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discernement. Il mourut h Valence, en Espagne, le 7 mai 1028, à 62 ans. Ses ouvrages sont : un traité De Antichristo, dont la meilleure édition est celle de Venise, 1621, in-folio ; une nouvelle Version du texte hébreu de la Bible, avec des notes, imprimée à Lyon en 1650, en 5 vol. in-folio. Ces ouvrages sont estimés des savants. Mais son Traité de l'Antéchrist renferme quelques idées qui pourraient être appuyées sur des preuves plus solides. On a encore de lui : Annales ordinis prœdicatorum, Naples, 1627, in-fol.
MAMACHI (Thomas-Marie), savant dominicain, né dans l'île de Scio en 1713, professa d'abord la théologie dans le couvent de Saint -Marc, à Florence, ensuite à Rome. Benoit XIV le fit consulteur de Yindex, et Pie VI l'en nomma secrétaire. A la mort du P. Schiarra, il lui donna la place de maître du sacré-palais, et il se servit souvent de ses conseils et de sa plume dans les affaires importantes qui eurent lieu sous-son pontificat. Il mourut a Corneto, près de Montefiascone, en juin 1792. Quelques écrivains l'ont appelé Théologien à tout vent, c'est-à-dire changeant de couleur suivant les circonstances, et favorisant toujours le parti dominant ; mais cette dénomination injurieuse parait lui avoir été donnée par des écrivains dont il combattit les opinions peut-être avec trop d'aigreur, et elle a été répétée avec complaisance par les ennemis de la religion. 11 dirigeait le Journal ecclésiastique, qui parut à Rome depuis 1785. Ses principaux ouvrages sont : De ethnicorum oraculis, de cruce Constantino visa et de evangelica Chronotaxi, Flo ence, 1738; De ratione temporum Athanasiorum, deque aliquot synodis quarto sœculo celebratis epistolœ IV, Florence, 1748, in-8°; Originum et antiquitatum christianarum libri xx, Rome, 1749-1755, 4 vol. in-4° : cet ouvrage n'est pas achevé. Bingham en avait enlrepiis un dans le même genre; mais e> explications de M imachi sont plus satisfaisantes ; De' costumi de' primitivi crisliani, Rome, 1753-1757, 3 vol. in-8°; De animabus justorum in sinu Abrahœ ante Christi mortem expertibus beatœ visionis Dei, libri duo, Home, 1766, 2tom. in-4°; Del dritto liber o délia chiesa d'acquistare e dipossedere béni temporali, Rome, 176.), in-8°; La pretesa (ilosofia demoderni increduli esaminata e discussa de' suoicaratteri, etc., Rome, 1770 ; Alethini Philaretœ epistolarum de Palafoxii orthodoxia, Rome, 1772-73, 2 vol.in-8°; Epistolœ ad Juslinum Febronium de ratione regendœ christianœ reipublicœ, deque légitima romani pontificis auctoritate, Rome, 1776-77, 2 vol. in-8°; De laudibus Leonis X, Rome, î74l, in-8°.
MAMBRÉ, amorrhéen, homme puissant, qui a donné son nom à une portion de la terre de Chanaan, nommée la Vallée de Mambré, frère d'Aner etd'Eschol ; ils étaient tous trois amis d'Abraham, et l'aidèrent à combattre les Assyriens, et à délivrer Lolh, que ces peuples avaient fait prisonnier.
MAMBRÈ5, l'un des magiciens qui s'opposèrent à Moise dans l'Egypte, et qui s'efforcèrent d'imiter, par leurs prestiges, les
vrais miracles de ce législateur. Les noms de Jannès et Mambrès ne se trouvent pas dans l'Ancien Testament, mais dans les Epîtres de saint Paul (// Tim. m), qui les evait appris sans doute par quelque tradition ou quelque histoire encore subsistante de son temps.
MAMERT (saint), célèbre archevêque de Vienne, en Dauphiné, institua, dit-on, les Rogations en 469; mais il paraît qu'elles ont été en usage plus tôt à Milan, y ayant été instituées par saint Lazare, archevêque de cette ville. Des calamités publiques , que quelques auteurs prétendent avoir été des volcans ou des tremblements de terre, furent l'occasion des pieuses supplications établies ou adoptées par saint Mamert, et qui ont passé depuis dans toite l'Eglise. Ce vertueux prélat mourut en 475, après avoir eu de grandes querelles avecGondioc, roi de Bourgogne, qui était arien. On lui attribue deux Sermons, l'un sur les Rogations, l'autre sur la Pénitence des Ninivites, insérés tous deux dans la Bibliothèque des Pères, et le beau cantique Pangc, lingua, gloriosi prœmium certaminis, qui néanmoins est plus vraisemblablement de son frère Claudien Mamert.
Vog. Claudien et Venance - Fortunat. — Pour l'édition des OEuvres de Mamert, donnée par M. l'abbé Migne, Voy. saint Patrice.
MANAHEM, fils de Gaddi, général de l'armée de Zacharie, roi d'Israël, était à Théria, lorsqu'il apprit la mort de son maître , que Sellum avait tué pour régner en sa place. Il marcha contre l'usurpateur, qui s'était renfermé dans Samarie , le tua et monta sur le trône, où il s'affermit par le secours de Phul, roi des Assyriens , auquel il s'engagea de payer un tribut. Ce prince gouverna pendant dix ans, et fut aussi impie enversDieu qu'injuste envers 'ses sujets. Il mourut l'an 761 avant L'sus-Christ.
MANAHEM, de la secte des Esséniens, se mêlait de prophétiser. Hérode (depuis nommé le Grand), était encore jeune lorsque Manahem lui prédit qu'il serait roi des Juifs, mais qu'il souffrirait beaucoup dans sa royauté. Cette prédiction fit que ce prince eut toujours beaucoup de respect pour les Esséniens.
MANAHEM, fils de Judas Galiléen,et chef de séditieux contre les Romains, prit de force la forteresse de Messada, pilla l'arsenal d'Hérode le Grand, mort depuis peu , arma ses gens, et so fit nommer roi de Jérusalem. Un nommé Eléazar, homme puissant et riche, souleva le pe:q)le contre cet usurpateur, qui fut pris et puni du dernier supplice. Voyez Josèphe, Guerre des Juifs contre les Romains, livre ii, chap. 32.
MANAHEN , prophète chrétien , frère de lait d'Hérode Antipas , fut un des prêtres d'Antioche à qui Je Saint-Esprit ordonna d'imposer les mains à Paul et à Barnabe , pour les envoyer prêcher l'Evangile aux gentils. On croit que ce Manahen était du nombre des 72 disciples, et qu'il mourut à Antioche. Il en est parlé au chapitre xv des Actes des Apôtres.
MANASSÈS ou MANASSÉ, fut fils aîné de
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Joseph et d'Asenelh . et petit-fils do Jacob. Son nom signifie Vottbli, parce que Joseph1
dil : Dieu m\i fait ouhlirr tonds mes peines et In maison <lr mov père. Menasses naquit' on Egypte l'an 171-2 avant ïGsas-Cftrist. Jacob étant au lit de la mort , Joseph lui amena ses deux i i : s , Menasses et Ephraun , atin ipie le sain! vieillard leur donnât sa bénédiction ; el comme il vit que son père mettait sa main gauche sur Wanassès, il voulu! lui faire changer eetêe disposition : Jacob insista à vouloir les bénir de cette manière, en lui disant que l'aîné serait père de plis'eurs grandes familles, maisque soneadel
serait pi us grand qpelui, ei (juedee nations entières sortirafettl de son sang. On \ oit encore ici, comme dans beaucoup d'autres endroits de l'Ecriture sainte, la confiance religieuse que l'on avait dans la bénédiction paternelle; Confiance s bien d'accord avec les événements, et si bien assortie à l'esprit du commandement qui prescrit le respect envers nos progênfteurs , et en fait découler notre prospérité terrestre.
MANASSÈS, roi de Juda, ayant Succédé à son père E/.échias à l'âge de douze ans, vers l'an 69'i- avant Jésus-Christ, signala les commencements de son règne par tous les crimes et toutes les abominations de l'idolâtrie. 11 rebâtit les liants lieux que son père avait détruits, dressa des autels à Baal , et lit passer son fils par le feu en l'honneur de Moloch. Le prophète Isaïe , qui était beau-père du roi. s'éleva fortement contre tant de désordres ; mais Manassès, loin de profiter de ses avis, le fit saisir et couper par le milieu du corps avec une scie de bois. La colère de Dieu éclata enfin conlre ce tyran vers la 22° année de son règne , l'an 672 avant Jésus- Christ. Assarhaddon , roi d'Assyrie , envoya une armée dans ses Etats. Il fut pris, chargé de chaînes , et emmené captif à Babylone. Son malheur le fit rentrer en lui-même. Dieu, touché de sor. repentir , le tira des fers du roi de Babylone, qui lui rendit ses Etats. Manassès revint à Jérusalem , où il s'appliqua à réparer le mal qu'il avait fait. Il abattit les autels profanes qu'il avait élevés , rétablit ceux du vrai Dieu, et ne négligea rien pour porter son peuple à revenir au culte du Seigneur II mourut l'an 639 avant Jésus- Christ , à 6/ ans , après en avoir régné 55. Nous avons sous son nom une Prière que l'on suppose qu'il fit pendant sa captivité; on la trouve ordinairement à la fin de la Bible, avec les livres non canoniques;plusieurs saints Pères la citent : elle est pleine d'onction, et exprime les sentiments d'une pénitence vive et sincère. Amon, son fils lui succéda.
MANASSÈS, jeune clerc, issudu sang royal, usurpa par simonie, en 1069 , le siège épiscopal de la ville de Reims. Sa mauvaise conduite dans l'exercice de cette dignité ayant excité des murmures , en vain on le cita au tribunal des légats du pape et dans plusieurs conciles, il fallut le condamner par contumace , et on prononça sa sentence de déposition au concile de Lyon, tenu l'an 1080. Elle lut confirmée par celui de Home la même .
année. Manassès, non moins indocile que cou able, voulut encore se maintenir sur son siège par ta armes; mais après de vains efforts , il quitta Reims cl passa en Palestine, alors le tlnvUie des croisades, où il ne fut pas meilleur guerrier qu'il n'avait été prélat : il fui fait prisonnier dans un combat , et no recouvra sa liberté qu'en 1099. On a cependant fait son Àpobmpc, qui se trouve dans le MusceWA italirnm de (loin Mabillon.
M ANDAî.OT (GotllàI m i>k), d'une famdlu deLodève, compila le 6* livre (.losJJécrétatcs% par ordre du pape Boniface VIII. Il mourut à Avignon en 1:521 , après avoir été successivement archidiacre de Nîmes, prévôt de Toulouse, archevêque d'Embrun, pui^d'Aix, et enfin cardinal et évoque de Palestrme. On a de lui un Traité de réfection des prélats. qui a eu plusieurs éditions. Nous connaissons celle de Cologne, 1601, in-8\
MANDAR (Jean-Fua^çois) , oratorien , né l'an 1732 , à Marine , près de Pontoise , lut nommé en 1782 supérieur du séminaire de Saint-Magloire, et ensuite supérieur du collège de Juilly. Son talent pour la chaire lui valut l'honneur de prêcher devant le roi, et de prononcer en 1772 le panégyrique de saint Louis devant l'académie française. Ce panégyrique a été traduit en espagnol. Le Père Mandar décrivit, en vers un voyage qu'il fit à la grande Chartreuse, en 1775; ce petit poëme fut imprimé en 1782 avec une traduction latine du Père Viol , et réimprimé en 1815 avec des Mélanges de ce dernier. On a encore de lui plusieurs Sermons. Le Père Mandar mourut à Paris en 1803, à 71 ans.
MANES eu MANY, hérésiarque du mc siècle, fondateur do la secte des manichéens, né en Perse dans l'esclavage, avait pour tout bien une figure agréable. Une veuve de Ctésisiphon, dont il était l'esclave, le prit en amitié , l'adopta et le fit instruire par les ma .es dans la philosophie des Perses. Manès trouva chez sa bienfaitrice les livres de l'hérétique Thérébinthus, et y puisa les dogmes les plus extravagants , professés d'abord par l'Egyptien Scythiaiius, maître de ce dernier. Il les sema d'abord dans la Perse, où ils se répandirent rapidement. Manès rejetait l'Ancien Testament, disait que Moïse et les prophètes n'avaient été inspirés que par le démon; que Jésus-Christ, sorti du sein de la lumière, était venu, non en réalité, mais en esprit, pour sauver le genre humain ; sur quelques }>oints, sa doctrine s'approchait de celle de Zoroastre. L'imposteur se qualifiait (Y Apôtre de Jésus-Christ, et se disait le Saint-Esprit qu'il avait promis d'envoyer. 11 s'attribuait le don des miracles ; et le peuple , séduit par l'austérité apparente de ses mœurs, ne parlait que de l'ascendant qu'il avait sur toutes sortes d'esprits. Il envoya douze de ses disciples prêcher dans les provinces .voisines delà Perse, puis dans l'Inde, dans !a Chine et en Egypte. Sa renommée parvint jusqu'à la cour de Perse. Le roi l'ayant appelé pour voir un de ses fils attaqué d'une maladie dangereuse , ce charlatan chassa les médecins, et promit la guérison au malade, avec lo seul remède de ses
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Êrières. Le jeune prince étant mort entre ses ras, son père fit mettre aux fers cet imposteur, qui se sauva de prison. 11 fut repris peu de temps après par les gardes du roi de Perse, qui le fit écorcher vif. La doctrine de Manès (laquelle dans le ne siècle avait déjà eu Cordon pour apôtre) roulait principalement sur la distinction de deux principes, l'un bon, ï 'a utre mauvais, mais tous deux souverains, tousdeuxindépendants l'un de l'autre. L'homme avait aussi deux âmes, l'une bonne, l'autre mauvaise. La chair était, selon lui, l'ouvrage du mauvais principe ; par conséquent il fallait empocher la génération et le mariage. C'était un crime à ses yeux de donner la vie à son semblable. Ce fou d'une espèce singulière attribuait aussi l'ancienne loi au mauvais principe, et prétendait que tous les prophètes étaient damnés. 11 défendait de donner l'aumône, traitait d'idolâtrie le culte des reliques, et ne voulait pas qu'on crût que Jésus-Christ se fût incarné, et eût véritablement souffert. A ces absurdités il en ajoutait un grand nombre d'autres. 11 soutenait , par exemple, que « celui qui arrachait une plante, « ou qui tuait un animal , serait lui-même « changé en cet animal ou en cette plante.» Ses disciples , avant de couper un pain , avaient soin de maudire celui qui l'avait fait, lui souhaitant « d'être semé , moissonné et « cuit lui-même comme cet aliment. » Ces absurdités , loin de nuire aux progrès de cette secte, ne servirent qu'à retendre. Le manichéisme est, de toutes les hérésies, celle qui a subsisté le plus longtemps. Après la mort de Manès, les débris de sa secie se dispersèrent du côté de l'Orient , se firent quelques établissements dans la Bulgarie, et vers le xe siècle se répandirent dans l'Italie ; ils eurent des établissements considérables dans la Lombardie, d'où ils envoyaient des prédicateurs qui pervertirent beaucoup de monde. Les nouveaux manichéens avaient fait des changements dans leur docirine. Le système oes deux principes n'y était pas toujours bien développé; mais ils en avaient conservé toutes les conséquences sur l'incarnation , sur l'eucharistie , sur la sainte Vierge et sur les sacrements. Beaucoup de ceux qui embrassèrent ces erreurs étaient des enthousiastes, que la prétendue sublimité de la morale manichéenne avait séduits; tels furent quelques chanoines d'Orléans , qui étaient en grande réputation de piété. Le roi Robert les condamna au feu, et ils se précipitèrent dans les flammes avec de grands transports de joie, en 1022. Les manichéens firent beaucoup plus de progrès dans le Languedoc et la Provence. On assembla des conciles contre eux , et on brûla plusieurs sectaires, mais sans éteindre la secte. Ils pénétrèrent même en Allemagne, et passèrent en Angleterre. Partout ils firent des prosélytes; mais partout on les combattit et on les réfuta. Le manichéisme , perpétué à travers tous ces obstacles, dégénéra insensiblement, et produisit dans les xnc et \uv siècles cette multitude de sectes qui faisaient profession de réformer la religion et l'S^iise : tels fu-
rent les albigeois, les pétrobrusiens, les henriciens, les disciples de ïanchelin, les popelicains, les cathares. Les anciens manichéens étaient divisés en deux ordres : les auditeurs, qui devaient s'abstenir du vin , de la chair, des œufs et du fromage ; et les élus , qui , outre une abstinence très-rigoureuse , faisaient profession de pauvreté. Ces élus avaient seuls le secret de tous les mystères, c'est-à-dire des rêveries les plus extravagantes de la secte. Il y en avait douze parmi eux qu'on nommait maîtres, et un treizième qui était le chef de tous les autres, à l'imitation rie Manès qui , se disant le Parasiet , avait choisi douze apôtres. Les. savants ne sont pas d'accord sur le temps auquel cet hérésiarque , dont .e premier nom était Cubricus , commença à paraître : l'opinion la plus probable est que ce fut sous l'empire de Probus , vers l'an 280. Saint Augustin, qui avait été dans leur secte, est celui de tous les Pères qui les a combattus avec le plus de force. Beausobre, savant protestant, a publié une Histoire du manichéisme, pleine de recherches , en 2 vol. in-4° ; mais il l'ait trop d'elforts pour justifier cette secte des infamies et des abominations qu'on lui a imputées. Il peut se faire qu'il y ait eu de l'exagération dans ce que certains auteurs en ont écrit; mais il en reste assez de vrai pour qu'un homme sage ne s'intéresse pas à leur apologie. « Les empereurs chrétiens, « dit un auteur moderne , furent principa- « lement déterminés à sévir contre eux par « les crimes dont ils s'étaient rendus cou- « pables : la morale corrompue qui résul- « tait de leurs principes, leur aversion pour « le mariage et pour l'agriculture, le liberti- « nage secret par lequel ils séduisaient les « femmes, leurs parjures, la licence avec la- « quelle ils calomniaient l'Eglise et ses mite mstres , etc. , sont des excès qui ne peu- « vent être tolérés par un gouvernement « sage. Lorsque l'impératrice Théodora les « poursuivit à feu et a sang, ils étaient mê- « lés avec les ennemis de l'empire et placés « sur les frontières : la politique , plus que « la religion , dirigeait sa conduite... C'est « toujours la conduite des hérétiques , en- « core plus que leur docirine, qui a décidé « de la douceur ou de la rigueur avec la- « quelle on les a traités. » Aucune hérésie ne s'est reproduite sous des formes plus différentes que celle des manichéens. On peut consulter là-dessus un traité plein de recherches : Laurentii Ànticottii dissertatio de antiquis novisque manichœis. L'auteur aurait pu donner encore plus d'étendue à son catalogue, en y plaçant plusieurs nouveaux philosophes, Bayle, entre autres, qui a fait tous ses efforts pour justifier la doctrine de cette vieille secte, et Voltaire, dont les déclamations perpétuelles contre la Providence ,ne sont réellement qu'une espèce de manichéisme. Les théologiens observent que cette hérésie, ainsi que quelques autres, ont pris leur source dans 1 ignorance du péché originel, ou dan> le reûjs de reconnaître ce dogme fondamental qui explique toutes les
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