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de l'Ascension, 17 mai 1162. Il est honoré tomme martyr. Israël Erland a donné sa Vie en latin , et Jean Schœtfer l'a enrichie de notes, Stockholm, 1675, in-3°.
ERIZATSY ( Sargis ou Sergius ) , savant évêque arménien, né vers le milieu du xme siècle,àErizaouArzendjan, ville d'Arménie.
En 1286, Jacques Ier, patriarche de Sis, l'appela à sa cour et le fit son secrétaire. Il fut sacré en 1291, évêque d'Arzendjan, et peu de temps après le roi des Arméniens de Cilicie, Hayton ou Hathouni II, le fit aumônier de son palais. En 1306, il assista à un grand concile qui se tint à Sis, capitale de la Cilicie, et i) mourut peu de temps après. On a de lui • un Traité sur la hiérarchie civile et religieuse ; une Explication des Canons de l'Eglise; un Discours sur la indication des Apôtres et sur la propagation du christianisme. Tous ces ouvrages sont restés manuscrits.
ERMAN (Jean-Pierre), pasteur de la colonie française de Berlin, né dans cette ville en 1733 , était principal du collège français de Berlin, directeur du séminaire, conseiller du consistoire supérieur, membre de l'académie des sciences et belles-lettres. Erman se fit remarquer par son zèle à maintenir les méthodes d'enseignement que les réfugiés avaient apportées de France. La reine, épouse de Frédéric II, l'admettait souvent à sa cour. 11 rédigea, avec le pasteur Reclam , les Mémoires pour servir à Vhistoire des réfugiés Français dans les Etats du roi de Prusse , Berlin, 1792-1794-, 8 vol. in-8°, recueil trop prolixe et d'un style trop négligé ; mais on y trouve des faits intéressants et des anecdotes curieuses. Les deux derniers tomes sont tout entiers de la main d'Erman. Il publia aussi ['Eloge historique de la reine de Prusse, Sophie-Charlotte, épouse de Frédéric 1er; des Traductions, des Sermons, des discours académiques, et des articles dans divers recueils , notamment dans la Bibliothèque germanique. Erman mourut à Berlin en 1814.
ERNESTI (Jean-Auguste), un des plus illustres critiques qu'ait produits l'Allemagne, né en 1707 à Tennstadt en Thuringe, fut docteur et professeur en théologie à Leipzig. L'un des premiers , il sépara en Allemagne la théologie de la religion , distinction qui, sous la main de ses élèves , est devenue une source d'innovations radicales que sans doute Ernesti n'eût pas voulu approuver. Il mourut à Leipzig le 11 septembre 1781. On a de lui : Opuscula philologico-critica, Amsterdam, 1762, in-8°; Opuscula oratoria, orationes, prolusiones et elogia, Leyde, 1762 et 1767, in-8° ; Opuscula, orationes, nova collection Leipzig, 1791, in-8*; Archeologia litteraria, ibid., in-8', 1768 et 1790. Cette dernière édition, qui est revue et augmentée par J. H. Martin, est très-estimée. Initia doctrines solidioris , Leipzig, 1736, 7e édition, 1783, in-8°. Le style paifait de cet ouvrage fit donner à Ernesti le surnom deCicéron de l'Allemagne. Jnstilutio interpretis Novi Testaments , Leipzig , 1761, in-8°, 4* édition,
DlCT. DE BlOGRAPHIF REL1G. II,
1792; des Sermons en allemand, Leipzig, 1768-82, 4 vol. in-8°, où le savant se montre plus que l'orateur chrétien; Opuscula theologica, 1773 et 1792, in-8°; Nouvelle bibliothèque théologique en allemand, Leipzig, 1760 68, 10 vol. in-8°. Ebert et d'autres savants ont eu part à cet ouvrage. Ernesti a donné aussi des éditions estimées et recherchées d'IIoniïre, Leipzig, in-8° , 1759-64-65; de Callimaque, Leyde, 2 vol. in-8°, 1761 ; de Po~ lybe, Leipzig, 1763-64, 3 vol. in-8"; de Xénophon , d'Aristote et de Cicéron, 7 vol., Leipzig, 1776, 3e édition; de Tacite, ibid., 1772, 2 vol. in-8°; de Suétone, d'Aristophane, etc. Son Eloge par Auguste Guillaume Ernesti a paru à Leipzig, 1781, in-8°.
ERNESTI (Auguste-Guillaume), neveu du précédent, savant professeur de philosophie et ensuite d'éloquence, né à Frohndorf, près de Tennstadt en Thuringe, en 1733, mort en 1801, a laissé des éditions estimées de Tite- Live, 5 vol . in-8° ; de Quintilien , d'Ammicn M'arcellin et de Pomponius Mêla.
ERNST (Simon-Pierre), chanoine régulier et professeur en théologie, à l'abbaye de Bolduc, devint curé d'Alden, près d'Aix-la-Chapelle vers 1797, et fut nommé en 1814 membre de l'institut royal des Pays-Bas. Il est mort en 1818, et a laissé plusieurs ouvrages historiques sur le Brabant ; un Tableau historique et chronologique des suffragants ou coévéques de Liège, avec des notices sur l'origine des maisons religieuses, dons la ville et sa banlieue; une Histoire des comtes de Limbourg , plusieurs chronologies historiques dans le tome m de Y Art de vérifier les dates ; un grand nombre de brochures sur le serment, et un écrit apologétique du nouveau catéchisme publié par ordre de Bonaparte.
ERNST (Henri), en latin Ernstius, jurisconsulte allemand, professeur de belles-lettres à l'académie de Sora , conseiller de la cour et de la chancellerie du roi Frédéric III, né à Helsmstadt en 1603, mort à Copenhague en 1665, publia plusieurs ouvrages estimés, dont on trouve la liste dans Y Index scriptorum danorum de Bartholin. Les principaux sont : Regum aliquot Daniœ gcnealogia et séries anonymi, ex veteri codicc manuscripto ecclesiœ Laudunensi, quod desinit in anno 1218; enrichi de notes savantes, Sora, 1646, in-8°; laoêaTio-pô,-, sive commentatio destudiis diebus festis convenientibus, ibid., 1656, in-4°; Calholica juris cum emendationibus in opéra posthuma Cujacii, Copenhague, 1634, in-12 ; lntroductio ad veram vitam, Sora, 1643, in-8°; Cl. Jo. Caselii libror. in chUas classes distributio, Hanib., 1651, in-4°. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages manuscrits.
ERSKINE (Jean), presbytérien écossais , né en 1721, fut ministre à Edimbourg, et mourut le 19 janvier 1803. 11 a laissé : des sermons, 1798, in-8°, estimés pour la liaison du discours et la pureté du style : Esquisses de Vhistoire de l'Eglise, 1790 97 , 2 vol. in-8", ouvrage rempli de documents intéressants sur l'état de la religion dans l'Europe continentale, et où ri dévoile la conjuration formée oar les incrédules contr la religion. On
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(lit qu'il était vertueux et tolérant pour les catholiques. — D'autres écossais ou nom tl'ERS&iivB ont aussi publié des ouvrages de
théologie morale et d ■> si ri -
ERSKJNE (Ralph , théologien écossais, né S Alloa en Ecosse en 102sî, d'une Cainilk' ancienne, se vil en butte aux perséi utioss qui atteignirent les presbytériens d'Ecosse en
1662, et passa eu Hollande : mais l'indigence
l'obligea bientôt de revenir dans sou pays;
tl fut pris et enfermé pendant trois ans. Le presbytérianisme ayant été rétabli en 1G90, Erskine devint ministre à Chumside , au
comté de Rerwick. Il mourut en 1616, laissant plusieurs manuscrits latins sur des matières théologiques.
ERSKINE iEuknkzer), fils du précédent , né en 1680, fut un des ministres de Stii ling en 1728. En 1734. il perdit sa place pour s'être opposé à l'établissement d'un ecclésiastique que protégeait le duc d'Argyle, et il embrassa la doctrine de la secte des seceders, dont il devint l'un des chefs. Il mourut, en 1755, à Stirling : on a de lui des Sermons, dont les quatre premiers volumes parurent à Glasgow en 1702, et le cinquième à Edimbourg, en 1765.
ERSKINE (Ralph) , frère d'Ebenezer, né à Roxburg en 1082, devint, en 1711 , ministre de Dumferline dans le comté de Fife , mais perdit sa place en 173i, pour s'être uni aux seceders. Cette secte bAtit une église pour lui, en 174-0, et il mourut en 1751, laissant divers écrits qui ont été imprimés à Glasgow, 1705, 2 vol. in-fol. Ce sont des sermons, au nombre de 200 environ; une paraphrase du Cantique des cantiques; un traité polémique, intitulé : La foi ne tient pas à l'imagination, et des sonnets sur l'Evangile, dans lesquels on rencontre des idées fort singulières.
ERSKINE (Jea\), baron de Dun, un des promoteurs les plus actifs de la réformation protestante en Ecosse, naquit en 1508 ou 1509 del'anciennefamille des comtes de Marr. 11 se servait de l'influence que lui donnaient les dignités dont il était revêtu pour encourager ceux qui embrassaient la réforme, et re. ompenser ceux qui avaient souffert pour cette cause. L'avènement d'Elisabeth au trùne d'Angleterre facilita les progrès du
f>rotestantisme , et lui-même en personne e propagea par la prédication. Erskine était membre du parlement d'Ecosse; un comité dans cette assemblée régla ce qui concernait la discipline de l'Eglise réformée, etle nomma l'undes cinq ministres chargea d'en surveiller le maintien. 11 eut part à la composition du Second livre de discipline, qui parut en 1577, lequel donne le mode de gouvernement d'une église presbytérienne, et mourut en 1591.
ERÏHAL (François-Loi is, baron d), né à Lotir, dans le pays de Mayence, le 16 septembre 1730, mort à Wurtzbourg le lk février 1795 , mérita l'estime de l'empereur leseph II, qui le nomma successivement conseiller intime de l'empire, inspecteur, ou, selon son décret de nomination, visiteur du tribunal suprême de l'empire à Wetzlar, et commissaire impérial à la diète de Ratis-
ESG
bonne. Le 18 mars 1779 il fut élu princeévèquc de Wurtzbourg, et, le 12 avril de la mémo année, prince-évè pie de Ramberg. La vigilance de son administration et les établissements de bienfaisance ou d'utilité publique qu'd fonda rendirent sa mémoire chère à ses diocésains.' On s de lui deux ouvrages en allemand : Sur l'esprit dit temps et sur les devoirs (1rs chrétiens, Wurtzbourg, 1793, in-8°, où l'auteur réfute les doctrines révolutionnaires ; Sermons adressés au peuple de la campagne, Ramberg, 1797, in-8 .
Kl» VAN Michel d'i, savant et vertueux prêtre, vivait dans le monastère patriarcal d'Kh ■i.enii •t/.in vers la fin du xvi' siècle. On a do lui : un Traité sur les devoirs du mariai/r légitime; un poème en l'honneur de saint Grégoire illuminateur. Michel vécut fesqu'l 1' -e de 114 ans.
ERYTROPHILE (Rupert), théologien du xvii' siècle, et ministre h Hanovre, est auteur d'un Commentaire méthodique sur l'histoire de la Passion. On a encore de lui : Catenœ attreœ in harmoniam evangelicam, \n-k".
ESAU, fils d'Isaac et de Rébecca, né l'an 1836 avant Jésus-Christ, vendit à Jacob, son frère jumeau, son droit d'aînesse, à kO ans, et se maria à des chananéennes contre la volonté de son père. Ce respectable vieillard lui ayant ordonné d'aller à la chasse pour lui apporter de quoi manger, lui promit sa bénédiction; mais Jacob la reçut à sa place, par J'adresse de sa mère. ( Voy. Rébecca.) Les deux frères furent dès lors brouillés; mais ils se réconcilièrent ensuite. Jacob se retira cher son oncle Laban Esaû mourut à Seir en ldumée, l'an 1710 avant Jésus-Christ, âgé de 127 ans, laissant une postérité trèsnombreuse.
ESCALONA (Alphonse d'). Voy. Molina.
ESCALOPIER (Nicolas l'), conseiller, aumônier et prédicateur ordinaire du roi Louis XIII, fit imprimer à Avignon, en 1646, in-8° , les Sermons qu'il avait prêches la même année, pendant l'octave du Saint-Sacrement, dans l'église de Saint-Didier de cette ville. Ces sermons sont à peu près oubliés.
ESCHIUS f Nicolas ) né en 1507, à Oostwick, près Bois-le-Duc, fut ordonné prêtre à Cologne et reçut l'offre de se charger de l'éducation du jeune duc de Juliers. Mais la vie de la cour ne convenait pas au caractère d'Eschius, qui préféra consacrer ses talents à la direction d'une modeste école. Il y forma des élèves aussi utiles à l'Etat qu'a l'Eglise. On compte parmi ceux qui profitèrent le plus de ses soins, Pierre Canisius, jésuite, et Laurent Surins, chartreux. S'éfant lié avec ce dernier et plusieurs autres religieux du même ordre, il résolut d'embrasser leur institut; ma s la faiblesse de sa santé s'opposa à son pieux dessein. Il voulut du moins imiter eur vie solitaire, et obtint une cellule dans a chartreuse, où il mena une vie édifiante. Les supérieurs ecclésiastiques pensant devou- employer ses talents et sa piété à procurer le salut d'autrui, le nommèrent archiprèl. e do Diest, et le chargèrent en mémo temps de la direction du béguinage de cette