‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 270 sur 323 · MA · texte numérisé non relu

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être l'instrument des divines vengeances dans une grande partie du globe. A l'âge de 20 ans, le jeune Mahomet s'engagea dans les caravanes qui négociaient de la Mecque i li Damas. De retour à la Mecque, une femme riche, Khadidjah , veuve d'un marchand, le prit pour conduire son négoce, et l'épousa trois ans après. Mahomet était alors à la fleur de l'âge; et quoique sa tai le et sa ligure n'eussent rien d'extrao.dinaire , il sut, par ses souplesses et ses complaisances , gagner le cœur de son épouse. Khadidjah lui tit une donation de tous ses biens. Mahomet, parvenu à un état dont il n'aurait jamais osé se flatter, résolut de devenir le chef de sa nation ; il jugea qu'il fallait , pour cela , tirer parti de l'ignorante crédulité et de la superstition du peuple. A l'âge de 4-0 ans , cet imposteur commença à se donner pour un prophète. 11 feignit avoir eu des révélations, il parla en inspiré; i'1 persuada d'abord sa femme et huit autres personnes. Ses disciples en firent d'autres, et en moins de trois ans il en eut près de cinquante, disposés à mourir pour sa doctrine. 11 lui fallait des miracles, vrais ou faux. Le nouveau prophète trouva dans les attaques fréquentes d'épilepsie, à laquelle il était sujet, de quoi confirmer l'opinion de son commerce avec le ciel. Il lit passer le temps de ses accès pour celui que l'Etre suprême destinait à l'instruire, et ses convulsions pour l'eîfet des vives impressions de la gloire du ministre que la Divinité lui envoyait. A l'entendre, l'a:ue Gabriel l'avait conduit, sur un âne, de la Mecque à Jérusalem, où, après lui avoir montré tous les saints et tous les patriarches depuis Adam, il l'avait ramené la même nuit à la Mecque. Malgré l'impression que faisaient ses rêves, il se fo ma une conjuration contre le visionnaire. Le nouvel apôtre fut contraint de quitter le lieu de sa naissance pour se sauver à Méd.ne. Cette retraite fut l'époque de sa gloire et de la fondation de son empire et ue sa religion. C'est ce que l'on nomma hégire (c'est-à-dire fuite ou persécution), dont le premier jour répond au 16 juillet de l'an 022 de J.-C. Le pro, hète fugitif devint conquérant. Il défendit à ses disciples de disputer sur sa doctrine avec les étrangers, et leur ordonna de ne répondre aux obj étions des contradicteurs que par le glaive. Il disait que chaque prophète avait son caractère; que celui de Jésus-Christ avait été la douceur; et que le sien était la force. Pour agir suivant ses principes, il leva des troupes qui appuyèrent sa mission. Les Juifs arab s, plus opiniâtres que les autres, furent un des principaux objets de sa fureur. Son cou, âge et sa bonne fortune le rendirent maître de leurs places fortes. Après les avoir subjug iés, il en tit mourir plusieurs, vendit les autres comme des esclaves, et distribua leurs biens à ses soldats. La victoire qu'il rem orta en 0^7 fut suivie d'un traité qui lui donna un libre accès à la Mecque. Ce fut la ville qu'il choisit pour le lieu où ses sectateurs feraient dans la suite leur pèlerinage. Ce pèlerinage faisait déjà une partie de l'an-

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