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ville. Eschius s'acquitta avec zèle de ces deux emplois et forma divers établissements pieux. Il termina, en 1578, une carrière qu'il avait sanctifiée par la pénitence et les borines œuvres. Sa vie a été écrite par Arnould de Jean, son successeur dans la direction du béguinage de Diest. On a de ce vénérable ecclésiastique : Exercices de piété, en latin, Anvers, 1563, in-8°, 1569, in-16. Ils ont été traduits en flamand et réimprimés en 1713. On trouve dans cette dernière édition la Vie d'Eschius, traduite aussi en flamand, lsagoge ad vitam introversam capessendam, à la tète d'un livre intitulé : Templum animœ , publié par Eschius, Anvers, 1563, in-8°; Margnrita crangelica, livre de spiritualité, traduit du flamand en latin. Cet ouvrage et le Templum animœ appartiennent à une sainte fille dont on ignore le nom. La Margarita a été souvent réimprimée en latin, en français, en flamand et en allemand.
ESCLAVON1E (Georges d'), écrivain ascétique de la fin du xve siècle, et du commencement du xvi% reçut lejour de parents originaires du pays dont il porta le nom. Il reçut le grade de maîire-ès-arts à l'université de Paris; après avoir été élu théologien du chapitre de Tours, il fut créé pénitencier par l'archevêque, et chargé de la surveillance des maisons religieuses du diocèse. Son ouvrage intitulé : Le Château de virginité, Paris, Verard, 1505, petit in-4°, est curieux et très-rare. La Bibliothèque de la rue Richelieu en a deux exemplaires sur vélin.
ESCOBAR (Barthélemi), pieux et savant jésuite, né à Séville en 1558, d'une famille noble et ancienne, avait de grands biens , qu'il employa tous en œuvres de charité. Son zèle le conduisit aux Indes où il prit l'habit de religieux. Il mourut à Lima en 1624. On a de lui : Conciones quadragesimales et de Adventu, in-fol.; Defestis Domini; Sermones de historiis sacrœ Scripturœ. Ses ouvrages ne sont guère connus qu'en Espagne.
ESCOBAR (Marine d'), née à Valladolid en 1554, morte saintement en 1633, est la fondatrice de la récollection de Sainte-Brigitte en Espagne. Le P. Dupont, son confesseur, laissa des mémoires sur sa Vie qu'on fit imprimer in-fol. Ce livre est devenu très-rare.
ESCOBAR (Antoine), de l'illustre maison de Mendoza, jésuite, né à Valladolid en 1589, mort en 1669, à 80 ans, est auteur de plusieurs ouvrages, dont \es plus connus sont : ses Commentaires sur l'Ecriture sainte , Lyon , 1667, 9 vol. in-folio, et sa Théologie morale, Lyon, 1663, 7 vol. in-folio, dans laquelle il élargit un peu trop le chemin du salut. Ses principes de morale ont été tournés en ridicule par Pascal : ils sont commodes, mais l'Evangile proscrit ce qui est commode. Une faut cependant pas croire que ces sortes d'ouvrages, quoique certainement réprébensibles, aient fait autant de mal que quelques zélateurs l'ont prétendu. Ce ne sont que les savants ouïes gens consciencieux qui les lisent ; les hommes dissipés ou libertins ne s'en occupent point. « Je n'ai connu aucun « homme de mauvaise vie* dit un auteur ju-
n dicieux, qui eût beaucoup lu les casuistes : « et je n'ai connu ni grand casuiste, ni grand «liseur de casuistes qui ait été homme de « mauvaise vie. » Un jour qu'un ceriain réformateur déclamait contre les casuisb s relâchés, en présence d'un ecclésiastique respectable, et lui demandait quel auteur iî fallait lire pour la morale : Lisez, lui dit celui-ci, Caramuel et Escobar, ils sont encore trop sévères pour vous. « Vainement, disent « lis encyclopédistes , les prédicateurs de « l'irréligion voudraient-ils s'autoriser de ses « réflexions pour innocenter leurs propres « égarements, pour rendre odieux les tbeolo- « giensqui les font remarqueretlesréfutent. « Leurs erreurs, qu'ils publient eux-mêmes, « sont d'une tout autre conséquence que cel- « les des casuistes; on ne peut excuser les « premiers par aucun motif louable ; les ou- « vrages des incrédules ont fait plus de mal « en dix ans, que tous les casuistes del'uni- « vers n'en ont fait dans un siècle. » (Encyclop. méthod., article Casuistes). Voy. Busembai m, Pascal, Rancé. Escobar a composé plus de 20 ouvr. formant 4-2 vol. presque tous in-f°.
ESCOUBLEAU (François n'), cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, mérita la pourpre par les services que sa famille avait rendus à Henri IV, et suitout par ses vertus et sa piété. Léon XI, Paul V, Clément VIII, Grégoire XI, Urbain VIII, lui donnèrent des marques distinguées de leur amitié et de leur estime, dans les différents voyages qu'il fit à Rome. Le cardinal de Sourdis convoqua, en 1624, un concile provincial. Les ordonr nances et les actes de ce synode sont un témoignage du zèle dont il était animé pour la discipline ecclésiastique. Il mourut en 1628, à 53 ans.
ESDRAS, fils de Saraïas , souverain ponti e que Nabuchodonosor fit mourir , exerça la grande prêtrise pendant la captivité de Babylone. Son crédit auprès d'Artaxerxès Longuemain, fut utile à sa nation. Ce prince l'envoya à Jérmalem avec une colonie de Juifs. Il fut chargé de riches présents pour le temple, qu'on avait commencé de rebâtir sous Zorobabel, et qu'il se proposait d'achever. Arrivé à Jérusalem, l'an 467 avant Jésus-Christ, il y réforma plusieurs abus. Il proscrivit surtout les mariages des Israélites avec les femmes étrange; es, et se prépara à faire la dédicace de la ville. Cette cérémonie ayant attiré les plus considérables de la nation, Esdras leur lut la loi de Moïse. Les Juii's l'appellent le prince des docteurs de la loi. C'est lui qui, suivant les conjectures communes, recueillit tous les livres canoniques, les purgea des fautes qui s'y étaient g!issces, et les distin gua en 22 livres, selon le nombre des lettres hébraïques. On croit que dans cette révision il changea l'ancienne écriture hébraïque, pour lui subsiituer le caractère hébreu moderne, qui est le même que le chaldéen. Les rabbins ajoutent qu'il institua me école à J Tusalem, et qu'il <'taidit des interprètes des Ecritures, pour en expliquer les difficultés et pourempècher qu'elles ne fussent altérées. Ceux aui ont prétendu qu'il était l'auteur du
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Pentaleuque, n'ont pas réfléchi sur ce qu'il y avait dans celte opinion d'absurde et d'impossrble, de contraire aux notions chronologiques et historiques, et à tout le contenu des livres de Moïse. Nous avons quatre livres sous le nom d'Esdrat; mais il n'y a que les deux premiers qui soient reconnus pour canoniques dans l'Eglise latine. Le premier est constamment d'Esdras, qui y parle souvent en première personne. Il contient l'histoire de la délivrance des Juifs, sortis dola captivité de Babylone, depuis la première année de la monarchie doCyrus jusqu'à la vingtième du règne d'Artaxerxès Lon gueulai n , durant l'espace de 82 ans. Le second, dont Néhémie est l'auteur, en contient une suite, l'espace de 31 ans. Le troisième et le quatrième, sans être canoniques, ne laissent pas de jouir d'une grande considération : plusieurs Pères s'en sont servis pour prouver des vérités précieuses, par exemple, le péché originel, clairement exprimé liv.iv,c. 3, 4 et 7. Sixte de Sienne, Driédo, Mariana et plusieurs rabbins, attribuent à Esdras les deux livres des Paralipomènes.On le fait encore auteur des quatre livres des Rois. ESKIL ou ESCHIL, ce èbre archevêque de Lunden en Scanie, et primat de Danemark, naquit au commencement du xir siècle. On croit qu'il était fils de Suénon, évoque de Wiborg. Envoyé à Hildesheim pour y faire ses études, il y fut attaqué d'une maladie dangereuse, pendant laquelle il fit vœu d'établir cinq monastères, s'il recouvrait la santé. De retour en Danemark, il fut d'abord nommé chanoine, ensuite archidiacre de la cathédrale de Lunden. En 1134, il obtint l'évêché de Roschils, et, quatre ans après, il fut élevé sur le siège épiscopal et primatial de Lunden. Parvenu à cette dignité, il se souvint de son vœu, et saint Bernard lui envoya, à sa prière, un de ses religieux, Guillaume, qui présida à la fondation du monastère d'Esrole. Cependant les soins qu'il donnait à son église ne lui faisaient pas négliger les atfaires temporelles, et, né avec un penchant à l'ambition, il cherchait assez souvent à la satisfaire. Il prit part à toutes les discussions politiques, et se déclara tantôt pour, et tantôt contre son souverain, à qui il lit môme une guerre ouverte. Cependant, au milieu de ces agitations mondaines, il ne pouvait voir, sans un sentiment d'admiration, les vertus sublimes de saint Bernard, pour qui il eut une vénération toute particulière. 11 fit même plusieurs voyages en France pour lui parler. Flottant entre Dieu et le monde, il était depuis longtemps pressé de se consacrer entièrement à la retraite dans la solitude de Clairvaux ; mais de trop forts liens l'attachaient encore au monde. Il fit un voyage à Rome pour y visiter Adrien, qu'il avait connu lors de sa légation dans le Nord. Ce pape étant mort, il en résulta un schisme ; l'archevêque se déclara pour Alexandre III, tandis que son roi Valdetnar prit le parti de Victor III. De là une lutte violente entre, le roi et Eskil. Le prélat ayant succombé, fut obligé de fuir, et fit un \o\age à la terre sainte. A son retour, il losta quelque temps en France, et fut en-
suite rétabli dans sa dignité. Après quelques nouveaux tracas, il connut enfin le néant des grandeurs humaines; et quoique saint Bernard ne fui déjà plus, il se retira dans la solitude de Clairvaux, pour y terminer, dans la paix et l'exercice des devoirs de la religion, une carrière qui n'avait été que trop agitée; il mourut le 8 septembre 1187, dans un Age très-avancé. En quittant son siège, il avait recommandé Absalon pour son successeur, lise tint sous son pontificat un concile national à Lunden, auquel assistèrent les évoques de Danemark, de Suède , de Norwége, et Théodignus, légat du saint-siége. On connaît de ce prélat : Droit ecclésiastique de Scanie, Copenhague, 1505, avec le Code civil de la même province. Cet ouvrage a depuis été inséré en danois et en latin , dans le recueil des Lois ecclésiastiques de Danemark, que G. J. Torkelin a donné, Copenhague, 1781.
ESPAGNE (Jean d'), natif du Dauphiné, ministre de l'Eglise française de Londres auxvn* siècle, a composé divers opuscules, publiés en 1670, et 1674, La Haye, 2 vol. in-12. On y voit une critique de la Bible de Genève et de la Version anglicane. On cite principalement celui qui a pour titre : Erreurs populaires sur les points généraux qui concernent l'intelligence de la religion. Ce ministre n'y a pas épargné le Catéchisme de Calvin.
ESPEN (Zeger-Bernard van), né à Louvain en 16V6, docteur en droit en 1675, remplit avec beaucoup de succès une chaire au collège du pape Adrien VI. Son association aux ennemis de l'Eglise, ses sentiments sur le Formulaire et sur la bulle Unigenitus, l'apologie qu'il fit du sacre de Steenoven, archevêque schismatique d'Utrecht, remplirent ses derniers jour de chagrins qu'il eût pu aisément s'épargner. 11 se retira à Maestricht, puis à Amersfort, où il mourut en 1728. Van Espen est sans contredit un des [dus savants canonistes de son temps. Le meilleur et le plus recherché de ses ouvrages est son Jus ecclesiasticum universum. Les points les plus importants de la discipline ecclésiastique y sont quelquefois discutés avec autant d'étendue que de sagacité; mais on reconnaît sans peine qu'il ne tire pas à beaucoup près tout ce qu'il dit de son érudition personnelle. « Ceux qui ont lu Thomassin et Van Espen, « dit un critique, s'apercevront sans peine « que, quant à ce qui concerne la science ec- « clésiastique, le second ne fait que répéter « le premier; que c'est le riche fonds où il a « puisé sans cesse, et dont il a fait un usage « aussi commode que profitable à sa réputa- « tion : peut-être cependant la doit-il parti- « culièrement à la secte dont il épousa si « vivement les intérêts. » Entre diverses réflexions qu'il fait sur les écrits des canonistes du siècle dernier (Operumpart. V,p. V.<k,edit. Colon. 1748), il a soin d'avertir qu'il faut se défier de certaines opinions relAchées où le torrent les a entraînés. La remarque est juste; et l'on peut y ajouter qu'il n'est pas moins nécessaire d'être en garde contre le rigorisme outré de quelques autres canonis-
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les, qui, par un respect affecté pour la disci-pline de l'Eglise ancienne, osent s'élever contre des pratiques généralement adoptées par l'Eglise moderne. Voy. Fleury, Jean Morin, Thomassin. On a donné à Paris, sous le nom de Louvain , 1753, un recueil de tous les ouvrages de van Espen, 4 vol. in-fol. Cette édition, enrichie des observations de Gibert sur le Jus ecclesiasticum, offre ce que la morale, le droit canonique et même le civil ont de plus important. On trouve divers détails curieux et intéressants touchant cet auteur dans une petite brochure assez rare, intitulée : De Zegero Bernardo Van Espen, etc., authore WUhelmo Bachusio. Ce Bachusius avait été, comme van Espen, lié avec le parti de Quesnel, qu'il abandonna ensuite; et les renseignements qu'il en donne sont d'un homme qui est au fait de la chose qu'il traite. Il en résulte de fâcheuses impressions contre le caractère et les qualités de Van Espen. (Voy. Bachusius.) Du Pac de Bellegarde a écr t aussi la Vie de Van Espen. Voy. Bellegarde.
ESPENCE (Claude d'), né à Châlons-sur- Marne, en 1511, mort le 5 octobre 1571, prit le bonnet de docteur de Sorbonne, et fut recteur de l'université de Paris. Le cardinal de Lorraine, dont il avait été précepteur, et qui connaissait son mérite , se servit de lui dans plusieurs affaires importantes. D'Espence le suivit en Flandre l'an 154V, dans son voyage pour la ratification de la paix entre Charles-Quint et François Ier. Le cardinal de Lorraine le mena à Rome l'an 1555. D'Espence s'y distingua tellement, que Paul IV voulut l'honorer de la pourpre pour le retenir auprès de lui. Le docteur français aimait mieux le séjour de Paris. 11 revint dans cette ville, et parut avec éclat aux états d'Orléans en 1560. C'était un des docteurs les plus judicieux et les plus modérés de son temps. Ennemi des voies violentes, il n'en était pas moins fortement attaché aux moyens de maintenir et de répandre la foi catholique. 11 était très-versé dans les sciences ecclésiastiques et profanes. Les ouvrages que nous avons de lui sont presque tous écrits en latin avec une dignité et une noblesse que les théologiens de son temps ne connaissaient presque pas. Il se sent pourtant de l'école, suivant Richard Simon, qui rabaisse un peu le savoir de d'Espence. On a de lui : un Traité des mariages clandestins ; il y soutient que les fils de famille ne peuvent valablement contracter des mariages sans le consentement de leurs parents : question qui demande que nous nous y arrêtions un moment. On ne peut douter qu'il n'y ait eu autrefois une loi ecclésiastique qui annule ces mariages. Un passage de saint Rasile (Epist. ad Amphil.) ne laisse aucun doute là-dessus. Les Pères du concile de Cologne de l'an 1536, souhaitaient qu'on renouvelât dans un concile général, le canon, Aliter, que Gratien rapporte comme fait par Je pape Evariste, contre les mariages que les enfants contractent malgré leurs parents : Optamus ut canon Evaristi pontificis concilio generali renovctur, tollan-
lurque illa clandeslma matrimonia, quœ, invitisparentibus et propinquis, veneris potius quam Dei causa, contrahuntur. Interea vero donec ecclesia de hoc prospiciat si non irrita, j)rohibita saltem sint, et excommunicationi contrahentes, et qui his ope et consilio adfuerint,subjaceant (Conc.Coloniens.,anno 1536). On voit par là que la loi a existé, et qu'elle est tombée en désuétude. Il est cependant des auteurs, tels que Juennin et d'Espence (dont il s'agit dans cet article), qui prétendent qu'elle existe encore en France. Mais il est difficile d'accorder cette opinion avec le concile de Trente , avec la déclaration de Louis XIII, qui assura au clergé que tous les règlements, touchant cette matière, ne regardaient que les effets civils, nullement la validité du mariage. Les plus habiles juristes français, Bochel, Blondeau, etc., sont de ce sentiment que Benoît XIV (de Syn. diœces. , lib. IX.) établit d'une manière très-solide. Cependant pour les mariages des princes du sang contractés contre la volonté du roi, l'assemblée du clergé, en 1655, a déclaré que la coutume de France, qui les regarde comme non valables, « est affermie par une légitime « prescription , et autorisée par l'Eglise. » Voyez Launoi, Gerbais, Gibert. Des Commentaires sur les épîtres de saint Paul à Timothée et à Tite, pleins de longues digressions sur la hiérarchie et la discipline ecclésiastique; plusieurs traités de controverse; les uns en latin, les autres en français. Tous ses ouvrages latins ont été recueillis à Paris en 1619, in-fol.
ESPIARD (François-Bernard), seigneur de Saux, jurisconsulte, né à Dijon en 1659, devint , en 1693, président à mortier au parlement de Besançon : il remplit les devoirs de sa place d'une manière distinguée, et fut député plusieurs fois à la cour par sa compagnie dans des circonstances importantes. Il se démit de sa charge en 1725, et mourut à Besançon le 16 janvier 1743. On a de lui : Remarques sur le Traité des Successions de Den. Lebrun, imprimées en 1736 à la suite de cet ouvrage; Epistola circalibrum cui titulus : Corpus juris Canonici, authore Jo. Pet. Giberto , imprimée dans les éditions de ce traité, 1736 et 1737; Observations sur des matières canoniques, insérées dans les Institutions ecclésiastiques de Gibert ; Observations sur des matières de droit, dans les œuvres de Bretonnier ; Observations sur la coutume de Franche-Comté, par Boguel, manuscrit in-fol. conservé à la bibliothèque publique de Besançon. Espiard a de plus fourni des notes à Taisand, dont celui-ci s'est servi dans son Commentaire sur la coutume de Bourgogne ; et à Raviot, pour son édition des Arrêts du parlement de Dijon , recueillis par Perrier.
ESPIARD (Jean-François) , fils du précédent, né l'an 1695, à Besançon, devint chanoine de la métropole de cette ville, abbé de Saint-Bigaud, conseiller-clerc au parlement de Besançon , et prédicateur de la reine » épouse de Louis XV. Il mourut en 1778. On a de lui un recueil de Sermons, Besançon, 1776, in-8°.