qui ait paru, va l'auteur combat Spinosa et Leclerc, dans la

jusqu'en 1428; Histoire littéraire de Voltaire, seconde, (irotius et Spencer.

Cassel (Paris), 1782, 6 vol. in-8°, qui ne sont LUCIE ou LUGE (sainte), vierge célèbre

guère qu'une amplification du Commentaire dans l'histoire de l'E0li-se de Sicde, souffrit

sur la vie du patriarche de Ferney; on y le martyre à Syracuse vers l'an 304. Sous

trouve cependant quelques détails assez eu- l'empire de Dioclétien , en prédisant la

rieux, principalement sur les causes qui obli- prochaine tranquillité de l'Eglise, qui eut

gèrent Voltaire à quitter Berlin; Essai sur la effectivement lieu après la mort des ty-

■icete des illuminés, 1789,1790, in-8°; 3e édi- rans et le triomphe de Constantin. Sigebert

-ion, revue et augmentée par le comte de de Gemblours dit que l'empereur Olhon I"

Mirabeau, 1792, in-8° : cet ouvrage, qui est lit porter sjn corps à Metz, où il est honoré

c plus intéressant des écrits de l'auteur, dans l'église de Saint-Vincent. Les savants

ivait pour but d'appeler l'attention des sou- ne sont pas tous disoosés à reconnaître les

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actes de cotte sainte po:ir authentiques, quoiqu'ils soient anciens, puisque saint Adhelme, qui vivait dans le vir siècle, lésa rites. Voyez les Acta sincera mnctœ Lueiœ V. M. ex coilicr grajcq priinum édita et illustrata , opéra et studio Joannis de Joanne Tauromcnilani, Païenne, 1661, 1758, in-8°. Quelque rigueur de critique qu'où puisse exercer a cet égard, il sera toujours vrai

3 uc le culte «Je sa nte Lucie, l'idée générale ■ sa foi et de ses vertus, ont des fondements très-solides, puisque son nom se trouve dans le canon de la inesse, pièce de la plus haute antiq lité, avec ceux des saints les plus illustres des premiers siècles. Voy. sainte C \ rHERiNE, saint Roch.

LUCIEN (saint), prêtre d'Antioche -et martyr, né à Samosate, exerça d'abord le sacerdoce à Nicomédie. 11 évita la fureur de la persécution de Dioclétien ; mais ayant été dénoncé par un prêtre sabellien, il fut conduit devant Maxiinin, surnommé Daia. Au Tien de blasphémer la religion chrétienne, comme on voilait le lui pers ader, il composa pour sa défense une yipo/ogfie éloquente. Maximin 1 ■ fit tourmenter de plusieurs manières; mais n'ayant pu ébranler sa foi, il le fit noyer (s Ion quelques-uns , décapiter), le 7 janvier 312. L'illustre martyr emporta au tombeau une grande réputation de savoir et de sainteté. 11 avait ouvert à Antioche une école pour développer les principes de la religion et pour aplanir les dillicultés de l'Ecriture. Il ne nous reste aucun des ouvrages qu'il avait composés, sinon un fragment de la lettre qu'il écrivit de sa prison aux fidèles de l'Eglise d'Antioche. Saint Jérôme dit qu'il avait revu avec beaucoup de soin la version des Septante. Toutes les églises qui étaient entre Antioche et Constantinople se servaient de cette version. On l'accuse d'avoir eu lu penchant pour l'arianisme. Il est certain que les principaux chefs des ariens avaient été disciples du saint martyr; mais ils s'éloignèrent des vérités que leur maître leur avait enseignées, et se servirent de son nom pour répandre leurs erreurs. Saint Alhanase l'a jus iiié de façon a dissiper tous les nu ag >s répandis sur sa foi. — Il y a eu trois autres Lucien : l'un, martyrisé sous Dèce, l'an 250; l'autre premier évoque de l'ég ise d- BJeauvais; et un troisième, dont nous avons une Lettre sur l'invention du corps de saint Etienne. Il a vécu dans les ive et vE siècles, et écrivait l'an 4-15. Voy. Gaualiel. — M. Migné a publié les OEuvres très-complètes de Tertullien, renroduites avec les variantes et les divers commentaires des éditions antérieures, suivies ou précédées des dissert, de Pamélius, de dom Le Nourry, de Godcfroid, de Lumper, de Noesselt, de Mosîieim; enrichi s du commentaire d'Uavercamp sur l'Apologétique; accompagnées des OEuvres égaleme t complètes de hx-neuf Pères moins considérables du 111e siècle, depuis Tertullien jusqu'à saint Cyprien, savoir : Célérin, Lucien, Caldonius, Moyse, Maxime, Nicostrate, Kulin, Urbain, Sidoine, Macaire, saint Corneille

pape, saint Lucius et saint Etienne papes, ISovatien, firmilieu, saint Ponce, et quelque- autres écrivains anonymes ; et surtout «le VQctave de Mmutius Félix, corrigé d'après le manuscrit qui nous reste, et reproduit avec les notes cl les disse; talions de divers auteurs. lSïï, .'{forts vol. in-V°.

LUCIFER est le nom qu'où donne ordinairement au premier ange reb die, précipité du ciel aux enfers; d ''nomination fondée sur un passage d'Isaïc (chip. xivj, où ce prophète parle à la véfité littéralement du roi de Bab.ylone, mais qui, dans le sens figuré, exprime très-bien la chute du premier ange. Aussi les saints Pères font-ils ainsi expliqué, et les expressions dont le prophète se sert marquent assez qu'il prétend retracer cet ancien et mémorable événement a l'occasion du châtiment de ce roi impie et superbe. La chute des anges n'a pas été inconnue aux sages profanes. Voy. le Catéch. philos. nos 25ii, 257, les art. Asmodée. Ophionée, etc.

LUCIFER, fameux évoque de Cagliari, métropole de la Sardaigne, où il était né dans Jes premières années du ive siècle, convaincu que les ariens, en attaquant saint Alhanase, en voulaient réellement à la foi de Nicée, obtint du pape Libère de convoquer un concile à Milan en 355. Il y soutint la cause de saint Alhanase avec tant de véhémence et d'intrépid té , que l'empereur Constance, irrité de son zè'e, l'exila à Cermanicie en Syrie. 11 trouva sur le siège épiscopal de cette ville Eudoxe, l'un des cheis de l'arianisme. Son ardeur contre cette hérésie ne s'y ralentit pas, ce qui le fit transporter à Eleuthéro.'olis; il y trouva également de quoi exercer son zèle : Eutycluus, fameux arien, en était évêque. Ce fut là que ce dernier écrivit son premier livre contre Constance, qui le relégua dans la Thébaïde en Egypte, où il resta jusiu'à la mort de ce prince. Lucifer, rappelé sous Julien, en 361, alla à Antioche, y irouva l'Eglise divisée, et ne fit qu'augmenter le schisme en ordonnant Pauhn. Cette ordination déplut à saint Eusèb • de Verceil, que le concile d'Alexandrie avait envoyé pour terminer celle querelle. (Voy. Melèce de Méliline.) Lucifer, inflexible dms ses sen imenls, se sépara (Je sa communion, et ternit, par celte espèce de schisme, l'éclat de ses triomphes sur l'arianisme. Il causa un auire schisme dont les conséquences furent plus funestes. Il refusa de communiquer non-seulement avec les Pères de R mini, qui, après leur repentir public , avaient été conservés sur leurs sièges, mais môme avec ceux qui les recevaient à la communion, c'est-à-dire avec le pape et toute l'Eglise. Il eut un grand nombre de partisans en Orient, en Egvpte, en Afrique, en Espagne et en Sardaigne, qui furent appelés lucifériens. Il se retira à Cagliari, où il mourut l'an 371. Il nous reste de lui : cinq Litres contre l'empereur Constance ; un Livre contre les rois apostats; les livres intitulés : Il ne faut point épargner les pécheurs ; On ne doit point communiquer ar.ee . les hérétiuucs ; Nous devons mourir pour U

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Fils de Dieu, imprimés à Paris en 1568, par les soins de Du Tillet, évoque de Mcaux. Le Recueil des œuvres de Lucifer a été reproduit dans le tom. IV de la Bibliothèq se des Pères, édit. d ■ Lyon, et par les frères Coletti, V< nise, 1778, in-fol., édit. complète. Ces ouvrages sont écrits ave aigreur ; et, malgré les éloges que quelques Pèr s en ont pu faire par égard au zèle de l'auteur pour la pureté de la foi, on ne peut disconvenir que son caractère n'était pas assez modéré, ni ses exp;essions assez mesurées. Lucifer était recommandante par des mœurs pures, par son savoir, par son détachement du monde. Les anciens auteurs ne lui reprochant que son schisme, on n ; doit point lui imputer les maximes hétérodoxes que Thèodoret attribue à ses sectateurs : ceux-ci en ont été les inventeurs, et quant à son schisme, il peut se faire qu il ne l'ait point envisagé comme une vraie séparation, mais seulement comme un mécontentement marqué, qu'il croyait devoir témoigner pour ramener les autres à une rigueur qui lui paraissait nécessaire. « Dans ces temps, dit un « auteur moderne, où les communications « entre les provinces et les évèq ies étaient « peu régulières et peu sûres, où le conilit « des opinions et les rapports contradictoires « rendaient l'état des choses difficile à con- « naitre, il peut se faire que Lucifer ait été « mal instruit de l'affaire de Himini, et des « autres qui ont outré son zèle et déjtmté « sa prudence. » On célèbre sa fête à Cagliari le 20 mai. Les curieux peuvent c >nsul er un livre imprimé dans cette ville en 1(533, sous ce titre : Dcfensio sanclitatis B. Luciferi. Voyez saint Jérôme, advenus luci- (erianos; saint Ambroise, De obitu Satyri; Tillemont, dom Cellier, etc. Voy. Paciex (saint), pour l'édition de ses œuvres donnée par Aï. Migne.

LUCINI (Lolis-Marie), religieux de l'ordre de Saint-Dominique et cardinal, était né à Corne Jans le Milanais, en 1666. Plusieurs biographies placent la naissance du cardinal Lucni en l'an 1669 ; Moréri, tom. III, p. 243, le t'ait naître en 1666. Il éta.t issu d'une famdle illustre, et avait quitté les avantages de la naissance pour embrasser la pauvreté religieuse. Aux vertus de son état il joignait une rare capacité, et jouissait d'une grande estime dans son ordre, où il fut appelé à remplir les emplois les plus honorabl s. En 172i, il était commissaire du saint Office ; en 1743, Benoît XIV, dans sa première promotion, le créa cardinal . 11 est auteur des ouvrages suivants : Esame e difesa del decreto pubblicato in Pondicheri, di monsignor Carlo Tommaso di Tournon,etc, approvato e confermato con brève del sommo pontefi.e Benedetto XII J, in Roma, nella stamperia Vaticana, 1728, in-4°. C'est, dit un critique, un chaos d érudition. Antithesis contra Hyacinthum Serri, conantem pontificiam infallibililatem cerlis terminis circumscribere, Milan, 1736; Privilégia romani ponti/icis, Venise, 1775. C'était un homme instruit, d'un jugement solide, très-attaché aux opimons io-

maines. Il mourut en 1745, âgé de 79 ans.

LUC1US Ier (saint), monta sur la chaire de saint Pierre après saint Corneille, le 18 octobre 252, et fut exilé aussitôt après son élection. Il reçut la co ironne du martyre le k ou le 5 mais 253, n'ayant gouverné l'Eglise que cinq mois ! t quelques joui s. Saint Cyprien lui écrivit une lettre sur sa promotion et sur son bannissement, qui ne fut pas long ; il lui en écrivit une seconde lorsque le pape fut rappelé de son exil, pour lui témoigner la part qu'il prenait à cet événement. Entre autres décrets qu'on lui attribue, il y en a un qui ordonne que Vévêque sera toujours accompagné de deux prêtres et de trois diacres, afin qu'il ait des témoins de sa conduite. Saint Etienne lui succéda. — M. Migne a publié ce qui nous reste de saint Lucius avec les Œuvres de Tertullien. Voy. Tertullien et saint Lucien.

LUCIUS II (Gérard de Caccianemici ), natif de Bo'o.ne, bibliothécaire et chancelier de l'Eglise de Rome, puis cardinal, employé en diverses légations, succéda au pape Célestiu II en 1144. 11 eut beaucoup à souffrir des partisans d'Arnauld de Bresce, et mourut à Rome le 13 f vrier 1145, d'un coup de pierre qu'il reçut dans une émeute populaire. On a de lui dix Epîlrcs, qu'on trouve dans les Annales de Baronius et dans la Bibliothèque dé Cluny. 11 eut pour successeur Eu gène III.

LUCIUS III (Ubaldo Allincigoli), nat'f de Lucq .es, succéda au pape Alexandre III en 1181. Le peuple de Rome s'étant soulevé contre lui, il se retira à Vérone ; mais peu après il rentra dans sa capitale, et soumit les rebelles avec le secours des princes d'Italie. 11 tut ensu te o iligéde se retirer de nouveau à Vérone où il mourut en 1185. On a de lui trois Epîtres. Ce [tape, dans le conc le tenu à Vérone l'an 1184, où l'empereur Frédéric fut présent, lit une Constitution bien raisonnée, dans laquelle on voit le concours des deux puissances pour l'ex irpation des hérésies. On y entrevoit aussi l'origine de l'inquisition contre Jes hérétiques, en ce que cette constitution ordonne aux évêques de s'informer par eux-mêmes ou par des commissaires des personnes suspectes d'hérésie ; ce qui est d'ailleurs un devoir inhérent à la qualité d'évèque, et l'on peut dire que l'inquisition, sagement constituée et administrée, n'est qu'un supplément de la vigilance épiscopale. On y voit encore qu'après que l'Eglise avait employé contre les coupables les peines spirituelles, elle les abandonnait au bras séculier, pour exercer contre eux les peines temporelles. Voy. Limborch, eic. On comprend, que sous ce point de vue, les hérétiques ne l'ont pas épargné. Par un plat calemboug, ils l'ont comparé au brochet, eiï latin lucius, dans une épigramme qui coin mence ainsi :

Lucius est pisois, rex atque tyrannus aquarum, A que- discordât Lucius îlle paruui.

Lucius III eut pour successeur Urbain III. LUCIUS (saint), évèque d'Andrinople ver

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