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l'avait fait soupçonner de soeinianisme, et il n'avait pas détruil ces soupçons en publiant

ses Commentaires sur le Nouveau Testai, icnt. L'on sent assez à travers ses éq uvoques, qu'il pensait q le Jésus-Christ n'était pas Dieu. « Du calvinisme au sucinianisme, dit sagaa meut un théologien, il n'j a qu'un, pas; » e) parement mêm ■ on 'arrête là | Voy. \a:\ti us, Sï-n\ m. etc.)- Ses ouvrages de théologie mit été publiés à La Baye en Hïï8',-2 vol. in-t'ul. EpiscQpius était for' diffus, mais vif <•! très-emporté, quoique apô(re du toléran-: lisuic. si va quelquefois plus de subtilités que de solidité dans ses raisonnements. La v;e de ce sectaire est ;; la (ête de ses CjEuvres, publiées par Courcelles : Philippe de Limitmcli l'a aussi écrite en 1702, in-3".

ERASME (Didier), Desiderius Efasmus, naquit à Roterdam en H07, du commerce illégitime d'un bourgeois de Gouda, nommé Pierre Gheraeds. avec la fille d'un poédecin. Il fut enfant do chœur jusqu'à l'âge de 9 ans, dans la cathédrale d'Utrecht. A \k, il perdit son père et sa mère; à 17, il se lit chanoine régulier de Saint-Augustin a Stein, près de Gouda; à 25, il fut élevé 'au sacerdoce par l'évèque d'Utrecht. Sa pénétration était trèsvive, et sa mémoire très-heureuse. Erasmo voyagea pour perfectionner ses talents, en France, en Angleterre, en Italie. Il séjourna près d'un an à Bologne, et y prit en 1506 le bonnet de docteur en théologie. Ce fut dans celte ville qu'ayant été pris pour chirurgien des pestiférés, à cau-e de son seapulane blanc, il fut poursuivi à coups de pierres, et courut risqué de la vie. Cet accident lui donna occasion d'écrire à Lambert Brunius, secrétaire de Jules II, pour demander la dispense de ses vœux : il l'obtint. De Bologne, il passa à Venise, ensuite à Padoue, enlin à Borne , où ses ouvrages l'avaient annoncé avantageusement. Le pape, les cardinaux, en particulier celui de Médicis (depuis Léon X), le recherchèrent et l'applaudirent. Erasme aurait pu se faire un sort heureux et brillant dans celte ville, mais les avantages que ses amis d'Angleterre lui faisaient espérer de la part d'Henri VIII, lui (iront préférer le séjour de Londres. Thomas JVIorus, grand chancelier du royaume, lui donna un appartement chez li.i. Erasme s'étant présenté a. lui sans se nommer, Morus fut si agréablement surpris des charmes de la conversation de cet inconnu, qu'il lui dit : « Vous êtes Erasme ou un démon. » On lui otfrit une cure pour le fixer en Angleterre; mais il la i\ l'usa. 11 lit un second voyage en France, lan 1510, et peu de temps après il retourna encore en Angleterre. L'université d'Oxford lui donna une chaire de professeur en langue grecque. Soit qu'Erasme fût naturellement inconstant, soit que cette place lui parût au-dessous de son mérite, il la quilta pour se retirer à Bàle, d'où il allait assez .- ou vent dans les Pays-Bas, et même en Angleterre , sans que ses fréquentes courses l'empêchassent de donne au public un grand nombre d'ouvrages Léon X ayant été élevé sur le saint-siége , Erasme lui demanda 'a permission dé lui dé-

dier son édition grecque et latine du Nouveau Testament, el reçut (a rpppnsfi la plus obligeante. Il ne fui' pas moins estimé par le successeur de Léon cl par les autres souve-1 rains pontifes. Paul IIî voulait l'honorer de la pourpre romaine; Clément VII et Henri

VIII lui écrivirent de leur propre main, pour se l'allaeher. Le roi François 1"', Ferdinand, roi de Hongrie, Sfgismond, roi de Pologne, et plusieurs autres princes essayèrent en vain de l'attirer auprès d'eux. V.v sme, and de la liberté autant qu'ennemi de la contrainte des cour-, n'ace ipta que la charge de conseiller délit, (pie Charles d'Autriche, depuis empereur sous le nom deChai les-Oiunl, lui donna. Celle place lui acquit beaucoup do crédit, sans lui procurer beaucoup de gène. L hérésiarque Martin Luther tâcha de l'engager dans son parti , mais inutilement. Erasme prévenu d abord en laveur dos réformateurs, se dégoûta d'eux quand il le3 eut mieux, connus. 11 les regardait comme une nouvelle espèce d'hommes obstinés, médisants, hypocrites, menteurs, trompeurs, séditieux, forcenés , incommodes aux autres, divisés entre

eux « On a beau vouloir, disait-il en plai-

« sautant, que lo luthéranisme soit une chose « tragique; pour moi, je suis persuadé q;;e « rien n'est plus comique, car le dénouement « do la pièce est toujours quelque mariage. » Ces plaisanteries et l'approbation qu'il donna au livre de Henri VIII contre Luther exaspérèrent les réformateurs, et sa modération lui lit aussi beaucoup d'adversaires dans le parti opposé, sort ordinaire qu'éprouvent les g ns paciliques dans les temps île troubles. Au milieu de ces agitations, il publia ses Colloquia (1522J, qui furent vivement critiqués de part et d'autre; la Sorbonne excitée par ses ennemis censura une partie de ses ouvrages, et accompagna son anathème de réflexions mortifiantes. Les partisans de Luther devenant de plus en plus puissants et nombreux à Bàle, Erasme quitta cette ville en 1529, et se retira à Fribourg où il reçut un accueil bien propre à le dédommager de toutes les persécutions dont on l'a\ah accablé; mais il n'y resta que six ans : sa santé devenant plus faible, il se persuada que la résidence de Bàle lui serait plus favorable. 11 )■ revint, et c'est dans cette ville qu'il mourut d'une dyssenterie ,dans la nuit du 11 au 12 juillet 15-iO, à l'âge de soixante-neuf ans. 11 avait été durant tout le cours de sa vie d'une complexibn délicate; il fut, sur la fin de ses jouis, tourmenté par la goutte et la gravclle. Sa mémoire est aussi chère à Bàle, qu'il avait illustrée en y fixant sa demeure, qu'à Ilot rdam, qui jouit do la gloire de lui avoir donné le jour. Ses compatriotes lui ont fait élever une statue au milieu de la grande place, sur la base de laquelle on lit ces paroles :

Desiderio Erasmo Ma.'i:" scisnliaium alque

Liïleraiurœ | olilioris ViU'Jici el insiaui alori

Pour faire cette statue , on fit fondre un magnifique crucifix de bronze; ce qui donna

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lieu a Vondel, poète hollandais, de faire une épi'Tamme saillante sur le patriotisme des Roterdaroois ( Voy. Vondel). 11 lut le plus bel esprit et le savant le plis universel de son époque. C'est à lui principalement qu'on doit la renaissance des belles-lettres, les près mières éditions de plusieurs Pères de l'Eglise , la saine critique. 11 ranima les illustres morts de l'antiquité , et inspira le goût de leurs écrits à son siècle. 11 avait formé son stvle sur eux Le si&n est pur, élégant , aisé ; et quoique un peu bigarré, il ne le cède ou rien à celui des meilleurs écrivains de son temps. « On ne peut lui refuser, dit M. Noël, la gloire d'avoir été le plus bel e>prit et le savant le plus universel de son siècle. C'est lui qui tira l'Allemagne de la barbarie ; c'est à lui principalement que le nord de l'Europe doit la renaissance des lettres, les premières éditions de plusieurs Pères de l'Eglise , les règles d'une saine critique et le goût de 1 antiquité. Pénétré de la lecture des anciens, sur lesquels il s'était formé, son style, quoiqu'il aient dit ses détracteurs, est pur, aisé, ingénieux ; et quoique la facilité de sou expression ne soit pas toujours accompagnée de la plus parfaite élégance, il a une manière qui lui est propre et qui ne le cède en rien aux écrivains de son siècle, même à ceux qui avaient la pédanterie de n'employer aucun terme qui ne fût de Cicéron. Il est un des premiers qui aient traité les matières de théologie d'une manière noble et dégagée des arguties et des termes barbares de l'école. Ses ouvrages de piété ont une élégance qu'on ne trouve point dans les autres mystiques. » On a reproché, non sans raison, à Erasme, une trop grande liberté sur les matières qui concernent la religion. 11 exerce souvent une critique mal fondée contre les saints Pères.. 11 se plaît à grossir les vices de son temps; jamais sa plume n'est plus féconde en satires, que quand il parle des religieux et des ecclésiastiques; il se rend justice à lui-même, lorsqu'il dit ( lib. i, epist. 11) : « Ut ingénue, quod verum est, falear, sum « natura propensior ad jocos quam fortasse « deceat, et hnguae liberioris quam nonnun- « quam expédiât. » On peut voir sur ce point la Préface du Père Canisius sur les Epitres de saint Jérôme , et Y Apparat sacré du Père Possevin. Se liant trop sur ses propres lumières oans les matières de religion, il s'est quelquefois écarté du vrai chemin. C'est pour cela que plusieurs de ses ouvrages ont été censurés par les facultés de thé logiede Paris et de Louvain, et mis à Ylndcx du concile de Trente. « Damnatus in plerisque, dit « un auteur moderne, suspectas in multis , a caute legen lus in omnibus. » il faut ce-

fiendant avouer que quelques-uns ont poussé a critique trop loin contre Erasme. 11 est certain qu'il a vécu et qu'il est mort dans le sein de l'Eglise catholique, comme l'a montré Jacques Marsollier d uis son Apologie d l'Erasme, Paris , 1713 : ouvrage d'ailleurs trop favorable à Erasme, et contre lequel le Père Tournemine s'éleva avec force. Peu de jours avant sa mort , Erasme écrivit à Conrad Go-

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clenius, son intime ami , qu'il voudrait finir ses jours ailleurs qu'à Bàle, h raison des divisions que les nouvelles sectes avaient produites dans cette ville : « Ob dogmatum dis- « sensionem malim alibi finire vitam. » Cet homme célèbre essuya plusieurs orages qu'il ne supporta pas avec trop de patience. Naturellement sensible à l'éloge et à la critique, il traitait ses adversaires avec dédain et avec aigreur. Il eut to: te sa vie une passion extrême pour l'étude ; il préféra ses livres à tout , aux dignités et aux richesses. Il était ennemi du luxe , sphre, sincère , ennemi de la flatterie, bon ami et constant dans ses amitiés ; en un mot, il n'était pas moins aimable homme , qu'homme savant. Toutes ses OEuvres furent recueil ies à B,;le par le célèbre Froben son ami, en 9 vol. in-fol. Les deux premiers et le quatrième sont consacrés uniquement aux ouvrages de grammaire , de rhétorique et de philosophie. On y trouve YEloge de la folie et les Colloques , les deux productions d Erasme les plus répandues. La première est une satire assez tr via e contre les désordres et les ridicules de son temps , ou contre ce qui lui a paru tel. « Les détails, dit un critique, en sout « froids, prolixes, exagérés, quelquefois plats « et dégoûtants. Il est inconcevable- que ce « livre ait pu jouir dune si grande vogue; « il" n'y a que le style et le nom de l'auteur « qui peuvent avoir produit cet enchante- « ment. » On ne doit pas juger plus favorablement ses Colloques , qu'on ht plus pour la latinité que pour le f nid des choses. Il y a çà et là des endroits lubriques et obscurs, déplacés dans tout ouvrage , mais surtout dans un prétendu livre l'éducation qu'Erasme écrivait pour le fils de Froben: quand on réfléchit que l'auteur avait 60 ans , on ne sait plus qu'en penser, ou bien on ne le sait que trop. Le 3e volume renfrme les Epîtres , dont plusieurs o.it rapport aux affaires de 1 Eglise ; le 5% les livres de piété, écrits avec une élégance qu'on ne trouve point dans les autres mystiques de son temps ; le 6% la Version du Nouveau Testament , avec les notes; le 7e , ses Paraphrases sur le Nouveau Testament ; le 8e, ses traductions des ouvrages de quelques Pères grecs ; le dernier, ses apologies. Jean Le Clerc a donné une nouvelle édition de tous ces différents ouvrages, en 11 vol. in-fol. , à Leyde, chez Vander-Aa, 170 J. L' Eloge de la Folie a été imprimé séparément, cum notis variorum, 1076, in-8° ; et à Paris, Barbou, 1765, in-12. On en a une assez mauvaise traduction française , par Gueudeville, Amsterdam, 1723, in-8° ; Paris, 1751, in-8° et in-i°, lig. Les Elzévir ont donné une édiiion de ses Adages , 1650, in-12 ; de ses Colloques, 163G, in-12. Il y en a une édition, cum notis variorum, 166V ou 1693, in-8°. Ils ont été traduits en français par Gueudeville , Leyde , 1720, 6 vol. in-12, fig. Barrett a donné en 178 ) une nouvelle traduction de YEloge de la Folie. On a imprimé séparément à La Haye et à Amsterdam ses meilleurs ouvrages au nombre de 2i , qui peuvent se relier en 13 vol. petit in-12. Ceux,

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qui voudront connaître Erasme plus en détail, peuvent lire l'Histoire <!<■ sa vie et <!<■ se» ouvrages, mise au jour en 1757, par M. de Burigny, en 2 vol. in-12. Quoique assez mal écrite, elle esl intéressante dans plusieurs endroits. On voil encore à Bâle, dans un Cabinet qui excite la curiosité des étrangers, son anneau . son cachel , sou épée, son couteau, sou poinçon , sou testament écrit de sa propre main, son poitrail par le célèbre Holbein . avec une épigramme «I»1 Théodore de Bèze. On lui a fait cette épitaphe :

Pallidi mors magnum nobis nccppil EfUSMCM, Sed Desiderium tollerc non poluit.

ERASTE (Thomas), médecin , né en 1524, à Bade en Suisse, enseigna avec réputation à Heidelberg, puis à Bâle, où il m >urut en 1583. On a de lui : divers ouvrages de médecine , principalement contre Paracelse , ainsi qu'une Vie de ce philosophe, médecin et charlatan ; on y voit qu'il se mêlait de magie, et que le diable lui reniait des visites : Baie, 157-2, in-V°; des thèses qui ont fait beaucoup de bruit dans le temps, Zurich, 1595, in-4°; Varia Opuscula medica, 1591), in-fol. ; Consilia, Francfort, 1598, in-fol.; De auro potabili, in-8° ; De putredine, in-8°; De theriaca, Lyon, 1G0G, in-i"; Delamiis s eu strigibus, Ràlc, 1578, in-8°. Tous ces ouvrages sont inutiles, si ce n'est à ceux qui cherchent des renseignements sur l'histoire de l'art, et notamment sur le système médical de Paracelse. Eraste s'occupait aussi de théologie; c'est à ce titre qu'il rut envoyé au colloque de Maulbrun, avec les théologiens du Palatinat, par l'électeur Frédéric 111. Parmi ses ouvrages théologiques nous mentionnerons ses thèses contre l'excommunication, et l'autorité des consistoires, Amsterdam, 1GV9, in-8°. Il paraît que l'auteur était dans le cas de les craindre. Le médecin était préférahle chez lui au théologien; mais ni l'un ni l'autre ne méritaient le premier rang.

ERATH (Augustin d'), savant professeur de théologie dans les collèges de l'ordre des chanoines de Saint-Augustin, protonotaire apostolique, abbé de Saint-André et comte palatin, né à Buchloa en Souabe en 1648, mort en 1719, a publié sur Ja théologie et l'histoire ecclésiastique plusieurs ouvrages, dont on trouve la listi> dans Moréri : le plus remarquable est un Commentaire historicothéologico-juridique sur la règle de saint Augustin, en latin, Vienne, 1G89, in-fol.

ERCHE.UBERT, Lombard, vivait dans le ixe siècle. Il porta les armes dès sa première jeunesse , et fut prisonnier de guerre. Il se retira au Monl-Cassin, où il embrassa la règle de Saint-Benoît à l'âge de 25 ans. On lui donna le gouvernement d'un monastère voisin; mais il y fut exposé à tant de traverses, qu'il se vit encore contraint de se retirer. Ce fut dans le lieu de sa retraite qu'il écrivit un Supplément depuis l'an 774 jusqu'en 884, à YHistoiro des Lombards, par Paul Diacre. 11 ajouta à ce Supplément l'Histoire de la ruine et de la restauration du Mont-Cassin, et de l'incursion des Arabes, jusqu'à l'an 884.

On lui attribue la Vie de Lanâulphe, évéque de Capoue, en vers, et un Abrégé de l'Histoire des Lombards ; mais on (Soute qu'ils soient de lui. Antoine Caraccioli , prêtre de l'ordre des clercs réguliers, a publié son supplément qui offre quelques faits curieux, avec d'autres pièces, à Naples, en 1620, in-4°. Camille Pérégrin l'a donné de nouveau au oublie dans son Histoire des princes Lombards, en 1643, in-4°. Erchcmbert mourut vers l'an 889.

ERDOED1 (Gabriel- Antoine , comte n1), doyen des sullïagants de Hongrie sur le milieu du xviii' siècle, fit imprimer à ses frais un ouvrage du jésuite Samuel Pinson, intitulé: Opusculum theologicum in quo quœritur an et qualiter princeps catholicus hœreticos in sua dilione retinere, vel contra pœnis eos aut exilio, ad {idem cathoticam amplectendam cogère, possit, Tyrnau, 1721 ; ce livre est devenu très-rare, l'empereur en ayant interdit la vente, parce qu'il en désapprouvait la sévérité.

ERDT (Paulih), religieux franciscain allemand, professeur de théologie à l'université de Fribourg en Brisgau, né à Vertoch en 1737, mit beaucoup de zèle à combattre les incrédules, soit par des traductions de l'anglais et du français, soit par ses propres ouvrages, dont la liste se trouve dans le Dictionnaire de Mcusel. Nous en citerons les suivants : Historiée litlerariœ theologiœ rudimenta octodecim libris comprehensa, seu via ad historiam litterariam theologiœ revelalœ, adnotationibus litterariis instructa , 4 vol. in-8°. Le plan de cet ouvrage avait déjà paru sous ce titre : Conspectus, Aug>bourg , 1785, in-8" ; Eclaircissements sur la doctrine actuelle des académies (universités) dans les Etats autrichiens, Augsbourg, 1785, in-8"; Premiers principes d'histoire littéraire pour servir d'introduction à une histoire complète de la théologie, ibid., 1787, in-8"; Introduction élémentaire pour les bibliothécaires et amateurs de livres, ibid., 1786, in-8°. Erdt mourut le 1G décembre 1800.

ERHARD. Voy. Eiirard

ERIC IX (saint), fils de Jeswar, fut élu par les Suédois pour être leur roi l'an 1152; mais en môme temps les Goths élevèrent sur le trône Charles, fils de Swerker. Cette double élection occasionna de grands débats. Enfin les deux partis convinrent qu'Eric régnerait seul sur les Goths et les Suédois , qui ne feraient plus qu'une môme nation, que Charles lui succéderait après sa mort. Eric, attaqué par les Finlandais en 1154, gagna sur eux une bataille qui le rendit maître de leur pays. Ils étaient idolâtres. Eric leur envoya des missionnaires, à la tôle desquels il mit saint Henri, archevêque d'Upsal, dont le siège avait été érigé en métropole, l'an 1148, parle pape Eugène III. Ce prélat gagna la couronne du martyre dans sa mission l'an 1157. Eric s'appliquait en môme temps à policer ses Etals par de bonnes lois. On a de lui un code qui porte son nom. Le zèle de ce prince pour le bon ordre et sa piété lui iirent des ennemis qui l'assassinèrent le jour

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