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madversiones et supplementa ad Cocceii lexi- ce sentiment n'est pas suivi et ne doit pas
con hebrœum , 1703, in-fol.; OEconomia tem- l'être; il sert seulement à prouver que les
porum Veteris et Novi Testamenti , in-4°; grands hommes ont quelquefois du goût pour
St/nopsis theologiœ christianœ,m-'t°; Thcolo- l'extraordinaire. D'autres croient , avec les
gin Lutheri , in-4°; Theologia propheliea , Juifs, que Malachie est le môme que Esdras;
ïn-4° ; Harmonia evangelica , in-4°; Historia mais cette opinion manque de preuves:
reformat ionis Lutheri, in-4°; Dissertationes presque tous les saints Pères et los meilleurs
philologicœ et exegeticœ , Francfort . 1711, 2 interprètes sont d'un avis contraire. L'opi-
vol. in-4°, etc. II donna aussi une édition de nion commune est qu'il était de la tribu de
la Bible hébraïque, in-4°. Son fils, du môme Zabul :n , né à Sopha. Quoi qu'il en soit, il
nom que lui, s'est distingué dans la connais- parait certain que Malachie a prophétisé du
san.:e du grec et des langues orientales. temps de Néhémie, sous le rè^ne d'Artaxer-
MAJOR (Georges), disciple de Luther, né xôs Longue-Main, dans le temps où il y avaie
à Nuremberg, en 1502, fut élevé à la cour parmi les prêtres et le peuple de Juda de
de Fré iéric III, duc de Saxe; enseigna à grands désordres, contre lesquels le pro-
Magdebourg, puis à Witlenberg ; fut minis- phète s'é'ève, c'est-à-dire vers 412 jusqu'à
tre à Eisleben, et mourut en 1 574 , à 72 ans. 408 avant Jésus-Christ. Les prophéties qui
Tandis que le maître rejetait la nécessité des nous restent de lui sont en hébreu, et coir-
bonnes œuvres, le disciple soutenait qu'elles tiennent trois chapitres. Il prédit l'abolition,
étaient si essentiellement nécessaires pour des sacrifices judaïques, l'institution d'un
le salut , que les petits enfants ne sauraient nouveau sacrifice qui serait offert dans tout
être justitiés sans elles. On a de lui divers l'univers. Il instruit les prêtres de la pureté
ouvrages en 3 vol. in-fol. Ses partisans fu- qu'ils doivent apporter dans leurs offrandes,
rent nommés Majorités. et prédit le jug ment dernier et la venue
MAJOR ou LE MAIRE (Jean) , né l'an d'Elie. Parmi les commentateurs de. Mala-
1468, à Haddington, en Ecosse, vint jeune à chie, on remarque saint Jérôme , Théodoret,
Paris et lit ses études iu collège de Sainte- Jonathan Ben-Uziel , Kimchi , Aben-Ezra,
Barbe , puis à celui de Montaigu. Il y devint Mélanchthon, Gabriel d'Acosia, Ed. Pococke,
professeur de philosophie et de théologie, Jean-Fréd. Fischer , dom Calmet , Augustin
et enseigna l'une et l'autre avec réputation, de Quiros et Rosmmuller.
11 fut reçu docteur de Sorbonne en 1506, et MALACHIE (saint) , né à Armagh , en Ir-
mourut en Ecosse, l'an 1559, âgé de 82 ans. lande, l'an 1094, fut successivement abbé do
Ses principaux ouvrages sont : une Histoire Benchor, évoque de Connor, et enfin arche-
de la Grande-Bretagne, en six livres; elle fi- vêque d'Armagli , en 1127. Il se démit de son
nit«au mariage de Henri VIII avec Catherine archevêché en 1135, après avoir do:. né une-
d'Aragon : cet ouvrage superficiel et peu nouvelle face à son diocèse par son zèle et
exact fut publié en 1521; des Commentaires ses exemples. 11 mourut à Clairvaux entre
sur les Evangiles, sur le Maître des senlen- les bras de saint Bernard, son ami, en 1148.
ces, etc., 1529, in-fol., où l'on a cru voir On lui attribue des Prophéties sur tous les
des principes peu différents de ceux de Ri- papes, depuis Céle>tin II jusqu'à la fin du
cher. On lui attribue faussement un livre in- monde ; mais cet ouvrage a été fabriqué, dit-
titulé : Le grand miroir des exemples, impri- on , dans le conclave de 1599 , par les parti-
nié à Douai , 1603 , in-4°; mais dont la pre- sans du cardinal Simoncelli, qui eurent soin
mière édition est de 1481 , et qui ne peut , de bien caractériser celui qu'ils voulaient
par conséquent, être de lui. élever au souverain pontifical,. Saint Bernard,
MAKOWSKI. Voy. Maccovius. qui a écrit la Vie de saint Malachie , et qui a
MALABRANCA (Latin), dominicain, neveu rapporté ses moindres prédictions , ne fait
du pape Nicolas III, fut fait cardinal et évê- aucune mention de celles-ci. Aucun auteur
que de Velletri en 1278, puis légat de Bolo- n'en a parlé avant le commencement du xvic
gne, fut chargé des affaires les plus délica- siècle. Ce silence de 400 ans est une forte
tes : il rétablit la paix dans Florence , qui pnuve de supposition. On peut voirie P. Me-
était déchirée par les Guelfes et les Gibelins, nestrier, dans son Traité sur les prophéties
et s'acquit l'estime et l'affection des peuples attribuées à saint Malachie. Ceux qui se sont
par son intégrité et ses talents. Il mourut en mêlés d'expliquer les symboles prophétiques,
1294. On lui attribue la prose Dies irœ, que trouvent toujours quelque allusion , forcée
d'autres croient être de Humbert, cinquième ou vraisemblable , dans le pays des papesv
général des dominicains. — 11 avait pour leurs noms, leurs armes, leur naissance, leurs
parent Hugolin Malabranca qui, de reli- talents, le titre de leur cardinalat, les digni-
gieux augustin , devint évêque de Rimini, tés qu'ils ont possédées, etc., etc. Par exem-
puis patriarche de Constantinople vers 1290, pie, la prophétie qui regarde Urbain VIII
et dont on a quelques ouvrages de théologie, était Lilium et rosœ. Elle s'est accomplie à
;- MALACHIE, en hébreu l'envoyé du Sei- la lettre , disent les interprètes , car ce pape
gneur, fut le dernier des douze petits pro- avait dans ses armoiries des abeilles qui su-
pfiètes, et de tous les prophètes de l'Ancien cent les lis et les roses. Il faut convenir
Testament. Origène et Terlullien ont pris néanmoins qu'il y a quelques-unes de ces
occasion de ce nom , qui signifie aussi ange dénominations qui s'accordent avec des cir-
du Seigneur, pour avancer que ce prophète constances rares et remarquables , comme
avait été effectivement un ange qui prenait celles de Peregrinus apostolicus , qui , dans
une forme humaine pour prophétiser. Mais cette longue liste de succession , désigne
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Pio VI , et qui paraît bien vérifiée par le voyage de ce pape en Allemagne, entrepris pour les intérêts de l'Eglise et du siège apostolique. La vie de saint WaJachie, écrite eo latin par saint Bernard, a été traduKe en italien par le P. Mall'ei. Jean GermanO 0 publia Vitq. gesti e predittioni delpadre sanMalachia, Naples, 1G70, -2 vol. in-V.
M ILAGRIDA <iv m i , jésuite, né l'an 1G89 à Mercajo , dans le Milanais, passa de lionne heure en Amériq e, où il remplit pendanl 29 ts les fonctions de missionnaire dans le Maragnon et le Brésil. Il y aurait probablement t< rrain - >ui s, si la reine
de Portug l, Mari -Anne d'Autriche, ne l'eûS rap Li • i ne , o ir lui donner sa con-
fiance dans les affaires qui regardaient la religion. Don Jean V n'en eut pas moins en ceieligieux, qu'il regardait < omme unhomme Dieu, ii 1750 , lorsqu'il revint pour la seconde fois , le roi Joseph alla le recevoir en personne, tant était la vénération
qu'il avait pour ce jésuite. Dans le temps du tremblement de terre, en 1755, il s'éleva avec beaucoup de liberté contre les désordres de la capitale, et publia: Juâicium de vera causa terrœ motus quem passa est Ulissipo die prima nov. 1755. Ce zèle déplut à certaines personnes , et ceux qui étaient persuadés que les événements naturels ne tenaient en rien aux dispositions de la Providence, le regardèrent comme un homme égaré , tandis que la plupart ne voyaient dans ses prédications que les notions toutes simples du christianisme. Un ancien Père de l'Eglise (saint Ephrem) avait fait sur le même sujet une touchante homélie , où l'on trouve toutes les raisons que Malagrida développait dans son ouvrage, conforme d'ailleurs au sentiment de l'Église , qui dans l'oraison Contra terrœ motus , s'exprime de la sorte : « Terrain quam vidimus nostris ini- « qùitatibus trementem , superno munere « tirma , ut mortalium corda cognoscant , et « te indignante talia flagella prodire , et te « miserante cessare. » ( On peut voir sur ce sujet la Dissertation sur les tremblements de terre, les épidémies, les orages, les inondations, etc. , qui se trouve à la fin des Observations sur les systèmes , Liège , 1788, avec l'épigraphe : Non hœc sine numine divum eveniunt. Il y a des points de vue particulièrement relatifs au désastre de Lisbonne. ) Le 11 janvier 1759, Malagrida fut arrêté comme complice du duc d'Aveiro , et le 12 déclaré coupable de lèse-majesté. Après trois ans de prison, on le tira de son cachot, et, sans dire un mot du crime qu'on lui avait attribué, on le livra à l'inquisition comme faux prophète et faux dévot. L'inquisiteur-général, D. Jean de Braganee , frère du roi , avec tous les assesseurs du tribunal, refusèrent de le trouver coupable. On créa un nouveau tribunal, présidé par Paul Carvalho, frère du ministre, et on instruisit le jugement du prisonnier sur deux ouvrages qu'on prétend qu'il a composés dans sa prison : la Vie héroïque et admirable de la glorieuse sainte Anne et la Vie et empire de V Antéchrist : ouvrages qui ,
s'ils étaient réels , ne prouveraient qu'un simple délire dans ce vieillard , affaibli par les horreurs d'une prison de trois ans. Mais il [tarait certain que les prétendus fragments qui en ont été cités dans le procès de Malagrida , sont de la composition du fameux Père Norbert, qui écrivait alors à la solde de Carvalho, sous le nom de l'abbé Plalel. C'est au moins ce qu'avance un auteur dont la saine critique égale l'élégance di style. Quoi qu'il en soit, Malagrida, d'après la teneur de ces deux écrits, Pat jugé hérétique, et livré au bras séculier, qui le condamna à être brûlé vif; ce qui fut exécuté le 21 septembre 1761. « L'excès du ridicule, dit Voltaire, et « de l'absurdité fut joint a l'excès d'horreur. « Malagrida ne fut mis en jugement que « comme un prophète, et ne l'ut brûlé que « pour avoir été fou , et non pas pour avoir « été parricide. » Siècîede Louis XV, chap. 33. L'auteur du Testament politique d;i maréchal de Belle - Isle , imprimé en 1702 , nag. 95 , s'exprime de la sorte sur cet événement: « Je ne parle point ici d'une société de reli- « gieux que le ministère de Lisbonne a « voulu associer à ce régicide , mai? j'ose « dire qu'il est aussi facile de prouver que « les jésuites n'ont point trempe dans cette « conjuration, que de d. 'montrer les ressorts « de l'accusation... J'ai d'excellents Mémoires « qui éclaircissent cette affaire... Malheur « aux rois qui, dans des cas aussi graves, « négligent de voir tout par eux-mêmes. » Le philosophe Maupertuis, dans une réponse à une lettre de M. de la Condamine ( datée de Mantoue , le 27 mars 1750) , où celui-ci avait fait l'apologie des jésuites, relativement à cette affaire , dit : « Je vous remercie de « la relation que vous m'avez envoyée de la « conjuration de Portugal. Pour ce qui con- « cerne les jésuites, je pense en tout comme «vous pensez vous-même. Il faut qu'ils « soient bien innocents, s'ils peuvent échap- « per au supplice ; mais je ne saurais les « croire coupables , quand même j'appren- « drais qu'on les a fait brûler vifs. » La reine ayant déclaré innocentes toutes les personnes impliquées dans la prétendue conspiration, par un décret solennel du 7 avril 1781 , il ne doit pas rester plus de doute à l'égard du Père Malagrida qu'à l'égard des autres. Voy. MicnEL dell'Annunciata. L'aobé de Longchamps a publié, sous le titre de Malagri<luf une tragédie en trois actes, Lisbonne, 1703, in-12. C'est un drame assez mal conçu et dans lequel on trouve des déclamations contre les jésuites qui , à. cette époque , venaient d'être expulsés de France.
MALAVAL (François), né à. Marseille, le 27 décembre 1627, perdit la vue dès l'âge de 9 mois. Cet accident n'empêcha pas qu'il n'apprît le latin , et qu'il ne se rendît habile par les lectures qu'on lui faisait ; il s'attacha surtout aux auteurs mystiques , et ne sut pas assez distinguer ceux qui méritaient sa confiance d'avec ceux dont il devait se défier. La pei te de la vue lui facilitait le recueillement qu'exigent les écrivains remplis des idées du quiétiste Molinos. U les publia